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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 21:16

 

Le radicalisme, c’est l’alliance à gauche ou à droite

 Bientôt, la situation devrait se clarifier à gauche, lorsque seront partis ceux qui se laissent prendre dans les mailles du filet tenu grand ouvert par le président de la République.

 Après nombre de social-démocrates libéraux, membres ou non du PS, qui sont intéressés par la stratégie de Sarkozy, puis des Verts qui sont associés au Grenelle de l’environnement et sont tentés de créer un centre écologiste, c’est maintenant les radicaux qui sont tentés par le rapprochement avec leurs frères valoisiens, dans la perspective de contrecarrer la stratégie centriste de François Bayrou par la création d’un centre radical.

 Dans Le Figaro, le président Baylet précise qu’il veut redonner vigueur au radicalisme et cela passe par la réconciliation des radicaux de gauche et de droite. Voici l’article de Rodolphe Geisler le 7 juillet sur www.lefigaro.fr

 « Le président du Parti radical de gauche devrait proposer aux cadres de son parti un rapprochement avec les radicaux de droite ».

 Plus de trente ans après leur divorce, les radicaux sont-ils prêts à une réconciliation ? Président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, n'est pas loin de le penser. Devant les cadres de son parti, qui doivent se réunir aujourd'hui à la Maison de la chimie à Paris pour un comité directeur, il va proposer d'ouvrir le dialogue avec le Parti radical valoisien, aujourd'hui affilié à l'UMP et coprésidé par Jean-Louis Borloo, sur des thèmes précis comme l'Europe, la République ou encore la laïcité.

 Constatant que « Sarkozy fait son marché au PS et que le PS discute avec Bayrou », Jean-Michel Baylet- qui, comme Laurent Fabius, a été reçu hier par le président de la République - juge donc le moment venu « de redonner au radicalisme la place qui devrait être la sienne ». Les querelles internes au PS et les appels du pied de Ségolène Royal à François Bayrou au lendemain du premier tour de la présidentielle ont fini de le convaincre.

 Pour Élisabeth Boyer, secrétaire générale du PRG, l'heure est même venue « de boucler le cycle d'Épinay ». « Sans réconciliation, ni les radicaux de gauche, ni les radicaux de droite, ne pourront occuper la place centrale sur l'échiquier politique qui devrait être la leur », dit-elle. « Les radicaux ne se sont jamais laissé enfermer dans les dogmes et ont toujours milité pour l'intérêt général », assure-t-elle. Et d'ajouter, « si nous nous sommes toujours situés à gauche sous la Ve République, sous la IVe, les radicaux avaient des alliances parfois à gauche, parfois à droite. C'est ça le radicalisme, car il tient de la droite le libéralisme économique et de la gauche le social et la solidarité ».

 Cette main tendue aux valoisiens préfigure-t-elle un virage à droite du PRG ? Jean-Michel Baylet s'en défend fermement. Mais si, à l'Assemblée nationale, les neuf députés que compte le PRG sont apparentés au groupe socialiste, il entend revendiquer pour son parti l'« autonomie politique et l'indépendance de l'action ». « Ce n'est pas parce que nous avons des alliances avec le PS que nous ne pourrions pas discuter avec les valoisiens », confie-t-il.

 Pour les journées d'été du PRG, qui doivent se tenir au début septembre à Ramatuelle, des invitations pourraient être adressées aux valoisiens. Les délégués du PRG devraient en tout cas examiner la question aujourd'hui.

 Ne pas laisser le champ libre à François Bayrou

 En 1984, déjà, pour les élections européennes, Edgar Faure, figure de proue des valoisiens, alors composante de l'UDF, et Maurice Faure, ancien ministre de Mitterrand, avaient mené une liste commune - « Deux Faure pour un centre fort », disaient-ils - mais l'expérience était restée sans suite.

 Les « leçons » des scrutins de 2007 pourraient, c'est la question que pose aujourd'hui Jean-Michel Baylet, relancer le débat. « Aujourd'hui, on le voit bien, les lignes politiques bougent, il s'agit donc de ne pas nous replier sur nous-mêmes », explique le président du PRG. Les « leçons » de 2007, c'est aussi et surtout, pour les radicaux de gauche, le constat que François Bayrou a prospéré, lors de la campagne présidentielle, sur un terrain qui était le leur il y a encore vingt ou trente ans. Souvent qualifié de « parti de notables », le PRG compte quelque 8 000 adhérents pour environ 6 000 chez les valoisiens.

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