Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles RÉCents

16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 18:25

 

Chevènement : « C'est toute la gauche qui est à refaire »

 L’article du Monde, sous la signature de Sylvia Zappi, paru cet après-midi sur www.lemonde.fr, traduit bien la faiblesse du MRC après des élections qui ne lui ont pas été favorables.

Jean-Pierre Chevènement se présente comme un fournisseur d’idées et voit le MRC se transformer en école de cadres, appelée à jouer un rôle dans la perspective de la rénovation de la gauche. La journaliste ne semble pas prendre au sérieux les affirmations optimistes de Georges Sarre, relatives aux effectifs d’élus et d’adhérents MRC.

De la lecture de ce texte, se dégage la pénible impression que ce parti est en fin de vie. Comment peut-on avoir envie d’y militer ? Faut-il mettre en cause l’auteur de l’article, qui semble vouloir communiquer aux lecteurs du Monde sa vision négative du bilan des responsables du MRC ? 

Faut-il en conclure que Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre sont des survivants d’une époque révolue qui a connu son heure de gloire au congrès socialiste d’Epinay-sur-Seine en 1971 puis en 1979 à Metz, et qui n’a plus de capacité à peser sur l’avenir de la gauche et de la France ?

Avais-je raison de lancer hier un appel aux républicains visant à dynamiser la composante républicaine  et citoyenne de la gauche ? J’invite celles et ceux qui m’ont répondu, et aussi les autres, à en parler autour d’eux. On ne peut pas rester inerte dans une telle situation. Mais encore faut-il prendre la bonne initiative !

Voici l’article du Monde, qui paraîtra dans l’édition papier du 17 juillet.  

Laminé par les élections, Jean-Pierre Chevènement se voit désormais en "pourvoyeur d'idées"  

 

Jean-Pierre Chevènement est sorti de la séquence électorale à terre. L'ancien conseiller de Ségolène Royal a été éliminé aux législatives où il se présentait dans le Territoire de Belfort. Il a ensuite annoncé qu'il ne se représentait pas aux municipales en 2008. Et a depuis démissionné de son mandat de maire de Belfort au profit de son adjoint Etienne Butzbach. "J'espère que mon retrait servira de choc à la gauche pour conserver cette ville", explique-t-il. Retrait, le mot est lâché.

 Sur son blog, il rassure ses troupes sur son sort. Il annonce la relance de sa fondation Res publica et l'organisation de cinq colloques au dernier trimestre.

 Même sans mandat, M. Chevènement affirme qu'il sera encore là en "fournisseur d'idées". Il se sent d'ailleurs "tout à fait en forme pour exercer (ses) talents". Au programme de sa rentrée, l'université d'été du Mouvement républicain et citoyen (MRC), les 8 et 9 septembre à Saint-Pol-sur-Mer (Nord), la ville du seul député du parti, Christian Hutin, où il a invité Vincent Peillon, député européen - pour montrer que les ponts ne sont pas coupés avec le PS. Est également prévu un livre, et une nouvelle "bataille", sur le traité simplifié européen. "Sarkozy y a remis l'essentiel du traité constitutionnel européen. Sa seule concession, c'est qu'il ne s'appelle plus Constitution", raille-t-il.

 Il lui reste également le MRC, dont il demeure le président d'honneur. Mais le parti chevénementiste ne sort pas non plus en grande forme de cette année électorale. Malgré un accord avantageux avec le Parti socialiste qui lui avait réservé une dizaine de circonscriptions, il n'a plus qu'un député. Ses ténors ont été éliminés : outre Jean-Pierre Chevènement, Georges Sarre a été battu dans la Creuse et Jean-Luc Laurent n'a pas réussi à passer la barre du premier tour dans le Val-de-Marne face au PCF.

 "ECOLE DE CADRES"

 "Le MRC continue", affirme pourtant Georges Sarre, son secrétaire général. Au sortir des deux campagnes électorales, le petit parti n'a plus de dette mais des finances à sec. N'ayant pu franchir le seuil des 50 candidats dépassant 1 % des suffrages, le MRC ne peut plus prétendre au financement public. Il lui reste le reversement des quelque 837 élus locaux qui lui sont encore fidèles. Et les cotisations des 4 500 adhérents revendiqués, assure M. Sarre qui se targue d'avoir "des équipes militantes qui tiennent la route".

 Jean-Pierre Chevènement demeure plus lucide. Il veut transformer son mouvement en "école de cadres". Le MRC sera présent aux municipales de 2008, précise-t-il, espérant reconduire les accords avec le PS. Mais, pour l'ex-député de Belfort, "c'est plutôt son logiciel qui fait sa force", rappelant que son courant, le Ceres, a été "le plus novateur" dans tous les congrès du PS, dans les années 1970 et 1980. Alors il compte bien s'en servir pour "participer à la rénovation de la gauche".

 Dans ou hors du PS ? "C'est toute la gauche qui est à refaire", sourit M. Chevènement. Georges Sarre botte aussi en touche : "Pour le moment, nous ne sommes pas le cap sur le PS." Pour la suite, le secrétaire général "ne sait pas". Mais il ajoute que "le processus d'Epinay (de fondation du Parti socialiste, en 1971) a pris cinq ans".

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
Christine, merci de ce commentaire. Je crois que JPC se place dans la perspective d'un accord avec le PS dans le cadre de la refondation de la gauche. Cela paraît logique de peser en ce sens. Mais il ne fait pas suffisamment le lien avec la nécessité de renforcer la capacité militante du MRC et son attractivité auprès des républicains et citoyens de gauche qui sont méfiants vis-à-vis du PS. C'est à ce niveau que nous pouvons être utiles.
Répondre
C
Comme de plus en plus souvent, le Monde est peu objectif et, depuis les démêleé de J.P. Chevènement avec Colombani en 2002, notre parti sent le soufre ! Une preuve, la journaliste ose parlerd'accord avantageux pour les 10 circonscriptions dont 3 ou 4 seulement étaient gangnables ! Quand on compare aux 30 ou 40 réservées au PRG, on peut être amer et parler d'un accord de dupe ! <br /> D'un autre côté, si le MRC, aux yeux du Che, sert à former des cadres, ce n'est plus un parti, mais un cercle, certes utile mais ... Il est donc urgent que nous nous mobilisions pour former un autre parti, et que nous laissions le Che et Sarre décider de leurs ralliements personnels !
Répondre