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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 17:40

 

Citoyens en mouvement !

 Sur son blog, ce 18 juillet, Xavier Dumoulin explique en quoi il est nécessaire d’ancrer davantage l’idée républicaine dans la vie quotidienne par le biais de la citoyenneté.

 Il justifie ce que nous avons amorcé en Mayenne avec l’association CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) et approuve la démarche que j’ai proposée visant à renforcer l’initiative des militants et des citoyens au sein de la composante républicaine de la gauche que veut être le MRC. Voici son texte, à lire sur http://sr07.unblog.fr, le blog citoyen, socialiste et républicain.

 « Jean Pierre Chevènement affiche avec volontarisme et sérénité sa volonté d'oeuvrer à l'affirmation d'un courant civique républicain. Qui plus et mieux que lui peut incarner cette sensibilité dans le paysage politique français ?

 Le Mouvement Républicain et Citoyen a su capter les meilleurs héritages de la pensée socialiste pour réaliser la synthèse républicaine. Depuis la création du courant Socialisme et République, dans la filiation du CERES, le mouvement traduit cette volonté dans une posture citoyenne concrète.

 Les refus d'un ordre international dominé par les Etats Unis et le combat contre les manifestations guerrières du nouvel impérialisme s'articulent pleinement avec le rejet d'une Europe libérale et l'hégémonie du néolibéralisme en France et dans le monde. C'est qu'à l'âge de la globalisation, faute de penser mondial, on risque le grand écart entre les intentions et l'action. Ne remuons pas le couteau dans les plaies béantes d'un social-libéralisme s'accommodant de tous les désordres internationaux, des remèdes de chiens du FMI en passant par l'accord généralisé dans les commerces et les services de l'OMC sans oublier les reniements de politiques économiques et sociales dictées par une allégeance marquée aux principes néolibéraux (Traité de Maastricht et d'Amsterdam, sommet de Barcelone, etc.). Quoi de plus citoyen dans les actes que cet “internationalisme qui rapproche de la patrie” pour paraphraser Jaurès. Le combat républicain ne s'arrête pas aux portes de la France et ne se limite pas à des formules incantatoires et identitaires gommant les enjeux économiques et sociaux bien concrets pour le monde du travail.

 Le refus d'une conception républicaine de la nation -communauté de citoyens- autorise toutes les perversions : communautarisme, atteintes à la laïcité, recul des politiques d'intégration, liquidation de l'Etat social, tendance à la confiscation de la valeur ajoutée, gouvernance bonapartiste et autres reculs démocratiques. Dans une période de forte érosion des valeurs civiques et de délitement des liens sociaux, notre authentique courant pour une République sociale, parce qu'il sait lier les questions sociale, nationale et internationale, l'économique, le politique et le social, la citoyenneté, le civisme et la solidarité, semble à même de poser dans toute leur plénitude les problématiques et les enjeux politiques du temps présent.

 Je ne reviendrai pas dans ce billet sur toutes les dimensions de cette approche qui repose sur une praxis exigeante. Ces défis républicains ne pourront être relevés sans une capacité décuplée de combattre l'hégémonie culturelle et idéologique du néolibéralisme. Ce combat d'idées suppose une participation et une irruption significative des citoyens dans le débat public. Cette vraie démocratie participative doit  se construire avec “le mouvement d'en bas” à partir d'un socle de valeurs, de principes et de propositions susceptibles de battre en brèche l'hégémonie libérale.

 Au sein du mouvement il y a beaucoup d'énergies disponibles et prêtes à ces combats culturels et politiques de chaque jour. Une vision démocratique du mouvement des idées ne peut s'accommoder d'un carcan bureaucratique. L'heure est à l'initiative citoyenne pour accompagner l'éclosion et l'épanouissement du courant civique républicain, chers aux “amis de Jean Pierre Chevènement”. Aussi je réponds mille fois oui à l'appel de Michel Sorin pour un grand débat citoyen ».

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