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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 19:42

 

En 1792, nation et révolution sont inséparables

 Le 14 juillet dernier, sur son blog, Xavier Dumoulin avait eu l’excellente idée de rappeler les paroles de La Marseillaise. Qui les connaît jusqu’au bout ? Elles ne font pas l’unanimité, tant elles sont marquées par les conditions dans lesquelles ce chant fut composé. Xavier cite, dans un article paru le 26 mars 2007, l’historien Albert Soboul et apporte son propre commentaire (voir Verbatim). Cela permet de mieux comprendre et accepter un texte cru, voire cruel.

 « Albert Soboul fut un des éminents historiens de l'historiographie révolutionnaire. Il écrivit : “Le 26 avril, à Strasbourg, Rouget de Lisle avait lancé son Chant de guerre pour l'armée du Rhin, dont l'ardeur, à la fois nationale et révolutionnaire ne fait aucun doute : dans l'esprit de celui qui l'écrivit, comme de ceux qui le chantèrent, révolution et nation ne se distinguaient pas. Les tyrans et les vils despotes qui méditent de rendre la France à l'antique esclavage sont dénoncés, mais aussi l'aristocratie, les émigrés, cette horde d'esclaves, de traîtres, ces parricides, ces complices de Bouillé. La patrie dont l'amour sacré est exalté, à la défense de qui l'on appelle (”Entendez-vous dans les campagnes mugir ces féroces soldats…”), c'est celle qui, depuis 1789 s'est faite contre l'aristocratie et la féodalité. 

On ne saurait séparer ce qui devint bientôt l'Hymne des Marseillais de son contexte historique : la crise du printemps 1792. Elan national et poussée révolutionnaire furent inséparables ; un conflit de classes sous-tendait et exacerbait le patriotisme. Les aristocrates opposaient le roi à la nation qu'ils méprisaient, ceux de l'intérieur attendaient l'envahisseur avec impatience, les émigrés combattaient dans les rangs ennemis…” (Histoire de la révolution française de la bastille à la gironde,  p 286, Albert Soboul, idées-Gallimard, 1974)

 Les paroles de La Marseillaise et le lien vers des chants révolutionnaires 

1er couplet 

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes !

 Refrain 

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

 2

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

 3

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

 4

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

 5

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

 6

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

 7

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

 Lire le blog citoyen, socialiste et républicain de Xavier Dumoulin http://sr07.unblog.fr

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Published by SORIN Michel - dans République Parlement
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commentaires

Michel SORIN 24/11/2009 20:35


Réponse sur Wikipédia

François Claude de Bouillé



*** 24/11/2009 20:23


Mais c'est qui les complices de Bouillé????


michel 23/09/2007 22:23

Le dernier couplet des enfants est aussi un message d'espoir,Enfant, que l'honneur, la patrieFassent l'objet de tout nos veux!Ayons toujours l'âme nourrie des feux qu'ils inspirent tous deux (bis)Soyons unis! Tout est possible;Nos vils ennemis tomberont,Alors les français cesserontDe chanter ce refrain terrible:Aux armes, citoyens! Etc

SORIN 29/07/2007 11:37

Merci, Serge, de ces précisions utiles. Je regrette un peu que la Marseillaise soit un chant essentiellement défensif. Notre vision de la République, aujourd'hui, doit être tournée vers l'avenir, de manière à rassembler le peuple français autour d'un projet républicain et social alternatif aux politiques néolibérales.

Serge Maupouet 28/07/2007 23:59

La Marseille n'est pas seulement chant de guerre. C'est encore un chant patriotique, bien sûr. Mais c'est aussi un appel à la Fraternité, au-delà de la guerre : "Français, en guerriers magnanimes,Portez ou retenez vos coups !Epargnez ces tristes victimes,A regret s’armant contre nous."Le message est clair.La guerre est une circonstance tragique, qui empêche la Fraternité universelle. Mais même dans la guerre, il ne faut pas oublier que les soldats, en face, n'ont pas choisi de faire cette guerre. Ils sont contraints de s'y livrer car ils sont soumis à des tyrans. Il faut donc épargner les adversaires, sur le terrain, autant que possible.La Marseille est un chant défensif et non pas offensif. Il s'agit de défendre sa patrie, sa famille, la liberté et de renverser des tyrans ("Tremblez, tyrans"). Il ne s'agit pas de faire la guerre aux autres peuples. Il faut soutenir une guerre que les nécessités ont imposées.Voir uniquement le côté guerrier de la Marseillaise est réducteur.