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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 17:47

 

La qualité exige volonté, clarté et cohérence

 Le président de la République voudrait apparaître comme un nouveau Jules Ferry pour l’école alors qu’il s’est engagé à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Il affirme mettre en avant la qualité de l’enseignement et la revalorisation du métier d’enseignant tout en réduisant les moyens mis à la disposition du monde éducatif.

 

   Ce jour même, on peut lire sur www.lemonde.fr qu’une lettre va être adressée par le président à chaque enseignant pour un coût de 500 000 euros.

 « M. Sarkozy adresse une lettre-manifeste aux enseignants » 

"Ce n'est pas une "lettre", comme l'avait annoncé François Fillon, que Nicolas Sarkozy va adresser aux enseignants. C'est un manifeste de 32 pages que le chef de l'Etat leur consacre, sous le titre "Lettre aux éducateurs". La présentation est sobre, le style élégant, le propos humaniste. Non sans lyrisme, M. Sarkozy demande "une nouvelle Renaissance, qui n'adviendra que grâce à l'éducation".

Rédigé par le conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino, et présenté au ministre de l'éducation, Xavier Darcos, qui a "fait quelques remarques" et y a trouvé "quelque chose de très républicain et de très fondateur…", ce texte devait être lu devant un public d'enseignants à Blois (Loir-et-Cher), mardi 4 septembre. Il sera adressé à quelque 850 000 enseignants, nommément et à domicile, pour un coût qui devrait avoisiner 500 000 euros.

 C'est la première fois qu'un président de la République s'adresse ainsi directement aux enseignants. L'Elysée dit s'inspirer de la circulaire adressée aux instituteurs par Jules Ferry en 1883. Le début de ce texte a été cité dans presque tous les discours de campagne du candidat Sarkozy : "Monsieur l'instituteur…", commençait-il, avant d'ajouter avec emphase : "Monsieur… Déjà on sent que l'on est dans une civilisation."

 La tonalité de la "Lettre aux éducateurs" est pourtant différente. Les accents de tribune, stigmatisant l'adversaire et l'héritage de Mai 68, ont cédé la place à un discours ciselé pour séduire les enseignants. On y retrouve les thèmes chers au candidat : autorité, respect, transmission du savoir et des valeurs, condamnation du relativisme culturel" (...).  

Chacun doit replacer cette initiative dans la problématique d’ensemble de cette rentrée scolaire, comme l’a fait Michel Vignal, secrétaire national MRC à l’éducation, il y a quelques jours, dans le communiqué de presse, que j’ai extrait du blog de Xavier Dumoulin (voir http://sr07.unblog.fr -1er septembre).

 

    Communiqué de Michel Vignal (MRC)

 « Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon accentuent les méfaits de la politique aveugle et régressive qui sévit depuis plusieurs années vis-à-vis de l’école publique. Après les importantes suppressions de postes répétées des budgets précédents, ce sont 11.200 postes qui disparaîtront en 2008. Cette coupe de grande ampleur compromettra la relève des graves défis que doit affronter l’Ecole.

 Alors qu’un nouveau rapport, après bien d’autres sur le système éducatif, souligne les graves insuffisances des résultats de trop nombreux élèves à l’école primaire, situation qui contribue aux difficultés et échecs au collège et au lycée, le gouvernement renonce au redressement nécessaire et aux nécessaires mesures de réorientation que Jean-Pierre Chevènement et le M.R.C. proposent avec constance depuis plusieurs années.

 Le Mouvement Républicain et Citoyen a depuis longtemps analysé les ratés, en particulier le manque d’exigences et de qualité, d’un système victime de réformes successives marquées par la facilité, la démagogie, et finalement l’abandon de l’impératif du savoir pour le plus grand nombre d’élèves.

La démocratisation nécessaire exige tout à la fois de mettre l’accent sur l’effort, le travail et la considération du savoir, et aussi sur des moyens budgétaires convenables. Ce n’est pas en taillant dans les postes d’enseignants pour des raisons étroitement comptables et par clientélisme fiscal qu’on permettra le soutien scolaire individuel ou collectif, ni que l’on garantira l’exigence de l’enseignement. Celle-ci dépend de la pertinence des programmes, de la valorisation de la mission des maîtres, mais aussi d’horaires suffisants pour les principaux champs du savoir.

  La solution aux difficultés et aux défis de l’école publique n’est donc certes pas dans une nouvelle réduction du nombre d’heures enseignées, comme l’envisage le ministre Darcos, poussé par le président Sarkozy qui veut réduire le nombre de fonctionnaires, mais au contraire dans la sauvegarde de ces horaires et leur relèvement chaque fois que nécessaire.

 La République, pour rétablir une juste confiance dans son Ecole, doit garantir et conforter partout et pour tous sa qualité. Cela exige que l’on conjugue volonté politique, clarté des orientations et cohérence budgétaire ».

Voir sur ce blog (catégorie "l'école") les orientations pour l'Ecole et la carte scolaire, sous la signature de Michel Vignal, professeur agrégé, secrétaire national MRC. 

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