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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 20:46

Un solde migratoire positif pour la 1ère fois depuis 50 ans

 

Dans le n° 278 (janvier 2012) de La Lettre du Céas (Centre d’étude et d’action sociale de la Mayenne Céas53), est rapportée l’estimation par les services de l’Insee de la population en Mayenne au 1er janvier 2010 : 306 800 habitants. On y trouve aussi les informations sur les facteurs qui influencent les évolutions* (mouvement naturel et solde migratoire). La population est également détaillée par tranche d’âge et par sexe.

 

* Soldes (naturel et migratoire) positifs

           

Chaque année, l’évolution de la population résulte de deux facteurs :

-          le solde naturel, différence au cours de l’année, entre le nombre de naissances et le nombre de décès domiciliés dans la zone géographique (statistiques de l’état-civil),

-          le solde migratoire, différence estimée, au cours de la même année, entre le nombre de personnes venues résider dans la zone (les entrants) et le nombre de personnes qui l’ont quittée pour résider ailleurs (les sortants).

 

Entre 1999 et 2008, en Mayenne, quand la population augmente de 100 habitants, 71 résultent de l’excédent des naissances sur les décès, et 29 de l’excédent des entrées sur les sorties.

Mouvement naturel : si le solde est globalement positif, les décès sont supérieurs aux naissances, entre 1999 et 2008, dans 46 communes (sur 261). La plupart sont situées au nord du département.

Solde migratoire : si le solde est également globalement positif, les sorties sont supérieures aux entrées dans 88 communes. Dans 15 communes, mouvement naturel et solde migratoire sont négatifs entre 1999 et 2008.

 

Le récent recensement de la population mayennaise a permis au Céas d’actualiser les données de la population légale 2009. Outil d'animation et de démocratie locale, le recensement dévoile la Mayenne. Accéder au document

 

Un siècle de déclin… Le cap des 305 000 habitants de nouveau franchi

 

Sur les deux derniers siècles, on peut distinguer trois grandes périodes dans l’histoire de la population mayennaise :

 

1) De 1801 à 1861 : le nombre d’habitants est passé de 322 000 en 1801 à 372 000 en 1861 (chiffre le plus élevé pour le département).

 

2) De 1861 à 1962 : en un siècle, la Mayenne perd près d’un tiers de sa population, atteignant son chiffre le plus bas en 1962 avec 250 000 habitants. Les saignées opérées par les guerres (près de 13 200 tués mayennais lors de la Première Guerre mondiale) n’ont fait qu’accentuer la tendance. Cette diminution s’explique surtout par les migrations vers des départements voisins ou la région parisienne.

Trois causes peuvent être avancées :

- Le déclin des industries rurales (notamment celle du lin), non compensé par la création d’emplois rémunérateurs dans les villes locales (industrie, tertiaire).

- L’utilisation des machines agricoles et l’extension des herbages qui ont réduit les besoins de main d’oeuvre dans l’agriculture.

- Le développement des voies de communication (réseau routier et voie ferrée Paris-Brest), qui a facilité les migrations.

 

3) De 1962 à ce jour : la population augmente de nouveau, certes proportionnellement de façon moins importante que dans les Pays de la Loire ou en France.

Cependant, la Mayenne a franchi le cap symbolique des 300 000 habitants entre 2006 et 2007, et celui des 305 000 entre 2008 et 2009.

À partir de 1962, la population mayennaise augmente grâce à un mouvement naturel (naissances/décès) positif, lequel couvre un solde migratoire (départs/entrées) négatif.

Depuis 1999, le mouvement naturel s’accroît par la reprise de la natalité (dès 1999) et surtout, ce qui constitue un renversement de tendance, par un plus grand nombre d’entrées dans le département que de sorties (solde migratoire positif).

Entre 1999 et 2009, la population mayennaise a augmenté d’environ 19 800 habitants. Les personnes de nationalité étrangère (près de 6 000 en 2008) y contribuent significativement : leur nombre a augmenté de quelque 3 300 en neuf ans.

L’augmentation entre 1999 et 2009 s’inscrit dans un mouvement général : 87 départements français ont enregistré un gain de population et seulement 9 une diminution.

 

Selon les projections de l’Insee, dans les trois décennies à venir, la population de la Mayenne devrait continuer à augmenter pour atteindre 340 000 habitants en 2040.

 

Coupeau Vicoin nouveau 210609 006 TSYNTHESE du document

Les recensements montrent des territoires qui gagnent ou qui perdent de la population. En aucun cas, un tel indicateur ne peut à lui seul évaluer des politiques de développement local. Sont en jeu trop de dynamiques, impliquant une grande diversité d’acteurs et avec des finalités différentes, certaines échappant largement au contrôle des acteurs locaux. D’ailleurs, gagner de la population n’est pas une fin en soi. On ne peut appréhender les évolutions de population qu’en mettant en perspective, entre autres, qualité de vie, bien-être, prise en compte du développement durable.

La Mayenne a perdu près d’un tiers de sa population entre 1861 et 1962, passant de 372 000 habitants en 1861 (le record) à 250 000 en 1962 (le chiffre le plus bas).

À l’instar des Pays de la Loire et de la France métropolitaine, le département voit sa population augmenter depuis 1962 (+ 55 100 habitants). La Mayenne a franchi le cap symbolique des 300 000 habitants entre 2006 et 2007, et celui des 305 000 entre 2008 et 2009. Cependant, l’évolution est moins forte que pour la région et le « poids » de la Mayenne dans les Pays de la Loire tend à diminuer (8,6 % en 2009).

Depuis 1962, la population mayennaise augmente grâce à un mouvement naturel positif (plus de naissances que de décès), lequel compense un solde migratoire négatif (plus de sorties que d’entrées). Cependant, la dernière période (1999 à 2008) est marquée par un renversement de tendance : le solde migratoire est positif – pour la première fois sur un demi-siècle.

Entre 1999 et 2009, la population augmente dans le territoire de tous les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), à l’exception de trois, notamment situés aux pointes nord-ouest et sud-ouest. Laval Agglomération regroupe 31 % de la population mayennaise… et contribue pour 34 % à l’augmentation totale de la population depuis 1999. Indépendamment des variations de population entre 1999 et 2009, l’est du département a des densités de population plus faibles que l’ouest.

Sur la base de trois indicateurs (fécondité, mortalité et migrations), à partir de la situation observée en 2007-2008 et antérieurement, l’Insee établit des projections de population qui donnent 306 000 habitants en 2010 dans le département, 318 000 en 2020 et 329 000 en 2030.

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ Rencontres CIVIQ

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Published by SORIN Michel - dans Rencontres CIVIQ
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