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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:37

En 2002, Chevènement disait simplement la vérité

Chevènement Le Mans 280111 002 TLe livre de Jean-Pierre Chevènement édité chez Fayard, paru en octobre 2011, 

Sortir la France de l'impasse est à mettre entre toutes les mains...

 

 

Voici des extraits de la 4ème partie "Faire bouger les lignes" (p 141).

Les élites ne reconnaissent jamais leurs erreurs

 

Les élites ne reconnaissent jamais d’elles-mêmes leurs erreurs, surtout quand celles-ci sont partagées. Ainsi avons-nous vécu dans  « le cercle (enchanté) de la Raison », selon Alain Minc. Ce fut le règne de la « pensée unique », du TINA (« There is no alternative ») selon Mme Thatcher et ses émules blairistes et sociales-libérales. C ‘est seulement quand la vérité éclate avec force et vient jeter bas les statuts et les dogmes devant lesquels elles se prosternaient que nos élites s’inclinent devant l’inévitable (…).

 

Le Parti socialiste et la droite nous ont enfermés, depuis 1992, dans la politique que j’ai décrite en 2002 comme étant celle du « pareil au même » : sur l’essentiel, c’est-à-dire Maastricht, mêmes postulats et mêmes réponses. C’est en vain qu’en ouvrant la campagne présidentielle à Vincennes, le 9 septembre 2001, je déclarais : « La France ne sait plus où elle va. Son destin lui échappe. Les marchés financiers mondiaux en disposent. Notre politique monétaire se décide à Francfort, notre politique économique à Wall Street, nos engagements militaires à Washington. [… ] Que  la conjoncture se retourne, comme aujourd’hui, et nous découvrons la dictature des marchés financiers, les plans sociaux, les dépôts de bilan, les délocalisations industrielles, le creusement des inégalités, bref, le retour à un archéocapitalisme du XIXème siècle ». Je poursuivais : « Ce destin n’est pas inexorable. Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. D’autres valeurs que l’Argent meuvent  le monde. Ce sont les Nations et les Peuples qui sont la vraie permanence de l’Histoire ».

 

Dans le même discours, je proposais « une politique d’argent bon marché, le maintien d’un change compétitif (…), la réforme des statuts dépassés de la Banque Centrale Européenne afin qu’on lui assigne pour tâche de soutenir la croissance et l’emploi […] et pas seulement la lutte contre l’inflation ».

J’ai développé ces propositions tout au long de la campagne de 2002 (…). C’est à cette dernière occasion que j’ai proposé de redéfinir notre ambition pour l’Europe, discours raisonné au fond et modéré dans le ton, auquel je n’aurais aujourd’hui rien à retirer.

J’ai proposé à Porto Alegre, le 20 janvier 2002, à un sommet altermondialiste,  de « construire une alternative à la mondialisation libérale » (…).

On ne me sut aucun gré d’avoir voulu rompre le consensus néolibéral qui prévalait alors. Au contraire, on m’imputa à crime l’arrivée, au second tour de l’élection présidentielle de 2002, de Jean-Marie Le Pen que personne, il est vrai, n’avait vu venir, mais qui, au fond, sanctionnait la politique que j’étais le seul à combattre avec des arguments raisonnés. C’était renverser complètement les rôles. (…).

Cet article est le 153ème paru sur ce blog dans la catégorie  CHEVENEMENT

 

 

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Published by SORIN Michel - dans CHEVENEMENT
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