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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 21:41

En ordre de marche pour 2012 avec un programme

 

Ce qui a fondé la différence entre Jean-Pierre Chevènement et les dirigeants de la gauche, c’est principalement la question européenne. Non que nous soyons moins européens, mais nous le sommes différemment.

 

Jean-Luc Laurent : les faits nous donnent raison sur l’Europe

 

Dans son intervention devant les délégués au congrès de Paris, le 27 juin, avant son élection à la présidence du MRC (voir Face à la crise, un candidat républicain), Jean-Luc Laurent a rappelé que les faits nous donnent raison sur l’Europe.

 

 (…) Au MRC, cette crise, nous ne l’avons pas seulement anticipée. Nous en combattons les causes agissantes depuis plus de vingt ans. Qui se rappelle aujourd’hui du combat qui fut le nôtre contre la désindustrialisation de notre pays ? Devons-nous avoir honte de l’attachement qui a toujours été le nôtre au secteur public bancaire – nationalisation, prononçons le mot puisqu’il est, paraît-il, redevenu fréquentable ? N’étions-nous pas hier qualifiés d’archaïques lorsque nous dénoncions lors du référendum de 1992, l’indigence de l’Europe de Maastricht ?

Nous avons été bien seuls à refuser l’enterrement des Nations et à avoir une conception réaliste de l’Europe. Notre horizon fut toujours celui d’une République européenne des Nations et des peuples. A la lumière des développements récents, nous n’avons pas à en rougir. Au contraire, le mépris dont nous faisions alors l’objet, est devenu proprement risible.

Car cette crise a déjà fait quelques victimes : le traité de Maastricht et toute sa descendance (Amsterdam, Nice, Lisbonne). Ceux qui s’obstinaient à soutenir le caractère indépassable de ces textes sacrés en sont pour leurs frais : toutes les dispositions substantielles de ces traités ont d’ores et déjà fini à la poubelle. Ceux qui s’obstinaient à soutenir le caractère indépassable de ces textes sacrés en sont pour leurs frais : toutes les dispositions substantielles de ces traités ont d’ores et déjà fini à la poubelle. Je vous propose d’inventorier rapidement ces fondamentaux devenus subitement accessoires :
- piétiné le fameux article 107 de Lisbonne qui interdit les aides d’Etat ;
- oublié l’article 123 qui interdisait, autrefois, à la banque centrale européenne de prêter aux autorités publiques ;
- orphelins les articles 101 et 102 interdisant les constitutions de position dominante et qui pourtant, n’ont pas fait obstacle aux restructurations bancaires ;
- violés un à un tous les critères de convergence hérités de Maastricht : déficit de 3% (article 126 de Lisbonne) lorsque certains pays atteignent des chiffres à deux points, dette publique de 60% du PIB qu’aucun pays ne sera bientôt plus en capacité de respecter.
Cette logique du traité européen en jachère doit interroger nos élites au-delà du cycle de la crise. Des dispositions qui ne sont valables que par beau temps ont déjà perdu toute crédibilité. Il ne suffit plus de dénoncer ces impostures, il est urgent d’y mettre fin.


L’Europe-bouclier-contre-la-mondialisation ? Elle apparaît désormais pour ce qu’elle est : une fable qui n’a que trop duré. L’acte unique de 1987 et les directives Lamy-Delors de 1988 (article 63 de Lisbonne) sont directement en cause. C’est la clause extérieure de cet article 63, interdisant toute protection, qui a permis que la nocivité des subprimes vienne contaminer le bilan des banques européennes.
Si je rappelle tout cela, c’est parce que cette Europe n’a pas seulement péché par absence de volonté face à la mondialisation. Elle en est le principe actif.

 

Tout sur le Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen des 26 et 27 juin 2010  

Ce congrès a enregistré le souhait de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de président du MRC. Il a proposé d’élire Jean-Luc Laurent, qui était depuis 2008 le n° 2, chargé de la coordination du MRC et est maire du Kremlin-Bicêtre (Val de Marne) et chargé du Grand Paris au Conseil régional d’Ile-de-France.

 

Deux présidents du MRC  

Jean-Pierre Chevènement a été élu, à l’unanimité, président d’honneur et Jean-Luc Laurent, seul candidat, a été élu président, obtenant près de 92% des suffrages des délégués.  

Le nouveau président a fait entériner sa proposition de secrétariat national (voir Le nouveau secrétariat national du MRC), composé d’un Secrétariat national exécutif qui se réunirait chaque semaine et un Secrétariat élargi qui serait constitué de membres issus de fédérations et qui se réunirait au moins deux fois par trimestre, pour être le lieu du débat, de la préparation de l’action et du travail sur le terrain. Par ailleurs, une conférence des premiers Secrétaires des Unions régionales et des fédérations importantes sera créée par le Secrétariat national pour l’animation et le développement du MRC.

 

Marie-Françoise Bechtel : la réforme des statuts  

Auparavant, samedi 26 juin, Marie-Françoise Bechtel avait présenté le rapport de la commission des statuts, réunie samedi matin (Serge Maupouet y a participé activement).

Après débat, il a été voté à la majorité (58% des votants). La réforme n’est pas du goût des petites fédérations départementales (moins de 25 adhérents) dont le trésorier sera désormais élu par l’union régionale.

 

Patrick Quinqueton et Jean-Luc Laurent : le programme  

Dimanche matin, Patrick Quinqueton avait résumé le programme de salut public (voir Orientations du congrès MRC 2010 : un développement harmonieux), avant de le soumettre au vote des délégués. Patrick est attaché à l’ordre de présentation des quatre parties :

1)       Construire une nouvelle période de la construction européenne, par une remise en cause radicale de la politique économique européenne, notamment allemande,

2)       Peser à l’international pour changer la donne mondiale,

3)       Rassembler les Français autour d’un projet pour la France,

4)       En partant des critiques à l’encontre du modèle libéral financier, proposer un nouveau modèle développement.

Ce programme a été largement approuvé (2 abstentions).

 

Jean-Luc Laurent, dans son intervention, en a recensé les points forts

(…) Parmi les 40 propositions qu’il contient, je veux citer quelques grands axes qui me paraissent significatifs :
- nous voulons un gouvernement économique de la zone euro qui s’affranchisse des règles absurdes qui la mettent aujourd’hui en péril. Il faut une politique monétaire au service de la croissance et de l’emploi, non une politique monétaire d’accompagnement du marché.
- nous voulons mettre un terme à la dictature du capitalisme financier en proposant, notamment, la nationalisation du crédit. Le crédit doit être envisagé pour ce qu’il est : un bien public qui ne saurait être abandonné à des intérêts privés. Ce n’est pas une position dogmatique : nous sommes instruits par l’expérience et avons vu ce qu’ils en ont fait.
- nous voulons une politique industrielle volontariste, convaincus que la force de l’économie réside d’abord dans la production, la recherche et l’innovation. Nous devons revenir à cette grammaire : les pays qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu sont précisément ceux qui font de l’industrie une priorité.
- nous voulons une école de l’instruction et de la transmission des savoirs. Elle est un pari sur l’avenir, le moyen de former des citoyens libres disposant d’un esprit critique, capables de participer à la prospérité du pays.
- nous voulons une citoyenneté qui articule la réciprocité des droits et des devoirs. Oui nous assumons pleinement la sécurité dont doivent jouir tous les citoyens. Celle-ci ne doit pas être l’otage des émotions souvent instrumentalisées par le gouvernement. C’est tout le sens de la discipline républicaine.
- nous voulons une société débarrassée des fantasmes communautaires. Pour cela, notre Nation doit faire vivre son modèle de laïcité que la logique libérale met chaque jour en péril par l’individualisme triomphant. L’atomisation de la société se nourrit de l’incapacité de la France à accepter son propre destin : celle de la communauté des citoyens, libérée de l’obsession des origines. Notre modèle républicain est le meilleur antidote à toutes les conceptions communautaristes, de droite comme de gauche.

Jean-Pierre Chevènement : disponible pour 2012 4165660715 19a9c00e0f s[1]

 

A la fin de son discours de clôture du congrès (voir La France à la reconquête de son destin), Jean-Pierre Chevènement, s’adressant aux délégués, a indiqué la marche à suivre (résumé) :  

Pouvons-nous changer la donne ?

Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain à l’élection présidentielle.

C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.

Le moment est-il venu de décider ?

Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique.

C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion.

Comment créer cet espace politique ?

Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance.

Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que, pour ma part, je suis disponible ! Alors, vous verrez, d'ici un an, vous ferez bouger les lignes.

C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse.

 

L’université d’été du MRC à Valence  

Dans l’immédiat, comme chaque année, le MRC organise son université d’été début septembre. Cette année, ce sera à Valence (Drôme) les 4 et 5 septembre 2010, avec des tables rondes :

-          Comment sortir de la logique des marchés financiers ? (samedi matin)

-          Quel avenir pour la zone euro ? (samedi après-midi)

-          Refaire de la France un grand pays industriel (samedi après-midi)

-          Pour un programme de Salut public (dimanche matin).

 

Cet article est le 68ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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