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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 23:54

France MilkBoard (FMB) peine à affirmer sa crédibilité

 

La libéralisation du marché laitier a été décidée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, à l’initiative de la Commission. A partir de 2015, le système de quotas mis en place par la volonté de la France en 1984 - afin de réguler le volume de la production laitière - sera supprimé.

L’organisation syndicale majoritaire des producteurs de lait (la FNPL, affiliée à la FNSEA) n’est pas mécontente de cette décision, pas plus qu’elle n’est critique vis-à-vis de la loi de modernisation de l’agriculture (LMA) de 2010 qui a décidé de contractualiser les relations entre producteurs et industriels qui leur achètent le lait.

Voir l’article du 15 mars 2012 de Réussir Lait, l’organe de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) : Contractualisation laitière : tous s'y mettent sauf Lactalis 

  

À l’approche de la parution du décret sur les Organisations de producteurs (OP), les négociations entre les éleveurs et leur collecteur s’accélèrent (…).

 

Libéralisation du marché
(…) La révolution annoncée de la filière laitière est en bonne marche pour être achevée lors de la parution début avril du décret OP. La fin des quotas étant prévue pour 2015, c’est toute la libéralisation du secteur qu’il a fallu anticiper. La Loi de modernisation agricole (LMA) de 2010 a donc imposé la contractualisation entre éleveurs et industriels. Afin de l’accompagner, le paquet lait, ratifié par le Parlement européen le 15 février dernier, leur a permis de se rassembler dans des OP, afin d’avoir un pouvoir de négociation plus important. Ce document européen impliquait en effet un assouplissement des règles de concurrence que doit confirmer, en France, le futur décret sur les OP. Les producteurs pourront ainsi se regrouper, afin d’avoir plus de poids face à leur collecteur. Cette gestion tripartite des relations commerciales dans la filière laitière amène, de fait, des disparités entre les éleveurs en fonction de leurs collecteurs et des bassins auxquels ils appartiennent.

 

Selon la version officielle, française et européenne (le Parlement européen a voté à une très large majorité), le but est de renforcer le pouvoir des éleveurs laitiers face aux industriels. Comme s’il fallait compenser la suppression des quotas laitiers, perte d’une garantie de revenu pour les producteurs.

En réalité, cette loi française (LMA) permet de transférer des pouvoirs publics aux entreprises industrielles, de statut commercial ou coopératif, le pouvoir de contrôler la production et les producteurs.

 

La contractualisation a été introduite en Suisse il y a quelques années, après des lois de libéralisation. Elle a eu des conséquences négatives sur le revenu des éleveurs laitiers. Le gouvernement français, le seul dans l’Union européenne, a suivi l’exemple suisse, ce qui risque de conduire au même résultat.

 

La libéralisation du secteur laitier français résulte de la volonté de la profession (syndicalisme majoritaire, coopératives) alliée au ministre de l’agriculture et à la majorité politique du moment. Le pilote est le président de la FNSEA. Voir Xavier Beulin (FNSEA) veut une agriculture conquérante et compétitive - 8 avril 2012. 

 

C’est pourquoi les organisations minoritaires de la profession laitière proposent une autre solution. Voir Paul de Montvalon, paysan, président : fédérer les producteurs de lait - 2 janvier 2012. 

 

   Elles ont publié ce communiqué, le 13 avril 2012 : 



France MilkBoard et l’Office du Lait National, l’APLI, la Confédération Paysanne et l’OPL se sont réunis les 12 et 13 Avril 2012 pour faire un état des lieux de la contractualisation laitière.

Une synthèse des différentes rencontres avec les élus et les industriels, permet de mettre en place une stratégie à la fois réaliste et fidèle aux ambitions initiales.

 

Quelle est la situation laitière aujourd’hui ?

Les éleveurs laitiers, subissent une pression et des menaces telles qu’ils ne penseront pas avoir d’autres choix que de signer les contrats proposés par les entreprises.

- Parce que la FNPL (Fédération Nationale des Producteurs Laitiers), non seulement n’agit plus pour défendre les intérêts des producteurs, mais se place ouvertement du côté de l’oppresseur.

- Parce que c’est la FNPL qui propose ou impose les moyens de pression : allongement des durées de contrat, suppression des primes, arrêt de collecte, non prise en compte des coûts de production.

- Parce que l’objectif unique et inavoué de la FNPL est d’étendre le système coopératif à l’ensemble de la filière laitière afin de conserver le monopole du pouvoir en disposant des volumes, des moyens de production et des producteurs.

- Parce que Bruno Le Maire est bien l’outil du système, marionnette rangée au placard durant la campagne présidentielle.

 

Les industriels ne sont pas opposés à l’Organisation de Producteurs France MilkBoard, dès lors que leur contrat est accepté et que leurs interlocuteurs sont des producteurs de ladite entreprise.

Pour poursuivre les négociations entamées avec les industriels, France MilkBoard va donc se décliner en sections par entreprise, tout en restant une Organisation de Producteurs transversale, rassemblant en son sein les producteurs de l’ensemble des entreprises.

France MilkBoard et l’Office du Lait National, l’APLI, l’OPL et la Confédération Paysanne invitent les producteurs à retarder au maximum la signature imposée, mais surtout à ne pas donner mandat aux Organisations de Producteurs FNPL pilotées plus ou moins officiellement par la FNPL.

Afin de conserver indépendance, démocratie et pluri-représentativité, ils les engagent à adhérer rapidement et massivement à l’Organisation de Producteurs « France MilkBoard ».

 

Quelque soit le choix de l’éleveur et même s’il a déjà signé un contrat, il est toujours possible de choisir son outil de négociation. Donner mandat à « France MilkBoard » c’est :

- Conserver sa référence historique.

- Ne pas laisser la FNPL, s’approprier les volumes.

- Conserver la possibilité d’activer les failles de la contractualisation, notamment le prix non fixé.

- Eviter la pente huileuse de l’intégration.

- Limiter le nombre d’Organisations de Producteurs (cf. suisse) sujettes à concurrence.

- Poursuivre l’approche Européenne.

 

Voir Contrats laitiers : France milk board s'organise en sections par entreprise

 

Cet article est le 305ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

 

 

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Published by SORIN Michel - dans AGRICULTURE et PAC
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