Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles RÉCents

25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 13:33

Pour l’exception agricole (OMC) et des revenus stables

 

Le ministre français de l’agriculture se plaint de la volatilité des prix des matières premières agricoles, en raison de l’intérêt des marchés financiers pour les valeurs agricoles, plus sûres pour le revenu des investisseurs que les produits immobiliers et financiers. Mais il persiste, comme le président de la République, à se soumettre au capitalisme financier et à la domination de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de son idéologie libre-échangiste sur les politiques agricoles et alimentaires.

 

La place et le revenu des producteurs agricoles ne peuvent être préservés dans le cadre du néolibéralisme, qui continue de présider la politique aux niveaux européen et mondial. Le Canada présente un réel intérêt parce qu’il montre un autre modèle qui fonctionne bien. Même s’il n’est pas question de le copier, il est important de le connaître et le comprendre dans sa logique, fort différente, du modèle libéral.

 

Le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, Marcel Groleau, s’est souvent exprimé en cherchant à valoriser le modèle canadien. En voici quelques exemples.

 

Pascal Massol avec les Québécois- 26 janvier 2010

L’organisation des agriculteurs du Québec est originale. Ils sont rassemblés dans l’Union des Producteurs Agricoles. Le président des producteurs de lait, Marcel Groleau, dans un mémoire présenté à la commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, expose la vision de la Fédération des producteurs de lait du Québec pour les dix prochaines années. Au moment où le prix du lait en poudre explose sur le marché mondial.

Québec : l'Union des Producteurs Agricoles pour la gestion de l'offre - 29 avril 2010

 

Voir l’entretien accordé par Marcel Groleau, président de la fédération des producteurs de lait du Québec, aux représentants de l’EMB (European Milkboard) le 23 août 2009 (PDF) : Canada : Interview avec le président de la FPLQ.

 

Voir aussi « La libéralisation du commerce agricole n'assurera jamais la quantité, la qualité et la sécurité de ce que nous mangeons » (Momagri, 23 janvier 2011, témoignage de Marcel Groleau).

 

L’Apli a reproduit cet article publié sur CNW Telbec (Québec), le 23 novembre 2010, qui rapporte les propos de Marcel Groleau, s’adressant, en tant que président, à l’assemblée générale de la Fédération des producteurs de lait du Québec.

Pour des prix agricoles stables et équitables

 

La politique agricole doit préserver le rapport de force des agriculteurs, selon Marcel Groleau

 

Le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) s'adressait aux participants à l'assemblée générale semi annuelle de la FPLQ à quelques semaines du dépôt de la Politique agricole québécoise, annoncé pour la mi-décembre.

 

M. Groleau a indiqué que tant sur l'accréditation syndicale unique que sur la mise en marché collective ou sur la sécurité du revenu, les piliers fondamentaux du modèle québécois ne doivent pas être remis en cause. « Nous sommes ouverts aux changements et nous reconnaissons que nos modèles doivent continuer d'évoluer, mais les mécanismes qui préservent le rapport de force des agriculteurs dans le marché doivent être maintenus. Les principes fondamentaux de la mise en marché collective et du syndicalisme agricole ne peuvent faire l'objet de concessions, alors que nos partenaires en amont et en aval sont de plus en plus gros et de plus en plus concentrés » a déclaré Marcel Groleau.

Dans le même ordre d
'idée, M. Groleau exhorte les gouvernements du Québec et du Canada à préserver notre modèle et à inclure le principe de l'exception agricole dans les négociations commerciales internationales, que ce soit avec l'Europe et l'Asie ou à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Il indique que les producteurs laitiers du Québec disposent d'outils efficaces pour traverser les crises de volatilité des prix que subit la majorité des agriculteurs et des producteurs de lait dans le monde et ce, essentiellement grâce à la régulation de leur marché.

Les producteurs de lait d
'ici peuvent vivre décemment du marché, sans subventions, contrairement à leurs collègues américains et européens qui ont dû être maintenus à flot par l'intervention massive de leurs gouvernements. « Il n'y a jamais eu autant de réflexions sur la façon de réguler les marchés agricoles, autant aux États-Unis, en Europe que dans le reste du monde. Les Américains ont même discuté d'implanter une forme de gestion l'offre lors de la récente crise économique. Certains leaders commencent à tirer des leçons des récentes crises et reconnaissent que notre système est une solution à l'instabilité chronique des marchés agricoles, à la faiblesse et à l'insuffisance des revenus des agriculteurs ainsi que pour assurer la sécurité alimentaire de leurs populations. Nos gouvernements doivent faire le même constat » a plaidé Marcel Groleau.

M. Groleau cite également un récent rapport du Sénat australien qui confirme les effets négatifs de la déréglementation du secteur laitier, mise en place dans ce pays au début des années 2000. Cette déréglementation est souvent citée comme modèle chez nous par les partisans de la libéralisation du commerce agricole. Le rapport recommande diverses mesures pour remédier à la chute du prix du lait à la ferme, survenue notamment durant la crise alimentaire de 2008, ainsi qu
'au désavantage compétitif que provoque la grande concentration des secteurs de la transformation et du commerce de détail. Le comité propose, notamment, l'instauration d'un mécanisme de négociation collective du prix du lait à la ferme, afin de rééquilibrer le rapport de force entre les producteurs et les intermédiaires dans cette négociation.

Les données les plus récentes des agences gouvernementales australiennes montrent, en effet, que le prix à la ferme pour le lait a chuté de 35 % après la déréglementation de 2000 alors que le prix de détail d
'un litre de lait augmentait de 37 % de 2000 à 2009. Au même moment, l'indice du prix des produits laitiers a cru de 53 % en Australie contre 36,2 % au Canada. Au trimestre de septembre 2010, le format de 2 litres de lait 2 % se vendait en moyenne 3,63 $ là-bas, contre 3,25 $ au Québec.

« Tout comme le secteur bancaire canadien, qui a traversé la crise financière sans intervention gouvernementale, ni subvention, le secteur laitier canadien traverse la crise laitière et agricole mondiale, et ce, sans subvention. Autant pour le secteur financier et bancaire, la nécessité d
'une réglementation est démontrée » a conclu M. Groleau.

 

La Fédération des producteurs de lait du Québec représente les 13 500 producteurs et productrices de lait et les 6 300 fermes laitières de la province.

Les producteurs québécois livrent annuellement près de 3 milliards de litres de lait dont la vente totalise des recettes à la ferme de plus de 2 milliards de dollars.

La production laitière génère au Québec quelque 61 000 emplois et plus de 3,6 milliards de dollars d'activité économique.

 

Cet article est le 206ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

Partager cet article
Repost0

commentaires