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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 16:15

En suspens, l’avenir de l’euro et des institutions

Ce 9 mai (comme chacun l’ignore*), c’est la fête de l’Europe. L’Union européenne a voulu célébrer ce qui est, pour elle, sa date de naissance, le 9 mai 1950 (discours de Robert Schuman**, ministre des Affaires étrangères de la France). Ainsi, le 9 mai est devenu un symbole européen (journée de l'Europe) qui, aux côtés du drapeau, de l’hymne, de la devise et de la monnaie unique (l'euro), identifie l'Union européenne en tant qu'entité politique (extrait de Toute l'Europe: 9 mai : Journée de l'Europe).

* Les inconditionnels ne l’ignorent pas. Par exemple, Guillaume Morin (MoDem) - voir Fête de l'Europe 2013 : vivement une vraie fédération européenne ! Pour lui, l’Europe, c’est plus de démocratie, la mise en place du fédéralisme et l’union autour d’une politique budgétaire.

** "L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord des solidarités de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée. L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne". C'est ce que déclarait Robert Schuman, le 9 mai 1950.

 

L’Allemagne en 2013 n’est plus celle de 1950

Les relations actuelles entre l’Allemagne et la France sont au cœur du débat européen. Voir Hollande profite du 8 mai pour apaiser les relations franco-allemandes (France Bleu, 8 mai 2013).

 

Les vieux Allemands comptent sur l'émigration des Européens du Sud (Mediapart, 7 mai 2013)

Vue de l'Allemagne, la crise qui ravage le sud de l'Europe n'a pas que des mauvais côtés. Fuyant la récession et l'austérité, des dizaines de milliers de diplômés espagnols, portugais et grecs migrent vers le nord ainsi que le confirme le bilan migratoire publié ce mardi. Berlin saisit l'aubaine pour attirer la main-d'œuvre dont le pays a besoin pour faire tourner son économie et compenser le vieillissement de sa population.

Angela Merkel mène une politique qui est contraire aux intérêts des Allemands eux-mêmes (Guillaume Duval, France Inter, vidéo, 3 mai 2013).

Guillaume Duval, rédacteur en chef à Alternatives Economiques, auteur de «Made in Germany : le modèle allemand au-delà des mythes » (Seuil) était l'invité de Patrick Cohen.

 

En Allemagne, les grèves se multiplient face à l'austérité (France tv info, 4 mai 2013)

Après les salariés de l'industrie, c'est au tour de ceux du secteur bancaire de se mettre en grève pour obtenir des augmentations de salaire.

Après quinze années d'austérité, les conflits salariaux se multiplient en Allemagne. Le syndicat Ver.di a annoncé vendredi 4 mai des mouvements de grève dans le secteur bancaire pour obtenir des hausses de salaire, à l'instar des salariés de l'industrie qui ont lancé un large mouvement cette semaine (…).

Ces négociations sont un temps fort de l'actualité sociale allemande et donnent le ton pour nombre d'autres secteurs. L'économie allemande continue de se porter bien mieux que celle de ses voisins, et le chômage y reste très bas, à 7% en moyenne en avril, attisant les revendications salariales après les sacrifices consentis par les salariés pendant la crise. Au début du mois d'avril, les deux millions de salariés de la fonction publique avaient obtenu 6,3% de hausse pendant deux ans, après avoir fait grève.

 

Le débat sur la réorientation de l’Europe s’impose

Les fédéralistes sont à la manœuvre.

Sur le blog du CEPII Un New Deal pour l'Europe (Michel Aglietta, Thomas Brand, 21 mars 2013)

 

L’opinion publique ressent intuitivement que la crise européenne arrive à un « moment politique ». L’euro souffre d’un vice originel qui est son incomplétude. C’est une monnaie utilisée dans les échanges par tous les citoyens des pays qui l’ont adopté, mais c’est une monnaie étrangère à tous les États. Il a fallu trois ans de crise de plus en plus profonde et étendue pour que l’impuissance de la concertation intergouvernementale comme mode de gouvernance de la zone euro soit reconnue. Sans institutions politiques fédérales, pas d’avenir pour l’euro et pas d’avancée démocratique donnant aux citoyens la conviction qu’ils appartiennent à un destin commun.

 

Ce livre cherche à démontrer la nature des déficiences structurelles de la zone euro et à démonter la dynamique infernale de la crise pour mieux aborder les deux questions prospectives : quelle union politique pour la zone euro ? Quelle croissance pour l’Europe ? En effet, l’originalité de ce livre est de ne pas séparer la forme du contenu, les changements institutionnels indispensables du projet européen, un projet qui doit nécessairement s’inscrire dans les mutations du capitalisme que la crise financière globale a déclenchées. Car la crise est un accélérateur de l’histoire dans cette première moitié du 21ème siècle. C’est dans la présente décennie que l’Europe devra faire les réformes qui lui permettront de conserver son influence dans la gouvernance mondiale pour répondre aux défis planétaires.

 

L’Europe entière sera profondément remodelée par les réformes qui feront de l’euro une monnaie complète. Les transformations institutionnelles nécessaires pour refonder le gouvernement de la zone euro sur une légitimité démocratique ne peuvent être séparées d’un contrat social de développement durable qui soit commun aux pays participants (…).

 

Ma préoccupation est grande concernant la zone euro (Sylvie Goulard, MoDem, 21 mars 2013)

Sylvie Goulard, députée européenne, membre de la commission des affaires économiques et monétaires a réagi ce jeudi 21 mars à la présentation du nouveau livre à la presse de Michel Aglietta, conseiller au CEPII et Thomas Brand chargé de mission au Centre d'Analyse Stratégique intitulé « Un New Deal pour l'Europe ». Celle-ci a indiqué être particulièrement préoccupée par la gouvernance de la zone euro. « Ma préoccupation est grande concernant ce qui est en train de se passer dans la zone euro. Il est crucial qu’il y ait un électrochoc » a déclaré Sylvie Goulard. Deux sources de préoccupations en particulier ont été mises en évidence par la députée : l’inadéquation des institutions existantes pour gérer l’union monétaire, et la désertion progressive des investisseurs internationaux.

 

Une autre vision du problème posé par l’Union européenne est celle de Jean-Pierre Chevènement.

Voir Réorienter l'Europe : JP Chevènement demande de reprendre le débat - 29 avril 2013

"La nécessaire réorientation de l’Europe, prônée pendant sa campagne par François Hollande, pose le problème des élites conservatrices en France. Elles s’appuient depuis trois décennies pour faire prévaloir leurs intérêts sur la complète superposition de l’idée européenne et du logiciel néolibéral mis en œuvre à partir de l’Acte Unique. Pour rouvrir le débat européen, comme l’exige aujourd’hui la démocratie, il faut rompre avec cette confusion monstrueuse". 

Voir aussi, dans le même sens Europe à refonder : Michel Sorin propose de créer des groupes CiViQ - 30 avril 2013.

 

Cet article est le 122ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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Published by Michel SORIN - dans France et Europe
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commentaires

eva R-sistons 09/05/2013 17:12


Bonjour


un bon texte sur le 9 mai, Schuman (employé par les services secrets américains) etc


http://www.u-p-r.fr/presse/communiques-de-presse/fete-de-leurope-le-9-mai-2013-francois-asselineau-president-de-lupr-denonce-une-propagande-indecente-et-une-falsification-de-lhistoire


cordialement eva R-sistons pseudo pour Chantal Dupille http://chantaldupille.fr