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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:17

Les fermes toujours moins nombreuses et plus grandes

 

C’est la période des élections aux chambres d’agriculture* (du 21 au 31 janvier 2013, par correspondance). Et le moment de savoir comment évolue l’agriculture. La rédaction du quotidien Ouest-France, en Mayenne, a fait le point sur l’agriculture mayennaise, une des meilleures de France.

Dans l’édition datée du 15 janvier 2013, Jean-François Vallée a donné des chiffres et interrogé un observateur, Michel Gaudin, enseignant au lycée agricole de Laval, reconnu pour les excellents résultats de ses élèves au BTS ACSE (formation de techniciens supérieurs, qui deviennent souvent agriculteurs après des emplois de salariés dans des organismes agricoles).

 

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 071 TEn 15 ans, la Mayenne a perdu 40 % de ses fermes

 

La Mayenne, une terre agricole

La Mayenne reste l’un des premiers départements agricoles de France. La preuve : elle arrive au 2ème rang français pour la viande bovine, au 5ème rang en porcs et en lait, au 12ème rang en volailles. Et l’agriculture emploie 9 % de la population active totale, soit trois fois plus que la moyenne française (3 %). Le secteur agroalimentaire fait travailler 5 700 personnes, surtout dans les grosses entreprises laitières (Lactalis, Bel, Bongrain…), les abattoirs de volailles (Secoué, LDC, Loué), de porcs (Socopa) et des coopératives (Coopérative des agriculteurs de la Mayenne).

 

Des exploitations en forte baisse…

Le nombre d’exploitations ne cesse de baisser. Le département en compte 8 000 alors qu’elles étaient 13 400 en 1995. Soit une baisse d’environ 40 % en 15 ans ! Une hécatombe que le nombre d’installations ne suffit pas à combler : de 140 à 150 par an en moyenne.

Cette baisse se traduit également par celle des actifs. Ils sont 10 750 à vivre encore de l’agriculture. Ils étaient 12 300 en 2005. De même, le grignotage des surfaces agricoles ne connaît pas de répit. Entre 2000 et 2011, 17 000 hectares ont été perdus au profit de l’urbanisation et des zones d’activités.

 

… mais plus grandes

Les exploitations sont moins nombreuses mais désormais plus importantes en surface : 54 ha en moyenne en 2011 contre 48 en 2005. Ces agrandissements concernent surtout les sociétés : 75 ha en moyenne pour les EARL et 120 ha pour les GAEC. Cela dit, les fermes restent familiales dans le département.

 

Le porc en baisse

Surtout présente dans la moitié ouest du département, la production porcine est en net recul après un essor important dans les années 1970 et 2000. Deux facteurs l’expliquent : les mouvements d’opposition de riverains contre les projets et les agrandissements d’élevages. Et surtout la forte concurrence de certains pays européens comme l’Allemagne. La production de volailles, surtout présente dans l’est du département (Loué), connaît le même recul.

 

Lait et la viande bovine

Le lait et la viande bovine représentent 60 % de la production départementale en chiffre d’affaires. Ces deux secteurs restent très dynamiques, même s’ils enregistrent également un recul. Le cheptel laitier mayennais, par exemple, s’est réduit de 6 % en dix ans.

 

L’herbe perd du terrain

Avec 49 %, les prairies, naturelles et temporaires, représentent une part importante du territoire agricole. Mais cette part diminue au profit des cultures de vente (céréales, oléagineux, protéagineux).

 

La bio se développe… un peu

225. C’est le nombre de producteurs bio en juin 2011. Ils étaient 149 en 2007. Avec une forte orientation en direction de la production bovine (52 % des exploitations bio). Mais avec une part de 2,8 % de la surface agricole, le département se classe très au-dessous de la moyenne régionale (4,4 %).

 

Trois questions à… Michel Gaudin, enseignant au Lycée agricole de Laval

 

« Produire un maximum reste la priorité »

 

Globalement, comment évolue l’agriculture mayennaise ?

L’agriculture est une activité à cycle long, très long. Les évolutions sont lentes, mais progressives et continues. En Mayenne, on est toujours dans une agriculture productive, basée sur le lait, bien entendu. Mais avec d’autres productions complémentaires depuis le milieu des années 1980. Il me semble, que les agriculteurs savent produire en utilisant moins d’engrais et moins de pesticides, mais la priorité de beaucoup reste de produire un maximum, par hectare ou par vache. Pour gagner leur vie, tout simplement. Il faut aussi souligner l’émergence de nouveaux systèmes qui enrichissent l’agriculture départementale. Le bio, la vante directe à la ferme, par exemple.

 

Quelles sont ses particularités ?

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 100 TLa force de la Mayenne, c’est d’avoir de vraies compétences en élevage. Même si le contexte économique est défavorable à l’élevage, les hommes et les femmes du département ont cette passion-là. C’est historique. Là-dessus, l’Ille-et-Vilaine, la Manche et la Mayenne sont assez proches. J’ai l’impression que la fin des quotas laitiers (prévue le 1er avril 2015) va renforcer la spécialisation laitière du département.

 

Il y a de moins en moins d’agriculteurs. Qu’en pensez-vous ?

Aujourd’hui, on se rend compte que la concentration va trop vite. Mais qu’amène-t-elle vraiment ? Je ne dis pas qu’il faut figer les tailles, mais je ne suis pas certain que la concentration améliore systématiquement la compétitivité. Il faut être très prudent là-dessus. Evidemment, il y aura une concentration. Mais la question c’est : à quel rythme ? Quand on voit que l’agriculture, c’est presque 10 000 emplois dans le département, battons-nous justement pour qu’on les garde. C’est vrai, il y a une volonté très forte d’augmenter la taille des exploitations. Parce qu’on se compare aux autres départements et autres pays. Mais si on fait ce choix, on ne maintiendra pas l’emploi. C’est pourquoi il faut une réglementation forte, afin de permettre aux plus jeunes d’accéder aux moyens de production et à la terre. Qui seront beaucoup plus coûteux.

 

Les chiffes de l’agriculture en Mayenne en 2011

 

La surface agricole représente 77 % de la superficie du département, soit 399 000 hectares.

Nombre d’actifs vivant de l’agriculture : 10 750.

8 000 exploitations agricoles, 143 installations par an, 27 % de femmes chefs d’exploitation.

Productions agricoles (en % du chiffre d’affaires) : 37 % lait, 23 % viande bovine, 11 % porcs, 12 % volailles, 17 % cultures.

Filière bovine :

 - lait : 157 000 vaches laitières ; 1,1 milliard de litres de lait livrés dans l’année.

- Viande : 614 000 bovins ; 62 800 tonnes de viande.

 

* Elections 2013 - Chambre d agriculture de la Mayenne

Elections à la chambre d'agriculture 2013 - Préfecture de la Mayenne

arrêté du 2 janvier 2013 portant publication état définitif listes candidatures

 

Cet article est le 370ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
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