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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 20:29

Un ministère pour la filière agroalimentaire, sans l’énergie

 

Prenant acte de l’élection de François Hollande à la présidence de la République, André Lefranc et Paul de Montvalon, respectivement présidents, au niveau national, de l’Association des producteurs de lait indépendants (APLI) et de l’Office du lait, ont publié une déclaration commune remise à la presse le 10 mai 2012 (voir COMMUNIQUES APLI) et répondu aux questions du quotidien Ouest-France.

 

Une nouvelle donne politique

 

L’APLI a félicité M. François Hollande pour son élection à la Présidence de la République. Dans son message au Président élu, l’APLI Nationale a souligné l’écoute attentive qu’elle avait reçue de la part de l’équipe de campagne du candidat.

La nouvelle organisation ministérielle en 15 pôles retient l’attention de L’APLI Nationale et de l’Office du Lait National. Ne serait ce pas l’occasion de créer un grand pôle regroupant tous les acteurs de la filière tel que nous le concevons à l’Office du Lait National ?

L’Office du Lait National et l’APLI Nationale rejoignent en cela le président de la FNSEA, dans sa requête d’élargissement du prochain ministère de l’agriculture aux thèmes de l’industrie agroalimentaire, tout en allant au-delà, jusqu’aux consommateurs.

 

Ce souhait honorable, s’il est accepté, permettra de se recentrer sur les objectifs premiers de l’agriculture : la souveraineté alimentaire ainsi que la sécurité et la qualité de l’alimentation.

Il va de soi que cette position implique le rattachement de toute production ayant d’autres fins que l’alimentaire à un ministère différent de celui de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

La concurrence entre agro-carburants et alimentation humaine étant la cause de nombreux conflits de la faim à travers le monde, il serait bien d’avoir une réelle ligne politique sur ce sujet.

Ainsi, toute la filière de production d’énergie d’origine végétale, producteurs de matières première compris, se verrait-elle reliée à un autre pôle : vers l’industrie ou l’énergie, libérant ainsi un volume d’aides et de subventions permettant de rémunérer les pertes subies par l’élevage en général, et les producteurs laitiers en particulier.

 

Dans un premier temps, (tant que la base de fixation du prix du lait n’est pas le coût de production, rémunération du travail incluse) ces aides viendraient compenser le différentiel de prix entre les cours du marché et la réalité des charges des élevages laitiers, sans pénaliser les industriels dans leur démarche de développement face à leurs concurrents. Ceci aurait l’avantage de préserver une agriculture familiale garante de diversité, de qualité, de sécurité et de maintien sur le territoire du plan grand nombre d’exploitations comme le souhaitent une majorité de citoyens consommateurs.

 

L’APLI Nationale et l’Office du Lait National rappellent que le but de leur engagement est de réguler, au niveau européen, la production en fonction de la demande afin de garantir :

- Un revenu équitable aux producteurs.

- Une alimentation saine pour les consommateurs.

- Une agriculture respectueuse de l’environnement.

- Un arrêt de la famine, instrumentalisée à des fins financières et politiques, en stoppant la spéculation sur la nourriture.

- Des prix rémunérateurs et non des subventions.

- La place de l’humain, remis enfin au centre des débats.

 

C’est pour cela que l’APLI Nationale et L’Office du Lait National dénoncent la précipitation avec laquelle l’ancien gouvernement à mis en place la contractualisation française, avant même l’adoption par l’Europe du mini paquet lait. Ils demandent à la nouvelle équipe ministérielle d’abroger le décret n°2010-1753 du 30 décembre 2010 afin de permettre aux producteurs de s’organiser.

Ils se sentent soutenus par les récentes déclarations du Comité des Régions d'Europe qui, réuni vendredi 4 mai 2012 en session plénière à Bruxelles, a adopté son avis sur la Pac 2014-2020, qu'il souhaite « plus juste » et « laissant la place à davantage de régulation ». En particulier, il « demande que soient réexaminées les décisions antérieures relatives à la disparition des quotas laitiers et sucriers, ainsi que des droits de plantation viticoles ».

François Hollande s’est engagé, pendant sa campagne, à plus de démocratie dans la représentation des producteurs. C’est pourquoi l’APLI Nationale et l’Office du Lait National demanderont à être reçus par le nouveau ministre de l’agriculture dès que celui-ci aura été nommé.

 

 L'Office du lait et l'Apli face au nouveau Président (Ouest-France, 11 mai)

Les Français ont choisi François Hollande comme président de la République. Est-ce que cela change pour vous la donne agricole ?

La nouvelle organisation en quinze pôles ministériels retient notre attention. L'office du lait et l'Apli souhaitent un élargissement des prérogatives du ministère de l'Agriculture aux thèmes de l'agroalimentaire, comme le souhaite le président de la FNSEA. Nous voudrions qu'elles soient étendues aux consommateurs.
Cela permettrait de recentrer l'action de l'État dans le domaine agricole sur deux priorités : la souveraineté alimentaire et la sécurité et la qualité de l'alimentation. Toutes les productions non alimentaires doivent être rattachées à un ministère différent.

Que voulez-vous dire ?

La concurrence entre agro-carburants et alimentation humaine est la cause de nombreux conflits. Toute la filière énergétique de production d'origine végétale, producteurs de matières premières compris, devrait être rattachée à un pôle énergie ou industrie. Des aides et subventions ainsi libérées pourraient venir compenser les pertes subies par les producteurs de lait et de viande bovine.

Comment ?

Tant que la base de fixation du prix du lait ne tient pas compte du coût de production, rémunération du travail comprise, ces aides viendraient dans un premier temps compenser le différentiel de prix entre les cours du marché et la réalité des charges des élevages laitiers, sans pénaliser les industriels dans leurs projets de développement face à leurs concurrents.

L'action de Bruno Le Maire vous a déçus ?

L'Apli et l'Office du lait regrettent la précipitation avec laquelle l'ancien gouvernement a mis en place la contractualisation française avant même l'adoption par l'Europe du mini-paquet lait. La nouvelle équipe ministérielle doit abroger le décret du 30 décembre 2010, afin de permettre aux producteurs de s'organiser.

Vous avez bon espoir d'être entendus ?

Le comité des régions d’Europe s’est réuni à Bruxelles le 4 mai. Il a adopté un avis sur la PAC 2014-2020. Il souhaite une PAC plus juste et laissant la place à plus de régulation. Il demande notamment le réexamen des décisions antérieures relatives à la disparition des quotas laitiers et sucriers ainsi que les droits de plantation viticoles. François Hollande s’est engagé, pendant sa campagne à plus de démocratie dans la représentation des producteurs. Nous demanderons à être reçus par le ministre de l’agriculture dès que celui-ci sera nommé.

 

 Cet article est le 311ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by SORIN Michel - dans AGRICULTURE et PAC
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