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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:25

La nécessaire mutation agroécologique de l’agriculture

Parmi les intervenants du colloque organisé par la Fondation Res Publica le 7 novembre 2011 (voir Chevènement, Res Publica et la dimension stratégique de l'agriculture - 10 novembre 2011), il y avait Régis Hochart (éleveur dans le Tarn-et-Garonne), désigné par la Confédération paysanne pour siéger dans le groupe Personnalités qualifiées au Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Cet ancien porte-parole de la Confédération paysanne, qui m’avait reçu le 21 décembre 2006 (voir La Confédération paysanne présente au MRC son projet pour l'agriculture) était le rapporteur de l’avis du CESE sur la future PAC après 2013, adopté lors de la séance des 24 et 25 mai 2011.

Colloque-agriculture-Res-Publica-71111-144-T.jpgIl a résumé ainsi les orientations de son rapport.

La PAC parle peu de politique alimentaire. Ce doit être l’essentiel des objectifs d’une politique agricole (les denrées alimentaires de base font 70% du budget des ménages dans les pays pauvres). La volatilité des prix des produits agricoles et alimentaires est dramatique.

Les 3 piliers sur lesquels reposait le développement de l’agriculture dans les années 1950 étaient le recours aux ressources fossiles (aujourd’hui plus rares, plus chères et on sait qu’elles sont à l’origine des gaz à effet de serre), aux produits phytosanitaires (pesticides, dont les effets sur la santé sont avérés) et à la mécanisation. Les suppressions d’emplois en agriculture, normales dans les années 1950-60, sont devenues un non sens.

La future PAC devra orienter l’agriculture vers l’agroécologie et faire un retour à la maîtrise des productions et à une politique qui organise le marché, en faisant des stocks, non seulement pour l’aide alimentaire mais pour constituer des stocks tampon régulateurs.

Il faut poser la question des opérateurs financiers présents sur les marchés à terme, qui ne sont là que pour gagner de l’argent, au détriment des producteurs et des consommateurs.

Quant aux agrocarburants, il faut décider quel est le niveau souhaitable et ne pas laisser faire le marché. C’est une décision collective à prendre, sachant que 45% du maïs produit aux USA est transformé en éthanol.

En résumé, il faut corriger les deux grandes erreurs de la PAC : l’absence de politique alimentaire et de régulation des prix.

Dans le débat, alors qu’il était question d’importants débouchés au Maghreb pour les céréales européennes, il a plaidé pour une agriculture contribuant à l’amélioration de la productivité des territoires et reposant sur les principes agronomiques. Que voulons-nous faire de l’agriculture ? La France dispose de 23 millions d’hectares de production agricole, mais l’Union européenne importe en produits agricoles l’équivalent de 28 millions d’hectares.

La PAC a des financements et des règlements qui doivent être rediscutés, comme doivent l’être les accords sur l’agriculture à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Voir l’avis du CESE 24 et 25 mai 2011 : La future PAC après 2013 - Conseil économique, social et environnemental (CESE) et CESE - présentation d'avis par Régis Hochart

 

Cet article est le 256ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by SORIN Michel - dans AGRICULTURE et PAC
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