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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:53

L’euro doit évoluer en monnaie commune européenne

 

Ce soir, j’ai envie de rapprocher l’élimination du candidat PS du second tour de l’élection législative du Lot-et-Garonne et la déclaration d’un ancien dirigeant du patronat allemand concernant la monnaie unique européenne. J’ai l’impression d’assister, impuissant, à une double maladie, celle de la gauche française, voire européenne, et celle de l’amitié franco-allemande. Dans les deux cas, le bon diagnostic n’est pas fait, sauf par le MRC et par cet ancien patron allemand, Hans-Olaf Henkel. Le poison, c’est l’euro, monnaie unique. Certains, comme Jean-Pierre Chevènement, l’ont compris depuis vingt ans (les débats autour du traité de Maastricht). D’autres commencent à s’en rendre compte, avec stupeur, comme Hans-Olaf Henkel.

Législative partielle de Villeneuve-sur-Lot: un net avertissement adressé à la majorité

Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, dimanche 16 juin 2013.

 

Le résultat du premier tour de l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot est sans équivoque : le candidat socialiste, soutenu par le PRG et le MRC, n'est pas parvenu à se qualifier pour le second tour, ni à mobiliser les électeurs. Dimanche prochain, le MRC appelle les citoyens à faire barrage au FN en votant pour le candidat républicain.

Un "effet Cahuzac" ne peut suffire à expliquer cet échec. La division de la majorité qui aurait dû se rassembler complètement dès le premier tour à été un handicap.

Mais il faut regarder la réalité en face: après les deux revers subis dans les circonscriptions des Français de l'étranger la semaine passée et les élections partielles perdues de décembre, c'est un net avertissement politique qui est adressé à la majorité.

Dans un contexte de crise économique et sociale renforcé par les mesures d'assainissement des finances publiques, le Gouvernement doit enfin fixer un cap européen à son action et se défaire de l'emprise du triple B (Bercy, Bruxelles, Berlin).

Obtenir une réorientation de l'Europe dans le sens de la croissance et de l'emploi: telle est l'urgence à une année du scrutin majeur que constituera l'élection européenne. Le stade de l'avertissement sera alors passé.

 

"Les chevènementistes veulent jouer un rôle d'aiguillons"

Interview de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement épublicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, parue sur LeFigaro.fr, jeudi 13 juin 2013. Extrait.

Le Figaro: Sur quels sujets voulez-vous peser davantage au sein du groupe PS ?

Jean-Luc Laurent: Nous sommes à l'aise au sein du groupe PS car nous avons la liberté d'expression et de vote. Nous voulons jouer un rôle d'aiguillons. Nous avons voté neuf fois sur dix les projets du gouvernement, mais nous sommes en désaccord avec le PS sur l'Europe. Nous n'avons pas voté le Traité européen ni la règle d'or, ni le programme européen de stabilité car nous considérons que la construction d'une autre Europe est la mère des batailles pour sortir la France de l'impasse. Nous refusons la politique d'austérité, qui ne peut pas être transposable en France. Nous voulons un euro moins cher, un changement des statuts de la Banque centrale européenne (BCE) pour intégrer la croissance. Le MRC pense aussi qu'il faut organiser la mutation de la monnaie unique vers une monnaie commune pour conserver à chaque nation sa souplesse. Nous voulons enfin une réorientation de la construction européenne dans le dialogue avec l'Allemagne, qui n'exclut pas la confrontation. À l'Allemagne, il faut parler franc et franchement.

Si l'on veut sauver l'amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique (Le Monde, 14 juin 2013)

 

Par Hans-Olaf Henkel (Ancien dirigeant d'entreprise. Professeur honoraire à l'université de Mannheim (Allemagne)

Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n'ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J'estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l'euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l'évidence : l'euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l'Allemagne (…).

Le temps est venu de reconnaître que l'euro faillit non seulement à sa vocation économique mais à sa vocation politique. N'était-il pas censé contribuer à l'intégration européenne et à la paix ? Au lieu de cela, les divers plans de sauvetage de l'euro ont obligé l'Allemagne à endosser le rôle de bailleur de fonds, l'autorisant ainsi à sermonner ses débiteurs potentiels, dont la France. Les Français n'aiment pas qu'on leur donne des leçons, et pour cause : avant l'introduction de l'euro, le gouvernement allemand n'avait pas à s'ingérer dans la politique économique de ses voisins. Aujourd'hui, il semble se préoccuper davantage des privatisations grecques, de la dette publique italienne et des réformes françaises du travail que de ses propres problèmes intérieurs. L'Europe méridionale tenait jadis l'Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d'Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection.

Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d'adopter la monnaie unique. L'éventualité d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d'égaliser et d'harmoniser. Avant que l'amitié franco-allemande n'en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !

Traduit de l'anglais par Myriam Dennehy

Hans-Olaf Henkel, ancien dirigeant d'IBM en Allemagne, a présidé le Bundesverband der Deutschen Industrie, l'équivalent allemand de l'organisation patronale française, de 2000 à 2005.

 

 

Rappel : Gaël Brustier craint que la gauche paie la facture du pari sur la fracture - 11 juin 2013 et Gaël Brustier suggère à la gauche d'appliquer la pensée de Gramsci - 17 mars 2013

 

 

Cet article est le 141ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

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Published by Michel SORIN - dans Gauche France
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