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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 23:34

Le syndicalisme FNSEA s’en prend à la grande distribution

 

Les signaux d’alarme - qui existent depuis longtemps (voir L'élevage français inquiète, les éleveurs écrivent au ministre Le Foll - 13 mars 2013 et Les propositions de la Confédération paysanne pour sauver l'élevage - 18 janvier 2013) - sont brandis maintenant par les syndicats majoritaires, liés à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).

Voir les articles (Christian Evon, 19 avril 2013) de L'Avenir Agricole, l'Information Agricole des Pays de la Loire, sous le titre « Des signaux très alarmants » :

Bovins, porcins, volailles et ovins : dans les filières animales, tous les indicateurs sont au rouge. L’augmentation des prix des matières premières et des autres charges plombent les élevages français. Les entreprises d’abattage-transformation enregistrent une baisse de leurs volumes et ne parviennent plus à optimiser leurs outils industriels. Au final, la grande distribution fait pression pour imposer des prix sans cesse plus bas et les filières souffrent d’un déficit de compétitivité flagrant.

Les coopératives françaises, fortes de leur poids économique et de leur ancrage territorial, tirent la sonnette d’alarme. Elles en appellent à la grande distribution et lui demandent de limiter le nombre de références offertes aux consommateurs et de rationaliser les commandes par une simplification du cahier des charges. Coop de France estime que cette double mesure permettrait un retour économique sous la forme d’une baisse de charges comprise entre 3 et 7 % selon les filières.

Dans le secteur laitier et plus largement dans l’ensemble des filières d’élevage, les producteurs sont très remontés contre les pratiques de la grande distribution.

La table ronde sur l’avenir de la filière laitière a accouché d’une souris, symbole d’un dialogue interprofessionnel au point mort. Le gouvernement a nommé un médiateur, dont la mission est de trouver un accord avant la fin du mois.

Le quotidien Ouest-France, dans son édition datée des 13 et 14 avril 2013, rend compte des actions menées par la FNSEA, notamment en Mayenne.

Plusieurs milliers d’éleveurs manifestent

La FNSEA revendique la participation de 15 000 agriculteurs dans 80 départements rassemblés pour soutenir l’élevage. A l’appel de la FNSEA, des JA et des principales organisations d’éleveurs adhérentes à la FNSEA, les producteurs ont déposé leurs cahiers de doléances dans les préfectures (…). L’élevage français est en fait confronté à une série de défis : réussir à répercuter ses coûts de production auprès de la grande distribution, moins dépendre du soja pour l’alimentation des troupeaux, remettre à plat le chantier de la contractualisation et celui de la solidarité entre les filières.

            Les agriculteurs veulent maintenir la pression

Ils veulent une renégociation de la loi de modernisation de l’économie (LME). Environ 150 agriculteurs ont fait le siège, vendredi à Laval, devant la préfecture.

Ce n’était pas, à proprement parler, un coup de colère mais plutôt une opération de communication (…). La reconstitution d’une mini-ferme avec vache, cochon, poule… devant les grilles de la préfecture attestait, une fois de plus, que le décorum avait été soigné… Les élus du département ne s’y étaient pas trompés. Ils sont venus nombreux soutenir le monde paysan. Le ministre Guillaume Garot, Jean Arthuis, les députés Guillaume Chevrollier, Sylvie Pichot et Yanick Favennec, pour ne citer que ceux qui s’étaient déplacés avant la pause déjeuner, ont ainsi pu exprimer leur solidarité devant un auditoire d’environ 150 agriculteurs.

Mais le cœur des problèmes agricoles a été abordé par Philippe Jehan, président de la FDSEA, et le ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot. Pour le premier : «  Trois ans après son application, la loi LME reste insatisfaisante, car elle n’est pas assortie d’obligations de résultats. Il faut, aussi, faire un texte qui ne risque pas de se faire retoquer par l’Europe. Et le syndicaliste d’insister sur « l’importance du pied de facture pour l’agriculteur. Autrement dit, les coûts de revient intégrés dans les prix, lesquels ne doivent pas être négociables » (…).

Pour sa part, Guillaume Garot, sèchement interpellé par un producteur de porcs très remonté, s’est dit « conscient des risques de végétalisation de l’agriculture (céréaliers qui prennent le pas sur les éleveurs) ». Il s’est aussi dit « convaincu de la nécessité de reprendre la loi LME. Et plus particulièrement la disposition sur la volatilité des coûts de production. Ainsi que celle des conditions de vente dans la grande distribution. Le rapport de force devra être différent ».

Guillaume Garot a également précisé le calendrier. « Les prix du porc seront discutés dès lundi, ceux de la volaille le 18 avril. Toutefois, pour ces productions, ce sont les filières dans leur ensemble qui doivent se remettre en question. Il serait trop facile de tout attendre de l’Etat ».

 

Le 18 avril, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, était sur le point d’obtenir un accord. Voir Ouest-France (Hervé Plagnol, 19 avril 2013) : Prix du lait : le forcing de Jean-Marc Ayrault et La France Agricole (20 avril) : Prix du lait : une revalorisation « possible et souhaitable » d’au moins 25 €/1.000 l pour le deuxième trimestre (Premier ministre).

 

En Mayenne, la Coordination rurale dénonce le contrat Lactalis

 

Chevènement Commer 301111 035 TDe son côté, la Coordination rurale  (CR, l'un des syndicats minoritaires) avait mené une action en Mayenne, le 29 mars 2013. Une action de protestation conduite par Olivier Chemin, président 53, dénonçant le contrat proposé par l’industriel Lactalis et bloquant symboliquement le camion de collecte.

 

Voir ces articles de Ouest-France (31 mars 2013) : Saint-Fraimbault-de-Prières (53). Des producteurs de lait bloquent la collecte et de l’Avenir agricole (5 avril 2013) : En Mayenne : contre Lactalis, un blocage en vain.

 

Dans l’article de l’hebdomadaire « Le Courrier de la Mayenne » (Pierre-Alexandre Gouvette, 4 avril 2013), Olivier Chemin dénonce les termes du contrat que lui propose le groupe laitier : absence de prix fixés, clause de sauvegarde inadaptée pour le producteur, obligation de fournir du lait en permanence… « Aujourd’hui, je produis à perte en vendant 1000 litres de lait pour 315 euros. Je souhaite que Lactalis prenne en compte l’augmentation des coûts de production qui ramène le prix aux alentours de 450 euros ».

 

Voir aussi la vidéo du reportage de France 3 sur la ferme d’Olivier Chemin (journal du 19 avril 2013) « La bataille du lait » : Olivier Chemin (CR53), producteur de lait, s'élève contre le géant Lactalis : http://www.youtube.com/watch?v=3yh-yxEjcvw&feature=youtu.be

 

Cet article est le 383ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
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