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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:13

La réalisatrice a présenté son film à Ramallah (Cisjordanie)

 

L’association mayennaise de solidarité pour la Palestine (AFPS 53) a organisé une Conférence et film sur l'histoire de la Palestine - Laval, le 10 octobre. J’y reviendrai.

 

Dans l’immédiat, Jean-Luc Bansard fait savoir que le film Rachel de Simone Bitton est programmé au Cinéville de Laval, dans la semaine du 25 novembre. N’étant pas disponible, il a lancé un appel à candidature pour le remplacer ce soir-là (animation du débat qui suivra la projection).

La réalisatrice Simone Bitton définit son film comme une "enquête cinématographique sur la mort d'une jeune fille, écrasée par un engin militaire dans un pays malade". "Cette jeune fille était américaine, l'engin était un bulldozer israélien, et le pays, c'est la Palestine et Israël, confie la cinéaste. Un lieu dont je ne cesse, film après film, de documenter le malheur et parfois la beauté. Mon enquête est rigoureuse. Comme l'affaire n'a jamais été jugée, je joue un peu le rôle d'un juge d'instruction, je " cuisine " les témoins, je relis les dépositions, j'examine les pièces à conviction, etc. Je détricote une montagne de versions et je laisse la vérité affleurer d'elle-même, sans commentaire. Cette rigueur est essentielle, car elle me permet d'aller plus loin, de transcender le sujet. Au cinéma, le résultat de l'enquête compte moins que le fait même d'enquêter. Il s'agit de filmer et d'observer des lieux, des gens, des objets ; de recueillir des paroles, des gestes et des silences. De faire jaillir l'émotion des matières les plus froides et les plus dures, comme les images d'une caméra de surveillance ou le métal lisse d'une table d'autopsie."
Ce travail d'enquête a duré environ trois ans et a représenté pour la réalisatrice de nombreux allers-retours entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël. Simone Bitton a notamment dû se montrer très opiniâtre avec les services de presse de l'armée israélienne. "Ces militaires sont serviables et efficaces, lorsque vous vous intéressez à quelque chose dont ils veulent parler, mais lorsque vous arrivez avec un sujet qui leur déplaît ils sont très forts pour vous mettre des bâtons dans les roues, confie la cinéaste. Je les ai tellement harcelés que finalement, pour se débarrasser de moi, ils m'ont accordé trente minutes d'entretien avec le Major Avital Leibovitch, qui est la propagandiste en chef de l'armée israélienne pour la presse étrangère."


Présentation de Simone Bitton


Née au Maroc en 1955 dans une famille juive traditionnelle, Simone Bitton a vécu en Israël à partir de l’âge de onze ans, puis elle a suivi des études de cinéma en France où elle s’est installée. Elle aime d’ailleurs dire que l’appartenance à ces trois cultures est une richesse et un privilège (elle a la double nationalité, israélienne et française).


Le site Rue89 a reproduit, récemment, les articles parus sur le blog de la réalisatrice.

Voir Simone Bitton | Rue89

 

Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Proche Moyen Orient.

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