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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 12:38

Rompre avec le déclin industriel de la France

 

Les propositions de Louis Gallois (voir Rapport Gallois : les 22 propositions pour reconquérir la compétitivité - 6 novembre 2012), pour l’essentiel reprises le lendemain dans le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi, annoncé le 6 novembre par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault (voir Le gouvernement s'engage résolument dans le sillage de Louis Gallois - 6 novembre 2012), sont critiquées par une partie de la gauche, notamment celle qui s’affirme à la gauche du PS.

 

Elles ont été approuvées par Jean-Pierre Chevènement et le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC). Voir le communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, publié le 6 novembre 2012 :

 

Le Premier Ministre jette les bases d’une politique industrielle: désormais le redressement productif est plus qu’un slogan habile

 

Le Premier Ministre a rendu public aujourd’hui le Pacte National pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi. Après les mesures de redressement et de justice, le Gouvernement dessine ainsi une voie pour le redressement productif du pays.

La France a un avenir industriel si notre pays s’en donne les moyens. Après des années de déclin marquées par la perte de compétitivité, les destructions d’emplois et d’activités industrielles, la prise en compte des propositions du rapport de Louis Gallois marque une rupture majeure que soutiennent les républicains, attachés à l'avenir et à la souveraineté de la France.

Dans
un cadre européen contraint par la monnaie unique qui rend impossible la dévaluation, les mesures proposées par le gouvernement, dont le crédit d’impôt pour les entreprises de 20M²€, sont utiles à court terme.

A moyen et long termes, la conduite d’une véritable politique industrielle autour de l’innovation, de l’investissement et de la formation est indispensable pour sortir la France de l’impasse.
C’est donc l’ensemble du rapport Gallois qui devra être mis en œuvre
.

 

Lire le communiqué de Jean-Pierre Chevènement sur le rapport Gallois : Le choix du salut public

 

Le rapport Gallois est un constat lucide et courageux de la cote d’alerte atteinte aujourd’hui par l’industrie française. Il est aussi un appel à l’effort collectif, fondé sur un nouveau « pacte social », associant les salariés aux orientations de l’entreprise.

Pour avoir mis en garde depuis 1983, contre les conséquences du choix de la monnaie forte sur l’industrie française, je ne saurais, aujourd’hui, qu’approuver les propositions du rapport Gallois. Voilà bientôt trente ans que je ne cesse d’en appeler à une grande politique industrielle. Dès lors que le choix de la monnaie unique est considéré par le gouvernement comme un choix dans l’état actuel des choses, indépassable, l’idée d’une « dévaluation fiscale » est la seule qui puisse rétablir, autant que faire se peut, la compétitivité de nos industries.

Bien entendu, il faudra veiller à ce que les entreprises investissent dans la production et la recherche les marges ainsi dégagées. Pour le reste, toutes les propositions du rapport Gallois vont dans le bon sens mais ne sauraient produire leurs effets qu’à terme.

Contrairement à ce que croit l’extrême gauche, il n’y a pas d’avenir pour l’industrie française et pour les classes populaires dans une stratégie d’affrontement qui serait contreproductive pour elles et pour la France. La stratégie de coopération de toutes les forces de la production, ce que j’ai appelé « l’alliance des productifs », appuyée sur un compromis social réaliste, est la seule féconde pour le redressement du pays.

Ceux qui ont voté pour le traité de Maastricht en 1992 sont mal placés aujourd’hui pour donner des leçons. Oui, le choix proposé par le rapport Gallois est aujourd’hui celui du salut public ! L’heure est donc à la mobilisation non seulement de la gauche mais de toutes les forces de la France.

 

ATTAC et la Fondation Copernic s’opposent à ce pacte national et disent pourquoi :

 

Pour sortir de la compétitivité – Rapport Attac - Copernic

 

Après avoir annoncé un nécessaire « choc de compétitivité » souhaité par la droite et le MEDEF, le gouvernement souhaite désormais construire un « pacte de compétitivité » sur l’ensemble du quinquennat de François Hollande, inspiré par les mesures préconisées par le rapport Gallois. La rengaine est connue : notre pays souffrirait d’un déficit de compétitivité dû, entre autres, à un coût du travail trop élevé. Qu'en est-il vraiment ?

À travers ce rapport, Attac et la fondation Copernic se penchent sur les difficultés de l'économie française et sur les idées reçues autour de la compétitivité. Pour ses auteurs, la diminution du coût du travail, prônée par le rapport Gallois n'est en rien une solution à la crise, de manière globale, ni à la désindustrialisation en particulier. L'accent mis sur le coût du travail masque l'essentiel, notamment l'envolée des dividendes qui grèvent les investissement de R&D.

Les mesures annoncées par le gouvernement constituent un ralliement aux dogmes libéraux, selon lesquels les salaires et la protection sociale seraient la cause de nos difficultés, les dépenses publiques devraient diminuer, et la TVA anti-sociale serait une solution. Il est pourtant urgent de sortir de cette logique qui créé les conditions d’une concurrence de tous contre tous, d’un état de guerre économique permanent qui appauvrit les populations et détruit les équilibres écologiques.

Ce contre-rapport montre comment la compétitivité, tant vantée, s’avère en fait être une voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice : c’est un autre modèle de développement qu’il faut aujourd’hui promouvoir tant pour des raisons écologiques que pour des raisons sociales. Ce nouveau modèle de développement doit être fondé sur les principes de la coopération, de la rupture avec un consumérisme destructeur, de la réponse aux besoins sociaux, de la réduction des inégalités et de l’ouverture d’une transition écologique.

 

En finir avec la compétitivité (Le Monde, 5 novembre 2012)

Pour en finir avec la compétitivité (rapport Attac/Copernic) - Mediapart, 5 novembre 2012

 

Cet article est le 113ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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