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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 22:04

Député de la gauche (PS, MRC, PRG, EELV) à plein temps…  

 

Le Conseil constitutionnel avait annulé le résultat de l’élection législative de juin 2012 dans les Hauts-de-Seine (92) - voir Hauts-de-Seine (13ème circonscription) : élection législative 9 et 16 déc. - en raison d’une irrégularité dans le scrutin (le député réélu avait choisi un suppléant qui était déjà remplaçant d’un sénateur).

Une nouvelle élection est organisée les 9 et 16 décembre, offrant une deuxième chance au challenger, Julien Landfried, qui était totalement inconnu dans cette circonscription avant le scrutin de juin et, grâce à une très bonne campagne, avait bien failli devancer l’ancien ministre et actuel président du Conseil général le plus puissant de France, député de cette circonscription depuis près de 30 ans (191 voix d’écart le 17 juin 2012).  

Université d'été MRC 2011 004 TJulien a raison de croire en ses chances car il est le candidat, dès le 1er tour, de l’ensemble de la gauche formant la majorité parlementaire (socialistes, républicains, radicaux et écologistes) et il est très présent sur le terrain. Voir landfried2012.fr et Ma profession de foi de premier tour.

 

Voici deux articles de presse qui montrent bien la difficulté d’établir un pronostic.

Dans les Hauts-de-Seine, la crise de l’UMP peut malmener Devedjian (BFMTV, 7 décembre 2012)

Les législatives partielles, balles dans le pied de l'UMP ? (Nouvel Observateur, 7 décembre 2012)

Hauts-de-Seine : Devedjian en danger

Il ne s'attendait pas à avoir un adversaire aussi coriace. Patrick Devedjian n'arrive pas à se débarrasser de Julien Landfried (ci-contre), le candidat chevènementiste, qui a le soutien du PS et d'EELV. En juin dernier, l'ancien ministre donné largement favori l'avait finalement emporté d'une courte tête. 191 voix d'écart et le sentiment d'avoir frôlé la correctionnelle. "Il y avait l'effet vague rose, je ne m'attends pas à une joute aussi serrée cette fois-ci", explique l'ancien ministre de Sarkozy au "Nouvel Obs". "Les gens ne voient pas se dessiner une ligne politique avec le gouvernement en place", estime Devedjian, qui espère faire de cette élection un test national.

Serait-ce pour oublier ses difficultés locales ? Son adversaire, Julien Landfried, a plusieurs raisons d'espérer. D'abord les conditions de l'annulation du scrutin. Devedjian avait pris comme suppléant le maire d'une importante commune de la 13e circonscription, qui était déjà suppléant au Sénat. Un "cumul" de fonction interdit. "C'est moi qui ait obtenu l'annulation. Les électeurs ont compris que j'étais un opposant opiniâtre, ça a renforcé ma légitimité et ça a crédibilisé ma candidature", affirme Landfried.

Deuxième faille dans la candidature Devedjian : son faible taux de présence à l'Assemblée nationale. Landfried en a fait un argument de campagne. "C'est normal, pendant 1 an et demi, j'ai été secrétaire général de l'UMP, puis j'ai été ministre", se justifie-t-il. "Et alors ?", s'interroge Landfried. "Les gens veulent un député à temps plein. La vérité, c'est qu'il se concentre sur son poste de président du Conseil général et ne met jamais les pieds à l'Assemblée." Pour se démarquer, le chevènementiste mise sur un programme local, en mettant la priorité sur l'éducation, sur la lutte contre le chômage avec les emplois d'avenir, et sur le problème récurrent de la ligne B du RER, qui irrigue la circonscription.

Dernière raison d'espérer pour lui, la situation chaotique à l'UMP. "Il y a un agacement de l'électorat sur nos querelles internes", concède Devedjian lui-même. Mais celui qui a soutenu Fillon enchaîne : "Ils ne m'en rendent pas responsable." Devedjian craint une démobilisation de ses électeurs encore plus importante que d'habitude, les législatives partielles enregistrant souvent un taux de participation assez faible. Une inquiétude partagée par le camp d'en face. "Mon adversaire, c'est plus l'abstention que Devedjian", lâche Landfried.

 

Cet article est le 53ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

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Published by Michel SORIN - dans République Parlement
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