Un parcours original raconté avec talent et précision
La soirée, organisée par l’ONG féminine Inner Wheel, s’est déroulée comme la présidente, Nelly Hamon, l’avait annoncé (voir Soirée organisée à Laval par l'association Inner Wheel avec Lise Tatin - 25 mai 2013)
Nous avons fait le choix de recevoir Lise Tatin, mardi 28 mai, dans le magnifique cadre de la chapelle du lycée Ambroise-Paré, pour ce qu’elle représente, une femme hors du commun. Cette narratrice née viendra nous parler de sa vie de jeune provinciale arrivant à Paris, de sa rencontre avec Robert Tatin, de son rôle de femme auprès de l’artiste et de la création du musée Robert-Tatin.
Après le mot d’accueil de la présidente, Marie-Hélène Dubois présentait Lise Tatin et orientait, par ses questions, le contenu de son intervention. Le public était venu nombreux dans cette magnifique salle qui était, historiquement, la chapelle du lycée Ambroise Paré.
Lise a captivé son auditoire en parlant d’abord de son enfance dans une grande famille paysanne de Haute-Saône.
Ce qu’elle a dit n’étant pas public, je me limite à écrire ceci.
Lise a bien fait ressortir son besoin de liberté dans une famille joyeuse mais rigide (son père), qui ne comprenait pas ses aspirations.
A vingt ans, avec la complicité de son frère, elle est partie dans la région parisienne. Elle était attirée par l’art, voulait être chanteuse, mais les circonstances l’ont amenée à rencontrer Tatin à la sortie d’une exposition.
Hasard ? Pas tout à fait car elle voulait aller vers l’art et il souhaitait qu’elle s’intéresse à son activité de peintre. Il avait besoin de Lise, de sa jeunesse et de son énergie et, pour elle, c’était le moyen de vivre son rêve de liberté et de pratique de l’art.
Elle fut un parfait ouvrier, qui assurait aussi la gestion de la maison et était de plus en plus seule sur le chantier car, à la fin de sa vie, Robert était fatigué et avait besoin de peindre pour s’assurer d’un revenu. L’un ne pouvait se passer de l’autre. C’était une véritable symbiose.
Ce n’est pas facile d’être la femme d’un artiste. Quand il ne crée pas, c’est un enfant fragile et quand il crée, c’est l’enfer mais c’est extraordinaire. Elle en ressort enchantée de sa vie, cela lui a donné une force extraordinaire face aux aléas de la vie. Son plaisir, c’était d’aider l’artiste. C’était une forme de dévouement sans limites et sans en attendre de résultats.
Lise se définit comme une révoltée en permanence qui a besoin de s’exprimer librement, qui voulait à ses côtés quelqu’un qui la surprenne tous les jours…
Nom : Henriot, épouse Tatin
Prénom : Elisabeth (Lise, pour beaucoup, Liseron pour Robert Tatin)
Née le 15 octobre 1939 à Champlitte (70600) ; 4ème d’une famille de 5 enfants
Jusqu’à 20 ans, Lise travaille à la ferme de ses parents
Départ pour Paris en février 1960
Rencontre de Robert Tatin en décembre 1961
Mariage le 11 mai 1962 à Vence (06140)
Arrivée à la Frénouse (Cossé-le-Vivien 53230) le 26 mai 1962
Décès de Robert Tatin le 16 décembre 1983
Départ de la maison de la Frénouse le 31 décembre 1987
Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Culture langue medias histoire