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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:13

Vingt-deux mesures pour créer un choc de confiance

 

C’était attendu. Louis Gallois a remis son rapport ce 5 novembre au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault. Document intitulé « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française ».

Voir la vidéo publiée sur le site du quotidien Le Monde ce 5 novembre :

Compétitivité : Louis Gallois prône "un choc de confiance" et appelle au "patriotisme"

 

Plan du document (voir Libération, 5 novembre : Rapport Gallois : toutes les propositions)

 

1re PARTIE – LA COTE D’ALERTE EST ATTEINTE

 

1. Un véritable décrochage

2. Un cercle vicieux prix/hors prix bien identifié

3. Des causes structurelles   

a. Le premier bloc de handicaps concerne la recherche, l’innovation et la formation, mal articulées avec l’industrie

b. Le deuxième bloc concerne des flux de financement insuffisamment orientés vers le tissu industriel

c. Le troisième bloc de handicaps porte sur la faiblesse de la structuration et de la solidarité industrielles

d. Enfin, le dialogue social est insuffisamment productif. Le marché du travail fonctionne mal.

4. Le redressement est possible : la France a des atouts forts qu’elle doit valoriser

 

2e PARTIE – UNE AMBITION INDUSTRIELLE : LA MONTÉE EN GAMME

 

1. La priorité à l’investissement : un choc de confiance

a. Assurer un environnement favorable à l’investissement en France : reconnaissance, stabilité, visibilité

b. Le choc de compétitivité : un choc de confiance

2. Le coût de l’énergie : un atout à préserver

3. La montée en gamme : de l’innovation à l’exportation

 

3e PARTIE – LA STRUCTURATION ET LA SOLIDARITÉ DU TISSU INDUSTRIEL : FAIRE TRAVAILLER LES ACTEURS ENSEMBLE

 

1. Faire croître le nombre d’ETI

2. Renforcer la solidarité des filières industrielles

3. Développer les solidarités territoriales

 

4e PARTIE – LES LEVIERS DE LA POLITIQUE INDUSTRIELLE

 

1. Une formation répondant aux besoins de l’industrie

a. La formation initiale : rapprocher le système éducatif et les entreprises

b. La formation continue : développer les formations qualifiantes et diplômantes

2. Un financement dynamique pour l’industrie

3. Le Commissariat Général à l’Investissement : l’instrument de l’État au service de la préparation de l’avenir

 

5e PARTIE – POUR UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE EUROPÉENNE

 

1. Une stratégie industrielle européenne trop générale et lacunaire

2. La politique de recherche – les grands programmes au service de l’innovation et de l’ambition européennes

3. La politique de la concurrence au service de la compétitivité

4. La politique commerciale extérieure au service de « l’ouverture équitable »

5. La politique monétaire extérieure au service de la croissance

 

6e PARTIE – POUR UN NOUVEAU PACTE SOCIAL

 

1. La concertation sur le financement de la protection sociale

2. La négociation sur les Institutions Représentatives du Personnel (IRP)

3. La négociation sur la sécurisation de l’emploi

4. Un Pacte Social

 

CONCLUSION

PRINCIPALES PROPOSITIONS DU RAPPORT

ANNEXES

 

Pour en savoir plus sur l’auteur du rapport, voir JOLpress, 5 novembre 2012 :

Louis Gallois, un grand patron iconoclaste

 

Louis Gallois est né en 1944 à Montauban. Lors de son passage à l’ENA (promotion Charles de Gaulle, 1970-72), il adhère à la CFDT, qui vient de créer une section au sein de l’école, et s’encarte au PS avec l’un de ses plus vieux amis, Jérôme Clément, ancien patron de la chaîne Arte. Diplômé d’HEC, il commence alors sa carrière comme haut fonctionnaire, en intégrant en 1972 la direction du Trésor, sous le regard bienveillant de Pierre Bérégovoy et Pierre Joxe.

En 1981, il devient le directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche et de la technologie. Il sera ensuite nommé directeur général de l’Industrie au ministère de l’Industrie, puis chargé de mission au ministère de l’Économie, des finances et de la privatisation.

Directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement au ministère de la Défense, en 1988, c’est ce poste qui le conduira à travailler dans le secteur aéronautique en devenant PDG de la SNECMA (motoriste aéronautique et spatial de premier rang) puis de l’Aérospatiale en 1992. Il quittera l’entreprise juste avant la fusion avec Dassault Aviation.

En 1996, il remplace Loïk Le Floch-Prigent à la tête de la SNCF, puis devient co-président d’EADS et président d’Airbus en 2006. Louis Gallois sera président du groupe EADS en 2007. Lorsqu’il quitte le groupe en mai dernier, il peut se féliciter des très bons chiffres du groupe : plus de 1400 commande dans l’année, un carnet de commande de 540 milliards d’euros et du cash à hauteur de près de 11 milliards d’euros.

Le 10 octobre 2011, il fonde La Fabrique de l'Industrie, un laboratoire d'idées, destiné à ouvrir et stimuler la réflexion sur les enjeux et les perspectives de l'industrie. Il est également président de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), une fédération française d'organismes et d'associations proposant aux personnes en situation de grave détresse sociale un accueil, un hébergement et une aide à la réinsertion sociale.

Des qualités remarquées et appréciées

Ses anciens collaborateurs parlent d’un homme très attaché au patriotisme économique « Pour lui, l'aéronautique est une industrie de souveraineté, il considère cela comme une donnée de base », a confié à Challenges l’un d’entre eux. Passionné mais aussi homme de terrain, il a toujours voulu épargner au mieux les salariés lors des plans sociaux ou des restructurations des entreprises qu’il a dirigées.

Entré à la SNCF dans un contexte social extrêmement tendu, il s’est révélé être un expert en dialogue social, apprécié et respecté des cheminots. Lorsqu’il quitte l’entreprise en 2006 pour rejoindre le groupe EADS, ses qualités de dirigeant ont été publiquement et unanimement saluées par les syndicats. Son passage à la tête du groupe aéronautique a confirmé ces qualités : 

« C'est un patron qui défend les intérêts de l'État et des actionnaires, et il ne s'en cache pas. Mais, à la différence de Noël Forgeard (ancien patron d’EADS, ndlr), il tient à ce que les organisations syndicales soient informées en priorité », confiait à la mi-octobre Xavier Petrachi, délégué syndical CGT à Airbus, à l’Expansion.

En outre, lorsqu’il prend la direction du groupe, il refuse un salaire supérieur à 180 000 euros par anNoël Forgeard touchait un salaire de 2,33 millions d’euros. Or les statuts d’EADS prévoient que les salaires versés aux deux co-présidents soient identiques. Louis Gallois a alors proposé que la différence entre son salaire et celui de son homologue allemand Thomas Enders, soit reversé à des associations humanitaires.

Rappel : Soirée-débat avec Louis Gallois le 15 octobre 1987 à Saint-Berthevin - 4 novembre 2012 et  Débat sur l'industrie avec Louis Gallois à Saint-Berthevin (53) - 15 oct.1987 - 5 novembre 2012 

 Cet article est le 26ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

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