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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 18:05

Les syndicats préparent d’autres initiatives dans l’unité

 

Plus de 10 000 personnes à défiler à Laval en cette matinée du 7 septembre, ce n’est pas fréquent. Cela rappelle 1968 ou 1973. Avec de nombreux salariés d’entreprises lavalloises, de jeunes, beaucoup de femmes. C’est normal, celles-ci sont les plus concernées par les mesures de régression sociale contenues dans le projet de loi sur les retraites. Tous les syndicats étaient là, contrairement au 24 juin.  Manif-retraites-Laval-70910-069.jpg

 

Voir Retraites : le débat expliqué aux nuls et aux jeunes  insouciants (Pascal Riché, Rue89, 6 septembre) et Retraites : ce qui va changer concrètement pour vous(François Krug, Eco89, 7 septembre).  

 

Dans l’ouest : Retraites. La grève fortement suivie (Ouest-France, 7 septembre)

La journée d'action contre la réforme des retraites bat son plein. Avant les grandes manifestations de Paris et Marseille, les chiffres nationaux de grévistes sont en augmentation par rapport au 24 juin dernier. Dans l'Ouest, les premiers cortèges démontrent une très forte mobilisation.

 

 

Au niveau national, la participation dépasse deux millions de personnes, malgré des conditions météorologiques défavorables dans certaines régions. « Beaucoup plus de monde que le 24 juin » pour les retraites (Rue89, 7 septembre)

Les syndicats crient victoire : selon la CFDT, 2,5 millions de personnes ont manifesté ce mardi contre la réforme. Interrogé ce matin sur LCI par Christophe Barbier (L'Express) sur une éventuelle reconduite du mouvement, Jean-Claude Mailly (FO) s'est dit prêt à « d'autres initiatives » si le défilé de ce mardi dépasse les 2 millions de manifestants, objectif des syndicats. Le secrétaire général de FO, syndicat qui a rejoint l'intersyndicale mais qui demande le retrait pur et simple du texte, au contraire de la CGT et de la CFDT, appelle à « l'unité d'action ».  

 

Lu dans la presse (articles de fond)   

 

Retraites: les chiffres font débat  (Nouvel Observateur, 6 septembre)

Taux de cotisation, espérance de vie, âge effectif de départ… les données chiffrées sont au coeur du débat sur les retraites. Encore faut-il les manier avec discernement et éviter les pièges. Les explications de David Larousserie (Sciences et Avenir).

L’Assemblée nationale débat à partir de mardi 7 septembre du projet de loi sur les retraites. Les grandes lignes de la réforme sont désormais connues : report progressif de l’âge légal de 60 à 62 ans jusqu’en 2018, report de l’âge dit du taux plein de 65 à 67 ans. Les mesures proposées, qui font reposer le sauvetage du système actuel sur des arguments essentiellement démographiques, n’ont pas manqué de susciter des critiques politiques et syndicales mettant en avant des arguments plus économiques. Dans ce débat, chiffres et statistiques valsent à tout-va : milliards d’euros de déficit (ou besoin de financement), espérance de vie, taux de chômage… Au point de parfois brouiller les pistes. Nous avons donc souhaité donner des éléments de compréhension en nous interrogeant sur l’origine de ces données et sur la façon dont elles sont calculées, présentées ou utilisées. Pour nous apercevoir que la plupart elles émanent d’une source unique, le Conseil d’orientation des retraites (COR), qui, depuis dix ans, est chargé d’éclairer les différents acteurs sur l’avenir du système français. Les résultats de cet organisme indépendant sont rarement contestés. Mais les chiffres ne sont jamais neutres. Tout est question de présentation, de non-dits, d’imprécisions, d’hypothèses… Plongée dans les modèles de prospective, pour appréhender autrement les chiffres et les statistiques.

Edito septembre 2010, Alternatives Economiques - Occasion manquée (Philippe Frémeaux)

 

Le Parlement examine ce mois-ci la réforme des retraites. Réforme ? Le mot est fort s'agissant d'une loi qui, pour l'essentiel, se contente de modifier deux paramètres - l'âge minimal de départ, repoussé à 62 ans, et l'âge de la retraite à taux plein quelle que soit la durée de cotisation, reporté à 67 ans. Le but avoué est de faire rapidement quelques milliards d'économies, le report de l'âge légal devant réduire, dès 2011, le nombre de départs à la retraite, et donc le coût des pensions.

 

Combinée à l'exigence d'une durée de cotisation de 41 ans, cette réforme va faire du système français un des plus durs d'Europe et accentuer les inégalités entre retraités, au détriment des plus fragiles. Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il entendait éviter toute diminution des pensions. Ces mesures auront l'effet inverse. Compte tenu du niveau du chômage, une majorité de personnes sont aujourd'hui hors emploi quand vient l'heure de liquider leurs droits à la retraite. Le report de l'âge légal les fera dépendre plus longtemps des maigres revenus de remplacement qu'elles touchent actuellement, bien inférieurs à leur future pension.

Au-delà, la majorité des salariés encore en emploi n'a aujourd'hui qu'une envie: partir dès que possible, sans trop réfléchir au montant de sa future pension. Aussi, personne ou presque, parmi les personnes ayant une carrière incomplète, ne travaillera jusqu'à 67 ans - en admettant qu'un employeur désire les conserver jusqu'à cet âge. Résultat: les pensions de ces personnes, en majorité des femmes, vont subir une importante décote. Enfin, que dire d'un report de l'âge légal qui ne s'accompagne d'aucune véritable mesure en faveur de ceux qui, en raison des contraintes subies au cours de leur vie active, ont une moindre espérance de vie?  

 

Au final, le gouvernement a choisi de procéder à un rafistolage comptable, dicté par la nécessité de démontrer aux marchés financiers sa volonté de réduire les déficits. C'est une occasion manquée de mettre en chantier une vraie réforme de fond, qui rende le système français de retraite à la fois plus lisible, plus pérenne et plus juste.  

Pour y parvenir, il aurait fallu commencer par ne pas fermer la porte d'emblée à toute augmentation des ressources des régimes. La hausse des prélèvements doit certes être maniée avec précaution, car d'autres besoins collectifs vont croître (éducation, santé, environnement…). Mais la France pourrait néanmoins consacrer un à deux points de PIB en plus à assurer une vie décente à tous ses retraités.  

 

La seconde exigence aurait été d'agir sérieusement pour que l'allongement des durées de carrière, justifié par l'augmentation de l'espérance de vie moyenne, ne pénalise pas les plus fragiles: en accordant des avantages concrets à tous ceux qui ont subi des conditions de travail pénibles; en agissant résolument pour améliorer ces conditions pour l'avenir; en aménageant les fins de carrière afin de rendre plus acceptable pour le plus grand nombre une poursuite d'activité; en mettant en oeuvre des mesures incitatives qui respectent la liberté de chacun, sans pénalités excessives, et conditionnées à une réelle amélioration de la situation de l'emploi.  

 

Cet article est le 31ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

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