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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 22:12

Pour une République indépendante des intérêts financiers

 

Notre République française ne se protège pas contre les crises venues d’ailleurs, car nos représentants ont signé le traité de Lisbonne qui interdit toute protection (article 63, clause extérieure, issu des directives Lamy-Delors de 1988). C’est ainsi que la crise américaine dite des subprimes a pu contaminer les bilans des banques européennes, lesquelles n’ont été sauvées du dépôt de bilan que par le renflouement massif d’argent public, en 2008.

 

Notre République française est sous la dépendance du double credo ultralibéral destructeur (« la concurrence libre et non faussée » et le libre-échange intégral) imposé par les institutions européennes, lesquelles ont été inexistantes face à la crise financière.

 

Notre République française n’a pas pris l’initiative de revoir les textes de lois concernant la régulation financière, préférant attendre des décisions, au niveau européen. Pendant ce temps, le Parlement des USA a voté un texte de loi réformant en profondeur des lois qui dataient des années 1930.

 

Notre République française a vu, en 2007, l’élection d’un président dont les premières initiatives ont consisté à montrer ses liens avec les plus fortunés de nos compatriotes, mettant ainsi en évidence ses choix personnels de proximité avec ceux qui sont déjà les grands bénéficiaires d’un capitalisme financier mondialisé qui a réussi depuis trente ans à renforcer la suprématie des détenteurs de capitaux sur les intérêts du monde du travail.

 

Notre République française, à l’initiative de son hyper président depuis 2007, a décidé de créer un bouclier fiscal visant à diminuer la contribution fiscale des plus favorisés. C’est ainsi que la plus belle fortune de France, celle de Madame Liliane Bettencourt, s’est vu attribuer une somme de 30 millions d’euros, selon les informations diffusées par la presse.

 

Notre République française ne sait plus à quel saint se vouer à partir du moment où les détenteurs du pouvoir d’Etat mélangent intérêts privés et publics, favorisant ouvertement les intérêts privés dans tous les secteurs de la vie sociale, notamment la santé et la sécurité sociale.

 

Notre République française est bien malheureuse de constater à quel point les ministres pratiquent la confusion des genres sans se préoccuper des conflits d’intérêts, utilisant leurs fonctions sans discernement et précaution pour servir leurs intérêts privés et financer leurs campagnes électorales selon des moyens qui, pour le moins, n’entrent pas dans l’esprit des lois.

 

Notre République française s’émeut devant les accusations infondées et sans rapport avec les faits - « méthodes fascistes » ! - lancées à la presse qui cherche à faire apparaître la vérité dans l’affaire Woerth-Bettencourt. Faut-il rappeler l’importance d’une presse libre et sans complaisance dans une démocratie où les citoyens doivent exercer leur autonomie politique, la fonction de la presse étant de leur donner les moyens d’exercer leur jugement ?

 

Notre République française n’en est pas revenue quand elle a entendu, le 12 juillet, le président affirmer qu’il n’est pas un homme d’argent, ce qui ne l’a pas empêché de lancer un vibrant plaidoyer pour l’argent, confirmant ainsi son souci de protéger ses détenteurs, qui font la pluie et le beau temps sous le régime du capitalisme financier.

 

G-rard-Beillard-et-Michel-Sorin-balcon-29-04-09-010.jpg C’est pourquoi nous voulons que soient clarifiées les relations entre les responsables politiques et les intérêts financiers, afin de « rendre irréprochable » notre République, prenant au mot le chef de l’Etat.

Ce faisant, nous éviterons les dérives populistes qui risquent de se manifester.

 

Le peuple français, c’est-à-dire, nous, citoyennes et citoyens, devons prendre nos responsabilités dans le contrôle de la façon dont nos représentants exercent le pouvoir.

L’indépendance de la presse et de la justice est indispensable pour garantir les droits politiques des citoyens. Il est de notre devoir d’agir avec fermeté et conviction pour garantir cette indépendance, quand elle est menacée, ce qui est le cas.

En tant que citoyens, jouons notre rôle en faveur de la démocratie et de la République ! Mobilisons-nous en signant ce texte et en rejoignant CIVIQ

 

Michel Sorin,

Président de l’association CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne)

 

Cet article est le 11ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ

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