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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 23:22

La gauche refuse de lancer le débat politique sur la crise

 

Michel SorinLa crise financière et les politiques d’austérité sous pression allemande n’ont pas fini de produire des effets négatifs sur la croissance économique. Les écarts de taux d’emprunts par les Etats sont si différents au sein de l’Union européenne (6 à 7% pour certains - 2,8 à 3% pour d’autres) que l’éclatement de la zone euro est prévisible.

Dans ce contexte de crise grave, le PS semble s’aligner sur le directeur du Fonds Monétaire International qui, lui-même, colle aux positions fédéralistes allemandes, préconisant une autorité centrale européenne indépendante, totalement déconnectée de la réalité.

 

En fait, ce qui se prépare est la mise en œuvre des idées de Schaüble, le ministre allemand des finances, qui milite depuis longtemps pour le « noyau dur » européen (une zone euro restreinte aux pays du nord de l’Europe, sous domination allemande).

 

Comment ne pas voir que cela conduit à la radicalisation de la droite, sous la pression d’une extrême droite avenante, et à l’impuissance de la gauche, coupée du peuple ?

 

C’est déprimant de constater que les socialistes ne parviennent pas à se démarquer du système financier, pourtant à l’origine de la crise. Comment ne voient-ils pas qu’il faut changer les règles du jeu au niveau européen et opter pour une politique de croissance qui permette aux pays périphériques (Grèce, Irlande, Portugal…) de sortir la tête de l’eau et de rester dans la zone euro ?

 

Faut-il compter sur Montebourg ou Fabius, qui se démarquent sur certains points politiques importants, ou sur Royal, qui se lance dans la compétition des primaires en tressant des lauriers à celui qui devrait être son principal adversaire ? Tant qu’ils restent sous l’emprise idéologique de Strauss-Kahn, il ne faut rien attendre d’eux.

 

Un point positif : Mélenchon reconnaît qu’il s’est trompé en prônant le fédéralisme européen, porteur de libéralisme. Mais son parti et ceux qui se définissent à la gauche de la gauche ne partagent pas cette analyse lucide.

 

La France est riche (les avoirs français à l’étranger ne cessent d’augmenter - 1160 milliards d’euros aux dernières nouvelles) mais les pouvoirs publics et les contribuables s’appauvrissent. La situation est très grave.

 

L’accord européen pour renflouer les banques irlandaises (voir Irlande : l'Union européenne au secours des banques, pas des peuples - 22 novembre 2010) a coûté 10 milliards d’euros aux contribuables français - 85 milliards en tout, sans que l’Irlande consente à relever sa fiscalité sur les entreprises (il est scandaleusement bas - 12,5%).

 

C’est le système capitaliste actuel, sous l’influence de l’idéologie néolibérale, qui est en question. Il ne sera remis en cause que par une puissante offensive du peuple et de la jeunesse. Mais celle-ci tarde à prendre conscience de la réalité, car la société est sous l’emprise d’un marketing européen trompeur.

 

Jeunes, réveillez-vous ! Votre opposition à la contre-réforme des retraites est un bon début.

Organisations politiques, syndicales et associatives, représentatives du peuple français, préparez-vous à une crise grave et durable, d’une ampleur exceptionnelle.

 

La démocratie n’est pas une affaire de bons sentiments. C’est une question de volonté et de rapport de forces dans la société.

 

Contester Sarkozy (c’est aussi le cas d’une partie de la droite) peut conduire à son remplacement par Strauss-Kahn, mais si c’est pour le maintien, à quelques nuances près, de la même politique d’austérité pour le peuple, il est clair que ce n’est pas la solution.

 

Ceux qui ont accepté la réunification de l’Allemagne en ligotant la France à un euro qui n’est rien d’autre qu’un mark bis ne sont pas capables de proposer une autre politique pour l’Europe.

 

Ceux qui ont désapprouvé le tournant libéral des années 1980 sont mieux placés pour réorienter le système dans les sens des attentes populaires (voir Chevènement et le MRC analysent leur action depuis les années 1960 - 2 décembre 2010).

 

Michel Sorin

Cet article est le 32ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53

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commentaires

B
<br /> <br /> Très bon article .<br /> <br /> <br /> <br />
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