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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:21

Peu de femmes et vrai problème de renouvellement

 

L’Association des producteurs de lait indépendants (APLI) est née de la crise laitière de 2009. Elle a beaucoup critiqué les responsables professionnels agricoles qui cumulent les mandats au nom de diverses organisations et qui restent trop longtemps à leur poste.

 

En donnant la parole à une femme, responsable de l’APLI des Côtes-d’Armor, critiquant les hommes de la FDSEA de son département (voir L'APLI Bretagne cible les syndicalistes (FDSEA 22) qui font le dos rond - 3 janvier 2013), j’ai fait le rapprochement avec cet article de L'AVENIR AGRICOLE, daté du 31 août 2012, qui reprenait les conclusions de l’étude réalisée par une étudiante, sur le thème de l’engagement des agriculteurs (propos recueillis par Antoine Humeau).

 

Morgane Simon, 23 ans, est étudiante en 5ème année de formation d’ingénieur agricole à l’Ecole supérieure d'agriculture d’Angers. Elle a réalisé un travail de recherche sociologique sur l’engagement des agriculteurs, dans le cadre d’un stage de trois mois en vue d’un récent colloque sur les élites rurales.

 

« L’engagement des agriculteurs se fait presque toujours par cooptation »

 

Quel est le profil type des agriculteurs qui s’engagent dans la vie politique, syndicale, etc. ?

Des 50 personnes interrogées, l’agriculteur type a en moyenne 53 ans, beaucoup d’enfants (3,1) et une exploitation de taille supérieure à la moyenne départementale, le plus souvent de type sociétaire. Ils sont majoritairement titulaires d’un BTS, et ils se forment tout au long de leur vie. Ils ont une certaine culture de l’engagement, la majorité d’entre eux ont des parents qui s’engageaient déjà. Il y a une évidente reproduction sociale, et un problème de renouvellement des élites.

 

Comment s’engage-t-on ?

Quasi systématiquement par cooptation. Ils sont invités par des élus sortants à entrer dans le conseil d’administration (CA). Il est rare qu’un agriculteur le fasse sans avoir été sollicité. Il y a une certaine retenue à le faire spontanément. Le milieu des responsabilités agricoles reste très machiste bien que les femmes aient réussi à s’imposer en tant que chef d’exploitation. L’engagement commence très tôt : certains ont été délégués de classe et ont pris des responsabilités au MRJC. Parfois, des crises telles que l’ESB servent de déclencheur pour franchir le pas.

 

Pourquoi s’engagent-ils ?

Pour aider l’autre, faire avancer les projets, faire bouger les choses. Ils se voient « responsables » et « engagés », mais n’aiment pas les termes de « leader » et « dirigeant ». Ils ne se considèrent pas comme des « élites ». L’engagement provoque aussi souvent des tensions entre la vie familiale, professionnelle et les responsabilités extérieures.

 

Et ils cumulent les mandats ?

Ils ont environ chacun 3,6 mandats. Beaucoup disent ne pas avoir le choix car personne d’autre ne veut s’engager. Mais c’est plus ouvert qu’avant, les agriculteurs sont de mieux en mieux formés. Le fossé entre les dirigeants salariés d’une coop et les élus agriculteurs du CA est en train de se combler.

 

Sur ce même thème, lire l’ouvrage « Les sillons de l'engagement : jeunes agriculteurs et action collective » de François Purseigle - qui a aussi écrit « Crise du lait : je te survivrai ».

 

Cet article est le 364ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
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