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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:22

Le MRC, boussole républicaine pour la gauche et pour la France

 

Entre le 19 novembre et le 8 décembre 2012, les adhérents du MRC sont invités à voter sur les textes qui leur sont transmis par les responsables nationaux du Mouvement, en vue du congrès qui aura lieu à Paris les 15 et 16 décembre 2012.

L’essentiel est le projet de motion d’orientation, amendable, présenté par le Conseil national, intitulé « Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France ».

 

Voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France et Congrès de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen : les textes

 

Voici l’introduction du projet de motion d’orientation (pour les deux ans à venir).

 

La France, avec son modèle républicain né de la Révolution de 1789, traverse une crise nationale de longue durée, amplifiée par le déferlement de la crise financière qui a commencé voici cinq ans aux États-Unis. La République et son corollaire, la souveraineté du peuple, font face à une rude adversité.

Depuis la fin des années 70, la finance mondialisée a peu à peu ruiné les bases du contrat social. En Europe, la déréglementation mise en oeuvre à partir de l’Acte unique en 1985 et particuliè­rement la libéralisation des mouvements de capitaux depuis 1990, la création de la monnaie unique en 1992, un libre-échangisme érigé en dogme par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) institué en 1994, ont précarisé le travail et favorisé les délocalisations et l’érosion industrielles. Un chômage de masse (10 % de la po­pulation active), frappant particulièrement la jeunesse, s’est installé durablement.

Les vieilles nations, et avec elles, la démocratie, ont été mises en congé au profit d’une Europe technocratique, à la fois libérale par son esprit et tracassière par ses méthodes.

Le lien qui unissait hier les citoyens et l’État républicain s’est peu à peu défait, au point de mettre en péril le système de représentation politique des dé­mocraties européennes.

Les mouvements populaires qui battent le pavé à Athènes ou à Madrid en sont les signes les plus manifestes, mais le délitement de l’esprit public est le plus préoccupant. A mesure que des décisions visant à satisfaire aux exigences du capitalisme financier, au détriment du pouvoir d’achat des salariés, de la protection sociale et des services publics, sont prises par les dirigeants euro­péens, le fossé se creuse avec les citoyens dont ils ont reçu mandat.

En France, la séquence électorale du printemps dernier offre elle aussi des ensei­gnements qu’il convient de ne pas minimiser. Après cinq années d’outrances au plus haut niveau de l’État, et malgré le désir évident de changement, la moitié des citoyens ont apporté leurs suffrages aux extrêmes ou se sont abstenus.

Si elle permet d’offrir des perspectives nouvelles, la belle victoire de François Hollande, à laquelle le MRC a apporté les yeux ouverts son soutien et sa contribution, a été célébrée dans la sobriété et la « normalité » à laquelle le candidat avait lui-même appelé. Le temps est à la retenue, dans un contexte de crise majeure et d’incerti­tudes tenaces.

François Hollande a été élu président de la République et a obtenu une majorité parlementaire aux législatives. Pour autant l’enjeu politique est iden­tifié : le 6 mai une majorité s’est constituée sans que la gauche ne soit majoritaire dans les urnes.

Pourtant, la victoire place la gauche devant d’immenses responsa­bilités pour réussir à redresser la France et réorienter la construction européenne. Dans un mandat de cinq ans, les décisions essentielles doivent intervenir mainte­nant. Le pays attend des choix courageux. Plus que jamais l’État est garant du long terme.  

Dans le système international, la zone euro est devenue le maillon faible. Non seu­lement les décisions prises jusqu’ici par les dirigeants européens ne sont pas à la hauteur, mais elles aggravent souvent le mal qu’elles prétendent combattre. L’en­semble de la zone euro, en dehors de l’Allemagne, est entré en récession. La situa­tion au sud devient particulièrement critique : la moitié de la jeunesse grecque et espagnole est au chômage, les politiques d’austérité – qui enracinent leur justifica­tion dans la prétendue « crise de la dette » – aggravent la récession.

La crise finan­cière, devenue économique et sociale, menace de se muer en une crise politique mettant en cause la démocratie elle-même, si les décisions nécessaires ne sont pas prises pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle s’est égarée notamment depuis la création d’une monnaie unique, dont les règles transposées du mark allemand, ne peuvent convenir à dix-sept économies fortement hétérogènes.

Mais l’Europe n’est pas seulement fragilisée par ses propres faiblesses, notam­ment monétaires.

D’une part, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est peu à peu déplacé vers l’Océan Pacifique avec l’installation d’une bipolarité États- Unis - Chine qui fonctionne sur une entente tacite. La Chine finance une grande part de l’endettement américain, grâce auquel elle écoule une part croissante de sa production.

D’autre part, l’évolution du monde arabo-musulman, aux portes du continent européen, est facteur de déstabilisation. Avec l’incertitude des « ré­volutions arabes » et la montée objective de l’intégrisme - notamment à travers l’affrontement d’un intégrisme sunnite et d’un intégrisme chiite au Moyen-Orient, une ère de troubles s’annonce à l’horizon.

 

Cet article est le 114ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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