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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 21:14

Se rassembler pour vendre le lait aux industriels

 

Office-du-lait-Mayenne-MS-51211-004-T.jpgLa fin proclamée des quotas laitiers en 2015 est précédée d’une période d’indécision qui inquiète les producteurs de lait. Ils étaient environ 150 à avoir répondu à l’invitation des organisateurs (Apli, Confédération paysanne, Organisation des producteurs de lait) de cette réunion d’information à Mayenne le 5 décembre 2011.

 

La présence à la tribune du président de l’Office du lait et de France MilkBoard (FMB), Paul de Montvalon - issu de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli), de Yves Sauvaget, porte-parole national du secteur lait à la Confédération paysanne et de Patrick Lemétayer, président départemental de l’Organisation des producteurs de lait (OPL, branche lait de la Coordination rurale), montrait l’importance de cette réunion. Cela n’avait pas échappé au maire de Mayenne, Michel Angot, présent au premier rang et solidaire des producteurs.

 

Dominique Morin, responsable lait de la Confédération paysanne en Mayenne, chargé d’animer cette réunion et de faire le lien avec la salle - ce qu’il a très bien fait - commençait par présenter le contrat France MilkBoard (cliquer pour le lire) en sollicitant les commentaires de son collègue Yves Sauvaget.

Ce nom (FMB) se rattache à celui de l’organisation EMB (European MilkBoard) qui rassemble au niveau européen les organisations de producteurs de lait, membres de cette association - voir Lait : l'Apli et l'EMB au niveau européen pour de nouvelles régulations- 26 novembre 2011. 

 

Office-du-lait-Mayenne-51211-003-T.jpgPaul de Montvalon apportait son éclairage, dans le contexte d’une nouvelle politique laitière dont les quatre piliers sont la création de neuf bassins laitiers, la contractualisation des rapports entre producteurs et laiteries, la création d’organisation de producteurs et la mise en place d’un observatoire des prix et des marges.

 

Commentaires du président de FMB

 

On va vers la concurrence entre bassins, découpés plus ou moins en fonction de l’implantation des coopératives laitières, on va aussi vers la division entre producteurs. La contractualisation, c’est une perte de liberté. Le danger, c’est de passer d’un système administré (quotas) à un système de contrats individualisés. Surtout, ne pas signer de contrats individuels.

Le contrat FMB est collectif. C’est le seul contrat fait par les producteurs pour un bon fonctionnement de la filière.

C’est un contrat tripartite sur 5 ans entre l’éleveur, la laiterie et l’organisation de producteurs France MilkBoard. Il ne concerne que le lait de vache et seulement le lait produit sur l’exploitation de l’adhérent FMB. « Nous voulons être maîtres chez nous ».

La norme retenue pour la qualité est la norme européenne (400 000 cellules). Il est possible de faire mieux, mais l’effort doit être payé. Il y a possibilité de faire une contre analyse dans un autre laboratoire.

Le prix du lait doit être connu à l’avance. La question du volume est très importante. Une augmentation de 1% de l’offre peut faire chuter fortement le prix (2%, c’est une chute vertigineuse). Il faut produire selon les besoins, sinon le prix est orienté à la baisse. Il y a besoin de régulation.

La référence historique doit être conservée. Chacun doit avoir un volume de production individuel et annuel (pas au-dessous de 95% de la référence), avec possibilité de réajustement semestriel, sans être obligé de produire la référence, car il faut donner à d’autres la possibilité de produire plus et de mutualiser les plus et les moins. Les marges de variation doivent être limitées à + ou - 2% au maximum. Sous le régime des quotas, certaines mesures ont fait baisser le prix du lait. Il est même possible de produire 50 000 litres de plus que le quota sans que la pénalité soit réelle (reversement discret de la pénalité payée…). Aux USA, s’applique un système bonus-malus.

L’objectif, c’est un prix en fonction des coûts de production. Aujourd’hui, il faudrait 412 euros/ 1000 litres. Mais les prix sont inférieurs de 100 euros environ, en raison de l’accroissement des coûts de production.

 

Un long débat s'engageait alors. De nombreuses questions dans la salle. Réponses de Paul de Montvalon et Yves Sauvaget. J'y reviendrai.

 

Cet article est le 265ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by SORIN Michel - dans AGRICULTURE et PAC
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