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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:37

Porte-parole des syndicats le 1er mai 2012 à Laval

 

Gérard Beillard m’a proposé de rencontrer Patrice Louis, qui avait lu la déclaration commune* des organisations syndicales le 1er mai 2012 avant le défilé dans les rues de Laval (Mayenne).

Voir Plus de 1 000 personnes ont défilé à Laval  (Ouest-France, 2 mai 2012)

1er mai 2012 : les syndicats rassembleurs, Sarkozy et Le Pen diviseurs -  1 mai 2012 

 

Patrice-LOUIS-syndicaliste-CGT-25-06-12-T.jpgL’itinéraire d’un conducteur routier devenu délégué CGT Cofiroute

 

Son père travaillait aux Transports Leclerc de Quelaines (Sud Mayenne), où il a passé son enfance - il a 42 ans. Baignant dans ce milieu professionnel, il s’était lancé comme apprenti conducteur routier à Châteaubriant, dès le BEPC passé.

 

La première embauche, ce fut à Saint-Berthevin, par les Transports Deniau, d’abord sur les quais, puis comme chauffeur, à l’âge de 18 ans. Pendant son service militaire, il était chargé de la formation à la conduite poids lourds des militaires, y compris l’encadrement. Ensuite, retour à son poste de conducteur routier chez Deniau avant d’être recruté par les Transports rapides du Maine (Foubert) à Laval.

 

En 1996, il rejoint Cofiroute à Laval, à temps partiel dans un premier temps (le complément étant chez les transporteurs), puis à temps complet au bout de deux ans, en qualité de patrouilleur chargé d’assurer la viabilité de la voie.

 

C’est en 1998-99 qu’il adhère à la Confédération Générale du Travail (CGT), par référence à des collègues CGT dans le transport routier et parce que c’est le plus vieux syndicat et le plus engagé dans les revendications salariales (lors des grèves du transport routier en 1997-98, la CGT avait été en pointe dans les revendications).

A partir de son adhésion, il se forme pour connaître le syndicalisme et relayer les positions de la CGT. D’abord élu suppléant au comité d’entreprise (celui-ci n’est pas suffisamment tourné vers l’économique et le social), il est présent dans les luttes concernant l’automatisation des péages (perte d’emplois).

 

Actuellement, il est délégué syndical et secrétaire de la CGT Cofiroute. Il participe aux réunions de la fédération CGT des transports et aux négociations avec les représentants des employeurs, au niveau national. Il est aussi membre de la commission exécutive de l’union départementale CGT 53 et élu au conseil des prud’hommes en Mayenne (section commerce). Répartition de son temps de travail : 2/3 syndical, 1/3 entreprise.

 

Cofiroute (1800 salariés) est contrôlé par le groupe Vinci (BTP) et s’étend géographiquement sur l’Ile-de-France, la Touraine, le Poitou et les Pays de la Loire. Dans peu de temps, l’entreprise changera de nom. Ce sera « Vinci Autoroutes ».

 

La privatisation des autoroutes a été réalisée sous le gouvernement de Villepin, donnant lieu à des « concessions » et « contrats de plan ».

 

* Déclaration commune CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA - 1er mai 2012

 

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

-          faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;

-          exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;

-          faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

 

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

 

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

-          priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

-          lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables,

-          la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

 

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise. Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

-          développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

-          mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

-          faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

 

Ce 1er mai 2012 se situant entre les 2 tours de l’élection présidentielle revêt un caractère particulier. D’autant qu’au lendemain du 1er tour, il est inquiétant d’entendre des responsables politiques s’auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l’objet du 1er mai… ceci après de récentes provocations contre les syndicats.

L’autonomie des syndicats et le sens du premier mai sont des marqueurs dans une société démocratique. Partout où ce respect a été transgressé, par les pouvoirs politiques, il y a eu atteinte à la démocratie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA ont appelé plus que jamais à faire du 1er mai 2012 un évènement syndical centré sur les préoccupations fortes des salariés.

 

Cet article est le 98ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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Published by SORIN Michel - dans Travail Economie
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