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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 21:28

Quelles sont les motivations des électeurs FN en 2012 ?

 

Après ce premier tour de l’élection présidentielle, nous sommes entrés dans une période de vérité pour la vie politique française (et européenne, car les deux sont liées). Au cours des deux semaines de l’entre-deux-tours, les points sensibles - qui n’avaient été qu’effleurés - vont être abordés sur le fond par les deux candidats, Hollande et Sarkozy, arrivés en tête du 1er tour.

 

Les résultats du premier tour

 

Rappel : Présidentielle 2012 : le 1er tour a rendu son verdict, favorable à Hollande - 22 avril 2012 

Voir Les résultats officiels (par département) sur le site du Ministère de l’Intérieur.

François Hollande : 28,63 % ; Nicolas Sarkozy : 27,18 % ; Marine Le Pen : 17,90 % ; Jean-Luc Mélenchon : 11,11 % ; François Bayrou : 9,13 % ; Eva Joly : 2,31 % ; Nicolas Dupont-Aignan : 1,79 % ; Philippe Poutou : 1,15 % ; Nathalie Arthaud : 0,56  % ; Jacques Cheminade : 0,25%.

Taux d’abstentions : 20,53%

 

 Les enjeux du second tour

Le 6 mai, le choix sera simple (Jean-Pierre Chevènement, 22 avril)

Dans un scrutin marqué par une forte participation, François Hollande arrive en tête. C’est la première fois depuis le début de la Vème république que le Président sortant se trouve distancé au premier tour.

La poussée de l’extrême droite exprime un besoin de protection mais aussi une exaspération vis-à-vis d’un Président de la République qui a désacralisé sa fonction et abaissé la France, aujourd’hui plongée dans la récession.

En prônant la révision du traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel le 2 mars dernier, François Hollande dessine une alternative à l’échelle de l’Europe.

 

Le 6 mai prochain, le choix sera simple :

-         le redressement de l’Europe ou bien le déclin continué de la France ;

-         la soumission aux marchés financiers ou la reprise du contrôle de la Finance ;

-         la justice sociale ou l’aggravation des inégalités ;

-         la reconstruction d’un Etat républicain impartial ou la poursuite de la dégradation des mœurs politiques.

Dans deux semaines, le rassemblement d’une forte majorité autour de François Hollande permettra d’entreprendre la refondation de la République à laquelle les Français aspirent.

 

6 mai 2012: transformer ce succès en victoire (Jean-Luc Laurent, président MRC, 22 avril)

 

Les Français se sont mobilisés très fortement le 22 avril 2012 et ont choisi de placer en tête François Hollande parmi tous les candidats. Ce premier succès qui voit un Président sortant devancé, conforte le choix de l'union et du rassemblement porté par le candidat.

Au cours des 15 prochains jours, il faut transformer ce succès en victoire. Après dix ans de droite, après cinq années de présidence, Sarkozy, le pays étouffe et aspire au changement pour une France redressée, une Europe réorientée et une République refondée.

L'enjeu du 6 mai n'est pas un changement de style de présidence, l'enjeu de fond c'est de sortir la France de la spirale de la récession et de réouvrir la négociation d'un traité européen mortifère. Le Mouvement Républicain et Citoyen, fondé par Jean-Pierre Chevènement, sera plus que jamais aux côtés de François Hollande pour rassembler les citoyens et relever la France.

 

Refonder la République

 

Extraits de l’article du Monde « Vote FN : le message de la "France des invisibles" » (Françoise Fressoz, 23 avril)

Ces derniers mois, deux sociologues, Philippe Guibert et François Miquet-Marty, un géographe, Christophe Guilluy, et un ancien professeur de sémiologie, Alain Mergier, avaient tiré la sonnette d'alarme. Le Monde s'en était fait l'écho le 7 décembre 2011. Ils disaient tous que la société française se fissure, qu'une partie a le sentiment de vivre un véritable abandon démocratique, parce que ses peurs et sa colère ne sont pas relayées.

 

Géographiquement, cette France périphérique se situe dans le monde rural et périurbain ainsi que dans les très nombreuses villes moyennes touchées par la désindustrialisation et les plans sociaux à répétition. Elle se caractérise, comme l'explique Christophe Guilluy, par "une part plus importante d'ouvriers et d'employés, un taux de chômage et d'emploi partiel supérieur à la moyenne nationale et un revenu moyen inférieur au revenu médian".

 

Electoralement, elle pèse lourd : près de 40 %, qui affirment ne se reconnaître ni dans la droite ni dans la gauche. Selon ces chercheurs, il y avait, pour ces "invisibles", deux possibilités : soit l'abstention massive, soit le vote FN. Car les auteurs avaient tous noté le pouvoir d'attraction de Marine Le Pen dans cet électorat, tous avaient constaté que le vote FN n'était plus seulement un vote de sanction ou d'avertissement, mais de plus en plus un vote d'adhésion, fondé sur la combinaison de deux éléments, la question sociale et la question identitaire. Cette combinaison laissait peu de chances à d'autres candidats, comme Jean-Luc Mélenchon, qui cherchaient eux aussi à capter la colère sociale.

 

Une étude Ipsos sur la sociologie des électorats, réalisée du 19 au 21 avril, confirme le pouvoir d'attraction de Marine Le Pen sur les 25-44 ans, qui sont le cœur de la population active. La candidate du Front national réalise son meilleur score (29 %) chez les ouvriers, où elle devance légèrement François Hollande (28 %) et largement Nicolas Sarkozy (18 %).

Géographiquement, c'est dans la France rurale et l'agglomération de Paris qu'elle est la plus forte.

 

Lorsqu'on interroge ceux qui ont voulu voter pour elle, ils répondent à 67 % "qu'elle répond à leurs préoccupations" et à 55 % "qu'elle représente le changement". Ceux qui ont voté pour elle l'ont d'abord fait par "soutien à un candidat" (64%) plutôt que "par opposition" à un autre candidat (36 %). Et parmi les thèmes qui comptent le plus pour eux figurent l'immigration (62 %), l'insécurité (44 %) et le pouvoir d'achat (43 %).

 

Le 22 avril 2012 signe l'échec de Nicolas Sarkozy, son incapacité à rééditer l'OPA sur l'électorat lepéniste qu'il avait réussie cinq ans plus tôt. Le président sortant a tout fait pour le reconquérir, allant très loin sur les thèmes de la sécurité et de l'immigration, mais rien n'y fait : la déception suscitée par ses promesses non tenues sur le pouvoir d'achat apparaît rédhibitoire. "Il y a comme un sentiment de trahison", constatait, il y a quelques mois, Alain Mergier.

 

Nicolas Sarkozy joue son va-tout en pariant sur l'électorat FN (Le Monde, 23 avril)

Le camp Hollande ne veut pas "laisser à Sarkozy les électeurs de Le Pen"  (Le Monde, 23 avril)

Le vote Marine Le Pen n'est ni un vote de protestation, ni un vote de désespoir (Journal des résistants, Christine Tasin, 23 avril)

 

La vidéo du discours de François Hollande à Tulle (Corrèze) le 22 avril 2012 : François Hollande : «Je suis le candidat du rassemblement de tous les citoyens attachés à une République enfin exemplaire».

 

Cet article est le 42ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

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Published by SORIN Michel - dans Présidentielle 2012
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