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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 18:58

La gauche doit retrouver le « sens du peuple »

 

Comme on pouvait s’y attendre, le choix de Jean-Pierre Chevènement (voir Jean-Pierre Chevènement soutient François Hollande : «  Je me suis décidé en fonction des intérêts de la France. Je crois que dans la grave crise qui se présente, et qui n'est pas derrière nous, il faut rassembler toutes les forces de la France. Je pense que l'homme qui est le mieux à même de rassembler est François Hollande ») n’a pas fait l’unanimité au sein du Mouvement Républicain et Citoyen.  

Pourtant, il faut rappeler que l’objectif du MRC est, depuis 2008, la refondation de la gauche sur des bases républicaines.

Ce qui va être déterminant dans cet enchaînement électoral du printemps 2012, c’est la question de l'intervention du peuple français dans le processus politique en cours. L'ampleur de la crise devrait logiquement conduire la gauche à clore les 30 années néolibérales dans lesquelles elle a baigné sans réfléchir aux conséquences. Il est temps de sortir de cette eau contaminée par le poison des inégalités sociales qui ne cesse de dégrader la République (citation de mes commentaires aux réflexions croisées de Laurent Bouvet et Emmanuel Todd - voir sur le site de Marianne, le 16 mars, L. Bouvet : le «hollandisme révolutionnaire»? On veut y croire mais...).

Professeur de sciences politiques, auteur du "Sens du peuple", un ouvrage sur les relations tumultueuses de la gauche avec les catégories populaires, Laurent Bouvet revient pour Marianne2, sur le concept d' «hollandisme révolutionnaire» inventé récemment par l'intellectuel Emmanuel Todd. Il s'avoue moins optimiste que lui sur les capacités de François Hollande à fendre l'armure idéologique et rompre avec une culture politique vieille de 30 ans.  

 

François Hollande sera-t-il le président de la fermeture de « la parenthèse libérale » (expression de son ami Jospin, en 1983) ? Certains commentaires vont dans ce sens.

Voir un extrait de l’article de Vingtras paru le 16 mars : La sauce hollandaise

Je marque ce 15 mars 2012 d'une pierre rouge car il vient d'effacer le tournant européiste de 1983  qui a conduit la social-démocratie à la co-gestion du capitalisme. Laquelle a, pour de longues années, arrimé notre pays à la politique économique et financière de l'Allemagne.

Ainsi François Hollande, rompant avec la tradition deloriste (dont il est pourtant issu) a-t-il fait un pas décisif vers l'inéluctable renégociation des traités européens afin de sortir de la spirale mortifère de la politique de rigueur budgétaire. C'est donc en toute connaissance de cette volonté exprimée, affichée et confirmée, que le candidat vainqueur des primaires du PS et du MRG, a été rejoint par Jean-Pierre Chevènement. Et qu'il bénéficiera, au second tour, d'un report massif des voix (dont la mienne) qui se seront portées au premier sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Le "candidat normal" serait-il un candidat exceptionnel, le héros que la gauche espérait ? Si cet ancien chargé de mission du Président Mitterrand, apparatchik de la vieille maison socialiste incarne véritablement le changement - non seulement en France mais aussi en Europe - le printemps 2012 sera historique.

Commentaire de desertique

Je pense qu'au delà du nombre de voix, le ralliement de Jean-Pierre Chevènement est un élément capital dans la campagne et j'espère qu'il va s'exprimer  de plus en plus. Pour ceux qui, naguère, reprochaient à Hollande son social libéralisme, c'est un apport de premier ordre. Qui mieux que Chevènement incarne depuis 30 ans la République, ses valeurs fondamentales. Qui mieux que lui a prôné le rassemblement à gauche, qui mieux que lui a expliqué que l'Europe actuelle était inadaptée, obsolète et que l'on ne pouvait rester neutre devant la tendance hégémonique allemande sur le plan économique. La démission de la Droite depuis 10 ans, face à nos voisins germaniques est tellement évidente que même les aveugles ne pourraient ne pas la voir.

En affirmant haut et fort qu'il n'y aura pas de ratification du Traité signé par Sarkozy et que l'Allemagne devra accepter le rajout de la croissance, Hollande se pose d'ores et déjà comme un Chef d'Etat de Gauche, refusant par avance l'austérité pour l'austérité. Il invite tous les Français à le rejoindre pour lui donner la force nécessaire d'imposer un changement de cap de l'Europe.

 
Le choix de Chevènement et du MRC de soutenir Hollande n’est pas du goût de tous. Certains militants ont opté pour Mélenchon, mettant en avant des arguments valables.
Pour ma part, je constate une grande difficulté, quand on est membre du MRC, à mettre en œuvre localement l’accord avec le PS. Pour une bonne raison : le PS a des accords départementaux avec le PRG et EELV, qui excluent le MRC.
 
Je proposerai, au moins dans la 2ème circonscription de la Mayenne, à l’initiative de l’association  CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), de créer un comité de soutien républicain à François Hollande, en dehors des organisations politiques, sur la base du rassemblement des citoyens qui veulent une véritable alternative républicaine et progressiste au néolibéralisme.
 
L’enjeu de ces élections est d’élire des représentants du peuple dont le mandat sera la reconquête du pouvoir politique républicain au niveau national, aux dépens de la finance qui trouve des relais dans certains partis politiques pour remettre en cause les acquis sociaux et républicains de la Résistance*. Il faut revenir aux notions de base de la vie démocratique et organiser la société avec la participation de toutes les composantes populaires.

 

* Voir Raymond Aubrac et Stéphane Hessel : Appel des résistants à un vote d’espoir par RAYMOND AUBRAC, STÉPHANE HESSEL ambassadeur de France, corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme (Appel publié dans Libération du mercredi 14 mars)

Il y a soixante-huit ans, le 15 mars 1944, dans la clandestinité, le Conseil national de la Résistance (CNR) adoptait son programme. A la veille de cet anniversaire, à quelques semaines d’un vote déterminant pour l’avenir de la France et de sa jeunesse, nous, anciens résistants et fils de résistants, lançons cet appel pour que soient maintenus et transmis l’héritage et les valeurs de la Résistance.

Au lendemain de la Libération de la France, ce programme a été largement appliqué par le gouvernement dirigé par le général de Gaulle. Sécurité sociale et retraites généralisées, développement du service public, en particulier dans les domaines de l’éducation de la santé, des transports, des médias, etc. demeurent les éléments indispensables au maintien d’une certaine égalité sociale et d’une nécessaire cohésion nationale.

Or, nous constatons que ce programme, qui reste si actuel, se trouve aujourd’hui remis en cause par la dictature des marchés financiers et de ceux qui s’en font les exécutants. Les résistants et les fils de résistants se souviennent de celles et ceux qui sont morts dans la lutte pour la liberté, la démocratie, la dignité. Ils refusent qu’une part croissante de la richesse produite par le travail de tous soit confisquée par des enrichissements indécents et par les dérives d’un système financier devenu fou.

Des solutions existent qui ne sont pas dans la stigmatisation de telle ou telle composante de notre société, ni dans des pratiques d’exclusion. A celles-ci nous opposons ce que fut l’unité de la Résistance dans sa diversité, sachant que le racisme et l’intolérance conduisent toujours au fascisme. L’emploi, le logement, les salaires font partie des préoccupations premières des citoyens et de la jeunesse. Celle-ci ne doit pas, ne peut pas se réfugier dans l’abstention ou le vote d’extrême droite qui n’est que démagogie. S’agissant du candidat sortant nous ne pouvons que constater que les promesses n’ont pas été tenues et que le pouvoir s’est exercé au profit principal des privilégiés. Parce que nous pensons que la reconduction du sortant signifierait le démantèlement total du programme du Conseil national de la Résistance nous appelons à un vote de sauvegarde, d’optimisme et d’espoir.

Nous voterons et appelons à voter François Hollande.

 

Cet article est le 37ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

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Published by SORIN Michel - dans Présidentielle 2012
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