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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 20:42

L’indispensable recomposition de la gauche

 

La fameuse « parenthèse libérale » (selon l’expression de Lionel Jospin, alors premier secrétaire du PS) que Mitterrand a ouverte en 1983 en décidant d’arrimer la France au néolibéralisme européen, n’a toujours pas été refermée. Le PS n’a pas fait son autocritique. Il est resté sur la ligne Strauss-Kahn.

En proposant l’organisation d’une primaire ouverte pour désigner le ou la candidate socialiste, Arnaud Montebourg espérait faire sauter le verrou qui maintient son parti dans une dépendance libérale et conservatrice (en dehors des aspects sociétaux). C’est ce qu’on peut en déduire à partir de ce qu’il disait en 2007 (propos rapportés par Libération) et en 2009 (intervention à Toulouse lors de l’université d’été du MRC).

 

Arnaud Montebourg commente l'actualité politique française dans Libération - 11 juillet 2007

Le parti socialiste n’est-il pas plus mal en point que jamais ? 

La décomposition d’un système bâti il y a trente ans est une évidence. Il faut revenir sur les raisons de la défaite, d’abord liée au retard stratégique accumulé par le parti depuis une dizaine d’années, à l’incapacité d’écouter la société, de traiter les problèmes et de les affronter. L’immobilisme est devenu une loi de gestion politique au PS, qui préfère l’esquive plutôt que le traitement des questions. Il y a aussi un deuxième retard, qui est organisationnel : notre parti a continué à vivre sur un système à fracturations multiples de chapelles, de courants et d’écuries. Il a cultivé la division, plutôt qu’organisé la recherche des convergences. Ces deux facteurs ont participé à l’échec de notre campagne (…).

 

Arnaud Montebourg veut rassembler la gauche sur de nouvelles bases - 20 novembre 2010 (résumé de son intervention lors de l’université d’été du MRC en septembre 2009 à Toulouse). 

Après le 21 avril 2002, il fallait reconstruire le socialisme, le monolithisme de la pensée du PS devenant dangereux. Il y eut le débat sur la position à prendre au référendum européen le 29 mai 2005. Au Parlement européen, les élus socialistes français s’alignaient sur le Parti Socialiste Européen (PSE), favorable dans tous les pays à la dérégulation.

Le PS présentait comme positif tout ce qui, dans les décisions internationales, allait dans ce sens. Pendant dix ans, il a été impossible de faire bouger le PS sur le libre-échange. La défaite de 2007 a eu un coût énorme pour la gauche.

Sarkozy a pu réconcilier la droite avec les couches populaires. Nous avons une société extrémiste, barbare. Que faut-il faire ? On ne le sait pas encore. Mais, dans les composantes de la gauche, il y a les éléments de renouvellement de l’offre politique. Il manque celui qui tiendra la plume. Comme Jean-François Kahn, je rends hommage à Jean-Pierre Chevènement (…).

Par le rassemblement de la gauche, il faut viser à transformer le système productif et la manière de vivre, en réunifiant les couches sociales sur la base de l’intérêt général et en mettant à contribution les multinationales.

La mondialisation, qui est une dérégulation, spolie nos intérêts industriels, avec des conséquences sur les couches populaires, qui s’éloignent de nous.

Il faut aller vers des reconstructions originales, prenant appui sur l’internationalisme des travailleurs. La question européenne est centrale. Ce n’est plus seulement la question du oui ou du non de 2005. Je suis contre l’élargissement à la Turquie et à d’autres pays. Ce qu’il faudrait, c’est un gouvernement mendésiste qui s’appuie sur les citoyens. La France a des ressources politiques. Elle se relèvera par la démocratie. Comment sortir de ce bourbier ? L’euro survivra-t-il ? L’européen que je suis est inquiet (…).

 

Colloque-mondialisation-Montebourg-JPC-300811-007-T.jpgIl n’y a donc pas de hasard à ce que Montebourg et Chevènement se soient rencontrés à plusieurs reprises.

 

Invité par Montebourg à la Fête de la Rose, Chevènement se fait désirer - 18 juillet 2010

 

Montebourg et Chevènement alliés pour ouvrir un nouvel espace politique - 31 août 2011 

 

Pour sa part, Jean-Pierre Chevènement prépare sa candidature à l’élection présidentielle (voir Pour sortir la France de l'impasse, Chevènement sera candidat en 2012 - 9 octobre 2011). 

 

La recomposition de la gauche est en marche. Si le PS est incapable de remettre en cause son attachement à l’Europe libérale et fédérale, il sera menacé par le rassemblement de celles et ceux qui veulent fermer la parenthèse libérale et protéger la souveraineté de la France.

 

 Cet article est le 128ème paru sur ce blog dans la catégorie    Gauche France

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Published by SORIN Michel - dans Gauche France
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