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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 15:57

Sur des listes PS ou Front de gauche au 1er tour ?

 

C’était prévisible. Les militants du PCF sont divisés sur le choix de l’alliance au premier tour des élections régionales le 14 mars 2010. Dans l’Ouest, le cas des Pays de la Loire est très particulier, la division étant entre départements et entre élus sortants. Ceux de la Basse-Normandie et de Poitou-Charentes posent moins de problèmes.

 

Pour bien comprendre, j’invite les lecteurs à se reporter aux articles précédents, notamment :

Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire - 1 août 2009

Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009

 

Contrairement à 2004, la gauche part dispersée, les Verts ayant opté pour des listes écologistes autonomes (Europe Ecologie, ce qui leur avait bien réussi aux élections européennes du 7 juin 2009) et le PCF se tournant vers ses partenaires des élections européennes (Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et dissidents du NPA et du MRC).

Sur le site du quotidien Le Monde, le 31 août 2009, on pouvait lire « C’est un difficile équilibre que tente Marie-George Buffet en cette rentrée politique. Afficher une ligne volontariste d'alliance pour des listes autonomes aux régionales sans couper les ponts avec le PS (…). Lire la suite : Régionales : le PCF veut s'affirmer, mais sans rompre avec les socialistes.

Le PCF aurait souhaité une alliance avec le NPA, mais celui-ci n’a pas accepté de s’engager pour des alliances de gauche au second tour avec le PS et les Verts.

« La première secrétaire du Parti communiste préfère de "bonnes majorités de gauche" à "une bonne opposition de gauche". Elle entend participer aux exécutifs régionaux ». Lire la suite (Nouvel Observateur, 6 novembre) : Buffet et Besancenot divergent sur les régionales.

 

Il restait à choisir entre le Front de gauche et le PS. Dans chaque région, des votes ont eu lieu parmi les responsables - en conférence régionale, afin d’indiquer des préférences - suivis de la consultation de l’ensemble des militants, avec comptabilisation par département.

Les résultats sont présentés sur le site de l’Humanité (Sébastien Crépel, 23 novembre) dans cet article :

Les militants du PCF ont choisi

 

Appelés à voter, les communistes ont adopté majoritairement l’option de listes du Front de gauche élargi dans seize régions sur vingt-deux pour les élections du 14 et du 21 mars prochain.

Les communistes ont tranché. Avec 40.972 votants recensés entre jeudi et samedi, la consultation sur le choix de leur démarche aux élections régionales de mars prochain a donné lieu à une bonne participation, « reflet d’un débat dont se sont emparés les communistes », selon Jacques Chabalier, membre de l’exécutif du PCF. « C’est plus de 14.000 votants supplémentaires par rapport à la consultation similaire sur les européennes », observait-il, hier.

Au total, les résultats enregistrés hier au siège du PCF indiquent le choix majoritaire de la constitution de listes du Front de gauche élargi, distinctes de celles du PS et d’Europe Écologie, dans seize régions sur vingt-deux. En Bretagne, les militants ont décidé pour leur part de « poursuivre la démarche du Front de gauche », tout en continuant à œuvrer pour réunir les conditions pour une liste de rassemblement de toute la gauche au premier tour. Dans trois régions (la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne et la Lorraine), les adhérents ont préféré l’option de listes de rassemblement conduites par le PS dès le premier tour.

Enfin, deux régions sont en suspens : en Bourgogne, la conférence régionale avait indiqué sa préférence pour des listes d’union de la gauche dès le premier tour, mais le vote des militants est si serré qu’il était encore impossible de départager les options en présence, hier après-midi. Enfin, en Poitou-Charentes, les délégués régionaux avaient aussi choisi l’option du rassemblement incluant le PS au premier tour, mais le dépouillement des bulletins des militants n’aura lieu qu’aujourd’hui.

Confirmation du choix des conférences

En général, la tendance est donc à la confirmation du choix majoritaire des conférences régionales (dix-sept régions sur vingt-deux avaient indiqué leur préférence pour le Front de gauche, les deux week-ends précédents), marquant « une volonté d’élargir la démarche impulsée aux européennes dans la plupart des régions », selon Jacques Chabalier.

Une région déroge à cette règle, la Basse-Normandie, où le choix majoritaire des militants en faveur d’une liste d’union de la gauche diffère de celui de la conférence régionale. Mais il est vrai que celle-ci n’avait donné qu’une voix de majorité au Front de gauche, laissant présager une situation ouverte au moment de la consultation militante. Selon les situations locales, les votes montrent également une grande variété de résultats, allant de 99 % pour le Front de gauche en Auvergne, où la conférence régionale avait approuvé à l’unanimité cette option, à des votes très partagés, voire indécis, comme en Bourgogne. Dans certaines régions, les résultats pourraient donner matière à contestation.

C’est le cas en Pays de la Loire, où les résultats « montrent un clivage net entre les fédérations », confiait hier un responsable régional du PCF, trois sur cinq (la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Mayenne) ayant choisi l’union dès le premier tour avec le PS à plus de 65 % des voix, contre deux s’étant prononcées à la quasi-unanimité pour le Front de gauche (la Sarthe et la Vendée). Un arbitrage national est réclamé dans cette région, mais des responsables des départements favorables à un accord au premier tour avec le PS, s’appuyant sur « la légitimité des résultats » dans leurs fédérations, pointent « le risque de divisions qui pourraient perdurer » jusque dans la constitution des listes si une solution n’est pas trouvée.

 

Les résultats en Pays de la Loire (Ouest-France, 24 novembre) : 1 058 voix pour une liste Front de Gauche, 792 pour une liste avec le PS. Jacques Chabalier devait participer ce 24 novembre à un comité régional à Angers, dans le but de sortir - par le haut - de cette situation.

La division concerne aussi les conseillers régionaux. Gilles Bontemps, Michèle Picaud, Hubert Delhaie et Philippe Denis sont pour l’alliance avec le PS au 1er tour ; Huguette Hérin, Pascale Soulard, Bernard Breux et Bernard Violain y sont opposés.

 

Cet article est le 5ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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