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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 23:52

Bras de fer en perspective en Poitou-Charentes

 

Les leaders d’Europe Ecologie étaient en force, hier soir, à La Rochelle, dans la région présidée par Ségolène Royal, afin d’annoncer la couleur dans les négociations du second tour des élections régionales.

Dans cette région, mais aussi dans trois autres (Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Bretagne), Europe Ecologie pourrait se maintenir au second tour, manière de punir les dirigeants PS concernés d’un mauvais comportement à l’égard des écologistes. Cela pourrait faire mentir les sondages, très favorables au PS actuellement.

 

C’est surtout Ségolène Royal qui est visée. Voir l’article paru sur le site du Journal du Dimanche, ce 26 février : Menaces de triangulaires à gauche - Europe Ecologie PS

 

Voir aussi les articles publiés sur le site du Figaro le 25 février, dont celui-ci  :

 

Les écolos n'excluent pas de se maintenir au second tour

Pour les socialistes, la campagne pourrait ne pas se dérouler exactement comme ils l'envisageaient. Dans le train qui la conduisait jeudi à La Rochelle, dans le fief de Ségolène Royal, pour un meeting de soutien à la candidate écologiste Françoise Coutant, Cécile Duflot n'a pas exclu que les écolos se maintiennent au second tour dans certaines régions, «si le durcissement des présidents socialistes se maintient». Manière pour la secrétaire nationale des Verts de faire monter les enchères avant les négociations entre alliés ?

«La question, c'est : est-ce qu'on ouvre une nouvelle voie, ou est-ce qu'on rejoue le même sketch qui a conduit la gauche à trois échecs successifs à la présidentielle ?», dit-elle. Très en verve, la patronne des Verts, elle-même chef de file en Ile-de-France, estime que «la campagne manque de souffle et de vision» : «Personne ne parle de projet, quant à la gauche, elle ne pense qu'à une seule chose : sauver ses bijoux de famille que sont les régions !»

Crédités de plus de 10 % dans l'ensemble des vingt-deux régions métropolitaines, où ils sont donc en position de se maintenir au second tour, les écolos apparaissent plus déterminés que jamais à faire entendre leur voix vis-à-vis du PS. «Ségolène Royal, elle est édifiante ! Elle a d'abord pris sa grosse bouboule en pensant qu'on ferait moins de 10 %. Puis elle a pris sur ses listes des MoDem et des ex-Verts à titre décoratif. Bref, elle dit qu'elle n'a pas besoin de nous. Eh bien, nous, on ne va pas rentrer là-dedans, et c'est la raison pour laquelle nous pourrions nous maintenir en Poitou-Charentes», observe Cécile Duflot.

Chef de file Europe Écologie-Les Verts dans la région présidée par l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Françoise Coutant, créditée de 15 % d'intentions des voix, ne dit pas autre chose. Pour ce qui est des négociations d'entre-deux-tours, «je serai intransigeante», prévient-elle.

Dans la même veine, cette semaine, Daniel Cohn-Bendit avait expliqué qu'en Rhône-Alpes il préférerait que Philippe Meirieu se maintienne face à Jean-Jack Queyranne, «quitte à faire gagner la droite». Le charismatique leader d'Europe Écologie justifie sa position par l'attitude jugée «méprisante» des socialistes.

«La politique des fiefs» 

Cécile Duflot s'est donc rendue à La Rochelle, en présence notamment des eurodéputés José Bové et Yannick Jadot, et du député de Gironde Noël Mamère, pour dénoncer «la politique des fiefs» du PS et notamment de Ségolène Royal. «Nous, nous menons une campagne interrégionale, c'est-à-dire que nous prônons la coopération entre les régions plutôt que la compétition. Nous sommes partisans d'une autre façon de faire la politique. Nous souhaitons sortir de la logique de fief, alors que Ségolène Royal, c'est Poitou-Charentes, Poitou-Charentes, Poitou-Charentes…», a lancé la secrétaire nationale des Verts.

Dénonçant encore «l'échec de la social-démocratie et du libéralisme», Cécile Duflot a prôné «une nouvelle voie». «Le vrai problème, c'est le projet. Si on ne s'attaque pas par exemple au travail précaire - plus de quatre millions de personnes si on compte les temps très partiels -, on se dirige droit dans une sérieuse aggravation de la situation !» Et elle renvoie dos à dos la droite et la gauche : «Face à la crise, la droite est hypocrite et nous joue la fausse compassion. Quant à la gauche, elle ne sait plus comment changer les choses et ne sait dire qu'un mot : bouclier !» Bien décidés à réitérer leur performance des européennes - plus de 16 % au niveau national -, les écolos entendent défendre de «véritables emplois durables et non délocalisables par la conversion écologique de l'économie».  

 

Cet article est le 14ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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