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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:01

Permettre aux citoyens de dire leur mot sur l’agriculture

 

Il y a quelques mois, Michel Le Creff, ami de La Rochelle, m’a remis la revue « Citoyens », sous-titrée « Cahiers d’éducation politique, philosophique et spirituelle », n° 340, juillet 2011, dont le thème principal est « Agricultures en Bretagne ».

Cette revue est liée au mouvement progressiste La Vie nouvelle (pour une alternative personnaliste et citoyenne), lequel avait participé en 1971 au côté de Robert Buron (Objectif 72), au congrès d’Epinay-sur-Seine, fondateur du PS (voir Citoyens - Association La Vie Nouvelle).

 

L’atelier politique du mouvement a organisé un voyage en Bretagne. Jacqueline Louiche, présidente et membre de l’équipe organisatrice, commente :

(…) « Quel que soit le lien des participants avec le monde agricole et agroalimentaire, nombreuses furent les découvertes : la technicité des pratiques, la complexité (agriculteur, métier d’équilibriste), la passion, la fierté du métier, l’engagement en commun, la notion de filière, l’industrialisation, la compétition des marchés…

Nos interlocuteurs, agriculteurs, élus, responsables syndicaux, militants environnementaux, représentants de l’administration, ont évoqué les limites d’un modèle trop intensif, mais aussi la nécessité de nourrir la planète en préservant le potentiel social, économique et environnemental.

Deux tendances nous sont apparues, illustrées par les différents types d’exploitations visitées.

- Les uns, au vu des injonctions européennes et sociétales, intègrent progressivement la question environnementale au modèle existant pour s’acheminer vers un développement plus durable.

- D’autres se reconvertissent plus radicalement. Nourrir des porcs avec du soja qui vient du Brésil, pour engendrer des produits que l’on va expédier en Chine, et dont les effluents devront faire des kilomètres pour trouver une terre d’épandage, c’est marcher sur la tête. Visons l’autonomie ! » (…)

 

Voici un échantillon d’articles glanés dans ce n° de Citoyens sur le thème « Agricultures en Bretagne » (voir, d’abord, le 1er article Deux grandes périodes dans l'évolution du monde agricole depuis 1945 - 19 janvier 2012) :

Les robots, un avenir radieux pour l’élevage ?

Des mutations dans les systèmes d’exploitation

Quid du principal outil de travail : la terre ?

Yann et Claire cultivent bio

 

AG Apli 120911 001 TPour compléter la connaissance de la pratique agricole, les responsables de ce dossier ont indiqué des repères concernant l’activité de production laitière en France (qui occupe 30% de la surface agricole et 20% du territoire).

 

Alimentation

Animal docile dont la mamelle se prête à la traite, la vache est un ruminant herbivore dont l’estomac contient quatre compartiments (rumen ou panse, caillette, bonnet et feuillet). D’un poids moyen de 600 kg environ, une vache laitière absorbe 80 à 100 litres d’eau (moins lorsqu’elle n’est pas en période de lactation) et 60 à 80 kg de nourriture par jour. Elle passe 8 heures par jour à s’alimenter, entrecoupées de pauses de rumination qui, additionnées, lui prennent 9 à 12 heures.

 

Gestation

Lorsqu’elle arrive à maturité sexuelle (entre 9 et 12 mois, selon les races), la génisse est apte à être fécondée. Mais on attend généralement deux ans pour la 1ère gestation.

 

Lactation

Après le vêlage, la lactation dure dix mois. Elle est entretenue par la tétée du veau ou la traite. Selon les races et le type d’alimentation, la vache peut donner aujourd’hui à certaines périodes de 30 à 45 litres par jour, voire plus ! La production d’une bonne vache laitière varie entre 7 000 et 10 000 litres de lait par lactation. Mais, dans certains troupeaux, les performances individuelles peuvent dépasser les 10 000 litres par an.

 

Système de traite

La traite s’effectue traditionnellement deux fois par jour. C’est une des principales contraintes pour le producteur laitier. Depuis les années 1950, en France, l’introduction de la machine à traire a soulagé son travail. L’introduction des salles de traite à 8, 10 ou 12 postes permet la traite d’un troupeau de 50 à 80 vaches en moins de deux heures à une seule personne. Depuis peu, les robots de traite ont fait leur apparition dans les élevages. Il n’y a plus de contrainte horaire, puisque la vache vient se faire traire quand elle le souhaite ! Elle est attirée dans le robot par une distribution d’aliments programmée par ordinateur. En moyenne, chaque vache se fait traire 2 à 3 fois par jour.

 

Paiement du lait et qualité

En France, depuis 1969, le lait est payé selon plusieurs critères : qualité bactériologique (calculée selon le taux de germes présents dans le lait), qualité sanitaire (définie selon le nombre de cellules somatiques), germes butyriques, recherche d’inhibiteurs (antibiotiques). Le taux de matière grasse (la référence est 38 grammes par litre) et le taux de matière protéique (32 g par litre) définissent le « lait standard » pris en compte pour le paiement du lait aux producteurs.

 

Cet article est le 279ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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Published by SORIN Michel - dans AGRICULTURE et PAC
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