Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles Récents

3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 21:55

L’Europe du 21ème siècle a besoin de la Russie

 

La Fondation Res Publica, présidée par Jean-Pierre Chevènement, avait mis à l’ordre du jour de son colloque, le 16 septembre 2013, le marché transatlantique. Voir Res Publica : le marché transatlantique, thème de la prochaine réunion - 8 septembre 2013. 

 

Les Actes de ce colloque de la Fondation Res Publica seront publiés dans quelques semaines. En attendant, l’essentiel de ce qui a été dit par Jean-Michel QUATREPOINT et Jean-Luc Gréau, membres du Conseil scientifique de la Fondation, a été rapporté dans Res Publica et traité transatlantique : exposés de Quatrepoint et Gréau - 30 septembre 2013.

 

Colloque agriculture Res Publica 71111 140 TJean-Pierre Chevènement (ici, lors d'un autre colloque) s’est exprimé une première fois après l’intervention d’Hubert Védrine, considérant que Jean-Michel Quatrepoint avait, en introduction, bien cadré le débat.

Les USA ont un déficit commercial élevé par rapport à l’Union européenne (118 milliards d’euros par an). Ce déficit est important face à l’Allemagne (mais, face à la France, c’est celle-ci qui est déficitaire).

Le PNB chinois dépassera celui des USA à partir de 2020. Le déclin américain sera long. La bipolarité Chine-Amérique est intéressante pour les autres. Le Conseil européen et Barroso ont engagé l’UE dans les négociations transatlantiques. Les instances européennes ne défendent pas nos intérêts.

En matière de compétitivité, la France n’a rien à y gagner.  En matière de normes, c’est l’Allemagne qui les contrôle.

Le problème en France, c’est que, pour l’Etat, l’industrie n’existe pas. Il n’y a pas de réflexion sur ce point. L’administration qui pilote l’économie autour du Premier ministre n’est pas opérationnelle. Les ministres français sont gênés pour élever la voix dans les instances européennes. Le protectionnisme n’est pas possible, car ni les Allemands, ni les Anglais, n’en veulent. Il ne reste que la modification de la parité monétaire : diminuer le cours de l’euro.

 

Jean-Pierre Chevènement s’est exprimé une deuxième fois au cours du débat, après Xavier Bertrand, ancien ministre, qui s’attend à une offensive dans l’intégration fédéraliste de l’Europe après la réélection de Merkel en Allemagne.

Ce sera une fuite en avant car les opinions publiques n’en veulent pas. C’est le divorce entre l’Europe et les opinions publiques qui favorise le développement des populismes.

Le député propose de penser l’Europe autrement. Il rappelle avoir voté non à la ratification du traité de Maastricht et regrette que le oui l’ait emporté. Il déclare vouloir une Europe bien organisée et plus efficace et souhaite une modification des traités. Pour y parvenir, la pression de l’opinion est une voie d’avenir.

 

Jean-Pierre Chevènement est, comme de Gaulle, en faveur d’une « Europe européenne » à partir des nations. Il faut rebattre les cartes, y associer l’Europe centrale et la Russie. L’Europe a besoin de la Russie, afin d’accroître sa profondeur stratégique et de disposer d’un fournisseur énergétique. Le problème européen est faussé par le fait que l’Allemagne impose son ordolibéralisme et l’euro fort. Il y a crise de la démocratie et crise de l’Europe. Plutôt que sortir de l’Europe, il faut changer l’Europe.

 

Plus loin dans le débat, Jean-Pierre Chevènement note que la Chine est un énorme moteur. Les pays andins d’Amérique du Sud lui fournissent des matières premières. La Chine est le premier fournisseur de l’Allemagne (la France en est le 1er client). Les USA ont une stratégie mondiale. L’Allemagne fait preuve d’une grande prudence en politique extérieure (Syrie, notamment). Vu de l’extérieur, l’Europe, c’est l’Allemagne. L’occidentalisme, c’était Sarkozy.

Pour la France, ce qui compte ce sont les nations humaines, pas occidentales. A cet égard, l’Algérie nous est plus proche que la Lettonie. Il est possible de pousser une idée de l’Europe plus accordée avec le 21ème siècle. L’Europe des 28 est derrière nous. Les pays émergents vont continuer d’émerger, dans la diversité. Le Brésil est différent de la Chine, qui est différente de l’Inde.

 

Sami Naïr reconnaît que la tendance occidentaliste est très forte. La tendance transatlantique (post-européiste, occidentaliste) ne veut pas renforcer la construction européenne. Elle ne recouvre pas le clivage entre la droite et la gauche. La question est : en Europe, sur quelles forces s’appuyer ? Si le traité trans-atlantique est signé dans les cinq ans, nous serons bâillonnés.

 

Voir aussi : Négociation d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe - 8 sept. 2013. 

  

Cet article est le 172ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Partager cet article

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans CHEVENEMENT
commenter cet article

commentaires