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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 22:40

Nombreuses grèves reconductibles jusqu’à samedi ?

 

Cette 4ème journée d’action intersyndicale depuis la rentrée de septembre, la 10ème en 2010 (21 janvier, 30 janvier, 23 mars, 1er mai, 27 mai, 24 juin, 7 et 23 septembre, 2 et 12 octobre) - dont 7 avec grèves - a été celle de la plus forte participation, ce qui renforce le mouvement social engagé contre le projet de loi réformant les retraites (voir Rue89, 12 octobre Mobilisation en hausse contre la réforme des retraites).

 

En Mayenne, de la préfecture à la cite administrative de Laval, il y avait entre 6000 et 8000 manifestants, dont 600 lycéens (source : Ouest-France).

 

Selon Henri Vacquin, spécialiste des conflits sociaux, la mobilisation est plus proche de Mai 68 que de décembre 95 (David Servenay, Rue89, 10 octobre : « Les retraites sont un prétexte à la formulation de la colère »).

 

Sur le site de Marianne, on observe attentivement les réactions du sommet de l’Etat.

 

Retraites : le scénario imprévu qui inquiète l'Elysée (Laurence Dequay, Marianne2, 8 octobre)

Un nouveau 95 ou un autre CPE ? Ni l'un ni l'autre, ou peut-être les deux. L'unité syndicale, en tout cas, est en train de créer les conditions d'un mouvement de longue durée qui déborde les prévisions de sarkoland. Vivement le 13 octobre ?

 

Retraites: Sarkozy prie, mais Dieu n'entend pas (Jack Dion, Marianne2, 12 octobre)

Malgré tous les efforts du gouvernement pour faire gober aux Français que la réforme Woerth constitue une chance pour eux, la mobilisation de faiblit pas. Même les prières de Nicolas Sarkozy, le 8 octobre dernier au Vatican, n'ont servi à rien. Ce qui fait déjà un point commun entre notre Président et Dieu: ils ne veulent rien entendre!

 

Le président Sarkozy et son gouvernement n’ont plus rien à négocier au moment où la contestation monte dans le pays. Au niveau des organisations syndicales, le duo CGT-CFDT va devoir tenir compte de FO et de tous ceux qui militaient depuis le début pour le retrait du texte gouvernemental.

Les réponses de Jean-Claude Mailly (Les Echos, 22 septembre)

La position de FO est claire, connue depuis longtemps et mobilisatrice. Il faut une réforme des retraites mais pas celle-là. Nous avons fait des propositions en matière de financement qui ont le mérite d'assurer l'équilibre financier pour toutes les générations. Chaque organisation salariale est libre de ses positions et positionnement, y compris quand un duo se forme pour les raisons qui ont à voir avec la réforme de la représentativité syndicale. FO est là et bien là, et le sera encore pour longtemps.

Peut-on vraiment aller vers une crise sociale d'ampleur?
La situation est très particulière. Je ne sais pas ce qu
'il se passera ou non ces prochaines semaines mais je sais qu'absolument tout peut arriver tant le pays est marqué par les inégalités. On ne sent pas encore de radicalisation mais on ne peut absolument pas l'exclure. Les salariés ont parfaitement compris qu'on leur fait payer les conséquences de la crise financière et ne l'acceptent pas. Ils constatent aussi que les grandes promesses de changement de modèle face à la crise ont fait long feu. Nicolas Sarkozy reste figé sur la même logique comptable, obsédé par la note de la France sur les marchés boursiers. Aujourd'hui, le gouvernement veut réduire les dépenses sociales au nom du maintien d'une politique économique qui en France et ailleurs a conduit à la crise. Et de nouvelles inégalités se profilent avec les mesures annoncées sur l'assurance-maladie et la réforme à venir de la dépendance, que le gouvernement va tenter de faire basculer sur l'assurance privée. Sans oublier la dégradation continue des services publics.

 

L’union locale FO de Mayenne, dans un courrier daté du 7 octobre, avait pris l’initiative de proposer aux autres organisations syndicales une réunion ce 12 octobre à Mayenne après la manifestation.

Le gouvernement reste sourd et inflexible face à la revendication avancée par FO dès le printemps et reprise aujourd'hui dans tous les défilés : RETRAIT du projet de loi !

Mais qui pouvait être assez naïf pour penser qu'une, ou deux, ou dix "journées d'action" suffiraient à le faire céder ?

Certes, une grève générale ne se décrète pas. Certes, la situation difficile que vivent de nombreux salariés peut faire réfléchir.

Mais la responsabilité des confédérations et fédérations syndicales n'est-elle pas justement aujourd’hui de frapper fort, après de trop nombreux coups de semonce sans succès, et de conforter les salariés dans leur volonté d'en découdre ?

7 journées de grève de 24h depuis janvier : ce sont presque 2 semaines de grève reconductible pour préserver les 2 années de vie qu'on cherche à nous voler !

Alors, nous serons à nouveau en grève et dans la rue mardi prochain 12 octobre. Mais ne nous méprenons pas, ce qui est à l’ordre du jour, tous secteurs et toutes organisations syndicales confondues, c’est la reconduction de la grève dans les jours qui suivront.

 

De son côté, le Front syndical de classe avait pris cette position dès le 17 septembre.

La contre-réforme Parisot-Sarkozy-Woerth sur les retraites, appliquant à la lettre les accords européens de Barcelone signés en 2002 par Jospin et Chirac, est un maillon essentiel de la grande chaîne du recul social généralisé qui va de la casse des services publics à celle de la Sécu en passant par la compression des salaires et le chômage de masse.
Après les lois Balladur et Fillon de 1993 et 2003, il s’agit en effet d’amplifier les régressions (recul de l’âge de la retraite, augmentation des annuités, refus de la prise en compte de la pénibilité…), au nom d’un catastrophisme démographique qui « oublie » que les travailleurs produisent chaque année plus de richesses permettant de financer les retraites et plus largement la sécurité sociale. Rappelons à ce propos
que les monopoles privés du CAC 40 prévoient 80 milliards de bénéfice pour 2010 alors que le gouvernement et les médias aux ordres vendent la crise au peuple pour lui imposer tous les sacrifices.
Concernant les retraites, le souci du gouvernement et du patronat n’est pas démographique, il est simplement de subventionner le Capital au nom du profit maximum, d’une part en accentuant les exonérations de cotisations sociales et autres cadeaux fiscaux et d’autre part en ouvrant en grand la porte aux retraites individuelles par capitalisation (ou par points) et aux appétits des compagnies financières.
Cette contre-réforme, présentée comme « la mère de toutes les réformes », est massivement rejetée par la population. Elle aura en effet comme résultat la baisse générale des pensions, particulièrement dramatique pour les carrières marquées par la précarité, l’épuisement d’un plus grand nombre de salariés dont l’espérance moyenne de vie en bonne santé est de… 63 ans, la mise en concurrence pour l’emploi des jeunes et des vieux et la pression à la baisse sur les salaires qui en résulte…
Personne ne peut croire qu’on peut gagner quelque chose dans ce cadre et c’est pourquoi cette contre-réforme n’est ni négociable, ni amendable. C’est bien ainsi que l’entendent de nombreuses bases syndicales, professionnelles ou territoriales, qui réclament son RETRAIT pur et simple, point de départ pour mettre le pouvoir sur la défensive.

 

Les conditions sont réunies pour que s’enclenche le mécanisme qui conduit à une confrontation sociale de grande ampleur, dont l’issue ne pourra être qu’un recul du président de la République sur les retraites et sur toutes les contre-réformes néolibérales qu’il a engagées.

 

Cet article est le 38ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

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