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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 21:46

L’épreuve de force est engagée, Fillon sûr de lui

 

Le premier ministre a opposé un non ferme et tranquille aux syndicats, afin de conduire la réforme à son terme, comme l’a voulu le président de la République. C’est tout simple, cela doit se passer comme en 2003, quand Fillon était aux manettes du ministère des affaires sociales : les manifestants et les grévistes vont s’essouffler et la réforme pourra s’appliquer.

Et s’il y avait un grain de sable ? Depuis 2003, la France a bien changé, la crise financière est passée par là. Et Sarkozy est de plus en plus contesté, y compris par une partie de ceux qui l’ont élu en 2007.

 

A la suite des manifestations d’hier (voir Retraites : ce 23 septembre, les syndicats mobilisent mais s'interrogent), le MRC 53 a communiqué ce texte à la presse.

 

Michel SorinRetraites : soutien aux syndicats, qui défendent les intérêts du monde du travail

 

Comme au niveau national, les Mayennais, le 7 et le 23 septembre, ont exprimé dans les rues de Laval leur opposition au projet de loi sur les retraites. Le premier ministre refuse d’en tenir compte. Il compte sur le soutien d’une majorité des sénateurs, après celui des députés, pour imposer sa politique de régression sociale contre la volonté de la majorité des Français.

 

Ce que veut le peuple français, c’est un changement de politique, dès que possible. Car la France s’enfonce dans tous les domaines, économique, social, démocratique, éthique.

 

Le chef de l’Etat accentue les effets de la crise en voulant maintenir sa complicité avec les privilégiés de la finance, au lieu de rechercher le soutien du peuple. Avec son gouvernement et la majorité parlementaire, avec l’appui inconditionnel du MEDEF, qui défend le système financier capitaliste, le président de la République a opté pour l’épreuve de force avec les syndicats, qui représentent les intérêts du monde du travail.

 

Si nous voulons continuer à vivre dans une République du progrès social, il nous faut relever ce défi présidentiel. Le MRC 53 souhaite que les citoyens se mettent en mouvement pour se libérer de l’emprise d’un système qui les enferme dans la soumission.

 

Lu dans la presse

 

Retraites : nouvelles mobilisations les 2 et 12 octobre (Le Monde, 24 septembre)

Le bras de fer continue entre les syndicats et le gouvernement à propos du projet de réforme sur les retraites. L'intersyndicale, réunie vendredi 24 septembre au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a décidé d'organiser deux nouvelles journées de mobilisation : une journée de manifestations le samedi 2 octobre et une "journée massive de grève et manifestations" le 12 octobre (…).

L'intersyndicale prépare la suite du mouvement (Le Point, 24 septembre)

François Chérèque, le leader de la CFDT, a réussi à imposer ses vues à l'intersyndicale et à FO pourtant favorables à des mouvements de grève reconductible (…). Dès jeudi soir, Bernard Thibault assumait cette ligne : "Il nous revient, en tant que syndicats, de trouver des formes qui permettent la participation du plus grand nombre." Alors, contrairement aux précédentes journées d'actions, la prochaine manifestation aura lieu un samedi, comme l'avaient proposé la CFTC et surtout la CFDT (…)

Mais tous les syndicats ne sont pas convaincus. "On n'a jamais été en faveur d'une manifestation le week-end, où il y aura plus de poussettes que de salariés, mais on a dû faire contre mauvaise fortune bon coeur", reconnaît Bernard Devy, chargé du dossier retraite à FO (…). Or, pour lui, le seul moyen de faire plier l'exécutif est d'avoir recours à des arrêts de travail reconductibles. Un point de vue partagé par Jean-Marie Pernot, spécialiste du syndicalisme, cité par l'Agence France-Presse : "Le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, est plus attentif aux grèves qu'aux manifestations", considère-t-il.

 

Il est encore temps pour le gouvernement d'entendre le rejet de son projet (Le Monde, Bernadette Groison, FSU, 22 septembre)

Le gouvernement a choisi un calendrier serré pour la réforme des retraites pour éviter les mobilisations et esquiver les questions de fond en assénant de fausses évidences : rien n'y fait. Il a créé toutes les conditions d'un conflit social majeur. Face à la déferlante de contre-vérités et de fausses négociations, les organisations syndicales ont su, ensemble, imposer tous les termes du débat, convaincre l'opinion qu'il est possible de faire autrement et rassembler des millions de salariés. Elles ont su dépasser des différences d'appréciation pour faire front (…).

La réforme des retraites, victoire à la Pyrrhus ? (Le Monde, Gérard Courtois, 13 septembre)

La réforme des retraites aurait pu, aurait dû, être l'occasion d'un grand débat démocratique. Tous les éléments du pacte social et des réalités françaises s'y trouvent en effet rassemblés : le rapport au travail constitutif de la vie de chacun ; la manière de concevoir le formidable allongement de la durée de la vie et l'usage que l'on peut en faire ; la solidarité entre générations sur lequel repose notre système par répartition ; enfin, la protection sociale des personnes âgées, bâtie par plus d'un siècle de luttes et de mobilisations.

Tout cela - à quoi il faudrait ajouter les innombrables inégalités devant le travail comme devant la vieillesse - aurait mérité un débat approfondi. A défaut de s'accorder sur les solutions, on aurait pu dégager un constat partagé : après tout, chacun admet que l'évolution démographique, la prolongation de l'espérance de vie et l'état des finances publiques imposent de réformer le financement des retraites pour garantir leur pérennité (…).

 

Sur la réforme des retraites, un renoncement peut en cacher un autre (Le Monde, dix personnalités de la mouvance d’ATTAC, 22 septembre)

 

Retraite: discriminer pour garantir la justice sociale? (Marianne, tribune Elie Arié, 22 septembre)

Devant les changements de mode de vie et du temps passé au travail qui ont profondément changé depuis plusieurs années, c'est notre façon de penser la retraite qui doit être modifiée. Elie Arié nous explique les enjeux en cours (…).

 

Cet article est le 34ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

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