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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 23:45

 

Le thème était « Quel projet pour un sursaut républicain ? »

 

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Le Mouvement Républicain et Citoyen a publié en janvier un « Citoyens militants » spécial université de rentrée (19, 20 et 21 septembre 2014, Caen).

 

Rappel des éléments publiés sur le site du MRC :

- Revivez l'Université de rentrée du MRC (photos et échanges)

- "La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"  (discours de clôture de Jean-Luc Laurent)

- L'économie française à la croisée des chemins  (intervention de Bruno Moschetto)

Compte rendu du Dîner-débat avec D Motchane et JY Autexier à Caen le 19 sept. 2014

 Photo : Jean-Luc Laurent (au micro), Bastien Faudot, Julien Landfried, Marie-Françoise Bechtel, Jean-Pierre Chevènement, Pascal Blanchetier, Adeline Crépin (de gauche à droite)    

 

Extraits du Citoyens Militants janvier 2015

 

- L’édito du président Jean-Luc Laurent 

 

Le sursaut républicain, tel était le thème de notre université de rentrée cette année. Pendant deux jours, nous nous sommes nourris des interventions de nos invités. Tous ont apporté un éclairage et une contribution utiles à notre réflexion sur la situation politique, sociale et économique de la France après trente ans de dérégulation financière et de saut dans l’Europe libérale.

Comment provoquer alors ce sursaut républicain en conscience et surtout en actes ?Notre solution repose sur la souveraineté. Je le disais en conclusion, la politique fait face à l’absence de souveraineté : notre budget est décidé par Bruxelles, notre politique économique est largement alignée sur la vision de Berlin, nos ministres à Bercy ont depuis bien longtemps renoncé à placer les intérêts de la nation au dessus de ceux de l’Europe libérale. La souveraineté est également la clef de la construction d’une société harmonieuse fondée sur l’égalité des droits et des devoirs plutôt que la haine et le repli culturel par peur de «l’autre».

Le sursaut républicain, c’est celui du volontarisme et de toute la nation, de tous ses citoyens pour redonner corps à la France et formuler un projet d’avenir.

Vous trouverez dans ce CITOYENS MILITANTS des extraits des interventions de nos invités. Bientôt seront disponibles les actes complets de notre université de rentrée qui reprendront la totalité des interventions. C’est forts de ce projet enrichi des analyses de nos invités que nous abordons les enjeux à venir, aussi bien nationaux que locaux. En mars se tiendront les élections départementales et le MRC sera présent autant qu’il le peut pour défendre son projet et faire apparaître de nouveaux visages. 

Aidé du secrétariat national, je souhaite par ailleurs que nous soyons offensifs sur les propositions. Des rencontres thématiques, nourries par le travail de la direction, sont prévues ; la première aura lieu le mercredi 28 janvier à l’Assemblée nationale*. Elles nous permettront de faire entendre notre voix dans le débat public et de positionner le MRC sur les enjeux d’avenir : travail, politique énergétique, traité transatlantique, autant de dossiers sur lesquels nous travaillons dès aujourd’hui.

Enfin, en juin 2015, se tiendra notre congrès qui sera l’occasion de préciser notre stratégie politique dans un contexte difficile pour la France. Depuis notre précédent congrès, la donne a changé et nous devons faire entendre les exigences républicaines qui sont d’autant plus d’actualité : réorienter la construction européenne, poser la question de l’euro monnaie unique, trop fort pour l’économie française, nous libérer des dogmes libéraux pour retrouver la croissance et notre compétitivité. Dans la perspective des combats qui nous attendent, le MRC a besoin de tous, de votre adhésion pour l’année qui vient. 

* Voir Mercredi 28 janvier, rencontre MRC sur le thème : faut-il sauver l'euro ? 


- Synthèse par Julien Landfrieddes travaux des deux premières tables rondes 

 

Je souhaite remercier les différents intervenants qui nous ont montré qu’il était possible de faire d’autres choix que ceux qui sont menés. 

Dans la première table ronde, « Europe, libre-échange, mondialisation : lever les tabous », je voudrais mentionner l’intervention de Coralie Delaume qui a questionné la construction technicienne de l’Union Européenne et la légitimé aujourd’hui du droit européen, en particulier après le traité de Lisbonne qui venait finalement en contradiction avec le choix des Français lors du référendum de 2005.

Son intervention a été suivie de celle du journaliste Romaric Godin de La Tribune. Il a largement souligné le fait que depuis un certain temps, la France refuse d’engager un rapport de force avec l’Allemagne. De la même manière que la droite n’a pas essayé, la gauche ne l’a pas fait pour autant.

Clotilde Valter, députée PS, a tenté de défendre le bilan du gouvernement, essentiellement en expliquant que les marges de manœuvre sont étroites, la mondialisation restreignant les choix possibles. C’est donc difficile pour les gouvernements qui font au mieux. On a pu percevoir à certains moments un discours de résignation.

Enfin, Bruno Moschetto a pu faire une longue discussion sur les vertus du passage à une monnaie commune, qui aurait le mérite de sacrifier la monnaie à l’économie et de ne pas faire l’inverse comme depuis trente ans. 

Lors de la deuxième table ronde intitulée « Quelle réponse à la crise politique ? », le politologue Yves-Marie Cann de l’institut CSA a pu décrire une France profondément en proie aux doutes et a indiqué que, selon les dernières études de son institut, à peu près 30% de la population française se considère comme le cadet des soucis de la classe politique. Il a parlé de « France amère » qui recoupe en partie le concept de France périphérique développé par Christophe Guilluy.

Henri Pena-Ruiz, philosophe membre du PG, a été quant à lui extrêmement critique par rapport au PS. Il a soutenu qu’il fallait en finir avec l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative.

Emmanuel Maurel, député européen membre du courant Maintenant La Gauche, a également été dans la même veine que Godin : selon lui, la gauche n’essaie pas. Le grand reproche qu’on peut faire au gouvernement c’est de ne pas essayer. On pourrait lui faire passer ses échecs s’il avait essayé mais ce n’est malheureusement pas le cas ; en conséquence, il reste deux ans et demi pour essayer.

Jean-Louis Frostin, du conseil national du PCF, a fait une intervention énigmatique. Je crois que le PCF n’a pas encore énoncé une ligne politique claire.

Bastien Faudot, quant à lui, a pu résumer la longue liste d’événements qui ont pu démoraliser le peuple Français depuis les années 80 dont le référendum de 2005. Il a en outre rappelé qu’il fallait trouver une issue politique à cette crise qui n’en finissait pas.

Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de janvier 2015

 

Cet article est le 147ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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