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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:35

Un délicat problème à résoudre pour l’Europe

 

Lors d’un voyage que j’avais effectué en Roumanie, en août 1991, avec une délégation municipale de Saint-Berthevin, afin de prendre contact avec les élus de la commune de Recas, près de Timisoara, nous avions constaté un rejet viscéral des Roms qui étaient venus s’implanter sur la commune.

 

L’actualité française en 2010 a mis en exergue cette population. Voir Polémique Roms et Gens du voyage : le récit de Bernard Cossée (2) - 17 novembre 2010. Bernard Cossée est président de l’Association mayennaise d’action auprès des gens du voyage (AMAV) et trésorier de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (Fnasat Gens du voyage).

Voir aussi LES ROMS, POPULATION DANGEREUSE OU POPULATION EN DANGER ? (PDF Le Monde Education, 2010-2011).

Les Roms roumains sont nombreux à souhaiter émigrer. Voir Ouest-France, 18 octobre 2012 :

Les Roms appartiennent à la communauté des Tziganes venus d’Inde au XIVème siècle. Ils vivent en Roumanie, Hongrie, Bulgarie, Serbie, Kosovo… C’est la plus importante minorité transnationale d’Europe.

Environ 2 millions de Roms en Roumanie

- 50 % sont sans travail

- 25 % des enfants ne vont pas à l’école

- 70 % vivent sous le seuil de pauvreté

1 Rom roumain sur 4 émigre (32 % en Italie, 19 % en France, 12 % en Espagne)

 

Les Roms de Roumanie rêvent de partir à l'étranger (Ouest-France, Marc Mahuzier, 18 oct. 2012)

Ils s’en vont à cause d’une vie sans espoir. La France est une des destinations les plus fréquentes. Quand ils rentrent au pays, ils n’ont qu’une idée : le quitter.

 

Des réseaux clandestins très organisés…

 

L’émigration ne se réduit pas à une équation Rom = misère. Selon une étude récente, la moitié des deux millions de Tziganes roumains auraient un travail régulier. Même si l’illettrisme fait toujours des ravages (25 % d’analphabètes), une élite rom commence à voir le jour, dans le milieu des affaires, du spectacle, du sport. Fata Luncii, à Craiova, est le plus grand quartier rom de Roumanie. De grandes maisons luxueuses côtoient d’humbles habitations. Construites avec quel argent ? Difficile de répondre.

 

Qu’ils soient en France, en Italie ou en Espagne, beaucoup vivent exploités par des réseaux criminels qui tirent d’énormes profits de la mendicité, de la prostitution ou des vols. Selon cette source française très bien informée à Bucarest, plus de la moitié des migrants seraient pris en main par « un système délictueux très bien organisé, avec des spécialités village par village, chef de clan par chef de clan : la mendicité des enfants, le vol à la tire, la récupération de métaux ». Un système qui est en fait une traite d’êtres humains.

 

Mais, en Roumanie, quand on leur en parle, c’est le mutisme total. Même les travailleurs sociaux ont tendance à nier le phénomène. L’un d’eux nous a parlé de « rumeur ». Alors que des enquêtes ont montré combien ces réseaux sont puissants et protégés, y compris au plus haut niveau. « Ils ont des appuis chez les politiciens, dans la police. Si on veut toucher au réseau, il faut taper haut », dénonce Marion Mandache, de l’ONG Romani Criss.

 

Omerta ? Certainement. Par peur des représailles, parce que le journaliste est d’abord un gadjo, un non-rom, à qui on ne va pas dire ces choses-là. « Et aussi parce que beaucoup n’ont pas le sentiment d’être exploités, avance la sociologue Ana Ivasiuc. Pour eux, celui qui prête de l’argent pour partir ou qui organise leur vie sur place, les aide. Et ils trouvent normal de payer en retour, même si c’est très élevé ».

 

Cet article est le 108ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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