Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles Récents

22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 23:57

Pas vraiment un échec, mais de vrais désaccords

 

Le « débat national sur la transition énergétique » devait déboucher sur des « recommandations » servant de base à la future loi de programmation énergétique. En l’absence d’accord sur une dizaine de points, la synthèse des travaux a été faite et s’achève par des propositions d’actions. Le président du comité d’experts, Alain Grandjean, ne veut pas que ce résultat soit qualifié d’échec.

Voir cet article publié le 21 juillet 2013 sur le site du Nouvel Observateur : Transition énergétique : le gouvernement doit tracer un cap ambitieux et clair

 

Voir aussi ce compte rendu du site Maire-Info (Association des maires de France) le 22 juillet 2013 : Le Débat national sur la transition énergétique s'achève sans consensus

 

Rappel : Delphine Batho : ce qu'a été le grand débat sur la transition énergétique - 3 juillet 2013

Débat sur la transition énergétique : les gaz de schiste perturbateurs - 7 juillet 2013

 

Le collectif « Sauvons le climat » a exprimé, le 12 juillet 2013, les Regards de Sauvons le Climat sur les rapports des sept Groupes de Travail du Débat National sur la Transition Energétique

 

Le Débat National sur la Transition Energétique entre dans une phase décisive, celle où les travaux des différents groupes de travail vont faire l’objet d’une synthèse débouchant sur des propositions.

Sauvons le Climat, association comprenant de nombreux experts travaillant sur la problématique climat-énergie et ayant une expérience de terrain, n’a pas été retenue pour participer au collège des associations. Elle est donc à même de porter un regard extérieur sur le résultat tel qu’il s’exprime au travers des sept rapports publiés par les groupes de travail.

SLC note d’abord que le débat a été faussé par la fixation d’un objectif de réduction à 50% du nucléaire dans le mix électrique en 2025, sans examen de la façon dont un tel objectif pouvait être atteint. De plus, les scénariosprésentés n’ont pas été traités avec l’équité voulue, deux des scénarios, celui de l’ADEME et NEGAWATT, ayant bénéficié d’une surreprésentation au sein du CNTE.

L’efficacité économique est restée pratiquement absente  du débat, sauf sous forme d’affirmations peu étayées. C’est pourtant la première préoccupation exprimée par les citoyens invités au débat !

SLC souscrit  pleinement à cet objectif de simplification administrative que l’on retrouve en plusieurs endroits des rapports, en vue d’un cadre réglementaire simple, lisible, stable, proportionné et cohérent avec les objectifs fixés, une simplification qui bien entendu doit bénéficier à toutes les filières de façon équitable.

La non publication des notes d’experts ayant justifié les prises de position des GT ne permet pas d’apprécier la référence faite par les GT à des sujets comme le foisonnement des EnRs à l’échelle européenne ou la place accordée à la RT 2012, alors que, dans un cas comme dans l’autre, des clarifications auraient été nécessaires.

Le travail entrepris manque cruellement d’analyses préalables de nature à éclairer le débat. C’est le cas notamment (i) des expériences de pays qui, comme la RFA, font pour certains figure de pionnier en matière de transition (le surcoût dû aux EnRs devrait y dépasser 53 €/MWh en 2013 – contre 7€/MWh en France) ou (ii) de la politique conduite  à Bruxelles.

C’est pourtant Peter Altmaier, ministre allemand de l’environnement, qui nous dit : la plus grave erreur que nous avons commise fut de financer les renouvelables à guichet ouvert, (en d’autres termes, l’obligation d’achat). On ne saurait être plus clair. Philip Lowe,  ancien directeur général de l’énergie à la Commission, ne dit pas autre chose.

Pour SLC, le coût du carbone évité doit être le déterminant essentiel des décisions d’investissements, notamment dans ces deux secteurs que sont le bâtiment et les transports

SLC appelle à la prudence face à un rééquilibrage du mix énergétique en faveur de sources d’énergie, certes séduisantes, mais qui n’en sont encore qu’au stade du laboratoire ou ont un coût exorbitant pour la communauté. Il rappelle la nécessité de rééquilibrer les subventions aux EnRs en faveur des énergies thermiques.

S’agissant enfin de l'évolution du parc nucléaire français, les décisions devraient être fondées sur des critères économiques chiffrés, sur les impacts industriels et sociaux  et sur le respect rigoureux des décisions de l’Autorité de sûreté.

SLC conclut ces brèves remarques en reprenant pleinement à son compte la conclusion des auteurs du GT3 :

Compte tenu des délais impartis au GT pour mener ses travaux, il (le GT3) considère qu’il n’a pas épuisé la problématique de l’intégration des EnRs aux réseaux et recommande que les réflexions sur cette question soient poursuivies, au-delà des présents travaux du GT.

Ce à quoi on pourrait ajouter : « dans la transparence» c’est à dire en mettant à la disposition du public les notes d’experts.

Ces différents points sont développés dans l’étude "Regards de SLC sur les rapports des 7 Groupes de Travail du Débat National sur la Transition Energétique" que l’on trouvera sur le site www.sauvonsleclimat.org

Pour prendre connaissance d’un autre communiqué (16 juillet 2013) de Sauvons le climat, cliquez ici

 

Pour sa part, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a publié le 12 juillet 2013 ce communiqué de Christophe Mouton (secrétaire national au développement durable) : Hausse des tarifs de l'électricité : oui à l'investissement productif, non à la spéculation

 

Cet article est le 77ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

Partager cet article

Repost 0

commentaires