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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Personnalités et célébrations

Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 23:10

Il nous reste à transformer l’indignation en projet européen

 

La vie de Stéphane Hessel (voir Wikipédia) a été à la hauteur du personnage de roman qu’il a été d’emblée. Sa vie s’appelle « Résistance ». Il a perçu, avec plus d’acuité que d’autres, la crise de l’Europe dont le dévoiement l’indignait.
A tous ceux qui, aujourd’hui, perdent un ami, il appartient, comme dit le Chant des Partisans, de prendre sa place.
Il faut transformer son indignation en projet* pour mettre les peuples au cœur de la construction européenne.
Signé Jean-Pierre Chevènement (27 février 2013). Voir
La vie de Stéphane Hessel s’appelle "Résistance".

 

Stéphane Hessel

Naît le 20 octobre 1917 à Berlin. Son père, Franz Hessel, essayiste, ami de Walter Benjamin et traducteur de Proust, appartient à l'intelligentsia de la République de Weimar. Sa mère, Helen Grund, a inspiré le roman Jules et Jim d'Henri-Pierre Roché, adapté au cinéma par François Truffaut (1962). Elevé dès le début des années 1920 en France, Stéphane Hessel intègre l'Ecole normale supérieure en 1937 et fait des études de philosophie.

Après la débâcle de 1940, il est proche de l'Américain Varian Fry qui s'efforce alors de faire sortir les intellectuels allemands menacés de la France occupée, puis gagne Londres où il travaille pour le Bureau central de renseignements et d'action. Arrêté au cours d'une mission en 1944, il est déporté à Buchenwald, Dora puis Bergen-Belsen et ne retrouve Paris qu'en mai 1945. Devenu diplomate, il assiste à la naissance de l'ONU. Il y sera chef de la délégation française à partir de 1977 et élevé à la dignité d'ambassadeur de France en 1981.

Infatigable signataire de pétitions en faveur des causes qui lui tenaient à coeur, la lutte contre la pauvreté, la défense des Palestiniens ou celle des objectifs du Conseil national de la Résistance. Ce proche de Michel Rocard et amateur de poésie s'est engagé jusqu'à la fin de son existence à travers son texte Indignez-vous ! (Indigène, 2010), dont le retentissement fut mondial. Il est mort le 27 février à Paris.

 

Cette biographie conclut cet article du quotidien Le Monde : Hessel - Morin : réinventer la politique

"Le Monde" publie le 28 février 2013 un dialogue inédit de Stéphane Hessel et Edgar Morin, fruit de la rencontre de deux tontons flingueurs de la pensée. Propos recueillis par Nicolas Truong.

Stéphane Hessel et Edgar Morin : deux résistants, deux tempéraments, deux figures phares de l'engagement. L'ancien diplomate et le sociologue se sont rencontrés le 19 juillet 2011, au Théâtre des idées, le cycle de rencontres intellectuelles du Festival d'Avignon. Vifs, graves, alertes et enjoués, ils ont donné ce jour-là quelques raisons d'espérer, malgré la crise mondiale, quelques motifs de croire en la politique en dépit de toutes les désillusions auxquelles nous a conduit le règne des cyniques. En tontons flingueurs de la pensée, ils s'en sont même pris aux nouvelles forces réactionnaires droitières comme aux impasses d'un progressisme de reniement (…).

 

Voir aussi "Quand j'ai rencontré Stéphane Hessel" (Le Monde, 28 février 2013).

 

* Transformer l’indignation en projet : c’est que nous proposons avec CiViQ. Voir CiViQ 2013

Cet article est le 30ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

 

Par Michel SORIN - Publié dans : Personnalités et célébrations - Communauté : Les blogs républicains
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Jeudi 31 janvier 2013 4 31 /01 /Jan /2013 19:07

Le progrès résulte d’un intense travail patient et collectif

 

Vacances-71-Baudrieres-juin2011-108-T.jpgC’est la 3ème fois que Jean Rivon m’adresse ses vœux sous la forme d’une réflexion sur la vie (voir Jean Rivon, dans ses voeux 2011, appelle à agir dans le cadre collectif - 30 janvier 2011). C’est un sage méthodique qui valorise son expérience professionnelle acquise en tant qu’expert comptable, réviseur des coopératives agricoles de l’ouest de la France.

 

Retraité, il est de retour depuis quelques années dans son Ain natal, dans un appartement donnant sur la Saône, avec vue privilégiée sur Mâcon.

 

Etudiants à l’Ecole nationale supérieure agronomique de Rennes (aujourd’hui Agrocampus), nous étions parmi les délégués des élèves, animateurs du mouvement aspirant à des réformes pédagogiques, en mai et juin 1968, dans cet établissement.

Ce texte doit être lu en se laissant porter par les mots, comme quand on écoute Michel Serres à la radio. Vous verrez, à la fin, vous aurez envie de retenir de bons conseils de philosophie de la vie et d’analyse de l’évolution du monde.

Meilleurs voeux pour 2013

 

Après des années de déferlement de pessimisme et de dénigrement sur « la France qui tombe dans un monde inhumain », pour préparer l’avenir efficacement et ne pas paniquer à tout propos, il est utile de retrouver cette image : un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, alors qu’une forêt qui germe ne s’entend pas.

 

Nous percevons difficilement ce qui germe car cela est petit et lent, de même que le bonheur se construit si lentement qu’on en prend conscience seulement lorsqu’il est parti, alors qu’un malheur est souvent brutal et inattendu.

Le développement fulgurant des médias par l’informatique est un progrès technique aussi important que l’imprimerie mais, comme souvent, un nouveau progrès est mal utilisé dans ses débuts. Parce que ceux qui vivent des médias croient que leur public, c’est-à-dire nous, ne nous intéressons qu’à ce qui est excitant, sensationnel ou effrayant. Les médias le croient et nous leur donnons souvent raison. Et comme nous écoutons béatement leurs pires prédictions, elles ont plus de chances de se réaliser : ce qu’on appelle des prévisions auto-réalisatrices.

 

Le progrès nécessite un intense travail patient et collectif que la confiance amplifie, alors que le pessimisme affaiblit nos capacités créatrices. Ce dont beaucoup de penseurs se doutaient, les neurosciences le prouvent maintenant. Il est donc temps de redresser la tête, d’être attentif à tout ce qui germe sous nos yeux et de le faire savoir.

 

Outre le développement des médias, des mutations gigantesques sont en cours qui nous font basculer vers un autre monde et certains considèrent même que la bascule en cours est aussi importante pour l’humanité que la maîtrise du métal il y a 20 000 ans environ.

 

Ces mutations, certes, portent autant de promesses que de menaces mais ne voir que les menaces conduit inévitablement à leur réalisation. Les menaces inquiètent ceux qui ont quelque chose à perdre alors que les promesses donnent du courage et de l’espoir aux plus démunis. Notre désespérance mondaine n’a pas cours chez les plus démunis qui, au contraire, misent tout sur ces mutations qui renverseront les blocages qui les maintiennent sous le seuil de pauvreté et dans la dépendance.

 

Déjà, elles leur permettent à l’évidence de vivre beaucoup plus longtemps qu’il y a quelques dizaines d’années. Ne nous laissons pas aveugler par les nouvelles difficultés (comme la malnutrition ou le chômage) qui résultent de la disparition d’épidémies ravageuses.

 

On pourrait développer une multitude d’évolutions qui prouvent cette raison d’espérer. Prenons une évolution qui nous touche de près : l’évolution de l’Europe.

50 ans après l’accord franco-allemand, les pessimistes ne voient que la lenteur des décisions, la tiédeur des opinions et les récriminations en tous genres sur l’ingérence de l’Europe dans notre vie quotidienne. Pourtant les fondateurs de l’Europe avaient trois objectifs :

 

- 1°objectif : qu’il n’y ait plus jamais la guerre : objectif atteint ; l’affaire du Kosovo a montré que l’Europe a tout fait pour étouffer ce conflit qui, en d’autres temps, pouvait embraser toute l’Europe. La guerre évitée, une compétition économique est apparue entre les nations car le marché et la monnaie unique ont été lancés sans l’harmonisation économique, financière et sociale qui avait pourtant été préconisée par les fondateurs. Cette erreur, due à l’idéologie libérale effrénée qui a sévi après la chute du mur de Berlin, est maintenant bien identifiée et les politiques commencent à faire des propositions pour y remédier,

 

- 2°objectif : que l’on mette en place une économie sociale de marché différente du capitalisme anglo-saxon ; cette option a été progressivement affaiblie par le cheval de Troie que constitue le Royaume Uni ; mais l’option est toujours en vigueur et raffermie par la crise financière due aux excès des banques américaines et anglaises. Le modèle anglo-saxon n’est plus mis en avant bien qu’il dispose encore de lobbys puissants contre lesquels même les USA luttent. De même, la réussite économique allemande masque une dégradation sociale qui se dévoile peu à peu,

 

- 3°objectif : que la démocratie soit la règle en Europe, ce qui est maintenant la règle partout au niveau des nations européennes ; reste à l’étoffer au niveau des institutions communautaires pour que les peuples se sentent réellement européens et non le jouet des technocrates libéraux bruxellois et des grandes banques internationales qui les conseillent.

 

On observe donc que les objectifs fixés il y a 50 ans sont toujours indiscutés et sont en grande partie atteints. On observe aussi que des puissances de culture non européenne ont tenté de les dévoyer mais que ces détournements ont conduit à des déboires évidents que nous sommes déjà en train de corriger en revenant aux objectifs initiaux.

 

D’où une méthode en 4 temps pour participer à la construction de l’avenir et pour ne pas se laisser envahir par la morosité, l’inquiétude et la déception :

 

- 1°temps : face à un problème, ne pas accorder trop d’importance aux dénigrements inévitables mais rechercher l’évolution profonde qui se cache derrière le symptôme,

- 2°temps : prendre du recul et mesurer le parcours positif accompli précédemment sur lequel se greffe le problème bruyamment médiatisé,

- 3°temps : rechercher la disposition technique qui a généré le problème (exemple : la dérégulation de l’endettement des ménages aux USA qui a généré les subprimes) et découvrir les intérêts particuliers qui ont oeuvré pour mettre en place cette disposition,

- 4°temps : agir à son niveau pour faire la clarté et promouvoir les solutions.

 

Trop difficile cette méthode ? Non car on trouve facilement sur Internet toutes les analyses nécessaires. Il faut simplement les trier sur les critères de cohérence et de modestie de l’analyse et non sur la brillance ou le caractère affirmatif qui cachent presque toujours un lobby en action. Il est en effet très facile de paraître avoir la solution d’un problème en ignorant une ou plusieurs données (exemple : y-a-qu’à faire comme les allemands pour résoudre le problème du chômage en France, en oubliant que les entreprises allemandes peuvent payer des mini-jobs à 400 euros par mois).

 

En appliquant cette méthode on retrouve le sens de l’évolution de l’humanité qui est l’accumulation de connaissances et de savoir-faire pour vivre mieux. Cette évolution n’est pas linéaire et peut donner le sentiment parfois d’assister à des reculs ; ces reculs sont dus à l’apprentissage des nouveaux progrès et aux résistances de ceux qui ne voient pas que le changement sera bénéfique même s’il faut modifier les habitudes. Ces résistances peuvent parfois être exacerbées par l’impatience et la violence de ceux qui sont pressés de mettre en oeuvre le nouveau progrès.

 

L’exemple de l’intégrisme musulman illustre parfaitement ce mécanisme et ce qui se passe aujourd’hui (le terrorisme djihadiste en réaction à l’évolution de sociétés trop longtemps figées ou contraintes) était largement anticipé par divers analystes, le plus clair d’entre eux étant en France Emmanuel TODD. Le même mécanisme est éclairant pour le changement climatique, l’énergie nucléaire, la mondialisation, les investissements collectifs, les assurances collectives, les nouvelles technologies, la maîtrise génétique, etc.

 

Parmi les nombreux germes qui poussent dans la forêt de l’évolution, citons l’apparition du « serment des scientifiques » proposé par Michel SERRES : « pour ce qui dépend de moi, je jure : de ne pas faire servir mes connaissances, mes inventions et les applications que je pourrais tirer de celles-ci à la violence, à la destruction ou à la mort, à la croissance de la misère ou de l’ignorance, à l’asservissement ou à l’inégalité, mais de les dévouer à l’égalité entre les hommes, à leur survie, à leur élévation et à leur liberté ».

 

Bonne germination 2013.  

Cet article est le 29ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations 

Par Michel SORIN - Publié dans : Personnalités et célébrations - Communauté : Les blogs républicains
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Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 21:16

Belle continuité de l’action sportive des municipalités

 

Le 17 novembre (hier), avait lieu à Saint-Berthevin l’inauguration de l’espace sportif Bernard Le Godais, qui concerne l’ensemble des équipements sportifs situés autour de la place Pierre de Coubertin : la salle multisports* qui portait le nom de Cosec (complexe sportif évolutif et couvert), ainsi que les terrains de sports - football (stade Robert Hubert), athlétisme** (et la salle de chronométrage Robert Planchenault), notamment.

* La salle André Cosme, construite en 1999-2000, est sans équivalent en Mayenne en tant que salle dédiée aux sports, par sa dimension et sa capacité d’accueil (près de 1000 personnes, en gradins). Elle a coûté 12 millions de francs (environ 1,8 millions d’euros). Les efforts de la municipalité dont j’ai eu la responsabilité, de 1990 à 2001, ont été récompensés par la médaille de la Jeunesse et des sports qui m’a été attribuée par le Préfet de la Mayenne, à l’initiative du directeur départemental de la Jeunesse et des sports.

** Dans Ouest-France, 24 septembre 2012, sous le titre « Rénovée, la piste de l’athlétisme a été inaugurée », il est indiqué : « Cet équipement, créé en 1989, semble aujourd’hui tout neuf. Les travaux, démarrés en juillet dernier, viennent tout juste de s’achever pour un coût de 293 000 euros, dont une partie subventionnée par le conseil général à hauteur de 45 000 euros » (…). Il est précisé aussi qu’il existe 2 400 licenciés dans les différentes disciplines sportives de Saint-Berthevin et que c’est la fin du cycle de rénovation des équipements sportifs relevant de l’actuelle municipalité.

A noter que le « Complexe sportif de l’Eglanière » a été inauguré le 23 juin 2012. Il est composé de trois courts couverts avec gradins et deux courts extérieurs, un club house, des terrasses, des vestiaires et une salle de soins. Le coût (plus de 2 millions HT) a été financé par la vente des terrains des Portes du Vicoin et à partir du budget d’aménagement de cette opération. L’ancien « Espace sportif La Forêt », acquis par la commune en 1990, va être démoli dans cette opération (infos du Courrier de la Mayenne, 28 juin 2012).

 

Inauguration Espace sportif B Le Godais StB 171112 006 TLe maire, Yannick Borde, et son adjoint aux sports, Christophe Guesné, avaient convié le 17 novembre à « une réception en l’honneur de la dénomination du Complexe sportif Espace sportif Bernard Le Godais ». Voici le compte rendu qu’en a fait le quotidien Ouest-France, ce 18 novembre 2012, dans ses pages « Mayenne », rubrique Saint-Berthevin :

 

Bienvenue dans l’espace sportif Bernard Le Godais

 

Samedi matin, en présence des conseillers municipaux qui ont œuvré avec Bernard Le Godais de 1965 à 1990, Michel Sorin, ancien maire, et quelques membres de son équipe, et beaucoup de membres d’associations, les installations sportives ont perdu définitivement le nom de Cosec pour prendre celui de « Espace sportif Bernard Le Godais ».

 

Yannick Borde, maire, et le conseil municipal ont voulu honorer cet homme qui a permis à la commune de se transformer d’un petit village en 4ème ville du département.

« Bernard Le Godais était un grand humaniste. Il a largement contribué au développement de la vie associative, dont le sport, dans la commune, a précisé le maire, Cet espace est assez emblématique, il est fréquenté par toutes les catégories d’âges. C’est un site de grande qualité qui n’a pas d’égal en Mayenne ».

 

Michel Sorin, quand il était maire, a poursuivi le travail engagé par Bernard Le Godais. Il s’est dit satisfait de voir ce lieu porter le nom de Bernard Le Godais et voit dans cet ensemble sportif la continuité du travail réalisé par les différentes municipalités.

 

En conclusion, Yannick Borde a précisé : « Notre action s’inscrit dans la dynamique mise en place par Bernard Le Godais ». 

Inauguration Espace sportif B Le Godais StB 171112 002 TPhoto : Madeleine Le Godais et Yannick Borde « ont dévoilé » le nouveau nom de l’espace sportif comprenant la salle multisports et les terrains de sports

 

Bernard Le Godais, bâtisseur de Saint-Berthevin

 

Bernard Le Godais fut le fondateur de Saint-Berthevin en tant que petite ville (actuellement, 7 000 habitants). Auparavant, c’était un village (2 000 habitants), plutôt rural, bien que situé tout près (4 km) de Laval, la commune étant coupée en deux par la route Laval-Rennes.

 

Né à Craon en Mayenne en 1918, il est décédé le 25 février 2012 à la maison de retraite Eurolat de Saint-Berthevin. Il avait été maire de Saint-Berthevin de 1965 à 1990, après avoir été conseiller municipal de Laval pendant un mandat. Il était un élu influent (secrétaire) de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval et de la Mayenne, lui-même dirigeant un négoce (quincaillerie, machines à bois) avec son épouse. Le Parc des Expositions, situé boulevard des Loges, a été installé à Saint-Berthevin à son initiative.

 

Comme l’indique l’hebdomadaire « Le Courrier de la Mayenne », dans son édition datée du 1er mars 2012, le maire honoraire de Saint-Berthevin avait été un « homme d’avant-garde qui a beaucoup travaillé pour faire évoluer la commune. Les constructions des différents lotissements, ceux de la Forêt et du Lac. Les travaux à l’intérieur de l’église. Le déménagement du presbytère afin d’y installer l’école de musique. La transformation de l’ancienne école des filles en centre de rencontres. La réalisation de la maison de retraite Eurolat. L’aménagement du site de Coupeau, avec la construction de la piscine. Les constructions des groupes scolaires de la Forêt puis du Lac.

Il a beaucoup œuvré dans le milieu associatif. Membre fondateur des Amis de la musique, il a dirigé pendant de nombreuses années la chorale. Fondateur des jumelages avec Wehingen (Allemagne) en 1969***, avec Minehead (Angleterre) en 1990, il a initié les contacts avec Caslino d’Erba (Italie) et Recas (Roumanie). La construction du stade de football et des premières salles de sports sur les terres du petit Beauchêne. Sans oublier, la construction de la mairie, de la poste, les immeubles… »

 

40ansjumWeh 230509 178 LeGodaisSorinBorde T*** Voir cet article à l’occasion du 40ème anniversaire de jumelage : Jumelage entre Wehingen et Saint-Berthevin : une belle oeuvre d'art - 25 mai 2009. 

 

Claude Vincent récompensé par la municipalité

Claude Vincent, qui avait été président de 2000 à 2012 de l’Union sportive Saint-Berthevin (USSB omnisports), a reçu la médaille de la Ville de Saint-Berthevin à cette occasion.

Voir INFO le bulletin « Info Saint-Berthevin » n° 40, juillet-août 2010.

« Domicilié à Changé pendant un certain nombre d’années, Claude VINCENT avait cependant depuis longtemps un « pied » à Saint-Berthevin. Enseignant à l’école La Forêt, il a commencé à côtoyer le monde associatif berthevinois en 1989. Participant de plus en plus à la vie associative de la commune, il décide de s’installer à Saint-Berthevin en 1995. Il créé alors le club de tennis comme section de l’USSB à part entière et en prend la présidence de 1995 à 2000. Ce n’est qu’après qu’il prend les commandes de l’USSB, épaulé par les présidents de chaque section ».

Cet article est le 28ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

Par Michel SORIN - Publié dans : Personnalités et célébrations - Communauté : Les blogs républicains
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Mardi 6 novembre 2012 2 06 /11 /Nov /2012 12:29

Rassembler les Français pour redresser l’économie

 

Le 5 novembre 2012 sera une date historique pour la France si, comme tout le laisse supposer, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault valide l’esprit et, pour l’essentiel, la lettre du « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française » proposé par Louis Gallois (voir Louis Gallois propose un pacte de compétitivité pour l'industrie française - 5 novembre 2012).

 

Que dit Louis Gallois ?

Voir Les réactions au rapport de Louis Gallois sur la compétitivité (Ouest-France, 6 nov. 2012)

 

Tous les indicateurs le confirment : la compétitivité de l’industrie française régresse depuis 10 ans et le mouvement semble s’accélérer*. La diminution du poids de l’industrie dans le PIB français est plus rapide que dans presque tous les autres pays européens ; le déficit croissant du commerce extérieur marque nos difficultés à la fois vis-à-vis des meilleures industries européennes et face à la montée des émergents.

 

La perte de compétitivité industrielle est le signe d’une perte de compétitivité globale de l’économie française. Car l’industrie ne se développe pas en vase clos : elle dépend des autres secteurs de l’économie, des services et de l’énergie en particulier ; elle dépend de l’écosystème créé par les politiques publiques, de la dynamique des dépenses et des recettes publiques, ou du fonctionnement des services publics, des grandes infrastructures, comme de l’appareil de formation et de recherche ou du marché du travail.

Cette perte de compétitivité est, pour une large part, à l’origine des déséquilibres des finances publiques comme du chômage ; elle limite notre marge de manoeuvre en Europe et dans le monde ; elle menace notre niveau de vie et notre protection sociale ; elle réduit la capacité de croissance de l’économie.

 

L’industrie et les services qui lui sont associés sont clés dans cette affaire : c’est eux qui sont les plus directement exposés à la concurrence internationale ; c’est sur eux que repose le poids du commerce extérieur. L’emploi dans l’industrie est plus qualifié que la moyenne et il a un effet multiplicateur plus fort sur les autres emplois. L’industrie porte une très large part de la recherche et de l’innovation, ainsi que des gains de productivité.

Les pays les plus industrialisés sont ceux qui résistent le mieux à la crise. La reconquête de la compétitivité industrielle doit donc être considérée comme la priorité économique de notre pays : elle conditionne tout le reste. Cette priorité – notamment par rapport aux secteurs abrités – doit se traduire dans les politiques publiques.

 

D’où notre proposition qui « surplombe » celles, plus spécifiques, du présent rapport :

Toute nouvelle disposition législative ou réglementaire significative, toute nouvelle politique lancée par l’État devrait être accompagnée d’un document précisant son impact sur la compétitivité industrielle et les moyens d’en réduire les effets négatifs éventuels.

 

Pour reconquérir sa compétitivité, la France devra accomplir des efforts, manifester une grande persévérance dans l’action. Cela prendra du temps même si de premiers résultats peuvent être obtenus assez rapidement. Cela suppose un fort consensus au sein de la communauté nationale sur la nécessité de cette reconquête et de l’effort nécessaire ; chacun doit avoir le sentiment que l’effort est justement partagé, comme en seront justement partagés les bénéfices lorsqu’ils apparaîtront. Cela suppose aussi une confiance dans la capacité à réussir et une confiance dans l’engagement des différentes composantes de la société. C’est donc un pacte de confiance que le pays doit nouer avec lui-même.

 

L’objet du présent rapport, au-delà du diagnostic, est de proposer un ensemble de mesures cohérentes, servant de base à un pacte entre tous les acteurs de la reconquête industrielle de la France.

 

1re proposition : l’État s’engage à ne pas modifier cinq dispositifs, au moins, au cours du Quinquennat :

- le crédit impôt recherche

- les dispositifs dits « Dutreil » favorisant la détention et les transmissions d’entreprises

- la contribution économique territoriale (68 modifications de la taxe professionnelle en 35 ans !)

- les incitations « sociales » aux jeunes entreprises innovantes, rétablies à leur niveau de 2010.

- les dispositifs en faveur de l’investissement dans les PME, notamment « l’IR PME30» et « l’ISF PME 31» (annonce du Président de la République à la Remise des Prix de l’Audace Créative – le 20/09/2012).

 

2e proposition : introduire dans les Conseils d’Administration ou de Surveillance des entreprises de plus de 5 000 salariés, au moins 4 représentants des salariés, sans dépasser le tiers des membres, avec voix délibérative, y compris dans les comités des conseils.

 

3e proposition : créer un Commissariat à la Prospective, lieu d’expertise et de dialogue social.

Accompagner chaque Loi de Finances d’un rapport sur la situation de l’appareil productif fondé sur les travaux du Commissariat.

 

4e proposition : créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu’à 3,5 SMIC – de l’ordre de 30 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique. Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales.

 

5e proposition : mener les recherches sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste.

 

6e proposition : aligner les conditions de crédit et des garanties export, en volume, quotité et taux sur le meilleur niveau constaté dans les pays avancés et créer un « prêteur direct » public.

 

7e proposition : sanctuariser le budget de la recherche publique et celui du soutien à l’innovation sur la durée du quinquennat.

 

8e proposition : créer un mécanisme d’orientation de la commande publique vers des innovations et des prototypes élaborés par des PME : objectif de 2 % des achats courants de l’État.

 

9e proposition : créer, au sein de la BPI, un produit constitué d’actions de préférence sans droit de vote (bénéficiant en contrepartie d’une rémunération privilégiée).

 

10e proposition : élaborer un équivalent du « Small Business Act », comme cadre de cohérence des dispositifs en faveur de la croissance des PME.

 

11e proposition : conditionner les soutiens de l’État aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants.

 

12e proposition : renforcer la gouvernance et les moyens des comités de filières de la Conférence Nationale de l’Industrie (CNI).

 

13e proposition : donner aux Régions la responsabilité de coordonner l’action des différentes structures régionales en charge de promouvoir l’innovation et le développement de l’industrie, ainsi que d’animer le dialogue social.

 

14e proposition : systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d’administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national.

 

15e proposition : doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat.

 

16e proposition : demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en oeuvre d’un compte individuel de formation, « crédité » soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne.

 

17e proposition : confirmer aux Commissaires aux comptes qu’ils doivent obligatoirement joindre à leur avis sur les comptes de l’entreprise, un rapport sur le crédit interentreprises. Prévoir des sanctions administratives (DGCCRF) en cas de manquement aux règles sur les délais de paiement.

 

18e proposition : allonger la « durée » des contrats d’assurance vie par une adaptation de leur régime fiscal ; avantager fiscalement les contrats en unités de compte (c'est-à-dire investis en actions) et les « contrats diversifiés » par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

 

19e proposition : doubler en cinq ans la capacité de France Investissement (BPI) à développer des partenariats public-privé dans le domaine du capital-investissement pour soutenir les entreprises ayant de forts besoins d’investissement au moment de l’industrialisation de leurs innovations.

 

20e proposition : donner au CGI la mission de porter trois priorités techniques et industrielles : (1) les technologies génériques, (2) la santé et l’économie du vivant et (3) la transition énergétique.

 

21e proposition : accompagner toutes les décisions européennes concernant la concurrence d’un avis d’experts économiques et industriels extérieurs à la Commission ; cet avis serait public.

 

22e proposition : autoriser les entreprises qui le souhaitent à faire présider le Comité d’Entreprise par un représentant des salariés.

 

* Un véritable décrochage

 

Le décrochage de l’industrie française, qui s’est amorcé dans les années 1970 s’est accéléré au cours de la dernière décennie, notamment par rapport à l’Allemagne, mais aussi par rapport à la Suède ou l’Italie. Toutes les analyses récentes convergent vers un même constat : l’industrie française atteint aujourd’hui un seuil critique, au-delà duquel elle est menacée de déstructuration.

 

_ La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011, nous situant désormais à la 15e place parmi les 17 pays de la zone euro, bien loin de l’Italie (18,6 %), de la Suède (21,2 %) ou de l’Allemagne (26,2 %).

 

_ L’emploi industriel (hors construction) s’est également continuellement dégradé : il est passé de plus de 26 % de l’emploi salarié total en 1980 (5,1 millions de salariés) à 12,6 %, en 2011 (3,1 millions de salariés), la France perdant ainsi plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans.

L’accroissement de la concurrence étrangère, celle des pays européens comme celle de plus en plus présente des pays émergents, expliquerait entre un tiers et la moitié de ces destructions d’emplois sur la période récente (2000-2007).

 

_ L’affaiblissement de l’industrie française se traduit par des pertes de parts de marché considérables à l’exportation : en Europe, premier débouché commercial de la France

(58,4 % des exportations en 2011), la part de marché des exportations françaises est passée de 12,7 %, en 2000, à 9,3 %, en 2011. Sur la même période, les exportations intracommunautaires de l’Allemagne ont progressé de 21,4 % à 22,4 %.

Globalement, le solde de la balance commerciale est passé d’un excédent de 3,5 milliards d’euros en 2002 à un déficit de 71,2 milliards d’euros (soit 3,5 points de PIB), en 2011. La balance hors énergie était de + 25,5 milliards d’euros en 2002, elle est de –25,4 milliards d’euros, en 2011.

 

Cette situation se répercute sur le déficit public et l’endettement de notre pays. La perte de compétitivité a ainsi des conséquences majeures sur l’économie française.

Les drames industriels, que la presse évoque tous les jours, émeuvent à juste titre l’opinion publique et lui donnent le sentiment que l’industrie « fout le camp » et, pire, que c’est irrémédiable.

Cet article est le 27ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

Par Michel SORIN - Publié dans : Personnalités et célébrations - Communauté : Les blogs républicains
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Lundi 5 novembre 2012 1 05 /11 /Nov /2012 23:13

Vingt-deux mesures pour créer un choc de confiance

 

C’était attendu. Louis Gallois a remis son rapport ce 5 novembre au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault. Document intitulé « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française ».

Voir la vidéo publiée sur le site du quotidien Le Monde ce 5 novembre :

Compétitivité : Louis Gallois prône "un choc de confiance" et appelle au "patriotisme"

 

Plan du document (voir Libération, 5 novembre : Rapport Gallois : toutes les propositions)

 

1re PARTIE – LA COTE D’ALERTE EST ATTEINTE

 

1. Un véritable décrochage

2. Un cercle vicieux prix/hors prix bien identifié

3. Des causes structurelles   

a. Le premier bloc de handicaps concerne la recherche, l’innovation et la formation, mal articulées avec l’industrie

b. Le deuxième bloc concerne des flux de financement insuffisamment orientés vers le tissu industriel

c. Le troisième bloc de handicaps porte sur la faiblesse de la structuration et de la solidarité industrielles

d. Enfin, le dialogue social est insuffisamment productif. Le marché du travail fonctionne mal.

4. Le redressement est possible : la France a des atouts forts qu’elle doit valoriser

 

2e PARTIE – UNE AMBITION INDUSTRIELLE : LA MONTÉE EN GAMME

 

1. La priorité à l’investissement : un choc de confiance

a. Assurer un environnement favorable à l’investissement en France : reconnaissance, stabilité, visibilité

b. Le choc de compétitivité : un choc de confiance

2. Le coût de l’énergie : un atout à préserver

3. La montée en gamme : de l’innovation à l’exportation

 

3e PARTIE – LA STRUCTURATION ET LA SOLIDARITÉ DU TISSU INDUSTRIEL : FAIRE TRAVAILLER LES ACTEURS ENSEMBLE

 

1. Faire croître le nombre d’ETI

2. Renforcer la solidarité des filières industrielles

3. Développer les solidarités territoriales

 

4e PARTIE – LES LEVIERS DE LA POLITIQUE INDUSTRIELLE

 

1. Une formation répondant aux besoins de l’industrie

a. La formation initiale : rapprocher le système éducatif et les entreprises

b. La formation continue : développer les formations qualifiantes et diplômantes

2. Un financement dynamique pour l’industrie

3. Le Commissariat Général à l’Investissement : l’instrument de l’État au service de la préparation de l’avenir

 

5e PARTIE – POUR UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE EUROPÉENNE

 

1. Une stratégie industrielle européenne trop générale et lacunaire

2. La politique de recherche – les grands programmes au service de l’innovation et de l’ambition européennes

3. La politique de la concurrence au service de la compétitivité

4. La politique commerciale extérieure au service de « l’ouverture équitable »

5. La politique monétaire extérieure au service de la croissance

 

6e PARTIE – POUR UN NOUVEAU PACTE SOCIAL

 

1. La concertation sur le financement de la protection sociale

2. La négociation sur les Institutions Représentatives du Personnel (IRP)

3. La négociation sur la sécurisation de l’emploi

4. Un Pacte Social

 

CONCLUSION

PRINCIPALES PROPOSITIONS DU RAPPORT

ANNEXES

 

Pour en savoir plus sur l’auteur du rapport, voir JOLpress, 5 novembre 2012 :

Louis Gallois, un grand patron iconoclaste

 

Louis Gallois est né en 1944 à Montauban. Lors de son passage à l’ENA (promotion Charles de Gaulle, 1970-72), il adhère à la CFDT, qui vient de créer une section au sein de l’école, et s’encarte au PS avec l’un de ses plus vieux amis, Jérôme Clément, ancien patron de la chaîne Arte. Diplômé d’HEC, il commence alors sa carrière comme haut fonctionnaire, en intégrant en 1972 la direction du Trésor, sous le regard bienveillant de Pierre Bérégovoy et Pierre Joxe.

En 1981, il devient le directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche et de la technologie. Il sera ensuite nommé directeur général de l’Industrie au ministère de l’Industrie, puis chargé de mission au ministère de l’Économie, des finances et de la privatisation.

Directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement au ministère de la Défense, en 1988, c’est ce poste qui le conduira à travailler dans le secteur aéronautique en devenant PDG de la SNECMA (motoriste aéronautique et spatial de premier rang) puis de l’Aérospatiale en 1992. Il quittera l’entreprise juste avant la fusion avec Dassault Aviation.

En 1996, il remplace Loïk Le Floch-Prigent à la tête de la SNCF, puis devient co-président d’EADS et président d’Airbus en 2006. Louis Gallois sera président du groupe EADS en 2007. Lorsqu’il quitte le groupe en mai dernier, il peut se féliciter des très bons chiffres du groupe : plus de 1400 commande dans l’année, un carnet de commande de 540 milliards d’euros et du cash à hauteur de près de 11 milliards d’euros.

Le 10 octobre 2011, il fonde La Fabrique de l'Industrie, un laboratoire d'idées, destiné à ouvrir et stimuler la réflexion sur les enjeux et les perspectives de l'industrie. Il est également président de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), une fédération française d'organismes et d'associations proposant aux personnes en situation de grave détresse sociale un accueil, un hébergement et une aide à la réinsertion sociale.

Des qualités remarquées et appréciées

Ses anciens collaborateurs parlent d’un homme très attaché au patriotisme économique « Pour lui, l'aéronautique est une industrie de souveraineté, il considère cela comme une donnée de base », a confié à Challenges l’un d’entre eux. Passionné mais aussi homme de terrain, il a toujours voulu épargner au mieux les salariés lors des plans sociaux ou des restructurations des entreprises qu’il a dirigées.

Entré à la SNCF dans un contexte social extrêmement tendu, il s’est révélé être un expert en dialogue social, apprécié et respecté des cheminots. Lorsqu’il quitte l’entreprise en 2006 pour rejoindre le groupe EADS, ses qualités de dirigeant ont été publiquement et unanimement saluées par les syndicats. Son passage à la tête du groupe aéronautique a confirmé ces qualités : 

« C'est un patron qui défend les intérêts de l'État et des actionnaires, et il ne s'en cache pas. Mais, à la différence de Noël Forgeard (ancien patron d’EADS, ndlr), il tient à ce que les organisations syndicales soient informées en priorité », confiait à la mi-octobre Xavier Petrachi, délégué syndical CGT à Airbus, à l’Expansion.

En outre, lorsqu’il prend la direction du groupe, il refuse un salaire supérieur à 180 000 euros par anNoël Forgeard touchait un salaire de 2,33 millions d’euros. Or les statuts d’EADS prévoient que les salaires versés aux deux co-présidents soient identiques. Louis Gallois a alors proposé que la différence entre son salaire et celui de son homologue allemand Thomas Enders, soit reversé à des associations humanitaires.

Rappel : Soirée-débat avec Louis Gallois le 15 octobre 1987 à Saint-Berthevin - 4 novembre 2012 et  Débat sur l'industrie avec Louis Gallois à Saint-Berthevin (53) - 15 oct.1987 - 5 novembre 2012 

 Cet article est le 26ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

Par Michel SORIN - Publié dans : Personnalités et célébrations - Communauté : Les blogs républicains
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