Dialogue difficile à établir entre le MRC et le PS
Face à un président de la République qui a décidé de répudier, non seulement le gaullisme, mais aussi l’essentiel du système social républicain national, on pourrait penser que l’opposition de gauche ferait tout pour rassembler ses forces afin de combattre avec efficacité l’hôte de l’Elysée.
Ainsi, les élections municipales, les 9 et 16 mars 2008, qui seront un test du rapport des forces politiques en présence, devraient être préparées par des rencontres entre les militants locaux des partis de gauche qui ont adopté récemment une déclaration commune (voir, sur ce blog, l’article paru le 12 décembre sous le titre « Le groupe de liaison de la gauche et des écologistes amorce un travail en commun »).
Les discussions engagées sur le plan national entre le MRC et le PS n’ont abouti pour le moment qu’à des accords partiels et limités au strict minimum. De nombreuses situations sont bloquées.
Le Bureau national du MRC, réuni hier soir, lançait « un appel à l'esprit unitaire de ses partenaires pour débloquer ces situations et engager positivement une dynamique victorieuse face à la politique antisociale et contraire à l'intérêt national mise en œuvre par la droite ».
En Mayenne, nous sommes victimes des conditions de notre naissance. Avoir quitté le PS après l’avoir servi pendant plus de 28 ans est un outrage qui ne s’efface pas.
Dans un article paru sur ce blog le 10 décembre dernier, j’ai montré que le MRC existe bien (les résultats électoraux du 9 décembre en attestent) et j’ai posé la question « le PS le sait-il ? ».
Le Courrier de la Mayenne, dans son édition du 13 décembre, en a fait état en ces termes.
« Le MRC 53 veut qu’on s’intéresse à lui »
Des élections partielles ont eu lieu dimanche dernier à Sarcelles et dans la Manche où le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement a obtenu 3% et 8% des voix.
Le responsable du MRC 53, Michel Sorin, en conclut que le Parti socialiste mayennais aurait intérêt à s’intéresser à lui.
Dans un article intitulé « La gauche républicaine existe, le PS le sait-il ? », il écrit « Dans cette période de préparation des élections municipales et cantonales, c’est bon à savoir et à rappeler au PS, qui se comporte comme si nous n’existions pas.
Parler de « gauche unie », comme il le fait en Mayenne, en laissant de côté les organisations de gauche qui ne partagent pas son point de vue sur l’Europe et la question de la ratification du traité de Lisbonne, ce n’est pas se placer dans les meilleures conditions pour gagner en mars 2008 ».
La réaction de Guillaume Garot, premier secrétaire fédéral du PS et député de la Mayenne, ne s’est pas fait attendre. Un rendez-vous m’était proposé le 12 décembre à la permanence du député.
Ce jour-là, non seulement j’ai été bien reçu, mais j’ai eu la confirmation d’une situation de blocage à St-Berthevin, qui ne m’est pas imputable.
Guillaume Garot m’a assuré qu’il allait intervenir auprès du chef de file municipal de la gauche locale. J’espère que sa démarche permettra de débloquer la situation et d’engager des discussions. Car nous devons tout faire pour que, à St-Berthevin comme ailleurs, la gauche défende ses chances dans les meilleures conditions.
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