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Annoncer un remaniement ministériel, l’heure de vérité
Certes, le président n’a pas toutes les qualités, mais il est élu et il a eu le mérite de gagner l’élection présidentielle, alors que la gauche
n’est pas majoritaire dans le pays. Faut-il rappeler que son élection a évité un 2ème quinquennat de Sarkozy. En 2009, François Hollande était au plus bas dans les sondages, avant
qu’il décide d’être candidat. Je l’avais vu très bon lors de l’université d’été du MRC le 6 septembre 2010 - photo (voir Université d'été MRC à Valence : le dialogue Chevènement-Hollande - 9 septembre 2010).
Au bout de la 1ère année de mandat présidentiel, la popularité de François Hollande (25 %) est au plus bas. Pourtant, ses engagements de campagne électorale sont en cours de réalisation.
Voir Les 60 promesses de Hollande, un an après (Nouvel Observateur, 30 avril 2013).
Jean-Pierre Chevènement prend sa défense : Voir "Halte au Hollande bashing !" (Les Echos, 3 mai 2013) et "Il y a toujours des couacs dans un gouvernement" (Entretien au journal Le Pays, 4 mai 2013).
Dans un entretien à Paris-Match, effectué le 2 mai 2013 avec Elisabeth Chavelet (édition publiée le 9 mai), François Hollande parle lui-même d’un remaniement du gouvernement. Voir (Sud-Ouest, 7 mai 2013) : Hollande évoque un remaniement : aucun ministre "n'est protégé.
Dans un entretien accordé à Paris-Match, François Hollande ne donne pas de date d'un remaniement, mais indique qu'il "viendra en son temps". "Aujourd'hui, ce sont des résultats que les Français attendent. Cette équipe doit en produire sur le chômage, le logement, la consommation, l'éducation, la place de la France dans le monde", poursuit le chef de l’État.
Selon lui, "personne n'est protégé dans le gouvernement. Personne n'a d'immunité", y compris le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire socialiste. Pour autant, il lui apporte son soutien dans le dossier Dailymotion : "Il y avait un risque de perdre cette entreprise française. L'idée était de nouer un partenariat avec Yahoo! qui l'a, pour le moment, refusé", explique François Hollande (...).
Selon Le Nouvel Observateur (2 mai 2013) : Gallois bientôt ministre ? L'ancien patron d'EADS et auteur du rapport sur la compétitivité* a le profil pour entrer au gouvernement. Ayrault y est très favorable. Hollande hésite.
Ce n'est pas une rumeur. C'est un projet en bonne et due forme. Ayrault y est très favorable. Hollande semble encore hésitant malgré la multitude de ceux qui lui recommandent ce choix audacieux. Louis Gallois au gouvernement ? Le président, lors de sa conférence de presse d'octobre, avait expliqué en substance que les "experts" ne faisaient généralement pas de bons ministres. Politique, c'est un métier. Fermez le ban !
Mais les temps ont changé. L'auteur du désormais célèbre rapport sur la compétitivité de la France donne souvent l'impression d'expliquer mieux que quiconque à Bercy la ligne économique et industrielle du gouvernement. L'ancien patron d'EADS plaît à un certain patronat. Sa culture chevènementiste lui permet de ratisser large, à gauche, tout en brouillant les vieux clivages (…).
* Voir Louis Gallois propose un pacte de compétitivité pour l'industrie française - 5 nov. 2012
Rapport Gallois : les 22 propositions pour reconquérir la compétitivité - 6 novembre 2012
Compétitivité : Louis Gallois était l'invité de JP Chevènement à Belfort - 25 février 2013
Cet article est le 10ème paru sur ce blog dans la catégorie Hollande Ayrault gouv.
Soutien urgent de l’Etat à la filière solaire française
En présence de Guillaume Garot, ministre mayennais délégué à l’agroalimentaire, Delphine Batho, ministre de l’écologie et de l’énergie, a visité le 7 janvier 2013 le site de l’entreprise MPO, à Villaines-la-Juhel en Mayenne. Voir
- En déplacement en Mayenne Delphine Batho lance les mesures pour le solaire (France3 Pays de la Loire 7 janvier 2013)
- Photovoltaïque. Delphine Batho relance en urgence (Ouest-France, 8 janvier 2013)
Le point sur le photovoltaïque en France
Le site du Parisien a publié, le 7 janvier, cet article, signé Guillaume Zambaux :
Photovoltaïque : Delphine Batho veut doubler la production d’énergie
La filière photovoltaïque est en déclin : 15 000 emplois ont été supprimés en deux ans en France pour passer à 18 000 salariés. Delphine Batho, ministre du développement durable, a annoncé un plan de soutien d'urgence, lors d'un déplacement dans l'usine MPO de panneaux solaires (Mayenne). L'objectif est de doubler la capacité de production d'énergie solaire à 1 000 mégawatts dès cette année. Voir Solaire: le marché mondial a chuté de 18% en 2012, léger déclin prévu en 2013
Dans les grandes lignes, ce dispositif était connu depuis le mois d'octobre. La ministre est entrée un peu plus dans les
détails. Elle vient de saisir la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) pour un projet d'appel d'offres pour des nouveaux parcs photovoltaïques d'un total de 400 mégawatts, soit environ le quart d'un gros réacteur nucléaire type
EPR. La moitié sera réservée à des projets «innovants» (solaire à concentration ou avec suivi du soleil) et l'autre moitié à des centrales de type ombrières de parkings et en toiture. Un
deuxième appel d'offres devrait suivre en 2013.
Pour les particuliers ou les agriculteurs qui ont installé des panneaux photovoltaïques sur leurs bâtiments, les tarifs auxquels EDF rachète l'électricité seront bonifiés de 5 à 10% par rapport à
un tarif de base de 18,4 centimes d’euros par kilowattheure à condition que les panneaux aient été fabriqués en Europe.
Un marché dominé par les Chinois
Ces «mesures d'urgence» attendues par la filière française devraient mobiliser près de deux milliards d'investissement dans le secteur. Elles risquent toutefois d'alimenter de
l'animosité chez les producteurs extra-européens et notamment chinois qui dominent le marché mondial avec sept des dix principaux fabricants. «L'enjeu est bien de montrer que la filière française
existe, que nous avons une carte à jouer sur les produits à haute valeur ajoutée et que la bataille n'est pas perdue, même dans un environnement concurrentiel féroce» s'est justifiée auparavant
Delphine Batho lors d'un entretien au Monde.
D'ailleurs, la bataille est déjà engagée entre l'Europe et la Chine sur cette question. La Commission européenne a lancé deux procédures: une première pour dumping sur les importations de
cellules, modules et plaquettes photovoltaïques chinois. La deuxième concerne des subventions accordées par l'Empire du milieu aux acteurs nationaux du secteur quitte à produire à perte.
De son côté, la Chine a protesté devant l'Organisation mondiale du commerce. «La commission de régulation de l'énergie nous a dit que nos mesures étaient conformes au code de l'énergie, a
précisé, hier, la ministre du développement durable.
Cet article est le 9ème paru sur ce blog dans la catégorie Hollande Ayrault gouv.
Le concept de transition écologique appliqué à l’agriculture
Le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, veut concilier performance de l’agriculture et respect de
l’environnement. Au-delà des bonnes intentions, Stéphane Le Foll* (photo : le
4 août 2011, lors des Controverses de Marciac) a décidé d’agir « Il ne s’agit plus de corriger les erreurs des politiques passées mais d’inventer quelque chose de
nouveau ». Il s’agit de concilier performance économique et écologie dans les systèmes de production agricoles, sans introduire de nouvelles contraintes règlementaires. « Nous
ferons appel à des expériences pionnières », à travers des groupements d’intérêt économiques et écologiques qui sont prévus. L’objectif est de « faire de la France le leader de
l’agro-écologie en Europe. En produisant autant, voire plus, avec moins de phytosanitaires (pesticides) et aussi moins de carburant » (Ouest-France, 11 décembre 2012).
Le 18 décembre 2012, à Paris, le ministre de l’agriculture a réaffirmé sa volonté de réconcilier rentabilité agricole et environnement. Il présentait son projet agro-écologique pour la France, devant les professionnels de l’agriculture. Ce plan est le début de la transformation écologique généralisée, souhaitée au niveau des exploitations agricoles. Il veut convaincre, plutôt que contraindre, sortir des logiques individuelles et penser collectif.
Voir cet article, paru le 24 décembre 2012, sur le site du ministère de l’agriculture :
De nombreux exemples dans l'Hexagone montrent que l'adoption des modes de production agricole, conciliant performances agricoles et environnementales, est déjà enclenchée. Un constat qui a donné lieu à une présentation des nouveaux modèles agricoles au cours de la conférence nationale "Agricultures : produisons autrement", le 18 décembre au Conseil économique, social et environnemental (Cese).
En présentant ce même jour, le projet agro-écologique, Stéphane le Foll a pour ambition d'amplifier et d'installer durablement cette tendance. "Pour encourager les dynamiques nouvelles, je vais mettre en place un nouveau modèle d'organisation collective permettant de réaliser des investissements favorables à l'environnement ou d'effectuer des changements de pratiques agricoles", a déclaré le ministre.
Le Projet agro-écologique est structuré en 6 plans d'action ciblés sur des secteurs-clés :
- réduire l'usage des pesticides : Plan écophyto ;
- réduire l'usage des antibiotiques dans l'élevage : Plan écoantibio ;
- mieux gérer la production d'azote dans l'élevage : Plan azote/Méthanisation ;
- améliorer la santé des abeilles et développer la production apicole : Plan biodiversité, apiculture durable ;
- contribuer à l'autonomie fourragère des exploitations : Plan protéines végétales ;
- soutenir le développement de l'agriculture biologique : Programme national ambition Bio 2017.
Trois millions d'euros supplémentaires seront au minimum affectés à ce projet en 2013 pour financer sa mise en place, notamment en termes de formation initiale et continue, de sensibilisation, d'information. Les moyens budgétaires de la PAC seront orientés en faveur des actions de développement de l'agro-écologie (aides aux investissements dans de nouveaux systèmes, de nouvelles organisations, aux formations, aux conseils, aux animations...). Tous les partenaires concernés seront mobilisés : chambres d'agriculture, coopératives et instituts techniques agricoles… L'agro-écologie sera une des priorités des dispositifs de soutien déjà existants.
2014 sera l'année du déploiement de l'agro-écologie, portée par le "programme national Ambition-bio 2017". Dans chaque région, un plan sera décliné et sa mise en oeuvre suivie par des comités nationaux et régionaux.
* Stéphane Le Foll (Sarthe), ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire - 18 mai 2012
Cet article est le 8ème paru sur ce blog dans la catégorie Hollande Ayrault gouv.
Reconquête de l’avenir et choix du redressement
Première conférence de presse de François Hollande dans la magnifique salle des fêtes de l’Elysée. Réaffirmation claire de sa politique. Le président de la République avait le ton juste et libre. C’était un moment important de démocratie, que les Français ont pu suivre sur une chaîne de télévision du secteur public, France2.
Deux articles à lire (respectivement, Le Nouvel Observateur et Le Monde, 13 novembre) :
François Hollande : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse
Les dix points à retenir de la conférence de presse de François Hollande
Françoise Fressoz (blog Le Monde, 13 novembre) :
(…) Le ton est grave, presque churchillien : "La situation est grave", dit François Hollande en dressant un constat implacable du legs sarkozyste : la dette, le chômage, la panne de croissance, le "décrochage productif", la perte de compétitivité. Dans la foulée, le président affirme les trois piliers de sa politique – la réorientation de l'Europe, le désendettement, la compétitivité – et se fixe deux objectifs : la croissance et l'emploi.
Que ne l'a-t-il dit plus tôt, dès son arrivée, avec la même gravité ? Tout aurait été beaucoup plus simple. Au lieu de quoi François Hollande est obligé de se justifier : non, il n'a pas eu la main qui tremble lorsqu'il a fallu ordonner "le rétablissement à marche forcée des finances publiques". Non, il n'a pas longuement hésité avant de décider, dans un contexte de grande fronde patronale, que 20 milliards d'euros d'allégements de charges seraient consentis aux entreprises pour les aider à restaurer leur compétitivité.
Quant à la hausse des taux normal et intermédiaire de TVA annoncée par son premier ministre pour financer l'aide aux entreprises, elle ne signe pas un reniement par rapport à la campagne car "c'est une restructuration de taux" qui n'a rien à voir avec la hausse que voulait imposer Nicolas Sarkozy. Ah, bon. Plus François Hollande se défend, plus il jure qu'il n'y a eu ni "tournant" ni "virage" durant ses six premiers mois, plus il s'autorise à devenir enfin lui-même : un social-démocrate qui assume la relance par l'offre, croit possible de réduire de 50 milliards d'euros la dépense publique pendant cinq ans sans porter atteinte au modèle français. Il ne biaise plus, ne cherche plus à donner des gages au Front de gauche
Il s'est mis dans les habits du père de la nation en guerre contre le déclin. Il cherche à créer un sursaut national autour du redressement avec force appels à la fibre patriotique : "Nous sommes la France", "Il faut faire nation", "Notre République a du ressort", affirme-t-il. A-t-il rattrapé le temps perdu ? On le saura très vite, à la fin de l'année, au terme de la négociation sur l'emploi dans laquelle François Hollande place toutes ses espérances : plus de souplesse pour les entreprises, plus de protection pour les salariés. Il voudrait que face à la gravité de la situation les partenaires sociaux soient capables de conclure un "compromis historique", comme ce fut le cas en Allemagne à la fin des années 1990. Les partenaires sociaux en seront-ils effectivement capables ? Rien n'est moins sûr mais François Hollande estime avoir fait sa part du chemin. Il leur a mis le contrat en main.
Jean-Pierre Chevènement*, sénateur du Territoire de Belfort, président d’honneur du MRC :
François Hollande a parlé en Président de la République en demandant aux Français de "faire nation" pour refuser ensemble le décrochage
productif.
J’ai trouvé le Président de la République très convaincant sur le dialogue social. Il a souligné, à juste titre, l’importance capitale de la négociation sur la sécurisation de l’emploi. Un
nouveau climat social, en France, est la condition de la réussite collective. A cet égard, la récession qui pointe en Europe est un risque à conjurer sans tarder.
Or, s’agissant de la réorientation de l’Europe, il y a encore beaucoup de choses à faire. J’approuve l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses mais le retour à la croissance doit s’organiser à
l’échelle européenne et mondiale. Il n’y aura de chemin que s’il y a une volonté partagée, notamment entre la France et l’Allemagne.
S’agissant de l’Algérie, le Président de la République a montré toute l’importante de son prochain voyage pour mettre sur « orbite haute » la relation franco-algérienne.
L’hommage que le Président de la République a rendu à Jean-Marc Ayrault sonnait juste. C’est un gage de solidarité et donc de réussite pour le pays tout entier. La position qu’il a prise sur le
droit de vote des étrangers aux élections locales me paraît réaliste. Elle doit conduire à ouvrir plus largement l’accès à la citoyenneté française pleine et entière pour ceux qui le
souhaitent.
Voir * Entretien du Premier ministre avec M. Jean-Pierre Chevènement
Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, député du Val-de-Marne
Conférence de presse de François Hollande: un nouveau rendez-vous démocratique
Le Président de la République a donné aujourd’hui sa première conférence de presse du quinquennat.
Je tiens à saluer la liberté de ton de ce nouveau rendez-vous démocratique qui aura lieu tous les six mois et qui permettra de balayer l’ensemble des questions et de mettre sur la table les
nombreux défis auxquels notre pays doit faire face.
Le Président de la République a confirmé l’orientation choisie au printemps dernier : celui du redressement dans la justice.
Le Pacte de Croissance annoncé la semaine dernière constitue la traduction en actes du nécessaire redressement productif affirmé dès la campagne. La réorientation de la construction européenne
que le Président cite parmi ses trois objectifs majeurs est un impératif que le Mouvement Républicain et Citoyen partage mais sur lequel il sera particulièrement exigeant
Rappel : Le gouvernement s'engage résolument dans le sillage de Louis Gallois - 6 novembre 2012
Cet article est le 7ème paru sur ce blog dans la catégorie Hollande Ayrault gouv.
Le sursaut 2012 à l’opposé du tournant libéral 1983 ?
Sommes-nous en train de vivre en France une situation politique qui ressemble à 1982-83 mais à l’envers ? Il y a trente ans, la France se soumettait au désordre libéral naissant qui nous venait des USA. En 2012, elle tente un sursaut patriotique, refusant le démantèlement de son industrie sous l’effet d’un système monétaire et économique européen mal conçu et inadapté.
Le commissaire à l'investissement, Louis Gallois, auteur du rapport qui a inspiré les mesures pour les entreprises, annoncées, mardi 6 novembre, par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, estime que "le gouvernement a pris la mesure du problème" de la compétitivité en France (Le Monde, 6 novembre 2012) - voir Le gouvernement reprend la "quasi-totalité" du rapport Gallois
"Ce qui me paraissait essentiel était de dire que la compétitivité était une priorité nationale et je pense que cette idée est passée, est reconnue", a expliqué l'ancien président d'EADS, jugeant le programme annoncé par le premier ministre "extrêmement ambitieux". Il a noté au passage que ce programme reprenait "d'assez nombreuses mesures" qu'il avait suggérées. "On pourrait les lister et je crois que la liste serait assez longue", a-t-il commenté.
Concernant le "dispositif le plus emblématique", c'est-à-dire 20 milliards d'euros de transfert des cotisations patronales sur la fiscalité qu'il proposait, M. Gallois a souligné qu'il s'agissait d'"une autre technique qui concerne l'impôt sur les sociétés", qui est "au moins aussi favorable, sinon plus, que celle que je proposais". "L'impact des 20 milliards d'euros est peut-être plus important dans la mesure Ayrault que dans la mesure que je proposais pour la raison qu'elle est après impôts alors que la mienne était avant [impôts], les bénéfices qu'on réalisait grâce au transfert de charges étaient taxés à 35 %", a-t-il observé.
Voir aussi l’article signé Claire Guélaud et Thomas Wieder (Le Monde, 6 novembre) : Vingt milliards de baisse d'impôts sur trois ans pour les entreprises
Le Premier ministre a présenté, le 6 novembre, les grandes mesures du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Voir Vingt milliards d'euros pour relancer le moteur de l'économie française.
Télécharger le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi
En voici les titres (site du Premier ministre).
Huit leviers de compétitivité : trente-cinq décisions concrètes
_ Levier 1 : Mettre en place un “Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi” (CICE)
Décision n°1 : Alléger de 20Md€ par an, avec une montée en charge progressive sur 3 ans (10Md€ dès la 1re année), les coûts des entreprises via un Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).
_ Levier 2 : Garantir aux TPE, PME et aux ETI des financements performants et de proximité
Décision n° 2 : Mettre en place une nouvelle garantie publique permettant d’apporter plus de 500 M€ de trésorerie aux PME. La mesure sera mise en oeuvre à travers la Banque Publique d’Investissement (BPI) à compter du 1er janvier 2013.
Décision n° 3 : Établir un plan d’actions pour lutter contre l’allongement des délais de paiement
Décision n° 4 : Créer la Banque Publique d’Investissement (BPI) début 2013 pour offrir aux entreprises, en priorité aux TPE, PME et ETI, un service de financements de proximité
Décision n° 5 : Encourager le financement des entreprises par la réforme de la fiscalité de l’épargne début 2013
Décision n° 6 : Recentrer les banques sur leur coeur de métier, au service du financement de l’économie réelle, grâce à la prochaine loi bancaire.
Décision n° 7 : Faciliter l’accès des PME et des ETI aux marchés des capitaux : la création d’une nouvelle bourse des PME sera soutenue par la mise en place d’un PEA-PME, qui favorisera également l’investissement dans les ETI.
_ Levier 3 : Accompagner la montée en gamme en stimulant l’innovation
Décision n° 8 : Rénover et renforcer la politique de soutien à l’innovation au sein des entreprises.
Décision n° 9 : Diffuser les technologies et usages du numérique
Décision n° 10 : Réorienter les pôles de compétitivité vers les produits et services à industrialiser et distinguer les pôles stratégiques à rayonnement international des pôles de développement régionaux.
_ Levier 4 : Produire ensemble
Décision n° 11 : Refonder la Conférence Nationale de l’Industrie (CNI) pour élaborer et mettre en oeuvre des pactes entre les entreprises d’une même filière
Décision n° 12 : Mettre en oeuvre une stratégie de filières
Décision n° 13 : Associer toutes les composantes de l’entreprise à sa stratégie en introduisant au moins deux représentants des salariés au sein du conseil d’administration ou de surveillance comme membres délibérants
_ Levier 5 : Renforcer les conquêtes de nos entreprises à l’étranger et l’attractivité de notre pays
Décision n° 14 : Assurer un accompagnement personnalisé à l’international pour 1 000 ETI et PME de croissance dans le cadre de la BPI.
Décision n° 15 : Permettre à nos entreprises de se battre à armes égales avec leurs concurrentes en les faisant bénéficier de dispositifs de financement export
Décision n° 16 : Développer le nombre de VIE (Volontariat international en entreprise) de 25 % en 3 ans et en démocratiser l’accès
Décision n° 17 : Développer une stratégie en matière d’attractivité visant notamment à attirer les talents internationaux et les grands projets d’investissement
Décision n° 18 : Lancer une “Marque France”
Décision n° 19 : Maintenir les atouts de nos infrastructures et déployer le très haut débit numérique sur l’ensemble du territoire
_ Levier 6 : Offrir aux jeunes et aux salariés des formations tournées vers l’emploi et l’avenir
Décision n° 20 : Assurer une évaluation permanente de l’adaptation de l’offre des formations aux besoins de compétences des employeurs
Décision n° 21 : Créer dès 2013 10 plateformes territoriales d’appui aux mutations
Décision n° 22 : Renforcer la place des entreprises au sein de l’enseignement technique et professionnel
Décision n° 23 : Favoriser l’embauche de jeunes en apprentissage dans les PME avec l’objectif de 500 000 apprentis en 2017
Décision n° 24 : Proposer aux partenaires sociaux de discuter des modalités de mise en place d’un compte individuel de formation attaché à la personne et non au statut
Décision n° 25 : Engager la “Mobilité internationale 2020”
_ Levier 7 : Faciliter la vie des entreprises en simplifiant et stabilisant leur environnement réglementaire et fiscal
Décision n° 26 : Stabiliser sur la durée du quinquennat 5 dispositifs fiscaux importants pour l’investissement et la vie des entreprises
Décision n° 27 : Engager à court terme cinq chantiers de simplification des démarches des entreprises
Décision n° 28 : Mettre en place une démarche durable de simplification, sous l’autorité du Premier ministre
Décision n° 29 : Lancer d’ici à la fin de l’année un exercice de rationalisation des taxes affectées.
_ Levier 8 : Assurer une action publique exemplaire et des réformes structurelles au service de la compétitivité
Décision n° 30 : Redresser nos finances publiques pour assurer un environnement financier stable pour nos entreprises.
Décision n°31 : Poursuivre et engager des réformes de structure
Décision n° 32 : Accompagner le développement des PME de croissance innovantes en mobilisant l’achat public.
Décision n° 33 : Rénover le fonctionnement de la justice commerciale pour la rendre plus efficace.
Décision n° 34 : Doter la France d’une nouvelle instance de dialogue, de réflexion prospective et d’expertise.
Décision n°35 : Demander l’introduction d’avis publics d’experts indépendants dans l’élaboration des décisions européennes en matière de concurrence.
Le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi structurera l’action du Gouvernement dans les mois et années à venir. L’ensemble des ministres sera pleinement mobilisé pour mettre en oeuvre ce pacte.
La mobilisation de l’État ne prendra tout son sens que si elle est accompagnée par un engagement de l’ensemble des acteurs économiques. La croissance, la compétitivité et l’emploi sont l’affaire de tous et un Pacte est un engagement réciproque.
Le Gouvernement attend en particulier que les entreprises utilisent les marges financières créées par le crédit d’impôt pour investir ou embaucher. Il attend également un comportement exemplaire en matière de rémunérations et de civisme fiscal et social, ainsi qu’une réforme de la gouvernance des entreprises et une participation constructive à la démarche de modernisation de l’action publique en cours.
Le Gouvernement attend également de l’ensemble des partenaires sociaux qu’ils contribuent à faire émerger des résultats rapides et ambitieux dans les négociations sur la sécurisation de l’emploi.
Le Premier ministre recevra, accompagné des ministres de l’Économie et des Finances, du Redressement productif et du Travail et de l’Emploi, les partenaires sociaux pour des rencontres bilatérales dans les tout prochains jours.
Le Premier ministre saisit parallèlement le Haut Conseil du financement pour conduire des analyses et formuler des propositions sur les évolutions nécessaires des modalités de financement de la protection sociale.
La mise en oeuvre du Pacte fera l’objet d’un suivi très précis, auquel le Premier ministre a demandé à Louis Gallois de s’associer. Le Premier ministre réunira les ministres tous les six mois pour évaluer les avancées réalisées, qui seront rendues publiques.
Plusieurs projets de loi seront présentés début 2013 afin de matérialiser les premières décisions de ce pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.
Cet article est le 6ème paru sur ce blog dans la catégorie Hollande Ayrault gouv.
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