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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Européennes 2009

Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 21:45

Les jeunes et l’électorat populaire se sont abstenus le plus

 

Le MRC a publié l’analyse de Guillaume Vuilletet, secrétaire national aux élections, concernant les résultats des votes aux élections des députés au Parlement européen en juin. Voir Citoyens Militants (juillet-août 2009) sur le site du Mouvement Républicain et Citoyen.

 

Voir les résultats complets de l’élection européenne 2009 en France :

 

                                                                                                                % des inscrits  % des votants

Inscrits                                                                             44 282 679

Abstentions                                                                      26 282 225          59,35

Votants                                                                            18 000 454          40,65

Nuls                                                                                      781 480           1,76                      4,34

Suffrages exprimés                                                            17 218 974          38,88                    95,66

 

Listes                                                                                 Voix               % Exprimés          Sièges

Listes d’extrême gauche (LEXG)                                     1 050 170                6,10                        /

Listes du PCF et du Parti de gauche (LCOP)                    1 041 755               6,05                        4

Listes du Parti Socialiste (LSOC)                                     2 837 674             16,48                      14

Listes divers gauche (LDVG)                                                81 045               0,47                        1

Listes des Verts (LVEC)                                                  2 802 950             16,28                      14

Listes régionalistes (LREG)                                                  42 969              0,25                        /

Autres listes (LAUT)                                                           768 375              4,46                         /

Listes centre MoDem (LCMD)                                          1 455 225               8,45                        6

Listes de la Majorité (LMAJ)                                             4 798 921             27,87                      29

Listes divers droite (LDD)                                                 1 160 933               6,74                       1

Listes du Front National (LFN)                                          1 091 681               6,34                       3

Listes d’extrême droite (LEXD)                                              87 276               0,51                       /

 

Ce tableau est présenté par Guillaume Vuilletet dans son rapport, dont voici des extraits significatifs.

 

Au niveau européen

 

La progression de l’abstention

Avec 60% d’abstentionnistes (contre 57% en 2004), un nouveau record vient d’être battu en France. Mais la progression de l’abstention dans ce scrutin est un phénomène européen. Il concerne aussi bien les « anciens » pays membres que les nouveaux (…).

 

La défaite des partis socio-démocrates

Le scrutin du 7 juin a sanctionné tous les partis de gauche soumis à la logique libérale. Il apparaît donc que les électeurs ont choisi une option que l’on peut qualifier d’ « autoritaire » - ce qui ne signifie pas extrémiste. Au niveau européen, les votants ont exprimé une demande de protection par la puissance publique (…).

 

Les faits marquants du scrutin en France

 

Les résultats du scrutin du 7 juin en France offrent un condensé ou une caricature des tendances constatées au niveau européen.

 

Une abstention record

 

En premier lieu, bien entendu, en ce qui concerne le niveau atteint par l’abstention. L’abstention, véritable désaveu pour l’Europe telle qu’elle se construit depuis 25 ans, fournit les principaux enseignements à tirer du scrutin : la construction européenne doit être remise à plat ; la gauche sociale-libérale doit – enfin – opérer sa révolution copernicienne (…).

 

Les classes populaires, les premières victimes de la crise, ont très peu voté. Selon le sondage TNS Sofres/Logica réalisé le 7 juin, l'électorat populaire s'est en effet fortement abstenu (69 % d'abstention chez les ouvriers et 66 % chez les employés) (…).

 

Les jeunes se sont abstenus encore plus massivement.

Selon TNS Sofres, 70 % des 18-24 ans ont boudé les urnes ; chez les 25-34 ans, ils sont 72 %. Ceux qui sont souvent décrits comme « profondément européens », sont aussi les plus sceptiques ou les plus désabusés.

 

La décomposition du PS

 

Les listes PS n’obtiennent que 14 sièges, avec 2 837 674 voix, soit 16,48% des suffrages exprimés – plus de 11 points derrière la liste UMP. En 2004, les listes PS avaient obtenu 31 élus avec

4 960 756 voix, soit 28,9% des suffrages exprimés. Le PS, coupé des couches populaires, n’a pas proposé un discours audible. Replié sur lui-même, pris par la guerre des ego, il n’incarne pas d’alternative crédible (…).

 

Toutefois, si les élections régionales à venir sont un scrutin bien différent des élections européennes, le PS n’est pas à l’abri de nouvelles déconvenues, ceci pour deux raisons :

- La première, c’est que les élections régionales ne sont pas non plus considérées comme un scrutin majeur par les électeurs.

- La seconde, c’est que les Français ont été durablement choqués par l’autisme du PS. Les mêmes causes pourraient donc produire les mêmes effets en 2010.

 

Enfin, on peut espérer que le vote sanction subi par le PS aux européennes de 2009 aura des vertus pédagogiques. Le sectarisme du PS l’a détourné d’une démarche de rassemblement. Or, même si le soutien du MRC pouvait paraître modeste, ainsi que celui du PRG, l’affichage d’un score supérieur à 20% au lieu de 16% aurait changé bien des choses dans l’appréciation des résultats.

 

L’UMP : une victoire par défaut

 

Faut-il parler d’une grande victoire du pouvoir en place ? Non. Il s’agit d’un succès par défaut. Les listes UMP n’ont en effet rassemblé que 28% des suffrages exprimés et 11,2% des électeurs. Les listes Sarkozy ont obtenu l’un des plus faibles scores européens. Plus encore, l’UMP ne dispose pas de réserves de voix (…).

 

Le Front de gauche et l’extrême gauche

 

Le Front de gauche n’a, quant à lui, réussi qu’une seule chose : contenir la poussée du NPA. Encore cette performance doit-elle être relativisée par la prise en compte de la piètre qualité de la campagne menée par le NPA.

Le résultat global du Front de gauche est de 1 041 755, voix, soit 6,05% des suffrages exprimés et 4 sièges. Rappelons qu’aux européennes de 2004, le PCF avait réuni 1 009 976 voix (5,88%). Avec 30 000 voix de plus, l’objectif du Front de gauche de changer la donne à gauche est loin d’être atteint.

Le NPA, pour sa part, rassemble 840 713 voix, soit 4,88% des suffrages exprimés (pas de siège).

Le Front de gauche devance le NPA dans les circonscriptions du Sud-Ouest, du Massif central-Centre, en Ile de France, dans le Nord-Ouest et le Sud-Est. Le NPA devance le Front de gauche dans l’Est et dans l’Ouest.

Au niveau national, les listes d’extrême gauche hors Front de gauche (1 050 570 voix, soit 6,10 % des suffrages exprimés) devancent légèrement les listes du Front de gauche (1 041 755 voix et 6,05% des suffrages exprimés) (…).

 

Les Verts

 

Avec 2 802 950 voix,16,28% des suffrages exprimés et 14 sièges, comme le PS, les Verts, emmenés par Cohn-Bendit, réalisent au moins un joli coup marketing. Ayant vraisemblablement pris 8 ou 9 points à l’électorat PS, ils montrent à ce dernier qu’ils sont peut-être à même de le remplacer au cas où la rue de Solferino persisterait dans sa médiocrité.

Le succès des Listes Europe Ecologie peut s’analyser comme celui d’un vote anti-système « sympa » ou « mou ». Il n’est pas certain que ce résultat, optiquement flatteur, soit systématiquement reproductible à l’avenir (…).

 

Quoi qu’il en soit, le résultat des Verts, s’il doit être relativisé, doit néanmoins être pris au sérieux, car il confirme, sur le fond, que la préoccupation environnementale est ancrée dans l’électorat. Cette sensibilité n’est pas à opposer ou à mettre en hiérarchie avec des préoccupations plus sociales.

 

Une prime au rassemblement ?

 

Dans ce qu’il faut bien appeler la compétition interne à la gauche, les forces qui tirent leur épingle du jeu sont apparemment celles qui ont su jouer le jeu du rassemblement ou de l’ouverture à d’autres partenaires. C’est la cas des Verts, par opposition au PS, et du Front de gauche, par opposition au NPA. Il serait certes un peu rapide d’en conclure que cette volonté d’ouverture constitue un nouveau sésame électoral.

Mais au moins ce phénomène est-il le signe que, face à la pauvreté des idées et des propositions dans l’offre politique, les électeurs préfèrent encore l’ouverture et la dialogue à la solitude et au repli.

 

Le Modem

 

Les scores obtenus par les listes du Modem sont médiocres (1 455 225 voix, soit 8,45% des suffrages exprimés et 6 sièges au niveau national). La principale erreur de François Bayrou est probablement d’avoir voulu donner un véritable enjeu au scrutin (…).

 

Le MRC

 

(…) Au vu des résultats, le fait que le MRC n’ait pas présenté de listes apparaît plutôt comme une bonne chose. Il reste que nous nous trouvons dans une situation politique compliquée, parce que paradoxale.

 

Pour l’ensemble de la gauche, une des questions qui se pose est : « Pourquoi les électeurs réagissent-ils face à la crise en votant plutôt pour des formations politiques dont l’idéologie est à l’origine de la crise ? ». Pour le MRC, une question cruciale est certainement celle-ci : « Pourquoi le fait que la réalité valide nos analyses ne nous rend pas plus crédibles ? ».

 

Pour commencer à répondre à ces questions, il faut d’abord prendre en considération le fait qu’une majorité d’électeurs ne croit plus que des solutions efficaces existent dans l’offre politique actuelle.

 

Cette désillusion n’est certes pas nouvelle, mais elle touche peut-être encore plus la gauche, dans la mesure où le discours sarkoziste met en avant l’action ou du moins la détermination à agir. Le désenchantement des électeurs est bien entendu la conséquence des démissions successives de la gauche sociale-libérale devant le marché.

 

C’est pourquoi il apparaît urgent, à notre niveau, sur la base de nos analyses, de bâtir un programme de travail afin de présenter aux Français des propositions concrètes et articulées.

 

Enfin, sur le plan stratégique, l’échec du PS vient paradoxalement valider la ligne définie par le MRC au Kremlin-Bicêtre en 2008. Cet échec, lié au nombrilisme du PS et à sa soumission à l’ordre libéral, donne toute leur actualité à des propositions qui permettraient de bouleverser la donne.

 

Cet article est le 33ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 22:58

Le PS et Guillaume Garot, malmenés, notamment à Laval

 

Après des articles décrivant les résultats nationaux des élections européennes (voir Elections européennes : transfert électoral du PS vers les écologistes - 7 juin 2009 et Européennes : l'électorat populaire antilibéral est resté à la maison - 8 juin 2009), j’en viens à la Mayenne, avec le concours d’un bon observateur de la vie politique départementale.

 

Jean-Yves Delort, fidèle lecteur de ce blog, m’a autorisé à publier le texte qu’il a rédigé après le scrutin du 7 juin, à titre personnel (il n’est plus salarié du Courrier de la Mayenne). Je le remercie de sa contribution. Il ne faut pas en déduire qu’il partage les orientations militantes de ce blog.

 

Européennes en Mayenne : l’UMP s’impose, les Verts* devancent le PS

 

Une UMP encore plus triomphante qu’au niveau national (31% contre 28%) et un Parti socialiste encore plus faible (15% contre 16,4%) sont les principaux résultats étonnants de l’élection des députés au Parlement européen. Les autres surprises de cette élection de dimanche sont la forte percée des Verts qui arrivent en deuxième position et le bon score de la liste Libertas de Philippe de Villiers. 

 

L’UMP largement en tête

 

En obtenant près du tiers des suffrages, et en arrivant en tête dans plus de neuf communes sur dix, le parti de la majorité réalise la course en tête. Les électeurs mayennais ont voté d’abord pour le parti du Président Nicolas Sarkozy, soutenu sans exception par tous les responsables de l’UMP mayennaise. La défaite de 2004 (l’UMP derrière le P.S. et l’UDF) est oubliée. On n’a noté aucune défaillance à droite ; l’unité a payé.

Même si la campagne électorale a été plutôt discrète  (un seul meeting du candidat Christophe Béchu à Laval mardi dernier, quelques présences des militants et distribution de tracts sur les marchés), l’UMP mayennaise a vogué dans la lignée du mouvement national. A Laval et Mayenne, villes acquises à la gauche lors des dernières municipales, la liste de Christophe Béchu obtient 28 et 25% et arrive en tête. Sur 268 communes mayennaises, seules 17 ont choisi de mettre en tête une autre tête de liste que Christophe Béchu  (à Saint-Erblon, il est en tête avec le même nombre de voix que la liste Modem).

Les raisons nationales (la présidence de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Union européenne il y a quelques mois, des listes bien constituées, une stratégie électorale plutôt soft) ont largement joué. La Mayenne, selon son image traditionnelle amplifie la victoire de la droite en France. La vieille règle politique (pour des élections intermédiaires, le citoyen se défoule et choisit des petits partis) n’a pas joué à droite. 

 

Les Verts en tête dans sept communes

 

La surprise, elle vient de la liste des Verts Europe Écologie qui avec 15,3% des voix coiffe celle du parti socialiste. Et pourtant les Verts mayennais  n’avaient pas été particulièrement actifs durant la campagne électorale. La liste de Yannick Jadot arrive en tête dans sept communes (Deux-Evailles, Commer, Maisoncelles-du-Maine, Sacé, Montflours, Longuefuye, St Pierre-sur-Erve). Il s’agit le plus souvent de communes, soit ancrées à gauche, soit marquées par la présence d’élus sensibles à l’environnement.

Cette présence de la liste écologiste venue “brouiller les  cartes” dans le jeu traditionnel entre la droite et la gauche rappelle les élections européennes de 1994 lorsque la liste Tapie avait sérieusement devancé celle conduite par Michel Rocard.

Cinq ans plus tard c’est la droite qui, à son tour, avait été victime du même sort lorsque la liste Pasqua-de Villiers avait devancé celle de Nicolas Sarkozy. Si l’on ajoute au résultat des Verts, les 4% de la liste Alliance écologiste indépendante, le “pôle écologique” atteint quand même en Mayenne le cinquième des électeurs. Beau résultat.

 

Le PS : seulement 19% des voix à Laval

 

Le Parti socialiste arrive en troisième position, avec 15% des suffrages, légèrement moins qu’au niveau national. Quelle différence avec les dernières élections de 2004 où le PS était arrivé en première position avec près de 26% des voix ! Pourtant, le PS avait organisé une journée de débat  avec sa candidate au vieux château de Laval, il avait mobilisé ses militants et ses ténors (Guillaume Garot), développé un argumentaire pour une Europe sociale. Mais on pouvait avoir de sérieux doutes sur l’enthousiasme des militants.

Si cette journée  avec la candidate Bernadette Vergnaud et la mayennaise Sylvie Pichot avait été très pédagogique, elle avait sérieusement manqué d’élan. On avait pu entendre certains élus socialistes ironiser sur les interventions des orateurs au cours même de la réunion. Ça fait désordre. La liste socialiste arrive en tête seulement dans cinq communes mayennaises très marquées à gauche (Chalons-du-Maine, Port-Brillet, Voutré, Saint-Léger-en-Charnie, La Baconnière),

A Laval ou Mayenne, villes dirigées par des maires socialistes, la liste de l’UMP arrive en tête. A Laval, le PS n’atteint pas les 20% des voix. Faut-il  y voir un certain désaveu à l’égard des premières mesures prises par le nouveau maire Guillaume Garot (forte augmentation des impôts, projets locaux gelés...) ? Ce n’est pas impossible. 

 

En quatrième position, la liste de Philippe de Villiers Libertas, dépasse les 10% des voix, ce qui constitue un résultat honorable, le double du  taux français. Le MPF est en tête à Chammes et à Neau. Le résultat est en retrait toutefois par rapport à 2004 (13%) ; la Mayenne a contribué à l’élection du seul siège du MP. au Parlement européen. 

 

L’absence des centristes européens

 

Est il possible de comparer les 9,6% du Modem de dimanche dernier avec les 17% de l’UDF obtenus en 2004 ? Non, car les centristes se sont divisés depuis cette date, la majorité des élus  se refusant, à l’exemple de Jean Arthuis et de François Zocchetto, à suivre l’itinéraire très individuel de François Bayrou. Le résultat semble dire qu’ils ont eu raison. La liste Modem de Sylvie Goulard recueille un peu plus qu’au niveau national. Elle est en tête à Denazé, à Montreuil-Poulay et à St Erblon. La Mayenne conserve une fibre centriste réticente à l’UMP.

Un des paradoxes de cette élection a  été la division des centristes mayennais alors qu’ils sont parmi les européens les plus fervents. Jacques Barrot était venu le 4 mai rappeler son enthousiasme pour l’Europe. La matinée-débat organisée par Jean Arthuis quelques jours plus tard à Laval sur l’Europe en Mayenne était davantage un débat de fond sur la Pac, la bio-éthique que sur la politique habituelle. La solution de la crise centriste passe t-elle par le départ de François Bayrou et un rassemblement des militants des deux camps ? Ce n’est pas impossible. 

 

Autres enseignements

 

Du coté des plus “petites” listes, on note que personne ne se détache vraiment : ni le nouveau parti anticapitaliste, ni le Front de gauche, ni le Front national, qui se situent entre 3 et 5% des voix ; pourtant les trois formations avaient convié les têtes de liste en Mayenne, notamment le Front de gauche qui avait tenu un meeting bien organisé au Vieux Château de Laval. Mais les électeurs n’ont pas suivi ; l’absentéisme (plus de 60% des électeurs) a aussi mordu sur les extrêmes. Le système de vote compliqué, la distance entre les questions locales et européennes, la volonté des partis (surtout les plus importants) de ne pas trop se mobiliser, ont dissuadé une majorité d’électeurs de se rendre aux urnes. 

 

La victoire de la droite en pleine crise économique et alors qu’elle est au pouvoir en France constitue une remarquable performance. Même si, dans l’ensemble, le rapport entre les blocs de droite et de gauche n’est pas vraiment modifié. Elle peut redonner confiance à l’UMP mayennaise en vue des élections régionales de l’an prochain. L’hypothèse d’un retour de la région Pays de la Loire à droite peut être sérieusement envisagée.

 

A gauche, le succès des Verts de Daniel Cohn-Bendit  aura t-il des conséquences sur les organisations politiques  (un parti plus renforcé) ou renforcera t-il les préoccupations environnementales, notamment à gauche ? Au Parti socialiste, la tendance favorable à Ségolène Royal (dont fait partie le maire de Laval)  peut-elle assurer un renouvellement des idées et des hommes ?   Finalement, ces élections que l’on disait secondaires risquent d’avoir plus d‘influence sur la vie politique que prévu.

 

Les principaux chiffres

 

Liste U.M.P. : 31,3% ; liste Europe Écologie : 15,30% ; liste Parti socialiste 15,09% ; liste Philippe de Villiers : 10,71% ; liste Modem : 9,62% ; liste NPA 4,74% ; liste Alliance écologique 4,10% ; liste Front de gauche 3,20% ; liste Front national : 3,18% ; liste Lutte Ouvrière : 1,51%. 

 

* Une précision : la liste Europe Ecologie était un rassemblement écologiste animé par D Cohn-Bendit, allant bien au-delà des Verts.

 

Cet article est le 32ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 22:53

La gauche n’a un avenir qu’en dehors du libéralisme

 

Comment faire comprendre à Martine Aubry qu’elle doit couper le cordon paternel qui la lie au libéralisme européen ? Sans quoi, elle ne réussira jamais à rassembler l’électorat populaire et perdra toutes les élections qui se présenteront.

 

Ses positions sur l’Europe ne la distinguent pas de Bayrou ou de Cohn-Bendit, ce qui explique la déperdition électorale qu’a subie le PS, hier, au bénéfice des écologistes, toutes tendances confondues.

 

L’électorat populaire n’a pas confiance dans ce parti qui n’a pas tenu compte du résultat du référendum du 29 mai 2005 et qui a accepté le subterfuge du traité de Lisbonne. Tant que le PS n’aura pas compris cette vérité de base, son déclin sera irrémédiable.

 

Voici le commentaire de Jean-Pierre Chevènement (sur son blog ce 8 juin) :

 

La droite l'emporte en fait par défaut

 

Les élections européennes n'en finissent pas de battre le record de l'abstentionnisme : 57% en 2004, 60% en 2009. Ce record, largement partagé hors de nos frontières, traduit le triple échec économique, politique et identitaire de l'Europe libérale et technocratique.

 

L'explosion du chômage et la délocalisation de nos industries reflètent la soumission de cette construction européenne au capitalisme financier mondialisé. Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette machine d'impuissance, incapable de les défendre des concurrences les plus déloyales, celle du dollar, comme celle des pays à très bas coûts salariaux.

A cet égard, le traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie, ne peut rien régler. Il faut tout remettre à plat. Voilà ce qu'ont voulu dire les 3/5 des électeurs qui ont refusé de s'exprimer dans un simulacre d'élection à un simulacre de Parlement.

Le fait dominant est la décomposition de la gauche sociale-libérale. L'échec du PS, en France, reflète son incapacité persistante à faire la critique du tournant libéral et européiste qui depuis les années 80 l'a progressivement coupé des couches populaires.

Le succès apparent de la droite en Europe, et particulièrement de l'UMP en France, doit être relativisé par le niveau sans précédent de l'abstention. Les listes de l'UMP n'ont rassemblé en réalité qu'11,2% des électeurs.

La poussée des écologistes reflète la désagrégation de l'électorat socialiste. Le reste est accessoire : il suffit de rapporter les scores obtenus au nombre des électeurs qui se sont exprimés, moins de deux sur cinq.

Pour la gauche, la solution à l'avenir serait de mobiliser les 3/5 des électeurs qui ont refusé de voter. Le MRC est prêt pour sa part à contribuer à une refondation républicaine dont la nécessité s'impose à l'évidence.

A défaut d'une révolution copernicienne, la gauche me paraît vouée à un déclin inexorable.

 

Le responsable du site Rue89, Pierre Haski, faisait, hier soir, un constat qui va dans le même sens : voir Des électeurs orphelins d'une gauche à reconstruire.

 

Sur le site du quotidien Le Monde, ce 8 juin, Françoise Fressoz ne voit pas d’avenir au PS. Voir Européennes : l'effet boomerang de l'antisarkozysme et"Triste soirée pour la social-démocratie européenne".

 

Sur le site de Libération, ce 8 juin, voir La carte de France des résultats.

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 23:54

Reconstruire la gauche de fond en comble

 

Dans ce scrutin pour l’élection des représentants au Parlement de l’Union européenne, il est arrivé aux listes PS, ce qui était arrivé en 1994, un transfert partiel de son électorat. Il y a 15 ans, le responsable était Bernard Tapie. Ce soir, c’est Daniel Cohn-Bendit. Des personnalités atypiques, médiatiques, au langage percutant.

D’abord, il faut interpréter les résultats en tenant compte des abstentions, votes blancs et nuls, qui dépassent 60%. Les modalités de la construction européenne et la politique actuelle de l’Union sont en cause dans ce désastre démocratique.

 

Ensuite, il faut noter que les gagnants sont ceux qui se sont investis pleinement dans les questions européennes. Cohn-Bendit et Sarkozy, chacun à sa manière, ont traité de l’Europe, l’un en tant que parlementaire sortant, président de groupe, l’autre en tant que président, au second semestre 2008, du Conseil de l’Union européenne.

 

La question écologiste et climatique, au niveau de la planète, mobilise l’attention des citoyens. Europe-Ecologie, qui rassemblait bien au-delà des Verts, a su capter les regards d’électeurs intéressés à la fois par l’Europe et l’écologie. Mais, comme en 1994, avec la liste Tapie, cela ne garantit pas que les Verts se maintiendront à ce niveau électoral.

 

Il est incontestable, néanmoins, que le PS est un parti menacé d’affaiblissement durable, un peu comme le parti radical dans le passé.

 

Martine Aubry serait bien inspirée d’écouter Marie-Noëlle Lienemann qui, avec Paul Quilès et Gauche Avenir, a proposé une démarche conduisant au rassemblement de la gauche sur des bases nouvelles, de type Front populaire.

 

Je fais partie des signataires de leur appel : Un nouveau Front populaire, par Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann et j’approuve leur déclaration, ce soir, dès la publication des résultats.

 

Première réaction après les élections européennes

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

de Marie-Noëlle  LIENEMANN et Paul  QUILES, anciens ministres

                                                                (7 juin, 21h30)

 

Après les élections européennes, il faut vite créer

un « comité national pour un nouveau Front Populaire »
 

             Les résultats de ces élections montrent que :

 

Ø  l’écart entre gauche et droite demeure comparable à celui de 2004, mais la droite est plus unie, la gauche explosée et le PS affaibli ;

Ø  les forces qui progressent à gauche sont celles qui ont organisé un certain rassemblement, diversifiant leur influence et qui ont essayé de proposer un projet de société;

Ø  l’abstention a été forte chez les jeunes et dans les couches populaires, alors qu’ils s’étaient mobilisés  lors du référendum constitutionnel (en faveur du Non)  et qu’ils subissent aujourd’hui de plein fouet les effets désastreux de la crise.

 

             Faute de présenter tout à la fois un projet  alternatif et une perspective d’alternance effective, le PS et la gauche n’ont pas su convaincre une partie de leur électorat. En Europe, comme en France, le monde du travail, les couches populaires attendent une gauche forte, claire, unie capable de préparer une nouvelle société, des changements profonds, une vision d’avenir  et de répondre à l’urgence sociale et environnementale.

 

             Pour la gauche, les résultats de ce scrutin sanctionnent donc l’absence d’un projet alternatif et d’une perspective d’alternance. Ils prouvent qu’il est urgent d’engager une stratégie de rassemblement de la gauche pour imposer des décisions immédiates (pouvoir d’achat, emploi, interdiction des licenciements boursiers, abrogation du bouclier fiscal), mais aussi pour présenter un projet de société à nos concitoyens et une perspective de victoire en 2012.   

 

             C’est pourquoi nous demandons aux responsables des organisations de gauche et écologistes d’engager immédiatement la création d’un « Comité pour un nouveau Front populaire», avec le souci d’associer les partis et toutes les forces de gauche et de l’écologie (clubs, associations, mouvements syndicaux …).

 

Ø  Ce comité préparera des « Etats généraux de la gauche », qui dégageront des thèmes fondateurs, en vue de la mise au point, avant mi 2010, d’une charte pour l’élection présidentielle, ambitieuse et novatrice.

Ø  Sur la base de cette charte, seront élaborés le programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle, ainsi qu’un accord législatif assurant une représentation de la diversité des composantes de la gauche et de l’écologie.

Ø  L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, permettra alors de désigner le candidat qui portera les couleurs de ce nouveau Front populaire.

   

Cet article est le 30ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

 

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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 20:24

Le malaise des citoyens se traduit par l’abstention

 

Alors que les derniers votes ont lieu et que nous allons connaître les résultats du scrutin européen dans la soirée, voici quelques éléments d’information et de réflexion puisés dans diverses sources.

 

D’abord, la participation au vote, qui plafonnerait à 40% en France (voir sur le site du quotidien Le Monde, ce soir, un titre rassurant pour présenter une réalité tristounette : Une abstention record qui ne discrédite pourtant pas l'Europe).

 

En fait, l’abstention est un acte politique. Les citoyens veulent manifester leur désaccord avec les modalités de la construction européenne et avec la politique menée par les institutions européennes.

 

Le site Rue89 (David Servenay, 6 juin) s’est efforcé de mettre à la disposition de ses lecteurs les éléments à connaître : Avant de voter aux élections européennes, lisez !

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) a réalisé une enquête dans le but de mieux cerner les pouvoirs réels du Parlement de l’Union européenne (4 juin, voir http://www.m-pep.org/spip.php?article1352).

Le Monde (Arnaud Leparmentier, 6 juin) voit Derrière une campagne atone, deux conceptions de l'Europe s'affrontent.

 

Cet article est le 29ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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