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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Européennes 2009

Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 18:06

Prendre appui sur le NON républicain du 29 mai 2005

 

J’observe que la question des prochaines élections européennes, en juin 2009, préoccupe les militants républicains. Il suffit de lire les commentaires sur les sites Internet de Jean-Pierre Chevènement et de Nicolas Dupont-Aignan (voir Dupont-Aignan affirme ses points de convergence avec Chevènement - 23 septembre 2008). Mais c’est également vrai au niveau local, comme j’ai pu le constater lors de conversations récentes.

 

Il me paraît nécessaire de préciser ma pensée. Quand j’évoque une éventuelle alliance républicaine, je ne pense pas seulement à la composante représentée par Debout La République. Je pense aux militants républicains anti-libéraux qui avaient combattu le projet de constitution européenne en 2005 et le traité de Lisbonne en 2007 et 2008.

 

Voir sur ce blog 2005 Référendum européen ainsi que 2007-08 Traité de Lisbonne et 2007-08 Référendum CNR - CDR 53.

 

Le NON républicain du 29 mai 2005 était un vote fondateur d’une large alliance, allant des gaullistes républicains et sociaux aux républicains d’extrême gauche, en passant par toutes les sensibilités politiques de gauche, à l’image de ce qu’était le Conseil de la Résistance en 1945.

 

Jean-Pierre Chevènement et le MRC ont un rôle à jouer dans la mise en œuvre de ce rassemblement populaire progressiste.

 

C’est pourquoi, sans attendre les conclusions du congrès du PS, je propose que nous réfléchissions à cette idée d’alliance républicaine anti-libérale, qui accueillerait tous les partis, mouvements et associations politiques, intéressés par cette démarche.

 

Nous ne pouvons éviter de traiter à fond le problème du néolibéralisme et de son relais européen, au moment où la crise financière (américaine, mais aussi de la finance mondiale) se traduit par des difficultés supplémentaires pour les économies européennes.

Voir, à ce sujet, les réflexions de Jacques Sapir, Directeur d’études à l’EHESS et directeur du CEMI-EHESS, parues le 23 septembre sur le site du Mouvement politique d’éducation populaire cliquez ici.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 12 2008 23:32

Une nouvelle Europe va sortir de la crise

 

Les prochaines élections européennes auront lieu le 7 juin 2009. Les précédentes, le 13 juin 2004, avaient été gagnées par un PS euphorique, trois mois après avoir raflé la présidence de la quasi-totalité des régions aux élections régionales.

 

Les conditions étaient si favorables à son parti que François Hollande poussait le président Chirac à organiser un référendum pour ratifier le traité constitutionnel européen, persuadé que le oui l’emporterait, les quatre principaux partis aux élections européennes, le PS (28,9%), l’UMP (16,6%), l’UDF (12%) et Les Verts (7,4%), étant tous favorables au texte ratifié à l’unanimité des Etats membres.

A noter, toutefois, le haut niveau d’abstentions (57%) aux élections européennes, laissant percer une réelle distance des citoyens par rapport aux institutions européennes.

 

Le PS montrait l’exemple en confiant aux adhérents le soin de définir la position de leur parti, ce qu’ils firent en donnant une nette majorité (60%) au oui.

 

Ce qui s’est passé, ensuite, a montré que le peuple français ne suivait pas les dirigeants, puisque le vote non était majoritaire (à plus de 54%) au référendum du 29 mai 2005. Selon les sondages, les électeurs du PS, eux-mêmes, avaient majoritairement (plus de 60%) refusé la ratification, contre l’avis émis par les adhérents.

 

En fait, la souveraineté du peuple a été limitée par la décision du nouveau président de la République française de proposer à ses collègues européens d’adopter un nouveau traité, qui reprend l’essentiel (90%) du précédent. Cette fois-ci, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont donné le mot : pas de référendum !

C’est ainsi que le peuple français a été tenu à l’écart de la ratification, la représentation nationale se chargeant, le 8 février 2008, d’autoriser la ratification du traité de Lisbonne.

 

Si les peuples avaient été consultés, ils auraient probablement dit non, à nouveau, comme l’a fait le seul qui a été consulté, le peuple irlandais (en Irlande, la ratification d’un traité ne peut se faire que par référendum).

La ratification par tous les peuples, ou leurs représentants, étant nécessaire pour que le traité soit adopté, les irlandais vont devoir se soumettre à un second référendum en septembre 2009, après avoir obtenu des modifications du texte, qui seront avalisées à l’occasion d’une autre ratification.

 

Ce rappel étant fait, il faut se tourner vers l’avenir. La construction européenne, selon la méthode inspirée par Jean Monnet dans les années 1950, se heurte à de nombreuses difficultés, qui ont été plus ou moins bien surmontées jusqu’à présent. La crise financière d’origine américaine, la crise militaire en Géorgie, ont amené la présidence française à adopter des méthodes qui correspondent mieux à nos traditions, et beaucoup moins à celles en vigueur dans d’autres pays.

 

Reste à savoir si, sous d’autres présidences (en 2009, tchèque, puis suédoise), la mutation européenne ne s’arrêtera pas. Reste à voir, aussi, comment la crise économique va être gérée et si l’amorce de gouvernement économique de la zone euro va prendre de l’ampleur. On peut se demander comment l’euro va absorber les tensions qui ne vont pas manquer de se produire entre les économies des Etats membres. Les dogmes monétaristes de la Commission européenne vont-ils survivre ou être balayés par la nécessité de mettre l’emploi au cœur de la politique européenne ?

 

Le renouvellement des institutions communautaires (parlement, puis commission) viennent à point. Elles devront prendre en compte les bouleversements survenus récemment. Dans un tel contexte, les élections des députés au parlement européen prennent davantage d’importance.

 

En France, la question européenne a surtout divisé la gauche, ces derniers temps. La crise lui impose de rapprocher les points de vue de ses composantes. Le peuple espère lui donner sa confiance. Encore faut-il qu’elle soit à la hauteur des attentes populaires !

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen fera de ces élections européennes un test de la capacité des partis de gauche à se rassembler sur une liste commune. C’est également le souhait des responsables de Gauche Avenir, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès.

 

Pour ma part, je propose que ce rassemblement s’étende aux républicains de progrès qui ont fait le choix de rompre avec le parti du président de la République et de se distinguer du président de la libre Vendée. C’est, du moins, ce que je souhaite dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

 

Parlons de tout cela avec les citoyens. La politique, c’est l’affaire de tous, notamment la politique européenne. 2009 sera une année charnière, de crise économique très dure. Les conséquences sociales risquent d’être redoutables si le pouvoir politique ne prend pas les décisions qu’il faut dans l’intérêt général.

 

Avec mes amis du MRC, j’ai bien l’intention d’être utile dans ces moments difficiles de notre vie sociale et politique.

 

 

Cet article est le 2ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Samedi 10 janvier 2009 6 10 01 2009 22:28

Rapprocher les partis de gauche sur l’Europe

 

En présence de Jean-Pierre Chevènement, le secrétariat national du MRC a adopté, le 7 janvier, le texte qui servira de base de discussion avec les partis de gauche (PCF, PG, PS), lors des rencontres qui vont avoir lieu prochainement.

 

En fait, c’est à l’occasion des premiers contacts avec Gauche Avenir et le PCF que les bases de ce document ont été établies par Sami Naïr, secrétaire national aux relations internationales. Une rencontre est prévue le 12 janvier avec le Parti de Gauche (PG). Une autre suivra, avec le PS.

 

L’objectif est clair : à partir de ce document, rapprocher les positions des partis de gauche sur le projet, notamment sur la question européenne. Ne nous y trompons pas, il s’agit de la première tentative de préparer les conditions d’un rapprochement stratégique et programmatique de la gauche, en vue des élections nationales en 2012.

 

En fonction de la position de chaque parti face à ce texte, il sera possible, ou non, d’aller vers une alliance aux élections européennes. Au mieux, cette alliance se fera avec tous. Au pire, elle ne pourra se faire avec aucun. Ce sera le Conseil national de notre Mouvement qui décidera.

 

Voici la trame du texte.

 

Pour retrouver la confiance des Français, la Gauche, rassemblée, unitaire, doit proposer dès les élections européennes de Juin 2009, un projet alternatif à la politique néolibérale actuelle,

 

1) L’Europe dans la crise

 

2) Pour une régulation mondiale

 

3) Pour une Europe sociale qui protège

 

4) Pour une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire

 

Le MRC avance ses propositions dans un esprit de clarté.

- Nous souhaitons un débat avec tous nos partenaires de gauche.

- Nous sommes convaincus que la question de la construction d’une Europe Nouvelle est décisive pour la reconstruction d’une gauche républicaine, démocratique et capable d’offrir une alternative au néolibéralisme.

- Et nous sommes ouverts, car notre objectif, c’est de faire des élections européennes une grande victoire de la gauche française.

 

 

Cet article est le 3ème sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 01 2009 15:11

Il faut refonder l’Europe car, face à la crise, elle a failli

 

Le secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), le 7 janvier, a adopté un texte qui servira de base aux discussions avec les partis de gauche, en vue des élections européennes du 7 juin 2009.

Voir Elections européennes : le MRC a adopté un texte, base de discussion - 10 janvier 2009. Lire aussi les commentaires (j’y apporte des précisions en réponse à des internautes).

Ce texte est fondamental. Il constitue le socle de la refondation républicaine de la gauche. Je vais le découper en quatre tranches, correspondant à ses quatre parties. Voici la première partie, composée de la présentation générale et du rôle de l’Europe face à la crise.

POSITION DU MRC POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES DE JUIN 2009

 

Depuis plus d’un an, l’économie internationale traverse une crise d’une gravité exceptionnelle. Jamais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le capitalisme ne s’était trouvé dans une telle situation.

 

Crise du libéralisme sans règles, crise de la globalisation impériale impulsée par les Etats-Unis et qui se répand, telle la métastase d’un cancer, sur la totalité de la planète, précisément parce que l’hypercapitalisme spéculateur qui la caractérise est devenu le modèle dominant.

 

Face à cette crise, l’Europe a failli. Et ce sont les nations qui ont réagi, ce qui prouve, s’il en était besoin, leur caractère historiquement incontournable. C’était inévitable, car depuis le Traité de Maastricht, sous la pression des conservateurs et, souvent, avec le consentement des socio-libéraux, elle avait choisi non seulement de se soumettre au libéralisme triomphant mais encore d’en devenir un vecteur d’expansion dans tous les pays européens.

 

En 2005, Français et Hollandais ont dit non à cette évolution. Les Irlandais n’ont pas tardé à suivre, en rejetant le Traité institutionnel. C’est que partout les citoyens sont conscients que l’Europe est devenue un rouage essentiel de la globalisation financière, qu’elle se pose en garante de l’orthodoxie libérale, et que leur avenir national se joue désormais autant sinon plus que chez eux à la Commission européenne, à la BCE, à Washington et sur les grandes places boursières du monde.

 

Pour retrouver la confiance des Français, la Gauche, rassemblée, unitaire, doit proposer dés les élections européennes de Juin 2009, un projet alternatif à la politique néolibérale actuelle, depuis peu mâtinée d’interventionnisme repentant.

 

1) L’Europe dans la crise

 

La crise actuelle de la globalisation libérale est profonde. Elle ne sera pas résolue par des demi-mesures. Nous devons lutter pour qu’elle ne soit pas payée par le monde du travail mais débouche sur un ordre social plus juste. Cela ne peut se faire sans un retour de la puissance publique, que ce soit pour la maîtrise des instruments du développement économique ou pour la négociation d’un nouvel ordre international.

 

Or l’Union européenne est impuissante face aux effets dévastateurs de cette crise. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas potentiellement assez forte. C’est parce qu’elle n’a pas d’autre conception de l’avenir que la politique de concurrence qu’elle a transformée en religion dans le Pacte de stabilité. Cette politique a coûté des millions de chômeurs, la montée partout de la précarité, la généralisation des bas salaires, l’instauration de la concurrence entre les territoires et les peuples européens, la remise en cause systématique des services publics (poste, transports ferroviaires, santé, éducation) et leur privatisation.

 

L’idéologie « européiste », jouant sur une conception soit naïve soit manipulatrice de la solidarité européenne, a contribué à anesthésier tout débat sur l’avenir réel de l’Europe. Résultat : le sentiment pessimiste à l’égard de l’Europe s’est accru, car les peuples, dans la réalité, ne veulent pas échanger des acquis sociaux conquis de haute lutte contre un libéralisme européen porteur de précarité et de misère.

 

Il faut refonder l’Europe. D’abord en la rapprochant des peuples européens, des Etats nations qui la structurent, des citoyens qui l’animent. Il ne peut y avoir de bonne politique européenne au mépris des peuples, des Etats nations, des citoyens. La nation n’est pas le nationalisme. Au contraire, le nationalisme est une maladie de la nation.

 

Communauté de citoyens, la nation est le cadre naturel de la démocratie. Si nous voulons éviter les funestes dérives nationalistes et xénophobes, nous devons concevoir l’Europe non comme un super Etat technocratique, non démocratique, entièrement dévoué à la seule expansion du libéralisme économique, mais comme un espace citoyen de solidarité, de respect de la diversité des nations, des langues, des cultures, des traditions et du patriotisme des peuples. Car le patriotisme républicain est le contraire du nationalisme.

C’est l’expression généreuse du civisme, non le repli identitaire. Ainsi conçue, la nation civique est le principal lieu d’expression de la volonté démocratique. Elle est, pour nous, synonyme de République.

 

L’Europe ne doit donc pas constituer un espace de souveraineté opposé à celui des nations. La souveraineté de l’Europe ne peut être que le résultat des délégations que lui confèrent les nations qui la constituent. Pour nous, ces délégations de souveraineté au niveau européen, lorsqu’elles s’avèrent indispensables, ne signifient pas une victoire contre les nations, et encore moins « l’abandon » de la souveraineté nationale. Elles incarnent plutôt la conciliation harmonieuse de la nation et de l’Europe. Et elles ne sont acceptables que si elles sont ratifiées ou vérifiées par référendum. Car les peuples souverains doivent toujours avoir le dernier mot.

 

Cette conception débouche naturellement sur une Europe à géométrie variable, en fonction de ce que veulent ou ne veulent pas les nations. Elle n’exclut nullement les délégations de compétences à condition que celles-ci soient gérées ensemble de manière démocratique.

 

Nous considérons en ce sens que l’adoption du Traité institutionnel par voie non référendaire est une atteinte grave aux droits des citoyens, et que la question institutionnelle se reposera inévitablement en raison des menaces et des contradictions dont le Traité de Lisbonne est porteur.

 

C’est pourquoi nous devons ouvrir le débat, en dehors de tout dogmatisme, sur ce que doit être l’avenir de l’Europe. Celui-ci ne saurait se concevoir en dehors d’une prise de conscience de la nature de la globalisation économique et financière et de sa crise actuelle.

 

Aujourd’hui, nous vivons la fin d’un cycle historique, celui de la globalisation néolibérale impulsée, depuis bientôt trente ans, par les forces conjuguées des multinationales, du « thatchérisme » et du « reaganisme ». L’Europe libérale s’y est insérée aux prix de sacrifices énormes infligés aux couches populaires.

 

La crise actuelle doit être pour nous l’occasion de sortir de ce piège et de refonder une Europe Nouvelle. Pour cela, nous avons besoin d’une mondialisation régulée, d’une Europe sociale qui protège, d’une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire. (…)

 

Cet article est le 4ème sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 01 2009 14:36

Pour une relance concertée des économies mondiales

 

Le secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), le 7 janvier, a adopté un texte qui servira de base aux discussions avec les partis de gauche, en vue des élections européennes du 7 juin 2009.

Voir Elections européennes : le MRC a adopté un texte, base de discussion - 10 janvier 2009. Lire aussi les commentaires (j’y apporte des précisions en réponse à des internautes).

Ce texte est fondamental. Il constitue le socle de la refondation républicaine de la gauche. Sa première partie, composée de la présentation générale et du rôle de l’Europe face à la crise, a été mise en ligne sur ce blog [voir Texte de base adopté par le MRC le 7 janvier pour les européennes (1) - 11 janvier 2009].

 

Voici la seconde partie, qui décrit la façon de procéder au niveau international pour relancer les économies et réorienter les activités des grandes institutions mondiales (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Organisation Mondiale du Commerce).

 

POSITION DU MRC POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES DE JUIN 2009

 

2) Pour une régulation mondiale

 

La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence de l’énorme bulle financière provoquée aux Etats Unis par le capitalisme spéculatif dans les subprimes. Elle touche aujourd’hui toute l’économie et, de récession en récession, débouche sur une dépression mondiale aux conséquences catastrophiques.

 

Cette crise résulte du fait que depuis des décades, les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens en captant l’épargne mondiale pour financer leur économie à hauteur de 80%. C’est cette dépendance qui a poussé les USA à une fuite en avant pour contrôler les ressources pétrolières et gazières mondiales.

 

C’est cela aussi qui explique l’importance de leur budget militaire, entièrement financé par les emprunts étrangers et qui recouvre à lui seul plus de la moitié des budgets de la défense dans le monde. D’où aussi leurs dérives expéditionnaires en Irak et en Afghanistan, où ils sont aujourd’hui enlisés.

 

Cette période semble toucher à sa fin. Mais le destin du monde reste lié à l’Amérique. Les Etats-Unis ne peuvent rétablir seuls leurs équilibres. L’aide du reste du monde est indispensable, si l’on veut éviter une récession planétaire et une déflation salariale mondiale.

 

Cette aide doit se traduire par une relance coordonnée des principales économies mondiales, surtout celles des pays excédentaires dans leur épargne comme dans leur commerce (Chine, Allemagne, Japon, Pétromonarchies du Golfe). D’où la nécessité d’organiser un véritable « New Deal » mondial.

 

Pour être durable, cette relance implique aussi des Institutions mondiales qui fonctionnent au service d’un développement économique, financier et social humain soucieux de l’environnement.

 

 

Sur les Institutions internationales, nous devons lutter pour :

 

Démocratiser le FMI, qui doit redevenir un organe de soutien aux pays en difficulté et de contrôle du système monétaire international, notamment en oeuvrant à une parité ordonnée des grandes monnaies ; il doit également revoir sa politique de gestion de la dette et proclamer un moratoire pour celles des pays les plus pauvres.

 

L’utilisation à large échelle, dans le contexte actuel de crise mondiale, des Droits de tirage spéciaux (DTS) doit être encouragée. Nous devons rechercher la modification des quotes-parts au sein du FMI, pour faire place aux pays émergents et mettre fin à une situation où, profitant de leur minorité de blocage, les Etats-Unis orientent selon leurs seuls intérêts la politique de cette institution.

 

Refonder les activités de la Banque mondiale, la décentraliser, en faire, non un organisme caritatif inefficace comme elle l’est devenue, mais une véritable organisation d’aide au développement économique dont le but est de favoriser la participation citoyenne des peuples et la formation d’Etats démocratiques de droit.

 

Réformer l’OMC afin qu’elle ne soit plus le cénacle du seul libre-échangisme mondialisé et pour qu’elle devienne effectivement ce qu’elle aurait dû être dès sa création : un lieu de réglementation de l’activité commerciale pour une concurrence loyale, notamment en introduisant une clause sociale et environnementale dans les échanges.

 

En Europe, il est désormais clair, étant donné le mouvement accéléré des délocalisations vers les pays à bas coûts, qu’il faut revenir à la préférence communautaire, donc proposer un retour, pour certains secteurs, et dans le cadre d’une conception équilibrée des échanges, au tarif extérieur commun. Il faut une Europe de la protection du modèle social européen.

 

Agir sur ces institutions internationales, c’est nous donner les moyens de créer un nouveau modèle de développement. (…)

 

Cet article est le 5ème sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

Par SORIN Michel - Publié dans : Européennes 2009
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