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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Ségolène ROYAL

Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 23:35

Des conditions non négociables difficiles à réunir

 

N’ayant pas bien compris la nouvelle position de Ségolène Royal au sein du PS, concernant l’élection présidentielle de 2012, j’ai sollicité des informations auprès d’une militante de Désirs d’avenir qui fait partie de mes amis sur Facebook. Tout naturellement, j’ai été orienté vers cet article du Post rédigé après son intervention sur France5 le 30 mai dernier.

 

Ségolène Royal et son "dispositif gagnant" pour 2012

 

L'émission C Politique, animée par Nicolas Demorand et diffusée dimanche sur France5, a été l'occasion pour Ségolène Royal de s'exprimer et sur de très nombreux sujets.

Outre le fait qu
'elle a fermement défendu la mise en place d'un référendum d'initiative populaire pour que ce soit les Français qui décident de la réforme des retraites et qu'elle demande aux parlementaires de gauche de ce saisir au plus vite de la possibilité d'user des nouvelles dispositions légales concernant le référendum d'initiative populaire, elle a longuement expliqué le concept de "dispositif gagnant" qu'elle estime être le seul dispositif qui permettra à la gauche de gagner les prochaines élections présidentielles.

De façon claire, détaillée, elle a fixé en termes simples les différents axes de ce dispositif, ainsi que les conditions indispensables qui devront être remplies par tous ceux qui veulent atteindre l
'objectif prioritaire : "se débarrasser de Nicolas Sarkozy" afin que "cesse cette politique inefficace, injuste, brutal et qu'il y ait un rapport de forces pour empêcher Nicolas Sarkozy d'aggraver la situation".

Tout d
'abord, le dispositif gagnant ne doit pas consister uniquement en un ralliement à une personne mais bien à l'ensemble du dispositif gagnant qui s'articule autour de trois axes :
- Un projet porteur d
'avenir, qui permet aux Français de se projeter vers l'avenir, de se rassembler et d'unir leurs forces,
- Des appareils des partis politiques de gauche qui forment une équipe et que cette équipe soutienne fortement la personne désignée lors des élections primaires,
- Une personne désignée au moment des primaires soit capable de rassembler toutes les composantes de la gauche, les centristes humanistes et même les électeurs de droite déçus par la politique menée par le gouvernement actuel.

Très concrètement, Ségolène Royal reconnaît que ce projet gagnant, va nécessiter un gros effort de discipline, de démocratie directe, de réalisme mais d
'innovation et de créativité en matière de contenu du projet et qu'il nécessite plus particulièrement pour le Parti Socialiste :

- Un parti en ordre de marche, y compris pour l
'organisation des primaires : "Si le PS réussit à mettre en place les primaires, je pense qu'il aura réussi sa rénovation et qu'il aura la capacité de déclencher un mouvement se populaire dans le pays. Si ce mouvement populaire est déclenché autour du PS de calcul non pas autour d'une personne d'une équipe, mais autour d'un projet, la gauche gagnera ses élections."

- Un appareil qui soutient totalement le candidat ou la candidate désigné lors des primaires : "Quel que soit le calendrier, le candidat désigné, il faudra que tous les socialistes soient rassemblés que le candidat et la candidate soit soutenue par tous. "

- Un projet porteur d
'avenir: "L'heure est au rassemblement. Le contexte politique économique de la France est difficile ... Je veux autre chose pour notre pays y. Tout le monde voit qu'il y a du potentiel dans notre pays ce que je veux aujourd'hui, mon désir c'est que la France ne tombe pas dans la résignation...Si le parti socialiste à la capacité de projeter les Français dans un choix de société du futur, "


- Un candidat ou une candidate qui est capable d
'être au second tour est de rassembler de l'extrême gauche jusqu'aux centristes humanistes et aux déçus du Sarkozy : "Je pense que pour renverser le pouvoir et il faut rassembler la gauche de la gauche, la gauche contestataire, les centristes humanistes et même tous les électeurs de droite et qui sont déçus par Nicolas Sarkozy"

Si ces conditions sont toutes réunies et respectées, Ségolène Royal "pense que si nous sommes capables de faire sa nous gagnerons l
'élection présidentielle. Si les socialistes commencent à se disputer sur des dates, etc., alors l'élection présidentielle sera difficile à gagner. "

"Si nous ne sommes pas capables de faire ça, s
'il y a à nouveau des discussions des discordes des conflits, un déficit démocratique à l'égard des Français, un manque de visibilité du projet, un déficit de méthode dans les primaires, alors l'élection présidentielle sera très difficile. Pourquoi ? Parce que la droite à tous les pouvoirs. Une est fort entrepris une très forte emprise médiatique, la puissance de l'argent. En face, la chance pour la France de gagner, c'est d'être rassemblé et uni derrière son candidat.", a-t-elle précisé.

Certains ont cru, en survolant d
'un "oeil distrait et d'une oreille étourdie" l'émission C Politique, que Ségolène Royal abandonnait définitivement toutes les valeurs pour lesquelles elle se bat depuis plus de six ans. Que pour un portefeuille ministériel, elle était prête à "pactiser avec le diable".

Il n
'en est, bien évidemment, aucunement question tout au long de cette émission. Elle a tout simplement exposé d'une façon claire et sans ambiguïté la stratégie qu'elle pense être celle qui mènera la gauche à la victoire lors des élections présidentielles.

Elle a pris soin de préciser: "Je soutiendrai tout dispositif gagnant ...Je pense que si nous sommes capables de faire sa nous gagnerons l
'élection présidentielle". Ce qui, bien évidemment, sous-entend que tout autre dispositif n'obtiendra jamais son soutien. Car si elle "préfère faire le sacrifice d'une ambition personnelle et voir la gauche gagner", un dispositif autre (qui ne permettrait pas le rassemblement des socialistes, qui ne serait que ralliement autour d'une personne et non pas d'un projet, qui ne permettrait pas de soutenir totalement le candidat ou la candidate de la gauche) est inexorablement voué à l'échec.

Parler de ralliement est donc un non-sens, car si on détaille les conditions que Ségolène Royal pose, il s
'agit plutôt d'un soutien " SOUS conditions NON négociables ", parce que fondée sur une réelle volonté d'infléchir la politique désastreuse que mène le gouvernement.

Tout est dans les nombreux détails que Ségolène Royal a apportées au "dispositif gagnant".

Ségolène Royal a été limpide. Elle a montré qu
'elle était solidaire avec le PS mais qu'elle n'abdiquerait AUCUN des points fondamentaux qu'elle défend depuis maintenant 6 ans.

Enfin, j
'ai comme l'impression que son adhésion sera aussi soumise à ce que vont faire les parlementaires, dans les heures qui viennent, en matière de référendum sur les retraites. C'est, en effet, la dernière chose qu'elle a défendue lors de cette émission et ce n'est pas pour rien. Elle veut probablement une preuve concrète et irréversible que les actes des parlementaires sont en accord avec les propos du PS, que les institutions représentatives soutiennent PLEINEMENT le peuple dans ses luttes et qu'ils s'engagent dès demain dans le changement...

Bref, on peut concevoir que pour tous ceux qui avaient l
'intention de faire croire que tout allait changer, en ayant la ferme intention de ne rien faire pour que cela change, les précisions fondamentales que Ségolène Royal a apportées ce soir sont extrêmement contrariantes.

On peut également concevoir pour tous ceux qui préfèrent le flou artistique des projets mal ficelés qui mènent à l
'échec, des campagnes électorales qui ressemblent à des combats de catch, le degré d'extrême précision dans l'analyse de la situation, dans l'énoncé des solutions à mettre en oeuvre et par conséquent les contraintes que cela va occasionner pour eux, on peut concevoir que ceux là préfèrent ce soir revenir à leurs bonnes vieilles habitudes du "tout sauf Ségolène Royal".

Désormais, la balle est dans leur camp et dans celui du PS et des partis de gauche qui ont intérêt à "se bouger" très vite....et leurs supporters à ne pas se réjouir trop vite et à ne pas se répandre en supputations oiseuses...Si ils veulent faire preuve de sagesse, de pugnacité et de volonté de nous rassembler.

 

Cet article est le 61ème sur ce blog dans la catégorie Ségolène ROYAL

Par SORIN Michel - Publié dans : Ségolène ROYAL - Communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 23:39

Une occasion manquée de débattre de l’Europe

 

Ségolène Royal n’a pas saisi l’opportunité de se distinguer du président de la République sur la ratification du traité de Lisbonne, ce qui lui aurait permis de s’extraire, par là même, de l’incapacité du PS à combattre la droite.

 

Elle voudrait imiter François Mitterrand mais ne semble pas avoir son sens stratégique. C’est une occasion manquée.

 

Le MRC 53 avait soutenu loyalement sa candidature après l’accord MRC-PS du 9 décembre 2006. Nous sommes sans regrets aujourd’hui, mais sans illusions sur les orientations politiques de celle qui vise à conquérir le PS et à le « moderniser », c’est-à-dire, le rendre compatible avec les conceptions de François Bayrou et avec les options des autres partis sociaux démocrates européens.

 

Gérard Beillard a voulu exprimer ses regrets en écrivant ces quelques mots, adressés à l’ancienne candidate à l’élection présidentielle.

 

Chère Madame,

 

Comme citoyen, concernant le traité de Lisbonne, je suis surpris que vous n’ayez pas pris position pour un référendum.

Pendant la campagne présidentielle, je vous ai soutenue, comme l’a fait le MRC en Mayenne.

J’aurais cru, après cette campagne et tant de procès d’intention à votre égard par votre propre parti, et, bien sûr, par la droite, que vous auriez saisi l’occasion de vous prononcer pour le oui au traité, mais par la voie référendaire, en évitant ainsi de passer par-dessus les concitoyens, d’autant plus que vous êtes une servante de la démocratie participative, que j’approuve.

Je pense que c’était l’opportunité de vous démarquer des « éléphants » du PS, ainsi que de la droite, et de rester fidèle à la campagne que vous avez menée.

 

Je souhaite que vous me répondiez sur ce sujet, qui me préoccupe beaucoup.

Recevez, chère Madame, mes salutations distinguées.

 

Gérard Beillard

Par SORIN Michel - Publié dans : Ségolène ROYAL
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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /Juil /2007 23:22

 

Son objectif est d’être présidente de la République

 Ce soir, sur TF1, Ségolène Royal a reconnu que la suite de l’élection présidentielle est très compliquée, mais elle garde l’objectif d’être élue un jour à la présidence de la République, ce qui implique de s’y préparer longtemps à l’avance, au moins deux ans.

 Jean-Louis Bianco, qui était son co-directeur de campagne, a été réélu député des Alpes de Haute Provence. Il est persuadé que l’ex-candidate a conservé son influence auprès des militants socialistes. C’est ce qu’il affirme dans l’entretien rapporté par Arnaud Fage ce 8 juillet sur son site personnel indépendant http://segoleneroyal2012.over-blog.fr.

 

 Pourquoi ce silence de Ségolène Royal ?

Elle n'a pas le goût d'occuper les médias tout le temps. Elle avait prévu de parler après le séminaire du 16 juillet qu'elle organise. Or, après avoir reçu des appels de militants, de premiers fédéraux, lui demandant de s'exprimer, elle a voulu rassurer ceux qui comptent sur elle. Il y avait une vraie attente et il était nécessaire de communiquer. Ce séminaire réunira des personnes de l'équipe de campagne, des politologues, des sondeurs, des parlementaires, en tout une centaine de personnes, à l'Assemblée nationale pour établir un document d'analyse sur l'élection présidentielle, une contribution au travail collectif. Elle y travaille depuis plusieurs semaines avec des experts. Elle est tout, sauf seule.

Ce séminaire n'est-il pas la preuve qu'elle joue encore une fois perso ?

Il est normal que la candidate à la présidentielle analyse sa défaite. Ce n'est pas une offensive pour occuper le terrain mais un premier document pour réfléchir.

Quel est votre avis sur les deux défaites subies par le PS ?

Cette défaite vient de loin. Aucun autre candidat n'aurait pu faire mieux. Le travail idéologique réalisé par Nicolas Sarkozy était plus sérieux et plus approfondi. Outre ce chantier de rénovation, pour 2012, il serait préférable que notre candidat ou candidate soit le chef du parti et soit désigné(e) au moins deux ans à l'avance.

Ces échecs ont ravivé les querelles internes !

Ces bagarres de couloirs, c'est triste et dérisoire. Certains leaders socialistes agitent volontiers le "tout sauf Ségolène". Les militants en ont plus qu'assez. L'image donnée lors du dernier Conseil national était désolante. Ségolène Royal a bien fait de ne pas s'y associer.


Comment interprétez-vous les sorties de Ségolène Royal sur le Smic à 1500 euros et les 35 heures ?

Elle a dit la vérité, une vérité qui dérange. Le Smic à 1500 euros, c'est un très bon slogan... des années 80. Si l'on est honnête, il faut avouer que cette réévaluation représente à peine plus qu'une évolution naturelle. Elle a donc mis les pieds dans le plat. Moi-même, au moment de la réflexion, j'ai dit ce que je pensais mais la mesure a, cependant, été adoptée à l'unanimité. Ensuite, durant la campagne, il était impossible de la mettre à la poubelle.

L'influence de Ségolène Royal n'en a-t-elle pas pâti ?

Ces propos ont semé un certain trouble mais cela est marginal et provisoire. Ses déclarations sur l'encadrement militaire, la carte scolaire ou les 35 heures, en leur temps, ont également secoué. Auprès des militants, la ferveur populaire est toujours intacte.

Cela n'a pas arrangé le schisme entre elle et les cadres de son parti ?

L'appareil du parti ne lui a jamais été acquis. Mais il y a, aujourd'hui, à l'Assemblée, sur les 200 députés que compte notre groupe, une soixantaine d'élus proches d'elle. Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius ou Lionel Jospin n'en ont pas autant.

Par SORIN Michel - Publié dans : Ségolène ROYAL
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Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /Juin /2007 16:43

 

Le PS préoccupé par la démarche de l’ex-candidate

 Il y a bien deux courants principaux actuellement au sein du PS : les pro-Royal et les anti-Royal. A croire que les divergences fondamentales entre Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont provisoirement effacées. Attendons pour y voir plus clair.

 Voici la mise au point adressée par Ségolène Royal à la suite de ses déclarations télévisées. A lire sur http://www.desirsdavenir.org/index.php.

 Message de Ségolène Royal à propos de ses récentes déclarations sur les 35h et le SMIC à 1500 euros. 

"J'observe toutes les polémiques qui tournent autour de mes récentes déclarations sur les 35 heures ou le SMIC à 1500 Euros. Ces déclarations ne sont pourtant pas nouvelles. Elles n'ont pas été faites de manière unilatérale, mais lors d'une émission politique en réponse aux questions d'un journaliste.

Ma conception de la politique, c'est de répondre clairement, sans détour, aux questions qui me sont posées. C'est ma liberté de parole et j'entends l'utiliser tant que ces questions, ces débats portent sur des sujets de fond. Je ne me suis jamais livrée et ne me livrerai pas davantage aujourd’hui à des attaques personnelles. Je souhaiterai que cette règle s'applique à tous. Et que le débat dont nous avons besoin porte exclusivement sur le fond.

Les observations que j'ai faites sur le Smic ou sur les 35 heures sont des exemples parmi d'autres du bilan idéologique qu'il nous faut dresser pour aborder la rénovation. D'ailleurs, les syndicats étaient eux mêmes très réservés sur ces 2 mesures qui doivent faire l'objet d'une négociation avec eux dans un cadre plus large sur le pouvoir d'achat, les salaires et l'emploi tel que prévu dans le projet socialiste et dans le pacte présidentiel (Conférence nationale sur la croissance, les salaires, et l'emploi).

La gauche doit être capable de mettre en cause ses dogmes et les formules toutes faites sans que cela ne suscite, immédiatement, des polémiques peu propices au débat
".

 Par ailleurs, l’éditorialiste de Libération n’est pas tendre avec les dirigeants du PS. Sous le titre « Obsession », Renaud DELY signe ce jour cet édito lu sur www.liberation.fr

 « Tout s'agite pour que rien ne bouge. Comme prévu. Le Parti socialiste a désormais une certaine expérience de la défaite. Il sait comment supporter les gueules de bois de lendemains de débâcle. Il lui suffit de se conformer à un sage précepte : on ne change pas une équipe qui perd. Rue de Solferino, on sort les sacs de sable, on replâtre, et on ferme portes et fenêtres.

 Subitement, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, et tout ce que la savane socialiste compte d'éléphants blessés trouvent bien des qualités à François Hollande. Assez pour le conforter dans son fauteuil chancelant au moins un an de plus, le temps d'écarter l'usurpatrice gazelle. Comme si la principale menace qui pèse sur l'avenir de la gauche était Ségolène Royal...

 Quant à l'entourage du premier secrétaire, il phosphore sur une nouvelle trouvaille : en finir avec ces adhésions à 20 euros qui ont dopé les effectifs du PS au point d'y attirer de naïfs supporteurs enivrés par les sondages ! Et pourquoi pas bâtir un parti de masse ? C'est connu, le parti se renforce en s'épurant, et en remontant les prix.

 On comprend que le PS rechigne à se donner à Ségolène Royal dont les audaces se transforment, la défaite consommée, en gaffes, bévues et boulettes. Etrangère à son propre parti, elle le dénigre tout en espérant le conquérir. Délicate manoeuvre. En fait, c'est le même processus qu'en 2002 qui se met en branle : à peine la raclée encaissée, les ténors du PS se bousculent pour gagner le droit d'aller récolter la prochaine.

 La gauche doit se débarrasser de ces arrière-pensées qui lui tiennent lieu de pensée. Pour engager, et surtout crédibiliser, la rénovation dont il a tant besoin, le PS devrait commencer par mettre à l'écart, temporairement, ses présidentiables et s'offrir une direction collégiale débarrassée de l'obsession de 2012. L'inquiétant, c'est que certains des jeunes lions qui rêvent d'assumer cette mission n'ont qu'une hâte : devenir eux-mêmes des éléphants pour charger, le jour venu, sur l'Elysée ».

Par SORIN Michel - Publié dans : Ségolène ROYAL
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 19:22

 

Ségolène Royal veut aller vite pour rénover le PS

 Dans l’émission « Questions d’info » sur La Chaîne Parlementaire, hier soir, Ségolène Royal a réagi aux mesures annoncées par Sarkozy et évoqué la situation du PS

 A voir et lire sur http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1849

 « Ségolène Royal a réagi à l'entrée, dans le gouvernement Fillon, de personnalités de gauche ou issues de la diversité.

"Ca doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard. Il y a quelques figures symboliques fortes qui entrent au gouvernement.

Je pense qu'il faut qu'il se passe quelque chose rapidement, qu'il y ait du mouvement, que les gens sentent que le PS redevient un lieu de discussion, de refondation idéologique, de travail, attire les meilleurs pour (...) faire converger vers nous des forces vives avant qu'elles ne partent.

Le Smic à 1.500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas été du tout crédibles. Moi-même j'avais un doute là-dessus
".

Ségolène Royal a expliqué avoir défendu ces mesures "par cohérence avec le projet socialiste.

Ce dont j'ai souffert lors de l'élection présidentielle, c'est le déficit de clarification du projet politique. J'ai une vision des alliances politiques et en particulier du travail qu'il faut faire avec le centre gauche qui n'est pas forcément le choix de tous les socialistes.

Il faut redonner la parole aux militants. Je veux être la garante de la démocratie interne dans le parti socialiste. (...) Plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Et plus les militants auront la parole tôt, plus le PS pourra se réformer
".

Ségolène Royal s'est dite "favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités" car "sinon, il y a un risque d'inertie" et de départ des militants.

Evoquant le Conseil national du PS samedi où François Hollande proposera le maintien du congrès à l'automne 2008, Ségolène Royal a affirmé : "Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite pour trancher une ligne politique.

Ce n'est pas une question de calendrier, mais c'est une question de rapidité, d'une mise en mouvement, d'une remise en cause d'un certain nombre de dogmes du passé
".

Ségolène Royal revient sur la promesse d'exonération des droits de succesion de Nicolas Sarkozy.

"Les Français ont été très sensibles à cette promesse, mais ils ont été trompés d'une certaine façon.

Cette mesure a consisté à alléger les successions en ligne directe alors que 75% des successions sont déjà exonérées et on a fait croire aux gens que ça les concernait.

Ca marche parce que les gens pensent qu'ils sont concernés ou qu'ils peuvent un jour devenir riches. On connaît ces réflexes psychologiques qui ont été étudiés de près dans le discours politique. Nicolas Sarkozy a repris un discours bien connu de George W. Bush qui avait aussi fait ce genre de promesses"et qui fait croire aux gens modestes qu'ils sont riches ou qu'ils vont le devenir.

Je sais parfaitement que lorsqu'il a promis cela, il savait exactement quel type de réflexe il pouvait obtenir, alors que ça ne correspondait pas à la réalité
".

 De son côté, le PS a réagi vivement à l’intervention hier de « l’hyper-président » Sarkozy sur les réformes fiscales. Voici ce qui est rapporté par l’agence Reuters sur www.lemonde.fr ce jour.

 « Le PS ne voit que des aspects négatifs dans le "paquet fiscal" » 

« Le projet de loi travail-emploi -fiscalité, adopté mercredi en conseil des ministres, n'aura aucun effet positif sur le pouvoir d'achat et nuira à l'emploi, estiment les socialistes Michel Sapin et Alain Vidalies.

 Dans un communiqué, le secrétaire à l'économie et à la fiscalité du PS et son homologue chargé des entreprises affirment "ces mesures, d'un coût total de plus de 15 milliards d'euros, ne pourront être financées, de l'aveu même du président de la République et du Premier ministre, sans une augmentation de 5 points de TVA".

 Selon eux, le "paquet fiscal" "conduira à dégrader les conditions de travail, à dissuader l'emploi et n'aura aucun effet positif sur le pouvoir d'achat des Français".

 La "principale conséquence" de la détaxation des heures supplémentaires "sera une intensification et une dégradation des conditions de travail de nombreux salariés", expliquent-ils.

 "Cette mesure contribuera à asphyxier les régimes de protection sociale" et "jouera pleinement contre l'emploi, les employeurs étant financièrement incités à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu'à embaucher", poursuivent-ils.

 "L'abaissement du bouclier fiscal à 50% des revenus constitue une course au moins disant fiscal qui s'opèrera au bénéfice exclusif des plus grandes fortunes", ajoutent Michel Sapin et Alain Vidalies.

 Selon eux, "les 90% de Français qui gagnent moins de 3.000 euros par mois n'y gagneront rien alors même que les plus fortunés y gagneront trois smic par mois".

 "La suppression de l'essentiel des droits de succession, alors que 75% des successions échappent aujourd'hui à toute imposition, s'opèrera au bénéfice des 10% de Français les plus fortunés qui détiennent 50% du patrimoine du pays", poursuivent-ils.

 Quant à la déduction de l'impôt sur le revenu de 20% des intérêts versés pour l'achat d'une habitation, elle "favorisera la hausse des prix, dès lors que cette réforme ne sera pas réservée aux primo-accédants, et aggravera encore les inégalités puisqu'elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunts".

Par SORIN Michel - Publié dans : Ségolène ROYAL
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