Pour la démocratie et la République
Pour la démocratie et la République
Un compte bancaire a été ouvert au nom du comité départemental de la fédération de la Mayenne du MRC, sous la responsabilité de Michel Sorin, secrétaire fédéral, et de Georges Minzière, trésorier fédéral.
Cotisations : elles sont réglées par chèque bancaire à l’ordre de l’Association de Financement du MRC (AFMRC). Celle-ci conserve la part nationale de la cotisation, fixée en 2007 à 33 € par adhérent (25 € si moins de 25 ans), puis retourne 90% du reste à la fédération départementale (par chèque) dans un délai de trois mois au maximum.
Il existe un barème de cotisations, fixé au niveau national. Ce barème national est progressif et décliné par tranche (comme l'impôt sur le revenu), en fonction du revenu mensuel de l'adhérent.
· Moins de 500 € de revenu mensuel moyen : 2%, soit 10 €/an revenu de 500 €/mois.
· Entre 500 et 1 000 € « « « : 3.5%, soit 35 €/an « « 1000 «
· Entre 1 000 et 1 500 € « « « : 5%, soit 75 €/an « « 1 500 «
· Entre 1 500 et 2 000 € « « « : 6%, soit 120 €/an « « 2 000 «
· Entre 2 000 et 3 000 € « « « : 7%, soit 210 €/an « « 3 000 «
· Entre 3 000 et 4 000 € « « « : 8%, soit 320 €/an « « 4 000 «
· Plus de 4 000 € « « « : 9%, soit 450 €/an « « 5 000 «
Pour toutes les sommes versées à l’AFMRC (cotisations ou dons), il est adressé un reçu fiscal début mars l’année suivante. La réduction d’impôts est égale, selon la législation en vigueur en 2006, à 66% des sommes versées dans l’année à l’AFMRC (plafonnement : 7 500 € et 20% du revenu imposable).
En fonction de sa situation personnelle, chacun peut ajouter un don à la cotisation. Seuls les dons de personnes physiques sont autorisés.
Dans le cas où une réduction fiscale est possible, un versement de 100 € ne coûte en réalité que 34 € à l’adhérent.
Barème national adopté par le MRC 53
Communiqué du MRC 53 - 8 décembre 2003
Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est désormais représenté en Mayenne par un groupe de militants réunis à l’initiative de Georges MINZIERE, Conseiller général de la Mayenne, et de Michel SORIN, Conseiller régional des Pays de la Loire.
Ces deux élus, qui ont une bonne expérience des responsabilités publiques, ont pensé que leur action serait plus efficace si elle s’exerçait avec l’appui d’un parti politique.
Leur choix s’est porté sur le MRC, dont les orientations sont les plus proches de leurs idées.
Le MRC 53 sollicite une rencontre avec les responsables des partis de gauche en Mayenne afin, notamment, de connaître leurs positions respectives sur la préparation des élections.
Il souhaite participer au rassemblement de toute la gauche afin de créer les conditions d’une alternative politique au libéralisme.
Michel SORIN
Conseiller régional
Objet de la réunion du 4 décembre 2003 : projet de création MRC 53
Exposé des motifs : l’association Citoyenneté et Vie Quotidienne (CIVIQ) a pour but de promouvoir la citoyenneté. Nous souhaitons la compléter par une structure qui puisse émettre des propositions politiques.
C’est la fonction du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui peut faire la jonction entre les aspirations citoyennes (mouvements sociaux, associations, Forum social…) et les organisations politiques dont le rôle est de préparer un projet alternatif aux options libérales du pouvoir actuel.
Les jeunes et les milieux populaires se sont éloignés des partis de l’ex-gauche plurielle, associés à la politique du Gouvernement Jospin. Celle-ci ayant été à l’origine du grave échec du 21 avril 2002, il est vital pour la gauche de définir une nouvelle stratégie en vue des échéances électorales de 2007. En attendant, ce sont les Besancenot , Laguiller et Bové qui intéressent les forces en mouvement contre la mondialisation libérale, sans prétendre à rien d’autre qu’à jouer le rôle de contre-pouvoirs.
La majorité du PS est trop marquée par ses pratiques antérieures pour gagner la confiance des groupes altermondialistes, dont le principal est ATTAC, association citoyenne composée elle-même de nombreux mouvements associatifs et syndicaux.
La fonction du MRC est de favoriser l’émergence d’une stratégie de rassemblement de la gauche, sur la base des idées altermondialistes, ouvrant la voie d’une alternative politique au libéralisme. En effet, il ne suffit pas de préparer une alternance « essuie-glace » mais un projet prenant appui sur les attentes populaires et tenant compte des réalités du monde actuel. Le MRC a montré sa volonté de résister à la mondialisation libérale. Il lui manque sans doute de faire preuve de pédagogie et de capacité à entrer en contact avec les jeunes et les milieux populaires.
Comment rapprocher ceux-ci de la politique ? C’est la question essentielle. Cela suppose une autre pratique de la politique, en même temps qu’une autre politique. Il faut poser le problème du travail et de la gestion du système économique et social, de la santé et de la protection sociale, de la formation, de la retraite et de l’entrée dans la vie professionnelle, des décisions européennes et internationales, dont les conséquences se répercutent sur notre vie quotidienne.
Nous en discuterons jeudi 4 décembre avant de décider.
Georges MINZIERE Michel SORIN
Vision libérale ou vision sociale du monde : il faut choisir !
Un texte portant ce titre avait été rédigé par Michel Sorin en vue de cette réunion.
Voici sa conclusion :
"Le moment est venu de choisir entre les deux approches politiques possibles :
Ø celle du MEDEF, qui est mise en œuvre par le Gouvernement sous la responsabilité du Président de la République : elle donne pleine satisfaction aux actionnaires des grandes entreprises et aux acteurs économiques bien placés dans la mondialisation,
Ø ou une approche socio-économique alternative qui rééquilibre le rapport entre le travail et le capital, responsabilise l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, et donne sa vraie place à la démocratie et à la souveraineté populaire.
C’est cette approche qui mobilisera les citoyens et réorientera la construction européenne en prenant appui sur la volonté des peuples et leur participation solidaire à l’œuvre commune.
L’Europe sera, comme la France, une communauté de citoyens, ou elle ne sera pas.
Son existence est incompatible avec la vision néo-libérale qui se veut actuellement la seule possible.
C’est en refondant la République française que nous créerons les bases d’une Europe viable, car indépendante".
Décisions prises lors de cette réunion du 24 janvier 2004 :
Accord pour diffuser le contenu de l'accord national (PS, PCF, Verts, PRG, MRC) contre le démantèlement du droit du travail et la volonté du gouvernement de construire une société fondée sur la précarité et la mise en concurrence des individus.
Elections régionales : comme dans la plupart des régions, les contacts entre le MRC et le PS au niveau des Pays de la Loire n'ont pas été bons. Le PS veut faire une bonne place à l'Association pour une Gauche Républicaine (Joël Batteux, maire de St-Nazaire, ex-MDC).
Elections cantonales : il est demandé à Michel Sorin de se préparer à être candidat sur le canton de St-Berthevin. Georges Minzière ne souhaite pas être candidat au renouvellement de son mandat dans le canton Laval St-Nicolas.
Le MRC 53 prend position pour le NON à la ratification du traité constitutionnel européen.
Le sens politique est présenté dans la première partie du texte.
« Le monde est sous l’emprise croissante d’une doctrine, le néo-libéralisme, portée principalement par la nation dominante, les USA, et relayée en Europe par ses alliés anglo-saxons et est-européens.
Cette doctrine vise à perpétuer la suprématie du capital sur le travail et à privilégier la liberté d’entreprise sans craindre d’accroître les inégalités sociales.
L’objectif est de permettre au capitalisme financier d’imposer durablement sa loi sur les sociétés démocratiques partout dans le monde. Cela passe par des remises en cause insidieuses des politiques sociales et républicaines des nations, en prenant appui sur la nécessité de réduire les dépenses publiques.
Existe-t-il une force étatique dans le monde qui soit capable de s’opposer à la domination du néo-libéralisme ?
En dehors de la Chine et la Russie qui le pourraient, à terme, l’Europe en a la capacité mais elle est bien loin d’en avoir la volonté. Et, pourtant, l’avenir de l’Europe n’est, ni de faire allégeance aux USA dans le cadre de l’Alliance Atlantique, ni de se conformer aux dogmes néo-libéraux, qui ne correspondent pas à ses intérêts.
L’Europe a un avenir, à condition de prendre ses distances avec la puissance impériale américaine et l’idéologie libérale.
Le traité institutionnel a été conçu dans le but de consolider et pérenniser le caractère néo-libéral et atlantiste de la construction européenne.
Le traité institutionnel a été conçu dans le but de consolider et pérenniser le caractère néo-libéral et atlantiste de la construction européenne.Le vote de ratification est la seule possibilité qui reste pour faire échouer ce projet. Et aussi le seul moyen pour les citoyens de se réapproprier leur avenir collectif.
Le référendum va structurer le débat politique national. Le vote NON est porteur d’un large rassemblement populaire. Il doit permettre le rassemblement de la gauche sur des bases nouvelles :
Une gauche citoyenne et républicaine qui redonne vie à la démocratie, s’oppose au libéralisme et porte les aspirations du monde du travail,
Une gauche qui met le politique, les peuples et les nations au cœur de l’Europe ».
Michel Sorin avait transmis plusieurs textes aux militants avant cette réunion afin de leur permettre d'exprimer leurs idées sur cette question.
Lors de la réunion, il a été amené à expliciter sa conception d’un développement acceptable par les différents peuples d’Europe, afin de préserver la cohésion sociale en France comme dans les pays de l’est européen.
Actuellement, c’est le modèle libéral anglo-saxon qui domine les institutions européennes. Cette Europe lamine les valeurs de la révolution française et de la République. La France l’accepte parce que cela correspond à la vision des élites libérales, de gauche comme de droite.
Le peuple ne suit pas, est inquiet mais ne sait pas ce qu’il faudrait faire. C’est la responsabilité de la gauche de préparer une véritable alternative au néo-libéralisme. Ce sera possible si le NON l’emporte. Pour cela, nous devons informer et convaincre les milieux populaires, qui sont portés à l’abstention ou au refus de vote.
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