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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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CIVIQ Rencontres CIVIQ

Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 23:28

Extraits commentés du livre "Moi, Jaurès, candidat en 2012"

  

CiViQ JP Fourré StB 020212 001 TAprès une première partie de la soirée qui a consisté à faire mieux connaissance avec Jean Jaurès (voir Jean-Pierre Fourré a raconté Jean Jaurès à Saint-Berthevin le 2 février), Jean-Pierre Fourré parcourt son livre (voir Editions de Matignon - Discours de Jaurès) et commente les citations les plus remarquables.

Sur la laïcité

« L’idée, le principe de vie qui est dans les sociétés modernes, qui se manifeste dans toutes leurs institutions, c’est l’acte de foi dans l’efficacité morale et sociale de la raison, dans la valeur de la personne humaine raisonnable et éducable. C’est le principe, qui se confond avec la laïcité elle-même, c’est ce principe, qui se manifeste, qui se traduit dans toutes les institutions du monde moderne. C’est ce principe qui commande la souveraineté politique elle-même…

Et la preuve c’est que la société moderne lorsqu’elle constitue les organes de sa souveraineté, lorsqu’elle met sa souveraineté propre en action, en mouvement, quand elle confère, quand elle reconnaît à tous les citoyens le droit de participer à l’exercice du pouvoir, à l’élaboration de la loi, à la conduite de la société, l’Etat ne demande ni au citoyen qui vote, ni au législateur qui traduit la pensée des citoyens : Quelle est votre doctrine religieuse ? Quelle est votre pensée philosophique ?

L’exercice de la souveraineté, l’exercice de la puissance politique dans les nations modernes n’est subordonné à aucune formule dogmatique de l’ordre religieux. »

Moi, Jaurès, candidat en 2012 – page 23

 

Sur les langues régionales 

 

« Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? Il n’y a pas de meilleur exercice pour l’esprit que ces comparaisons ; cette recherche des analogies et des différences en une matière que l’on connaît bien est une des meilleures préparations de l’intelligence. Et l’esprit devient plus sensible à la beauté d’une langue basque, par comparaison avec une autre langue. Il saisit mieux le caractère propre de chacun, l’originalité de la syntaxe, la logique intérieure qui en commande toutes les parties et qui lui assure une sorte d’unité organique.

Ce qui est vrai du basque est vrai du breton. Ce serait une éducation de force et de souplesse pour les jeunes esprits ; ce serait aussi un chemin ouvert, un élargissement de l’horizon historique…

Il y aurait pour les jeunes enfants, sous la direction de leurs maîtres, la joie de charmantes et perpétuelles découvertes. Ils auraient aussi un sentiment plus net, plus vif, de ce qu’a été le développement de la civilisation méridionale, et ils pourraient prendre goût à bien des œuvres charmantes du génie du Midi…

Même sans étudier le latin, les enfants verraient apparaître sous la langue française du Nord et sous celle du Midi, et dans la lumière même de la comparaison, le fonds commun de latinité, et les origines profondes de notre peuple de France s’éclaireraient ainsi, pour le peuple même, d’une pénétrante clarté.

Amener les nations et les races à la pleine conscience d’elles-mêmes est une des plus hautes œuvres de civilisation qui puissent être tentées. »

Jean Jaurès, 15 octobre 1911

Moi, Jaurès, candidat en 2012 – pages 76,78

 

Sur la retraite

 

« Mais je répète que, de toutes les formes d’assurance, celle qui a le plus de noblesse morale, c’est l’assurance contre la vieillesse, précisément parce qu’elle oblige l’esprit de l’homme à se préoccuper d’un objet lointain, et parce que, ne pouvant pas selon les lois de la nature, profiter individuellement à tous, elle a plus que toutes les autres formes d’assurance un caractère de mutualité.
Elle doit intervenir à un âge où l’ouvrier, où l’homme, s’il n’est pas prématurément usé, doit pouvoir travailler encore. La retraite conçue comme le brusque arrêt total de l’activité humaine me paraît une chose horrible, à la fois contraire aux intérêts économiques de la nation et à la santé de l’individu.
La vérité est qu’il faut qu’à l’heure où la force des travailleurs commence à fléchir, ils puissent se dire ceci : que s’ils sont, en effet, obligés de s’arrêter tout à fait, ils auront une retraite suffisante, ou que, s’ils ont seulement besoin de se ménager, de prendre quelques jours ou quelques semaines de relâche, afin de ne pas arriver à l’épuisement, ils le pourront grâce à leur retraite, sans s’infliger de trop dures privations. C’est dans cette pensée que nous demandons que l’âge de la retraite soit abaissé normalement à 60 ans, sauf à être abaissé davantage dans certaines industries, comme la verrerie, qui sont particulièrement épuisantes. »

Jean Jaurès – La Dépêche de Toulouse, 16 juin 1911

Moi, Jaurès, candidat en 2012 – page 45



Cet article est le 33ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ Rencontres CIVIQ  
Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ Rencontres CIVIQ - Communauté : Les blogs républicains
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 23:48

Aller à l’idéal et comprendre le réel, socle de la politique

 

Celle et ceux qui étaient présents au Centre de Rencontres de Saint-Berthevin le 2 février n’avaient pas eu peur d’affronter le froid et le vent de ce soir d’hiver (voir Rencontre CiViQ : Jean Jaurès (JP Fourré) à St-Berthevin le 2 février - 26 janvier 2012).

 

CiViQ-JP-Fourre-StB-020212-001-T.jpgIls en ont été récompensés par la remarquable prestation de Jean-Pierre Fourré, qui a su faire connaître et aimer Jaurès. Jean-Pierre Fourré avait été ingénieur dans une PME avant de devenir député de Seine-et-Marne (trois mandats, de 1981 à 1993).

 

Après la vie politique, le théâtre amateur avec la compagnie « Mots en scène » - voir Mots en Scène - Compagnie théâtrale (77 Noisiel) et l’interprétation du rôle de Jaurès dans « La dernière journée de Jean Jaurès », dont des représentations au Café du Croissant (Paris 2ème) et à Carmaux (Tarn).

 

Lors de la précédente élection présidentielle, Sarkozy avait cité abondamment Jaurès, considérant que celui-ci avait été abandonné par les socialistes. Raison suffisante pour relire Jaurès et retrouver dans ses textes ce qui a rapport avec l’actualité. D’où l’idée du livre, programme électoral pour un futur président et JP Fourré dans la peau d’un directeur de campagne.

 

Avec 30 thèmes d’actualité, en tenant compte de la chronologie. Jaurès évolue, selon ses rencontres. Il a commencé sa vie politique parmi les républicains « opportunistes », à la droite des radicaux. C’est en entendant Jamel Debbouze dire à la télévision « Je voterai Jaurès » que l’idée du titre est venue.

 

Jean Jaurèsémaillait ses discours de petites phrases qui introduisaient une perspective, une ligne directrice. Les vrais candidats ont reçu le livre. Certains ont répondu en indiquant ce que Jaurès représentait pour eux, aujourd’hui. Voir le site JAURES candidat - élection présidentielle 2012

 

Réponses de Nicolas Dupont-Aignan (qui fait le lien avec de Gaulle), Dominique de Villepin (la hauteur de vue de Jaurès), Jean-Pierre Chevènement (qui voit un Jaurès modeste), François Hollande (deux pages de commentaire), Jean-Luc Mélenchon (qui a pris Jaurès à son compte depuis longtemps).

 

JP Fourré a créé les éditions Matignon (du nom de sa ville natale, en Côtes-d’Armor, qui a donné son nom à l’Hôtel Matignon, résidence du Premier Ministre). « De Matignon à l’Elysée » : raccourci amusant.

 

La vie de Jaurès

 

Il est né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et est mort à Paris le 31 juillet 1914, assassiné par Raoul Villain. Très brillant à l’école, il est détecté par ceux qui recherchaient les meilleurs élèves de la République dans les écoles des villages. A 14 ou 15 ans, il a eu une prise de parole remarquée face au préfet du Tarn. Après les classes préparatoires, il est reçu 1er au concours d’entrée à l’Ecole Normale.

 

A 26 ans, il est élu député sur une liste républicaine. C’est un monde inconnu qu’il découvre à l’Assemblée nationale, où il n’est pas à l’aise. Il intervient peu. Non réélu en 1889, il devient professeur à l’université de Toulouse et commence, en parallèle, une carrière d’éditorialiste.

Maire-adjoint de Toulouse, il vit dans cette région où il connaît bien les milieux paysan et ouvrier, tout particulièrement les mineurs et verriers.

 

En 1893, sa vie politique change avec le combat des mineurs de Carmaux, qui font grève pour s’opposer au licenciement de leur leader, Jean-Baptiste Calvignac. Celui-ci avait été élu maire de Carmaux en 1892 et s’était absenté de son travail en raison de ses obligations municipales (voir Jean Jaurès). Le licencier était remettre en cause le suffrage universel et les droits réels de la classe ouvrière à s’exprimer en politique.

La grève et Jaurès feront pencher l’arbitrage du gouvernement en faveur du maire salarié, contre le patron de la compagnie des mines, le baron Reille, leader de la droite dans le département. Son gendre était le député de la circonscription, le marquis Ludovic de Solages, qui démissionne pour protester contre la décision du gouvernement.

Choisi par les ouvriers pour être leur candidat à l’élection partielle, Jaurès est élu en tant que socialiste indépendant et siège parmi les socialistes à l’Assemblée. Il sera l’homme de l’unité des socialistes. Il est sur une ligne non marxiste, contrairement à Jules Guesde. Mais il sera sensible aux idées de Marx. Sa pensée est très originale. Elle a du sens, y compris dans la société d’aujourd’hui.

 

Dans sa vie personnelle, Jaurès est marié à une femme très catholique. Leur fille, Madeleine, fait sa communion solennelle, ce qui lui vaut d’être attaqué par les anticléricaux et caricaturé en « traître ». En l’occurrence, il ne fait que respecter la décision de sa femme. Il résiste. En tant que philosophe, il fait très souvent référence à Dieu. Par exemple, sur la question de la peine de mort, il s’y oppose car « elle est contraire à la fois à l’esprit du christianisme et à l’esprit de la Révolution »… Son refus du dogme et de la religion, en tant qu’organisation, le conduit à être très ferme sur la laïcité.

 

En 1903, il devient vice-président de la Chambre des députés. De tempérament « bon vivant », costaud, il ne prend pas soin de son apparence, ce qui lui vaut d’être raillé par les journaux.

Le fait de présider l’Assemblée nationale (l’auteur en parle en connaisseur, il a été lui-même dans cette situation en 1985) lui fait prendre une nouvelle dimension - position gestuelle d’acteur qu’il cultive. Quand Jaurès parle, il se projette vers les gens, utilisant tous les moyens pour aller les chercher et convaincre son auditoire. C’est un tribun, qui parle occitan, la langue régionale. Il milite pour l’occitan en 2ème langue, laisser parler l’enfant car il faut faire évoluer son esprit et sa sensibilité. Mais, en tant que jacobin, attaché à la notion de nation, il veut que tous apprennent la langue nationale.

 

Il est constamment à la recherche du compromis afin de convaincre, ne supportant pas la violence. En 1899, il soutient Millerand (homme du cléricalisme et du militarisme), qui préside un gouvernement d’union, alors qu’il est contre le cléricalisme et le militarisme. La grande affaire, c’est l’affaire Dreyfus, qui était un militaire, grand bourgeois. Les socialistes ne le soutiennent pas, se référant à la lutte des classes (laissons-les régler leurs affaires entre eux). Jaurès prend la tête des dreyfusards, avec Charles Péguy (lequel n’hésite pas à faire le coup de poing contre les antidreyfusards).

 

En 1904, il crée le journal l’Humanité et rédige un éditorial chaque jour de la semaine. Il défend l’indépendance du journal, face aux grands groupes de presse. Il est partisan des coopératives ouvrières, avec des salariés actionnaires.

 

La prévention de la guerre a occupé les dernières années de sa vie. Il est ardemment pour la paix, mais sans faire preuve d’angélisme. Il a écrit un gros livre « L’armée nouvelle », dans lequel il présente, avec un grand souci du détail, l’organisation de la France. Sa conception de l’armée est l’armée de citoyens (Valmy). Il refuse le militarisme mais n’est pas antimilitariste. Les socialistes défendent la République, la France.

 

En 1913, il se bat contre la conscription de trois ans. A Pré-Saint-Gervais (célèbre photo), il fait un discours sur une butte devant 150 000 personnes (il avait des répétiteurs dans la foule). Il avait une trame dans la tête. Il préparait ses discours en marchant (pour cette raison, on le disait rêveur, il apparaissait chaleureux mais distant). D’abord philosophe, humaniste, il s’est forgé une pensée politique en apprenant de la vie, au quotidien. Il excellait dans les débats parlementaires sur des thèmes concrets (la situation des mineurs, le prix du vin).

 

Rien ne peut éviter la guerre. Le déclencheur est l’assassinat de François Ferdinand, l’héritier du trône autrichien. C’est l’union sacrée nationaliste. Les mentalités évoluent, la presse de droite et d’extrême droite est insultante et revancharde. Des gens comme Daudet, Maurras, écrivaient « Il faut fusiller Jaurès ». Péguy, lui-même, est pour la guerre. Raoul Villain, étudiant nationaliste mais non embrigadé, tire sur Jaurès, qui est attablé, fenêtre ouverte, au Café du Croissant, le 31 juillet 1914. « Ils ont tué Jaurès ! » (Jacques Brel).

L’assassin ne sera pas jugé tout de suite, en raison de la guerre. En 1919, il sera acquitté dans un contexte de fort nationalisme. Son épouse, partie civile, sera même condamnée aux dépens ! L’assassin sera fusillé en 1936 en Espagne par des anarchistes (sans savoir qui il était).

Enterré à Albi en 1914, Jaurès, qui ne le voulait pas (confidence faite à Aristide Briand), ira au Panthéon en 1934, porté par les mineurs.

 

Livre recommandé sur la vie de Jaurès : « Le grand Jaurès », de Max Gallo.

 

Dans une seconde partie de la soirée, Jean-Pierre Fourré parcourt son livre « Moi, Jaurès, candidat en 2012 » - mai 2011, Editions de Matignon (www.editionsdematignon.com) et commente les citations les plus remarquables.

 

Cet article est le 32ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ Rencontres CIVIQ

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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 20:46

Un solde migratoire positif pour la 1ère fois depuis 50 ans

 

Dans le n° 278 (janvier 2012) de La Lettre du Céas (Centre d’étude et d’action sociale de la Mayenne Céas53), est rapportée l’estimation par les services de l’Insee de la population en Mayenne au 1er janvier 2010 : 306 800 habitants. On y trouve aussi les informations sur les facteurs qui influencent les évolutions* (mouvement naturel et solde migratoire). La population est également détaillée par tranche d’âge et par sexe.

 

* Soldes (naturel et migratoire) positifs

           

Chaque année, l’évolution de la population résulte de deux facteurs :

-          le solde naturel, différence au cours de l’année, entre le nombre de naissances et le nombre de décès domiciliés dans la zone géographique (statistiques de l’état-civil),

-          le solde migratoire, différence estimée, au cours de la même année, entre le nombre de personnes venues résider dans la zone (les entrants) et le nombre de personnes qui l’ont quittée pour résider ailleurs (les sortants).

 

Entre 1999 et 2008, en Mayenne, quand la population augmente de 100 habitants, 71 résultent de l’excédent des naissances sur les décès, et 29 de l’excédent des entrées sur les sorties.

Mouvement naturel : si le solde est globalement positif, les décès sont supérieurs aux naissances, entre 1999 et 2008, dans 46 communes (sur 261). La plupart sont situées au nord du département.

Solde migratoire : si le solde est également globalement positif, les sorties sont supérieures aux entrées dans 88 communes. Dans 15 communes, mouvement naturel et solde migratoire sont négatifs entre 1999 et 2008.

 

Le récent recensement de la population mayennaise a permis au Céas d’actualiser les données de la population légale 2009. Outil d'animation et de démocratie locale, le recensement dévoile la Mayenne. Accéder au document

 

Un siècle de déclin… Le cap des 305 000 habitants de nouveau franchi

 

Sur les deux derniers siècles, on peut distinguer trois grandes périodes dans l’histoire de la population mayennaise :

 

1) De 1801 à 1861 : le nombre d’habitants est passé de 322 000 en 1801 à 372 000 en 1861 (chiffre le plus élevé pour le département).

 

2) De 1861 à 1962 : en un siècle, la Mayenne perd près d’un tiers de sa population, atteignant son chiffre le plus bas en 1962 avec 250 000 habitants. Les saignées opérées par les guerres (près de 13 200 tués mayennais lors de la Première Guerre mondiale) n’ont fait qu’accentuer la tendance. Cette diminution s’explique surtout par les migrations vers des départements voisins ou la région parisienne.

Trois causes peuvent être avancées :

- Le déclin des industries rurales (notamment celle du lin), non compensé par la création d’emplois rémunérateurs dans les villes locales (industrie, tertiaire).

- L’utilisation des machines agricoles et l’extension des herbages qui ont réduit les besoins de main d’oeuvre dans l’agriculture.

- Le développement des voies de communication (réseau routier et voie ferrée Paris-Brest), qui a facilité les migrations.

 

3) De 1962 à ce jour : la population augmente de nouveau, certes proportionnellement de façon moins importante que dans les Pays de la Loire ou en France.

Cependant, la Mayenne a franchi le cap symbolique des 300 000 habitants entre 2006 et 2007, et celui des 305 000 entre 2008 et 2009.

À partir de 1962, la population mayennaise augmente grâce à un mouvement naturel (naissances/décès) positif, lequel couvre un solde migratoire (départs/entrées) négatif.

Depuis 1999, le mouvement naturel s’accroît par la reprise de la natalité (dès 1999) et surtout, ce qui constitue un renversement de tendance, par un plus grand nombre d’entrées dans le département que de sorties (solde migratoire positif).

Entre 1999 et 2009, la population mayennaise a augmenté d’environ 19 800 habitants. Les personnes de nationalité étrangère (près de 6 000 en 2008) y contribuent significativement : leur nombre a augmenté de quelque 3 300 en neuf ans.

L’augmentation entre 1999 et 2009 s’inscrit dans un mouvement général : 87 départements français ont enregistré un gain de population et seulement 9 une diminution.

 

Selon les projections de l’Insee, dans les trois décennies à venir, la population de la Mayenne devrait continuer à augmenter pour atteindre 340 000 habitants en 2040.

 

Coupeau Vicoin nouveau 210609 006 TSYNTHESE du document

Les recensements montrent des territoires qui gagnent ou qui perdent de la population. En aucun cas, un tel indicateur ne peut à lui seul évaluer des politiques de développement local. Sont en jeu trop de dynamiques, impliquant une grande diversité d’acteurs et avec des finalités différentes, certaines échappant largement au contrôle des acteurs locaux. D’ailleurs, gagner de la population n’est pas une fin en soi. On ne peut appréhender les évolutions de population qu’en mettant en perspective, entre autres, qualité de vie, bien-être, prise en compte du développement durable.

La Mayenne a perdu près d’un tiers de sa population entre 1861 et 1962, passant de 372 000 habitants en 1861 (le record) à 250 000 en 1962 (le chiffre le plus bas).

À l’instar des Pays de la Loire et de la France métropolitaine, le département voit sa population augmenter depuis 1962 (+ 55 100 habitants). La Mayenne a franchi le cap symbolique des 300 000 habitants entre 2006 et 2007, et celui des 305 000 entre 2008 et 2009. Cependant, l’évolution est moins forte que pour la région et le « poids » de la Mayenne dans les Pays de la Loire tend à diminuer (8,6 % en 2009).

Depuis 1962, la population mayennaise augmente grâce à un mouvement naturel positif (plus de naissances que de décès), lequel compense un solde migratoire négatif (plus de sorties que d’entrées). Cependant, la dernière période (1999 à 2008) est marquée par un renversement de tendance : le solde migratoire est positif – pour la première fois sur un demi-siècle.

Entre 1999 et 2009, la population augmente dans le territoire de tous les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), à l’exception de trois, notamment situés aux pointes nord-ouest et sud-ouest. Laval Agglomération regroupe 31 % de la population mayennaise… et contribue pour 34 % à l’augmentation totale de la population depuis 1999. Indépendamment des variations de population entre 1999 et 2009, l’est du département a des densités de population plus faibles que l’ouest.

Sur la base de trois indicateurs (fécondité, mortalité et migrations), à partir de la situation observée en 2007-2008 et antérieurement, l’Insee établit des projections de population qui donnent 306 000 habitants en 2010 dans le département, 318 000 en 2020 et 329 000 en 2030.

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ Rencontres CIVIQ

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 22:13

Des réformes aisément applicables et peu coûteuses

 

Le 22 janvier, j’ai présenté les informations concernant l’initiative de Patrick Weil et de son groupe d’une cinquantaine de spécialistes. Voir 80 propositions de Patrick Weil et ses amis pour relancer la démocratie

Puis, le 24 janvier, les 17 mesures de la 1ère partie ont été passées en revue :

Propositions du groupe Patrick Weil, 1ère partie : démocratiser le pouvoir

Le 25 janvier, les 22 mesures de la 2ème partie :

Propositions du groupe Patrick Weil, 2ème partie : défis économiques

Le 27 janvier, les 21 mesures de la 3ème partie :

Propositions du groupe Patrick Weil, 3ème partie : changer la vie sociale

Le 27 janvier, les 12 mesures de la 4ème partie : 

80 propositions du groupe Patrick Weil, 4ème partie : recomposer l'Ecole

 

Afin de permettre à tous de réfléchir à ces propositions, voici les 8 mesures de la 5ème partie :

 

Franchir la frontière numérique

 

73. Remplacer la Loi HADOPI par une nouvelle loi fixant le cadre de régulation des diffuseurs, protégeant la libre circulation des droits audiovisuels et musicaux dans l’univers du tout numérique et des télévisions connectées. Création d’une taxe unique basée sur les recettes Création d’une taxe unique basée sur toutes les recettes d’abonnement et publicitaires perçues par les fabricants, fournisseurs d’accès, moteurs de recherche, plateformes de contenus et médias d’audiovisuel. Le produit de cette taxe permettrait de soutenir l’innovation et les créations originales audiovisuelles et numériques, sur tous ces supports, ainsi que les auteurs et compositeurs de ces contenus. Transformation du CNN en une Agence nationale du numérique, autorité indépendante compétente sur les startups et l’innovation, déchargée de la représentation des opérateurs télécoms et des grands groupes. Elle serait notamment chargée de gérer la taxe unique, de représenter l’univers des startups et des VCs, de tisser des liens aux niveaux européen et international, de diriger les études nécessaires à l’orientation des financements de la R&D en France et en Europe – propriété intellectuelle, rôle des financeurs publics tels Oseo, incitations pour les VCs, etc. et de faire le lien entre le secteur de l’innovation et les agences représentatives d’autres secteurs.

 

74• Transformation du CSA en une autorité indépendante compétente sur tous les médias radios-TV et médias Internet, composée d’experts et de professionnels. Elle serait notamment chargée de nommer les dirigeants de toutes les chaînes et radios publiques, de fixer leurs budgets et leurs cahiers de charges. Elle serait aussi chargée de préciser toutes les obligations de production de tous les médias, sur tous les supports, et de fixer et organiser les règles de partage des droits sur tous les réseaux.

 

75• Création d’une université numérique permanente rendant accessible à tous les internautes les grands cours dans toutes les matières, diffusion des contenus culturels et éducatifs publics sous le régime des données publiques. Développer l'enseignement de l’innovation et de l’entrepreneuriat au lycée et à l’université, favoriser les passerelles entre universités, laboratoires de recherches, incubateurs d’entreprises innovantes, agences de financement, pôles de compétitivité et l’ensemble des nouveaux programmes innovants de type « fablabs. » Doter l ‘éducation nationale d’un budget et d’une stratégie de R&D. Former les professeurs aux nouvelles pratiques pédagogiques ouvertes par le numérique (travail collaboratif, serious games, pédagogie par la simulation). Eduquer les enfants à l’entrée dans la civilisation numérique en montrant les potentiels, les clés, mais aussi les risques (protéger ses données, adopter un regard plus critique sur les informations trouvées sur le net, etc.). Amorcer la transition des manuels papiers vers le manuel numérique.

 

76• Créer un « visa startup » pour ouvrir les emplois du secteur de l’innovation aux étrangers, favoriser leur implication dans la création d’entreprise et dans la participation au capital risque en France. De même, lancer un programme de soutien et de développement des incubateurs pour les mettre au meilleur niveau international.

 

77• Repenser la propriété intellectuelle. Développer et renforcer l’usage du droit d’auteur dans le secteur du design et du logiciel – notamment vis à vis des agences publiques de financement de l’innovation, simplifier et raccourcir le délai d’obtention des brevets, renforcer la valorisation de la propriété intellectuelle en général au bénéfice des jeunes entreprises innovantes. Créer un portail start-up.fr simplifiant la création de ces nouvelles entreprises, leurs financements, leur communication, leurs synergies. Etendre le champ de l’Open Data et faciliter sa mise à disposition gratuite aux entreprises et chercheurs.

 

78• Créer un fonds de soutien aux entreprises innovantes et aux industries numériques. Ce fond sera financé par la taxe unique et pourra soutenir toutes les industries de l’intelligence et toutes les entreprises de création notamment liées à l'économie numérique – notamment dans une perspective de concurrence internationale accrue et difficile.

 

79• Mise en ligne par l’Etat et les collectivités territoriales de l’ensemble de leurs dépenses et de l’ensemble des subventions publiques versées aux entreprises et aux associations (sauf enjeux de souveraineté ou exigence de confidentialité). Publication par tous les ministres, élus, hauts fonctionnaires, membres d’autorités administratives indépendantes ou de commissions, de leurs revenus et patrimoines (et de leur évolution tout au long de leurs mandats ou charges occupées). Refonte du bilan social. Publication par les grandes entreprises (françaises et étrangères installées en France) des revenus et bonus de leurs cadres dirigeants, de l’échelle des salaires et des impôts et charges versés en France (dans des formats numériques, ouverts et structurés).

 

80• Favoriser l’émergence d’un service public de troisième génération où la puissance publique favoriserait le déploiement d’infrastructures numériques qui permettent aux citoyens de se rendre des services, hors marché. Recenser et identifier les secteurs clés dans lesquels ces infrastructures de service pourraient prioritairement se déployer : données cartographiques, transports publics, Amap, circuit court, covoiturage, échanges de services interpersonnels, parrainage intergénérationnel, tutorat d’étudiants confirmés et d’élèves, etc. tout en régulant les usages (protection des données, labellisation des pratiques, etc.).

 

Voir La liste intégrale des 80 propositions

 

Cet article est le 30ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ Rencontres CIVIQ

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 21:45

Des réformes aisément applicables et peu coûteuses

 

Le 22 janvier, j’ai présenté les informations concernant l’initiative de Patrick Weil et de son groupe d’une cinquantaine de spécialistes. Voir 80 propositions de Patrick Weil et ses amis pour relancer la démocratie

Puis, le 24 janvier, les 17 mesures de la 1ère partie ont été passées en revue :

Propositions du groupe Patrick Weil, 1ère partie : démocratiser le pouvoir

Le 25 janvier, les 22 mesures de la 2ème partie :

Propositions du groupe Patrick Weil, 2ème partie : défis économiques

Le 27 janvier, les 21 mesures de la 3ème partie :

Propositions du groupe Patrick Weil, 3ème partie : changer la vie sociale

 

Afin de permettre à tous de réfléchir à ces propositions, voici les 12 mesures de la 4ème partie :

 

L’Ecole à recomposer

 

61. Vers l’école du socle (1): Réduire la taille de certains établissements scolaires. Favoriser le regroupement des écoles primaires avec le collège duquel elles dépendent et une plus grande mobilité entre les professeurs du primaire et du secondaire.

 

62. Vers l’école du socle (2): relancer l’accès à l’école maternelle dès l’âge de 2 ans. Abaisser l’âge de la scolarité obligatoire de 6 à 5 ans. Expérimenter un maître unique de la grande section au CE1.

 

63. Mieux impliquer les parents dans la scolarité des collégiens : généraliser la « Mallette des parents », programme expérimenté dans des collèges ZEP de l’académie de Créteil.

 

64. Maintenir et développer un véritable service public de l’orientation

 

65. Créer un droit d’accès automatique en filière sélective (classes prépas, IEPs ou IUT par exemple) aux meilleurs élèves de chaque lycée sur la base des résultats au baccalauréat (général ou technologique).

 

66. Suppression de la gratuité de la scolarité dans les lycées français à l'étranger et affecter les moyens ainsi dégagés pour moitié au financement de bourses sur critères sociaux, pour moitié à la pérennité et à la valorisation du réseau de ces lycées.

 

67. Prise en charge financière des frais des étudiants admissibles aux concours des grandes écoles et grands établissements et non résidant près du lieu de l’audition.

 

68. Obligation légale faite aux Grandes Ecoles et grands établissements de rendre disponibles les données des épreuves des concours et examens d’entrée afin de mesurer l’impact de chacune sur les inégalités (genre, classe sociale, nationalité, etc..).

 

Université

 

69. Changer les modalités de recrutement des enseignants chercheurs. Création d’un comité de sages dans chaque université en charge de vérifier la composition des comités de sélection. Prise en charge financière par l’université des frais des candidats auditionnés pour des postes. Leçon publique de chaque auditionné avec présence étudiante.

 

70. Diversifier les carrières : Distinguer entre les professeurs qui n’ont d’autre activité à temps plein que l’Université, et ceux professeurs qui ont une activité extérieure en fait prépondérante comme consultants, avocats, conseils, praticiens… Seuls les premiers pourraient bénéficier des primes et même des promotions.

Pour les enseignants acceptant durablement des charges administratives, créer des modalités spécifiques d’avancement dans la carrière, sur la base d’une nouvelle section spécialisée du CNU.

 

71. Affecter les Assistants temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) à leur mission initiale l’"assistance" à la recherche auprès d’un ou plusieurs enseignants « senior » ou de programmes de recherche. Des heures d’assistanat de recherche pourront aussi être offertes à des étudiants en master.

 

72. Au moins un centre documentaire de niveau international par région. Pour ce faire, augmenter les fonds physiques et technologiques des bibliothèques et étendre largement les horaires d’ouverture.

 

Voir La liste intégrale des 80 propositions

 

Cet article est le 29ème paru sur ce blog dans la catégorie CIVIQ Rencontres CIVIQ

Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ Rencontres CIVIQ - Communauté : Les blogs républicains
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