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  • : Michel Sorin
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  • : Politique
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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CIVIQ

Lundi 17 juillet 2006

CIVIQ  : un outil d’information et d’éducation à la citoyenneté.

L’article 2 des statuts de l’association, créée en décembre 2002, est ainsi libellé :

 « Cette association a pour but de soutenir et promouvoir la citoyenneté :

 ü      Aider les personnes et les groupes à s’approprier leur avenir, à réfléchir aux moyens à prendre pour développer durablement leur milieu, leur cité, leur collectivité, leur pays…

 ü      Mettre à leur disposition : des informations, des outils de formation et d’animation,

 ü      Faire émerger des idées et des pratiques de terrain qui pourront être, ensuite, portées par les élus vers les organisations politiques et les pouvoirs publics,

 ü      Créer les conditions de relations entre citoyens et élus, qui permettront aux uns et aux autres de dépasser les intérêts particuliers afin de se rapprocher de l’intérêt général ».

 

 

 

 

 

CIVIQ est née de l’aspiration profonde à rénover la vie politique  par la volonté et la participation des citoyens.

 Le titre complet de l’association, « Réseau CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) », exprime la volonté de relier constamment la citoyenneté et la vie quotidienne, que ce soit dans le travail et hors du travail, pour tout ce qui concerne l’organisation de la vie en société.

 CIVIQ veut être un ferment démocratique et républicain dans la société.

 

Par SORIN Michel
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Lundi 17 juillet 2006

Définition de la citoyenneté par l'ancien ministre Anicet LE PORS

Le 15 mai 2003, à Saint-Berthevin, l’homme qui fait référence en la matière (auteur du Que sais-je ?   « La citoyenneté, valeur dépassée ? »), l’ancien ministre de la fonction publique, actuel Conseiller d’Etat, Anicet Le Pors était invité par CIVIQ à préciser les contours de la notion de citoyenneté.

  Selon lui, celle-ci ne peut se laisser enfermer dans une définition.

Toutefois, se dégagent des 25 derniers siècles, au moins deux points communs à ce qu’on nomme la citoyenneté :

Le premier, c’est qu’il n’y a pas de citoyenneté sans valeurs. Ces valeurs, qui constituent le creuset de la citoyenneté, sont la conception de l’intérêt général, l’affirmation du principe d’égalité et la responsabilité morale.

Le second, c’est qu’il n’y a pas de citoyenneté sans moyens de l’exercer. Ces moyens sont d’abord les droits civiques, très liés à l’idée de nationalité. C’est aussi la dimension sociale et économique de la citoyenneté dans l’entreprise. Ce sont aussi des choix de société, par exemple les premières lois de décentralisation en 1982.

 

   Mais il n’y a pas de recette-miracle pour développer la citoyenneté.

 Cela renvoie à la responsabilité de chacun. La crise des partis politiques doit nous amener à  « réfléchir à une nouvelle manière de faire de la politique ».

   

 
Par SORIN Michel
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Lundi 17 juillet 2006

CIVIQ : l’éducation citoyenne pour que le peuple se fasse entendre.

Le peuple est au cœur de la démocratie. La citoyenneté est au cœur de la République. Le principe de la République française est « le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple ».

 Dans la réalité, qu’en est-il ? Le peuple a-t-il réellement les moyens de s’exprimer et de se faire entendre des pouvoirs publics ? L’éducation à la citoyenneté a-t-elle la place qu’elle devrait avoir ?…

 q       Le malaise démocratique du peuple français, sa défiance vis-à-vis des élites et des responsables institutionnels, sont le signe d’une crise profonde.

 La société, dominée par un capitalisme prônant désormais la « globalisation » des marchés financiers qui ignore les territoires et les nations, exprime ainsi une forme de résistance à l’égard d’une logique dogmatique qui « confine » les pouvoirs publics et les partis de gouvernement dans un rôle d’exécution des volontés des firmes multinationales, sous l’autorité vigilante des USA.

 

 Le néo-libéralisme est cette doctrine issue du « consensus de Washington » qui a imprégné les élites économiques et politiques depuis vingt ans (réduction des dépenses et protections publiques, privatisations, déréglementations, libéralisation du commerce…).

 Elle se traduit par la domination de la finance sur l’économie à l’échelle planétaire, dans le but d’accroître et sécuriser les profits des actionnaires boursiers.

 q       Le NON du 29 mai 2005 au projet de « constitution européenne » a marqué le refus du peuple français de ratifier la suprématie des dogmes néo-libéraux au niveau européen.

 

    Une première ! Et une date historique pour les citoyens, qui ont su faire preuve de lucidité et de clairvoyance vis-à-vis d’une tentative d’anesthésie politique des nations européennes.

 

 

 

 Notre République tend à devenir une République « néo-libérale », dans laquelle le qualificatif « néo-libéral » fixe le cadre duquel la politique ne peut sortir (comme en République « islamiste » où les religieux ont le dernier mot, et dans l’ex-URSS où le parti communiste avait le pouvoir absolu).

 v      Nous militons pour une République laïque, donc libre, car elle préserve le champ politique des dogmes de toutes sortes (religieux, idéologiques ou autres) et est une condition de l’égalité.

 

  Le dogme du libre échange, porté par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et relayé avec zèle par les institutions européennes, est aussi pesant sur les choix politiques français que l’était le phénomène religieux il y a un ou deux siècles.

 v      Nous militons pour une République sociale, qui favorise l’organisation de la vie collective et la cohésion de la société autant que le développement de l’initiative et de la liberté individuelle.

 

  L’individualisme, qui vise l’émancipation des personnes, doit être contenu dans des règles de vie en société et dans le cadre formalisé d’objectifs collectifs à atteindre par la nation.  

Par SORIN Michel
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Lundi 17 juillet 2006

 

CIVIQ : des conférences-débats et des groupes de réflexion autonomes

Des conférences-débats ou rencontres CIVIQ (publiques), organisées sur un thème précis, avec intervenants extérieurs, préparées en concertation avec les associations et autres organismes, présents sur le terrain et concernés par ce thème.

Les groupes de réflexion CIVIQ, autonomes dans l’organisation de leur action interne, en liaison avec l’association quand ils interviennent dans le champ public.

 

    CIVIQ  -  Citoyenneté et Vie Quotidienne

 Le réseau associatif de l’éducation citoyenne pour tous !

            Président : Michel Sorin

         Trésorier : Georges Minzière  

 

 

  ---------------------------Coupon à découper et retourner à Michel Sorin -----------------------

 CIVIQ : j’adhère, je cotise (8 € par an), ou je demande un complément d’informations.

 Nom – Prénom – Adresse – Tél – Courriel :

 

Par SORIN Michel
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Vendredi 20 octobre 2006

 

Les défis de l’économie française en six séances 

Avec Philippe BARRIEU, professeur au Lycée Ambroise Paré de Laval

 J’ai participé à la première des six séances de conférences d’économie politique organisées par l’Association Famille Loisirs et Culture de Saint-Berthevin, dans un but d’éducation populaire.

 Cette association n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a déjà organisé de nombreuses conférences sur des thèmes divers. J’étais présent en novembre et décembre 2003 lors des conférences avec Philippe BARRIEU sur les thèmes « Comment sont formées nos élites ? » et « Travaillons-nous trop peu ? ».

 Le texte qui suit a été rédigé à partir de mes notes, prises le 9 octobre. Il peut y avoir des erreurs. Cela n’engage ni le conférencier ni les organisateurs.

 Première séance le 9 octobre 2006 :  Où en est l’économie française ?

 Il est fait, en deux heures, un tour d’horizon des principaux résultats économiques et commerciaux de la France (croissance, emploi, finances publiques, échanges commerciaux), comparés à ceux des autres pays d’Europe et du monde.

 Croissance économique (en 2005) :

 Le PIB (Produit intérieur brut) est la capacité de créer des richesses chaque année. C’est la somme des valeurs ajoutées des entreprises et des administrations (pour celles-ci, exprimées par leurs coûts de fonctionnement).

 La France était 6ème avec 1 710 milliards €, devancée par le Royaume-Uni (1 780), la Chine (1 866), l’Allemagne (2 189), le Japon (3 772) et les USA (9 960).

 La Chine est passée devant la France en 2005, comme l’avait fait le Royaume-Uni il y a 5-6 ans. Le revenu / habitant en France est passé de la 6ème à la 17ème place.

 Croissances comparées 1995 – 2005 en volumes (donc, hors hausse des prix) dans les pays industrialisés :

La France se situe dans la moyenne : + 23%.

 Les USA et l’Espagne sont au plus haut, l’Allemagne, l’Italie et le Japon au plus bas.

 Prévisions 2006 de croissance.

 La France serait à + 2,3% (1,4% en 2005), ce qui correspond à la moyenne des pays de la zone euro. Les USA sont à 3,6% (3,5% en 2005). La Chine à 9,7% (9,9% en 2005).

 Taux de chômage :

 En août 2006 : 9% des actifs (après avoir dépassé 10% pendant plusieurs années) en France.

 Ce sont les chiffres officiels : demandeurs d’emploi de catégorie 1 (temps plein, durée indéterminée, moins de 72 heures de travail le mois précédent). En fait, le nombre d’inscrits à l’ANPE est beaucoup plus élevé et beaucoup de gens cherchent du travail par leurs propres moyens.

 Le nombre de personnes privées d’emploi serait, en réalité, entre 5 et 6 millions.

 Le taux de chômage baisse sous l’effet des radiations des listes et des aides publiques à l’emploi, mais le nombre d’emplois n’augmente pas.

 Le taux de chômage s’élève à 21,6% chez les jeunes. Le taux de jeunes ayant un emploi (une profession rémunérée) est le plus faible de tous les pays occidentaux (autour de 25% en France, environ 75% au nord de l’Europe).

 Evolution de la dette publique :

 Elle est passée de 90,8 milliards € en 1980 (environ 20% / PIB) à 992 M² € en 2003 (hors inflation), dépassant les seuils autorisés par le traité de Maastricht (60% de dette / PIB).

 En 2004, la dette publique s’élevait à 1 000 M² € (64,4% / PIB), soit 16 000 € par français.

 L’augmentation la plus forte date de 1992 – 1993 et le seuil de Maastricht a été atteint à la fin des années 1990.

 La charge des intérêts est passée de 6% en 1984 à 15% du budget national en 2004.

 A noter que le patrimoine de l’Etat (890 M² €) est actuellement inférieur à la dette. Mais cela n’a aucun sens, le patrimoine de l’Etat n’ayant pas de valeur marchande.

 Evolution de la dette publique en % du PIB : 58,2% (2002), 62,4% (2003), 64,4% (2004), 66,6% (2005), 64,6% (2006) et prévision de 63,6% en 2007.

 Dette publique : place de la France (en 2003) dans l’Union européenne.

 La France, l’Allemagne et le Portugal avaient un taux entre 60 et 64% (en augmentation). Par contre, l’Italie, la Grèce et la Belgique avaient un taux compris entre 100 et 106% (en baisse).

 Les pays de l’Europe du Nord et l’Espagne avaient un taux relativement faible.

 Le Royaume-Uni (40%) aussi mais sans que les besoins sociaux soient satisfaits (hôpitaux, services publics). L’Irlande et, surtout le Luxembourg (5%), avaient les taux les plus faibles.

 Dans le monde, le Japon est le pays le plus endetté (169%), le Canada (100%) réussit à réduire son endettement.

Les USA (63,4%) sont au même niveau que la France en % mais cela fait 7 000 M² € !

Les pays baltes, la République tchèque, sont des pays très peu endettés.

 Répartition de la dette publique française (en 2003) :

 Etat (18%), Organismes divers de l’Administration centrale (33%), Administrations locales (19%), Sécurité sociale (33%) - ce qui fait un peu plus de 100%...

 Charge budgétaire de la dette de l’Etat :

 Cette charge à rembourser chaque année s’élève à 40 M² € (15% du budget, second poste après l’éducation).

 Or, le solde budgétaire primaire (avant remboursement de la dette), qui devrait être au moins 40 M² €, est en fait proche de 0. En conséquence, l’Etat doit emprunter les 40 M² € ! Ce qui génère des charges nouvelles. Cela s’appelle, en droit privé, « faire de la cavalerie ».

Cette dette est inutile (et un ménage aurait des difficultés dans une telle situation) et injuste. Elle favorise les créanciers qui perçoivent des intérêts. C’est une ponction sur les pauvres vers les plus riches. Et cela pénalise les générations futures.

 La charge de la dette ne baisse pas. Par contre, le déficit public est contenu dans les limites de 3% (seuil de Maastricht) : -3,2% (2002), -4,2% (2003), -3,7% (2004), -2,9% (2005), -2,7% (2006) et prévision de -2,5% en 2007. La Suède, elle, n’a pas de déficit.

 Déficit budgétaire :

Il y a de gros progrès dans la réalisation du budget depuis quelques années. On peut penser que de tels écarts en 2002-2003 sont liés à la valse des ministres de l’économie et des finances…

 Loi de finances (réalisé / initial) : -193,3 M² € (2002), -12,4 M² € (2003), +11,8 M² € (2004), +1,7 M² € (2005), + 4, 2 M² € (2006) pour partie grâce à la vente des autoroutes.

 Recettes fiscales en % du PIB (prélèvements obligatoires) :

 La France est dans le peloton de tête de l’UE (autour de 46%). Le Royaume-Uni est à 37%,  la Suède à 51%.

 Dépenses des administrations publiques en 2004 :

 France : 14 245 € /habitant, Allemagne : 12 517, Espagne : 7 615, Suède : 17 706, Danemark : 20 270. Ce pays a refusé d’adopter l’euro pour ne pas avoir à remettre en cause son modèle social (il n’est pas tenu de respecter les critères du traité de Maastricht).

 Par ailleurs, il n’a pas été constaté de corrélation entre les dépenses publiques par habitant et le taux de chômage.

 Place de la France dans les échanges mondiaux (en 2005) :

On constate que les dix plus grands importateurs et les dix plus grands exportateurs sont à peu près les mêmes pays. Les acteurs de la mondialisation ne sont, en fait, qu’une vingtaine de pays.

 Importateurs                                                   Exportateurs

             1- USA (1 733 M² dollars)                              1- Allemagne (971)

             2- Allemagne (774)                                        2- USA (904)

             3- Chine (660)                                                3- Chine (762)

             4- Japon (587)                                                4- Japon (516)

             5- Royaume-Uni (501)                                    5- France (459)

             6- France (496)                                              6- Royaume-Uni (378)

 Les USA importent deux fois plus qu’ils exportent. Le déficit commercial, ajouté au déficit budgétaire, atteint 1 200 M² dollars / an. Les USA sont la finance aspirante mondiale.

 La France, dont les échanges se font pour 2/3 avec les pays de l’UE, avait un excédent commercial qui s’est transformé en déficit depuis deux ou trois ans.

 En dehors de la Chine (qui est la seule à disposer d’un matelas de devises), le coût de la main-d’œuvre n’est pas déterminant dans les échanges commerciaux. Ce qui compte, ce n’est pas le prix des produits mais leur qualité et leur positionnement sur des marchés porteurs (Asie).

 Le problème de la France, c’est sa capacité d’exportation dans des secteurs stratégiques. 

 Solde des transactions courantes (valeurs brutes) de la France :

 Il était fortement excédentaire à la fin des années 1990, début 2000.

 Depuis 2003-2004, il est déficitaire (de 4 à 9 M² € par trimestre), ce qui est préoccupant.

 Les handicaps de la France :

 son secteur énergétique (dépendance au pétrole),

 son mauvais positionnement sur les marchés porteurs, c’est-à-dire les pays en forte croissance (Asie) où l’Allemagne est beaucoup plus présente,

 ses produits trop peu nombreux à l’exportation, en dehors de l’industrie agroalimentaire, l’automobile et le ferroviaire. Faiblesse en électronique.

L’Allemagne exporte des machines-outils dans les pays en croissance, donc qui s’équipent.  La France est trop peu présente sur ces marchés. 

Par SORIN Michel
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