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  • : Michel Sorin
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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Mardi 13 novembre 2007

Comme en 2005, les citoyens doivent être consultés


L’association CIVIQ* a l’objectif de développer la citoyenneté, en permettant aux citoyens de mieux comprendre le fonctionnement de la société et les décisions des pouvoirs publics, qui sont chargés d’organiser la vie ensemble.

Comme le disait le Conseiller d’Etat, Anicet Le Pors**, invité à St-Berthevin par CIVIQ, le 15 mai 2003, citoyenneté est un mot qui a été trop souvent galvaudé. L’ancien ministre voyait plusieurs raisons à la perte de repères sur ce point, la plus importante à ses yeux étant que « les Etats-nations ne sont plus des références dans la mondialisation ».

Les Français ressentent confusément que la France a besoin d’Europe, mais ils se rendent compte que l’apport actuel des instances européennes n’est pas fait pour résoudre les problèmes économiques et sociaux des peuples. Là est le malaise.

Dans ce contexte, que font les dirigeants politiques qui nous représentent ? Qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, ils n’ont pas compris le sens du vote non à la ratification du traité constitutionnel européen par référendum, le 29 mai 2005.

Depuis le début, la construction européenne souffre d’un manque de transparence et de démocratie. Deux présidents de la République, François Mitterrand et Jacques Chirac, l’ayant pressenti, ont choisi la voie référendaire pour ratifier les traités de Maastricht et de Bruxelles (TCE).

Le résultat du premier référendum en 1992 fut très serré (51% de oui). L’engagement du président Mitterrand et sa crédibilité avaient fait pencher l’électorat vers le oui. Le résultat du second référendum (54% de non) a tenu, pour une part, à la faiblesse du président Chirac dans ses explications du traité et dans son bilan européen.

Mais, pour l’essentiel, le non l‘avait emporté parce que les citoyens français voulaient exprimer leur insatisfaction vis-à-vis de l’Europe réelle, pas telle qu’elle était rêvée.

Le choix de la ratification par la voie parlementaire est lié à la stratégie européenne du nouveau président.

Dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne au second semestre 2008, celui-ci veut que la France reprenne son rang, au côté de l’Allemagne, à la tête de l’Europe. Pour cela, ses partenaires et la Commission lui ont imposé une condition : passer par le Congrès vite et sans débat. Avant tout, éviter le référendum, qui ferait courir un risque mortel à cette Europe sans les citoyens. Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes était chargé de faire passer le message à ses amis socialistes, qui partagent la même vision de l’Europe sans les peuples. Mission accomplie.

A nous, citoyens, de réaffirmer notre volonté d’exercer directement le pouvoir de ratification, que nous soyons satisfaits ou non du traité de Lisbonne, que nous ayons l’intention de voter oui ou non au référendum qui serait organisé afin que le peuple français s’implique dans la construction de l’Europe.

Nous voulons savoir ce que contient ce traité prétendument « mini » ou « simplifié » qui, en réalité, semble si compliqué qu’il n’est pas communicable aux citoyens.

CIVIQ a souhaité rejoindre le comité national pour un référendum, qui regroupe des organisations politiques, syndicales et associatives, ainsi que des personnalités ayant des engagements divers, mais ayant en commun une Europe démocratique fondée sur l’adhésion des peuples.

Il existe un moyen d’obliger le président de la République à ratifier par référendum. Mais nous n’en disposons pas. Il appartient aux parlementaires français, députés et sénateurs, qui seront appelés par le président à se rendre à Versailles pour modifier la Constitution de la Vème République, condition préalable à la ratification parlementaire. En lisant le texte, ci-après, chacun comprendra de quoi il s’agit. Nous demandons aux cinq parlementaires mayennais de prendre leurs responsabilités.

Voici le texte que j’ai transmis à la presse lundi soir.

 
Le nouveau traité européen doit être ratifié par référendum en France

 

 Un nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens pour se substituer au projet de Constitution, que les Français ont refusé majoritairement par référendum en mai 2005.

 

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher au travers d’un référendum.

Sur un sujet qui a tant d’impact sur la vie quotidienne de chacun, l’organisation de ce nouveau référendum est une question démocratique majeure pour notre pays et nos valeurs républicaines.

 

C’est aussi une exigence pour la construction européenne, qui ne saurait s’affranchir de l’adhésion des peuples et doit être fondée sur la souveraineté populaire.

 

Le Président de la République sera contraint d’organiser ce référendum, s’il n’obtient pas début 2008 le vote de 3/5 des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.

Il faut donc convaincre tous les députés et sénateurs attachés à la démocratie et à la construction d’un véritable projet européen de voter contre cette modification préalable.

 

L’association CIVIQ demande aux parlementaires mayennais d’empêcher un déni de démocratie, éloigné de la tradition française.

 

 

* CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) est une association créée en décembre 2002. Voir, sur ce blog, en catégorie « CIVIQ », les articles permettant de mieux connaître cette association dont je suis le président, Georges Minzière en étant le trésorier

 

** Anicet Le Pors était l’un des quatre ministres communistes du gouvernement Mauroy, de 1981 à 1984. Membre du Conseil d’Etat, il est l’auteur du « Que sais-je ? » sur la citoyenneté. Un bref résumé de son intervention le 15 mai 2003, à St-Berthevin, est à lire sur ce blog (catégorie « CIVIQ », article daté du 17 juillet 2006).

Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ
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Dimanche 28 octobre 2007

Le peuple français n’est pas prêt à avaler* la pilule

 

* Ce mot est de Valéry Giscard d’Estaing. Avec cet ancien président de la République, la France dispose d’un atout maître. C’est sous sa présidence, entre 1974 et 1981, que les Français ont commencé à prendre conscience des conséquences sociales d’une politique économique libérale. Ils ne l’ont pas réélu, optant pour la gauche et François Mitterrand le 10 mai 1981.

 

C’est sous sa présidence de la Convention sur l’avenir de l’Europe, et sur sa proposition, qu’un projet de traité constitutionnel européen a été adopté en 2004 par les 25 chefs d’Etat et de gouvernement.

La ratification de ce traité n’a pas été menée à son terme, de nombreux pays membres ayant différé les procédures de ratification, par crainte d’un refus de leur Parlement ou de leur peuple, selon l’option choisie (voie parlementaire ou référendum).

L’opposition des peuples français (le 29 mai 2005) et néerlandais (le 1er juin 2005) a contraint les dirigeants européens à changer de tactique.

La plupart d’entre eux ont alors réfléchi à la manière dont ils pourraient contourner le vote non des Français et des Néerlandais. En attendant impatiemment l’élection présidentielle française.

 

Le nouvel élu, Nicolas Sarkozy, ayant pris soin d’annoncer pendant la campagne électorale qu’il proposerait un mini-traité institutionnel, pouvant être ratifié par la voie parlementaire, la priorité française et européenne a été de préparer un nouveau traité.

A cet effet, le choix du ministre des affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, permettait au président de faire coup double en nommant un homme très bien introduit dans les milieux institutionnels européens (dans le sillage de Jacques Delors), par ailleurs très proche de François Hollande et de Lionel Jospin. C’était se placer en bonne position pour relancer la France au niveau européen, dans la perspective de sa présidence de l’Union au second semestre 2008.

 

Jusqu’à présent, le plan Sarkozy-Merkel est un succès, le traité de Lisbonne ayant été adopté le 19 octobre avec beaucoup de facilité, les seules réticences provenant de la Pologne et du Royaume-Uni. Il s’agit maintenant d’éviter les fausses notes dans le processus de ratification par les 27 pays membres. Dans l’esprit de ses promoteurs, il y a un risque au Royaume-Uni, l’opinion publique étant fortement opposée au renforcement des institutions européennes.

 

La France ne devrait pas être source de difficulté, grâce au choix de la voie parlementaire et de l’approbation massive des élus UMP, Nouveau Centre et UDF d’une part, et la non-opposition de la grande majorité des élus socialistes, PRG et Verts d’autre part.

Les opposants ne siègent pas au Parlement et, s’agissant d’un traité simplifié qui n’est plus constitutionnel - dont l’objet est seulement de permettre à l’Europe de fonctionner à 27 (bientôt à 30 puis 32 ou 35) - ils ne pourront mobiliser l’opinion comme en 2005, surtout si le processus de ratification est rapide, la France devant donner l’exemple cette fois-ci et ratifier dès décembre 2007.

 

Ce scénario garde le vent en poupe, même si quelques grains de sable se sont glissés dans les rouages. Le premier est venu du père de la Constitution européenne, Giscard le revanchard.

 

« Les outils sont exactement les mêmes, seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils »

 

C’est ainsi que Valéry Giscard d’Estaing (www.lemonde.fr , 26 octobre) affirme qu’en fait, ce traité  n’est autre que son projet de constitution présenté différemment, sans les mots qui symbolisent le pouvoir d’Etat (Constitution, drapeau, hymne…) et sans y insérer la Charte des droits fondamentaux (elle est annexée).

« Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d'amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s'appliquent ces amendements. Voilà pour la forme. Si l'on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel – les seules qui comptaient pour les conventionnels – se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérées dans les traités antérieurs » .

« Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum »

Le second grain de sable vient du PS. Laurent Fabius (www.lemonde.fr , 28 octobre) demande un référendum, soulignant, à propos du nouveau traité européen, que "ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum" et met en garde contre "un déni de démocratie". "Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler". Comme on lui demande s'il votera oui ou non le texte issu du sommet de Lisbonne, le responsable répond : "je ne vois pas comment on pourrait approuver un déni de démocratie. Chaque socialiste, tenant du oui ou du non, devra être prêt à faire un effort pour tenir cette position". Autre opposant au traité sur la Constitution européenne en 2005, Jean-Luc Mélenchon a appelé à voter "non".

La gauche n’a aucune chance de se refonder si elle ne s’oppose pas au traité de Lisbonne

Le tropisme du PS est de voter des deux mains tout traité européen. Certes, François Mitterrand avait introduit une exception à cette règle, en 1972, en optant pour l’abstention lors du référendum sur l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE. Il avait ainsi déjoué un piège que lui tendait le président Pompidou. François Hollande et Ségolène Royal ne semblent pas aussi avisés. Ils sont les amis proches de Jean-Pierre Jouyet et ne voient pas le piège qui se présente devant eux. Faut-il qu’ils soient bien peu regardants sur les principes pour accepter la ratification par voie parlementaire !

Ce qui a été rejeté par le peuple français, le 29 mai 2005, par référendum ne peut être réexaminé que dans les mêmes conditions, c’est-à-dire par référendum.

C’est cela qu’il faut obtenir et se battre pour l’obtenir. Ensuite, le PS aura le temps de décider quelle sera sa position lors du référendum ! Dans le cas, probable, où le pouvoir confirmerait son intention d’organiser une ratification par la voie parlementaire, il faut l’en dissuader en annonçant l’opposition massive des parlementaires de gauche, rendant ainsi l’opération plus incertaine pour le pouvoir. Il n’est pas dit que celui-ci prendrait le risque d’un échec au Congrès. Il réfléchirait, ce qui permettrait aux citoyens et aux partis de débattre de l’avenir de l’Europe.

S’il se faisait complice de la stratégie du pouvoir, le PS (et avec lui la gauche) anéantirait ses chances de présenter un projet alternatif, crédible, aux Français lors de la prochaine échéance électorale nationale.

Nous sommes pressés par le temps. La gauche doit affirmer son unité en exigeant la ratification du traité par référendum. Pleinement concernés par cette question européenne, les citoyens ont leur rôle à jouer. Le réseau CIVIQ va se mobiliser en ce sens.  

Michel Sorin, président du réseau CIVIQ* (Citoyenneté et Vie Quotidienne)

* CIVIQ, voir sur ce blog, catégories « CIVIQ » et « Rencontres CIVIQ ». Le réseau a commencé de s’étendre en dehors de la Mayenne. N’hésitez pas à prendre contact avec moi.

Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ
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Lundi 8 octobre 2007

Comprendre pour résister et préparer l’alternative

 

Le moment est venu de prendre la mesure de ce que veut et peut faire Sarkozy. Il faut distinguer les propos et promesses de campagne du candidat, qui ont assuré sa victoire, d’une part, et la politique du président de la République, confronté aux réalités du pouvoir d’autre part.

 

Ses électeurs, dans leur majorité, espéraient une amélioration de leur situation économique. N’oublions pas que la moitié de l’électorat populaire a voté Sarkozy le 6 mai dernier.

 

Que pensent aujourd’hui ces citoyens de la politique mise en œuvre par le nouveau président ? Comme Chirac qui, en campagne en 1995, prétendait s’attaquer à la fracture sociale (et, six mois après son élection, faisait la politique inverse), Sarkozy s’est fait fort, tout au long de sa campagne électorale, de récompenser le travail et les travailleurs. Mais sa politique ne va pas en ce sens.

 

Une fois élu, ses premiers gestes ont été pour montrer sa connivence et sa solidarité avec les chefs d’entreprises et les bénéficiaires du système capitaliste :

 

- il affirme que c’est en libérant le travail (c’est-à-dire, en donnant plus de libertés aux entrepreneurs) que notre pays pourra mieux faire face à la concurrence mondiale.

En réalité, il faut comprendre qu’il veut abattre les protections sociales françaises afin de rapprocher les entreprises des conditions qui prévalent dans les pays émergents, asiatiques, sud-américains et est-européens, là où les profits sont au niveau des exigences du monde de la finance mondialisée.

 

- il fait passer au Parlement des mesures fiscales qui bénéficieront aux plus aisés, en faisant le pari que les milliards d’euros distribués contribueront à soutenir l’activité économique.

En fait, il faut comprendre qu’il renvoie l’ascenseur aux forces qui ont permis son élection, considérant  qu’elles seules peuvent assurer le dynamisme de la France et sa réélection. C’est en cela qu’on peut parler de rupture et de droite décomplexée.

Sarkozy assume clairement le lien organique entre le pouvoir politique de droite et le pouvoir économique représenté par le MEDEF, dans le cadre d’une Europe et d’un monde soumis à la prééminence des idées néolibérales (consensus de Washington).

 

Alors que le nouveau chef d’Etat s’approche des six mois d’exercice du pouvoir, il est confronté à la crise bancaire et financière, partie des USA, et plus ou moins bien camouflée par l’intervention des banques centrales, américaine et européenne.

Cette crise, qui n’en est qu’à ses débuts, se répercute sur la croissance mondiale, avec des conséquences majorées au niveau de l’Union européenne par les options monétaires de la BCE, lesquelles sont soutenues par la grande majorité des chefs d’Etat et de gouvernement. Sarkozy a beau dire mais il s’est lié les mains en acceptant le traité européen sans réorientation de la politique monétaire.

Les performances de l’économie française s’en ressentent, à tel point que le premier ministre, pour mieux se faire comprendre de ses interlocuteurs corses, a pu parler de faillite en comparant les finances de l’Etat à celles d’une entreprise.

 

Le président fait semblant de croire que son volontarisme verbal permettra d’éviter les mesures de rigueur (réduction des dépenses de l’Etat) car il a en point de mire les prochaines élections municipales dans cinq mois. Il continue de soutenir l’amendement Mariani (tests ADN) au projet de loi sur l’immigration, dans le but de maintenir l’adhésion des électeurs d’extrême droite à sa politique.

L’ouverture à des personnalités de gauche est tout aussi indispensable à la majorité pour des raisons électorales. Il s’agit de perturber, désarmer et affaiblir l’opposition de gauche, en bénéficiant des compétences et des relations européennes de la fraction de gauche très liée à la structure et à l’idéologie bruxelloises. Un bon moyen, espère-t-il, de faire passer le traité européen par la voie parlementaire, avec l’assentiment du PS, et redorer son blason auprès des institutions européennes.

 

Mais rien n’est joué. Cette stratégie peut échouer si les socialistes se ressaisissent et refusent de ratifier ce projet de traité qui ressemble beaucoup, même s’il n’en porte pas le nom, au traité constitutionnel européen, non ratifié par le peuple français le 29 mai 2005. Elle peut échouer si les Français se rassemblent dans la riposte sociale. Elle échouera si les citoyens résistent et s’opposent aux politiques néolibérales du président et préparent l’alternative républicaine et sociale dont notre pays a besoin pour sortir de ses difficultés.

 

J’appelle à faire vivre le réseau CIVIQ en tant que structure d’accueil des citoyens ayant la volonté de prendre leur avenir en mains. Le peuple doit s’organiser pour faire entendre sa voix dans notre France républicaine. Il doit exprimer sa volonté à ses représentants élus et faire en sorte de réconcilier les citoyens et la politique.

 

L’association CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), lors de sa réunion le 3 octobre dernier, a décidé de proposer aux citoyens de créer des groupes CIVIQ de réflexion et d’action sur la politique, en intégrant la dimension territoriale et les responsabilités des collectivités locales.

 

Par ailleurs, des rencontres CIVIQ seront organisées au niveau départemental sur des thèmes liés à l’organisation de la vie sociale et concernant plus particulièrement les milieux populaires. Une prochaine rencontre aura lieu en novembre ou décembre à Laval sur le thème du logement social.

Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ
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Vendredi 20 octobre 2006

 

Les défis de l’économie française en six séances 

Avec Philippe BARRIEU, professeur au Lycée Ambroise Paré de Laval

 J’ai participé à la première des six séances de conférences d’économie politique organisées par l’Association Famille Loisirs et Culture de Saint-Berthevin, dans un but d’éducation populaire.

 Cette association n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a déjà organisé de nombreuses conférences sur des thèmes divers. J’étais présent en novembre et décembre 2003 lors des conférences avec Philippe BARRIEU sur les thèmes « Comment sont formées nos élites ? » et « Travaillons-nous trop peu ? ».

 Le texte qui suit a été rédigé à partir de mes notes, prises le 9 octobre. Il peut y avoir des erreurs. Cela n’engage ni le conférencier ni les organisateurs.

 Première séance le 9 octobre 2006 :  Où en est l’économie française ?

 Il est fait, en deux heures, un tour d’horizon des principaux résultats économiques et commerciaux de la France (croissance, emploi, finances publiques, échanges commerciaux), comparés à ceux des autres pays d’Europe et du monde.

 Croissance économique (en 2005) :

 Le PIB (Produit intérieur brut) est la capacité de créer des richesses chaque année. C’est la somme des valeurs ajoutées des entreprises et des administrations (pour celles-ci, exprimées par leurs coûts de fonctionnement).

 La France était 6ème avec 1 710 milliards €, devancée par le Royaume-Uni (1 780), la Chine (1 866), l’Allemagne (2 189), le Japon (3 772) et les USA (9 960).

 La Chine est passée devant la France en 2005, comme l’avait fait le Royaume-Uni il y a 5-6 ans. Le revenu / habitant en France est passé de la 6ème à la 17ème place.

 Croissances comparées 1995 – 2005 en volumes (donc, hors hausse des prix) dans les pays industrialisés :

La France se situe dans la moyenne : + 23%.

 Les USA et l’Espagne sont au plus haut, l’Allemagne, l’Italie et le Japon au plus bas.

 Prévisions 2006 de croissance.

 La France serait à + 2,3% (1,4% en 2005), ce qui correspond à la moyenne des pays de la zone euro. Les USA sont à 3,6% (3,5% en 2005). La Chine à 9,7% (9,9% en 2005).

 Taux de chômage :

 En août 2006 : 9% des actifs (après avoir dépassé 10% pendant plusieurs années) en France.

 Ce sont les chiffres officiels : demandeurs d’emploi de catégorie 1 (temps plein, durée indéterminée, moins de 72 heures de travail le mois précédent). En fait, le nombre d’inscrits à l’ANPE est beaucoup plus élevé et beaucoup de gens cherchent du travail par leurs propres moyens.

 Le nombre de personnes privées d’emploi serait, en réalité, entre 5 et 6 millions.

 Le taux de chômage baisse sous l’effet des radiations des listes et des aides publiques à l’emploi, mais le nombre d’emplois n’augmente pas.

 Le taux de chômage s’élève à 21,6% chez les jeunes. Le taux de jeunes ayant un emploi (une profession rémunérée) est le plus faible de tous les pays occidentaux (autour de 25% en France, environ 75% au nord de l’Europe).

 Evolution de la dette publique :

 Elle est passée de 90,8 milliards € en 1980 (environ 20% / PIB) à 992 M² € en 2003 (hors inflation), dépassant les seuils autorisés par le traité de Maastricht (60% de dette / PIB).

 En 2004, la dette publique s’élevait à 1 000 M² € (64,4% / PIB), soit 16 000 € par français.

 L’augmentation la plus forte date de 1992 – 1993 et le seuil de Maastricht a été atteint à la fin des années 1990.

 La charge des intérêts est passée de 6% en 1984 à 15% du budget national en 2004.

 A noter que le patrimoine de l’Etat (890 M² €) est actuellement inférieur à la dette. Mais cela n’a aucun sens, le patrimoine de l’Etat n’ayant pas de valeur marchande.

 Evolution de la dette publique en % du PIB : 58,2% (2002), 62,4% (2003), 64,4% (2004), 66,6% (2005), 64,6% (2006) et prévision de 63,6% en 2007.

 Dette publique : place de la France (en 2003) dans l’Union européenne.

 La France, l’Allemagne et le Portugal avaient un taux entre 60 et 64% (en augmentation). Par contre, l’Italie, la Grèce et la Belgique avaient un taux compris entre 100 et 106% (en baisse).

 Les pays de l’Europe du Nord et l’Espagne avaient un taux relativement faible.

 Le Royaume-Uni (40%) aussi mais sans que les besoins sociaux soient satisfaits (hôpitaux, services publics). L’Irlande et, surtout le Luxembourg (5%), avaient les taux les plus faibles.

 Dans le monde, le Japon est le pays le plus endetté (169%), le Canada (100%) réussit à réduire son endettement.

Les USA (63,4%) sont au même niveau que la France en % mais cela fait 7 000 M² € !

Les pays baltes, la République tchèque, sont des pays très peu endettés.

 Répartition de la dette publique française (en 2003) :

 Etat (18%), Organismes divers de l’Administration centrale (33%), Administrations locales (19%), Sécurité sociale (33%) - ce qui fait un peu plus de 100%...

 Charge budgétaire de la dette de l’Etat :

 Cette charge à rembourser chaque année s’élève à 40 M² € (15% du budget, second poste après l’éducation).

 Or, le solde budgétaire primaire (avant remboursement de la dette), qui devrait être au moins 40 M² €, est en fait proche de 0. En conséquence, l’Etat doit emprunter les 40 M² € ! Ce qui génère des charges nouvelles. Cela s’appelle, en droit privé, « faire de la cavalerie ».

Cette dette est inutile (et un ménage aurait des difficultés dans une telle situation) et injuste. Elle favorise les créanciers qui perçoivent des intérêts. C’est une ponction sur les pauvres vers les plus riches. Et cela pénalise les générations futures.

 La charge de la dette ne baisse pas. Par contre, le déficit public est contenu dans les limites de 3% (seuil de Maastricht) : -3,2% (2002), -4,2% (2003), -3,7% (2004), -2,9% (2005), -2,7% (2006) et prévision de -2,5% en 2007. La Suède, elle, n’a pas de déficit.

 Déficit budgétaire :

Il y a de gros progrès dans la réalisation du budget depuis quelques années. On peut penser que de tels écarts en 2002-2003 sont liés à la valse des ministres de l’économie et des finances…

 Loi de finances (réalisé / initial) : -193,3 M² € (2002), -12,4 M² € (2003), +11,8 M² € (2004), +1,7 M² € (2005), + 4, 2 M² € (2006) pour partie grâce à la vente des autoroutes.

 Recettes fiscales en % du PIB (prélèvements obligatoires) :

 La France est dans le peloton de tête de l’UE (autour de 46%). Le Royaume-Uni est à 37%,  la Suède à 51%.

 Dépenses des administrations publiques en 2004 :

 France : 14 245 € /habitant, Allemagne : 12 517, Espagne : 7 615, Suède : 17 706, Danemark : 20 270. Ce pays a refusé d’adopter l’euro pour ne pas avoir à remettre en cause son modèle social (il n’est pas tenu de respecter les critères du traité de Maastricht).

 Par ailleurs, il n’a pas été constaté de corrélation entre les dépenses publiques par habitant et le taux de chômage.

 Place de la France dans les échanges mondiaux (en 2005) :

On constate que les dix plus grands importateurs et les dix plus grands exportateurs sont à peu près les mêmes pays. Les acteurs de la mondialisation ne sont, en fait, qu’une vingtaine de pays.

 Importateurs                                                   Exportateurs

             1- USA (1 733 M² dollars)                              1- Allemagne (971)

             2- Allemagne (774)                                        2- USA (904)

             3- Chine (660)                                                3- Chine (762)

             4- Japon (587)                                                4- Japon (516)

             5- Royaume-Uni (501)                                    5- France (459)

             6- France (496)                                              6- Royaume-Uni (378)

 Les USA importent deux fois plus qu’ils exportent. Le déficit commercial, ajouté au déficit budgétaire, atteint 1 200 M² dollars / an. Les USA sont la finance aspirante mondiale.

 La France, dont les échanges se font pour 2/3 avec les pays de l’UE, avait un excédent commercial qui s’est transformé en déficit depuis deux ou trois ans.

 En dehors de la Chine (qui est la seule à disposer d’un matelas de devises), le coût de la main-d’œuvre n’est pas déterminant dans les échanges commerciaux. Ce qui compte, ce n’est pas le prix des produits mais leur qualité et leur positionnement sur des marchés porteurs (Asie).

 Le problème de la France, c’est sa capacité d’exportation dans des secteurs stratégiques. 

 Solde des transactions courantes (valeurs brutes) de la France :

 Il était fortement excédentaire à la fin des années 1990, début 2000.

 Depuis 2003-2004, il est déficitaire (de 4 à 9 M² € par trimestre), ce qui est préoccupant.

 Les handicaps de la France :

 son secteur énergétique (dépendance au pétrole),

 son mauvais positionnement sur les marchés porteurs, c’est-à-dire les pays en forte croissance (Asie) où l’Allemagne est beaucoup plus présente,

 ses produits trop peu nombreux à l’exportation, en dehors de l’industrie agroalimentaire, l’automobile et le ferroviaire. Faiblesse en électronique.

L’Allemagne exporte des machines-outils dans les pays en croissance, donc qui s’équipent.  La France est trop peu présente sur ces marchés. 

Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ
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Lundi 17 juillet 2006

 

CIVIQ : des conférences-débats et des groupes de réflexion autonomes

Des conférences-débats ou rencontres CIVIQ (publiques), organisées sur un thème précis, avec intervenants extérieurs, préparées en concertation avec les associations et autres organismes, présents sur le terrain et concernés par ce thème.

Les groupes de réflexion CIVIQ, autonomes dans l’organisation de leur action interne, en liaison avec l’association quand ils interviennent dans le champ public.

 

    CIVIQ  -  Citoyenneté et Vie Quotidienne

 Le réseau associatif de l’éducation citoyenne pour tous !

            Président : Michel Sorin

         Trésorier : Georges Minzière  

 

 

  ---------------------------Coupon à découper et retourner à Michel Sorin -----------------------

 CIVIQ : j’adhère, je cotise (8 € par an), ou je demande un complément d’informations.

 Nom – Prénom – Adresse – Tél – Courriel :

 

Par SORIN Michel - Publié dans : CIVIQ
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