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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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CHEVENEMENT

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 23:22

Il faut comprendre les erreurs qui ont été commises

 

Je reviens sur l’entretien accordé par Jean-Pierre Chevènement à France 24 (voir Le républicain Chevènement s'exprime en toute liberté sur France 24 - 16 mai 2013) car un résumé de ses propos a été mis en ligne sur son blog.

MRC national 002"Il faut une grande vue d'homme d’État pour sortir la France de la nasse"

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Politiques" sur France 24 en partenariat avec L’Express et RFI, mercredi 15 mai. Il répondait aux questions de Roselyne Febvre (France 24), Frédéric Rivière (RFI), et Christian Makarian (L'Express).

 

A propos des accusations de laxisme adressées à Manuel Valls concernant les débordements du Trocadéro :

  • C'est ridicule. Manuel Valls n'est ni un naïf, ni un angélique. Ce n'est pas parce qu'on est dans l'opposition qu'on peut dire n'importe quelle bêtise. Elle devrait essayer de hausser sa mire.
  • Ces violences au cœur de Paris sont tout à fait détestables. […] Ces débordements sont regrettables tout d'abord pour le sport. Cela donne une très mauvaise image, ce qui n'est pas tout à fait nouveau. J'entends tout ce qui se dit sur le PSG. Le club ferait bien de mettre un peu d'ordre parmi ses supporters. Deuxième chose : il y a le problème des « sauvageons » dont j'avais parlé. C'est un problème d'éducation.
  • Je ne veux pas m'immiscer dans les rapports entre M. Valls et Mme Taubira. C'est toujours difficile entre Ministres de l’Intérieur et de la Justice mais ils essaient de bien s'entendre. Cela ne fonctionne pas aussi mal que l'on aurait pu le craindre. Un certain nombre d'individus ont été interpellées. Ils peuvent être déférés en comparution immédiate. J'espère que la justice fera quelques exemples. « Sauvageons » c'est encore assez gentil car étymologiquement, c'est un arbre non greffé. Ce sont donc des enfants qui n'ont pas été éduqués et dont l'école n'a pas su s'occuper. Il y a une certaine démission de l'autorité. Il y a des limites que l'on n'ose plus tracer sous prétexte que distinguer ce serait discriminer.

Concernant Bercy et ses 7 ministères

  • Honnêtement, je ne pense pas que ce soit le nombre de ministres qui pose problème. Cependant, on n'entend pas la même chose dans la bouche de M. Montebourg et dans celle de M. Moscovici. Je trouve que ce qu'Arnaud Montebourg dit sur le « Made in France » et sur le nucléaire est juste. Sur l'affaire de Florange, il était pour une nationalisation partielle. Cette position était un peu critiquable : il aurait fallu soit une nationalisation de toute la sidérurgie, soit une solution comme celle retenue par Jean-Marc Ayrault.
  • Un choix économique important a été fait avec le rapport Gallois : celui de la reconquête de la compétitivité de l'économie française. Sur ce choix, François Hollande demande à être jugé au bout de 5 ans. Le cap est fixé dans la bonne direction mais les moyens pris jusqu'à présent ne sont pas suffisants.

A propos de la récession en Europe

  • C'est évidemment un problème très largement européen. En Italie, en Espagne, au Portugal la récession est plus profonde encore. Nous sommes aujourd'hui dessaisis de tous nos moyens : nous ne pouvons plus protéger notre économie, nous n'avons plus de souveraineté monétaire. De toutes les monnaies mondiales, l'euro est la plus surévaluée.
  • La monnaie unique est une erreur : on a mis ensemble des pays très hétérogènes par leurs structures économiques, leur niveau de vie, leurs orientations politiques. Il y a, en gros, deux pays excédentaires dans la zone euro : Pays-Bas et Allemagne. On a toujours sous-estimé le poids des facteurs monétaires. A partir du moment où a été fait le choix d'une monnaie forte, la désindustrialisation s'est poursuivie.
  • On ne voit pas trop comment peut être inversée la courbe du chômage sauf s'il y a une redéfinition de la politique monétaire à l'échelle européenne et qu'on essaye de faire de l'Europe une zone de croissance. Le TSCG, que je n'ai pas voté, nous met dans un système où nous avons de fait perdu notre souveraineté budgétaire.
  • Un économiste allemand a dit qu'il y avait 2 manières pour les pays déficitaires de sortir de cette situation : soit une dévaluation interne, donc salariale, soit une dévaluation classique. La première est beaucoup plus douloureuse. Le choix d'une monnaie commune aurait été infiniment plus judicieux que la monnaie unique.
  • Si nous faisons face à un choc extérieur grave, il faudra prendre des mesures courageuses pour reconquérir notre compétitivité. C'est à ce moment-là que François Hollande sera jugé.
  • Il faut avoir une vision large de l'Europe que nous devons construire entre les Etats-Unis et la Chine, la bipolarité du XXIe siècle. Nous ne pouvons pas être coincés entre les pinces de cette mâchoire.
  • Avec la méthode communautaire, la Commission a le monopole de la proposition. Ce n'est plus possible à 27. Cette méthode n'a pas d'avenir. La seule méthode qui s'impose car elle est réaliste est celle de la décision au niveau du Conseil européen.
  • Avec une récession, il y a des moins-values sociales qui se traduisent par des déficits publics, qui se traduisent par un endettement croissant. Par conséquent on peut faire des politiques d'austérité de plus en plus intenables.
  • Il faut une remise en cause profonde et comprendre les erreurs qui ont été commises : l'acte unique et la dérégulation à l'échelle européenne avec la Commission qui dit ce qu'il faut faire du point de vue de la concurrence, la monnaie unique est une hérésie et l'intégration ne conduit pas très loin car un pays comme l'Allemagne refusera toujours d'effectuer des transferts de 2% de PIB. François Hollande comprend qu'il est embarqué dans une situation très difficile
  • Nous avons laissé notre pays se désindustrialiser, et il se désindustrialise encore. Il est important de remuscler notre tissu productif. Il faut une grande vue d'homme d’État pour sortir de la France de la nasse où l'ont mené des choix politiques malheureux.
  • La thèse du patronat est qu'il faut raboter les avantages sociaux qui sont le résultat d'un bon siècle de lutte. La Commission européenne demande de très fortes baisses de dépenses de l'Etat. Sur quoi vont-elles être actées ? Les allocations familiales ? La santé ? La retraite ? Il y a des reformes fines à faire dans tous les domaines. Il y beaucoup à faire en matière d'aide à l’emploi, de formation professionnelle. 

Sur le Mali  et la Syrie

  • Brillante opération militaire au Mali qui part d'une décision rapide et justifiée du Président de la République. La situation politique est plus compliquée. Le fait que la France soit membre du Conseil de sécurité de l'ONU a facilité la mise sur pied d'une solution qui peut stabiliser le Mali : ce qu'on appelle la Minusma.
  • En Syrie, je suis de ceux qui ont suggéré à François Hollande et Laurent Fabius de s'appuyer plutôt sur les intermédiaires. Concernant la Russie, il faut arriver à une solution avec elle.

Rappel : le dialogue Chevènement-Hollande continue. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps. Ils sont en désaccord sur des questions importantes, notamment sur l’Europe. Voir à ce sujet : Université d'été MRC à Valence : le dialogue Chevènement-Hollande – 9 sept. 2010.

 

Cet article est le 169ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Par Michel SORIN - Publié dans : CHEVENEMENT - Communauté : Les blogs républicains
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 23:54

Euro : l’avion s’est envolé, il faut en prendre le contrôle  

 

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen , sénateur du Territoire de Belfort était l'invité le 15 mai 2013 de l’émission "Politiques" sur France 24. Interrogé par Roselyne Febvre (France 24), Frédéric Rivière (RFI), et Christian Makarian (L'Express), l'ancien ministre de l'Intérieur est revenu sur les violences survenues à Paris lors de la fête organisée par le PSG pour fêter son titre de champion de France et sur les attaques politiques qui ciblent Manuel Valls.

Voir la vidéo (1ère partie) : Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen  

 

Au menu de la deuxième partie de "Politiques" : Europe, croissance et récession en France. Toujours avec le républicain et souverainiste, Jean-Pierre Chevènement, souvent qualifié d'électron libre de la gauche française.

Voir la seconde partie de la vidéo : Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (partie 2).

 

Conseil national MRC 240313 013 TJean-Pierre Chevènement (Wikipédia) se démarque nettement de François Hollande tout en le ménageant. Il n’est pas candidat à un poste ministériel lors du prochain remaniement. Pourtant, il serait capable d’être le grand ministre de l’économie dont Hollande et Ayrault ont besoin. Avec Louis Gallois à l’industrie et Montebourg aux questions européennes. Un trio pour amadouer l’Allemagne et réorienter l’Europe.

 

Voir Chevènement accepterait de conduire un gouvernement de salut public - 27 avril 2013 

 

Jean-Pierre Chevènement s’exprimait tout aussi librement le 4 mai 2013 lors d’un entretien au journal Le Pays avec Céline Mazeau.

Voir "Il y a toujours des couacs dans un gouvernement"

 

Et d’un entretien accordé à Elsa Freyssenet, journal Les Echos, le 3 mai 2013.

Voir "Halte au Hollande bashing !"    

 

Cet article est le 168ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Par Michel SORIN - Publié dans : CHEVENEMENT - Communauté : Les blogs républicains
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Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 17:51

Quels rapports avec l’Allemagne pour réorienter l’Europe ?

 

Conseil national MRC 240313 013 TIl faut laisser du temps à Hollande mais la France ne peut attendre trop longtemps pour amorcer son redressement. C’est là que se situe le point d’achoppement. Pas de précipitation mais l’urgence est là, car la situation est grave et la politique, depuis un an, est insuffisante, même si elle va dans le bon sens.

Tel est le message délivré par Jean-Pierre Chevènement lors de l’émission de « Paris Première », où il était l’invité de « Zemmour et Naulleau » le 26 avril 2013. Voir sur le site de Chevènement la vidéo et le résumé*

 

"François Hollande doit approfondir les 'tensions amicales' avec l'Allemagne"

* Résumé de l’émission sur Paris Première

A propos de la première année de présidence de François Hollande

  • Un point positif, c'est incontestablement l'adoption du rapport Gallois et le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Je pense que le vrai problème c'est le développement de notre base productive qui conditionne absolument tout le reste.
  • Quand on vous dit l'ennemi numéro un, c'est la dette, c'est idiot, c'est le doigt qui montre la lune et c'est l'imbécile qui regarde le doigt. Le fond de l'affaire, c'est la stagnation voire la récession qui creuse les déficits : moins values fiscales, déficits, dette. Et le fond de l'affaire, c'est la réindustrialisation, le redéveloppement de l'économie française.
  • Le point le plus négatif, c'est l'absence - je ne dis pas de communication car je n'ai pas de considération pour la communication - c'est l'absence de pédagogie continue.
  • Je ne dis pas que l'action est bonne. J'ai dit que l'axe, l'orientation générale est juste. Le problème c'est de savoir comment la France qui avait en 2011 un déficit commercial de 73 milliards d'euros - alors que l'Allemagne avait un excédent de 168 milliards - va remonter la pente. On voit bien l'axe de l'effort. Les mesures prises en vertu du rapport Gallois : le crédit d'impôt aux entreprises, mais aussi la politique d'innovation, de recherche, de formation, la canalisation de l'épargne vers l'industrie, la Banque publique d'investissement : est-ce que tout cela va suffire ?
  • Ce qui se passe est la vérification de ce que j'avais prédit et par conséquent je suis à même d'exercer ma pédagogie à l'intérieur de la majorité, auprès de François Hollande autant que je le peux. Sur un certain nombre de points, j'ai pu constater qu'il m'écoutait - un peu. Personne ne peut prétendre à être écouté en tous domaines. J'ajoute que j'ai déclaré qu'il fallait donner du temps à François Hollande parce qu'il doit affronter la dimension de l'Etat, c'est-à-dire la cohésion à long terme, de la cohérence des choix et du rassemblement, qui ne va pas sans la cohésion sociale.
  • Ce grand virage libéral a été effectué. J'ai été contre, non seulement la monnaie unique, mais aussi certaines orientations comme la libération des mouvements de capitaux, qui a été un mouvement tournant, qui a complètement déplacé le centre de gravité de notre politique. Je n'ai pas démissionné parce que je venais de rentrer au gouvernement : on ne peut pas démissionner tous les jours! C'était en application de l'Acte unique. Je suis intervenu en Conseil des ministres pour mettre en garde le gouvernement, mais les arbitrages étaient rendus.
  • Je n'ai en rien renoncé à ma liberté de penser. J'ai voté contre le traité budgétaire européen, je vous le signale. On oublie qu'un certain nombre de choix que j'ai combattus ont été faits. Je dis souvent que la monnaie unique, c'est un avion dont j'étais tout à fait contre le fait qu'il décolle, mais il a décollé. Je suis un réaliste. Je suis un homme d'Etat sérieux, solide, et je considère qu'on ne peut pas sauter par le hublot ou si vous préférez par la porte arrière, mais sans parachute. Je pense qu'il faut reprendre les commandes de l'avion et le faire atterrir. S'agissant de l'euro, il y a deux solutions: ou bien la Banque centrale européenne joue pleinement son rôle de banque centrale, ce qu'elle ne fait pas et le gouvernement économique de la zone euro est capable de produire une relance européenne. La BCE est indépendante mais elle comprend ce qu'il se passe, et je pense que le président de la BCE n'a pas envie de voir se multiplier les faillites bancaires, par exemple, ou les faillites d'entreprises à partir d'un certain seuil. Il y a mille manières de faire comprendre les nécessités.
  • J'observe que même M. Barroso, qui n'est pas un gauchiste - très jeune il a certes été maoiste, ce qui n'est pas un bon point, ce sont souvent devenus les meilleurs serviteurs du marché - dit qu'il serait peut-être temps d'étaler le calendrier de réduction des déficits.
  • Il faut avoir le courage de parler à Mme Merkel en suivant ses conseils. Elle a dit que désormais la politique européenne c'est un peu comme la politique intérieure. Elle avait pris position dans l'élection présidentielle en faveur de M. Sarkozy. Bref, elle s'est immiscée dans le débat politique.
  • François Hollande a parlé de "tensions amicales" avec l'Allemagne. J'aimerai qu'il formule cela d'une manière plus claire, et avant les élections allemandes qui se déroulent en 2013. Ou bien on change les règles de la zone euro et cela dépend des Allemands. Ou bien alors on transforme l'euro de monnaie unique en monnaie commune. On le garderait pour les échanges internationaux et on ressuscite un SME-bis.
  • Je pense qu'il faut aussi comprendre et respecter qui est François Hollande. Il ne fait pas partie de la même génération que moi. Nous n'avons pas partagé les mêmes points de vue. Il a accommodé le PS à la sauce libérale dans une enveloppe démocrate chrétienne : l'Acte unique et la monnaie unique qui est une erreur, un contre-sens majeur, car elle a mis ensemble des économies hétérogènes.
  • Quand j'ai apporté mon soutien à François Hollande "les yeux ouverts", j'ai dit que je n'entendais pas revenir au gouvernement. Il y a des gens jeunes ! Clémenceau est revenu aux affaires à 77 ans, j'ai donc encore une marge, mais pour un gouvernement de salut public si vous voulez. François Hollande est le chef de l'Etat. Il a été élu pour 5 ans. Pour le moment, il ne me l'a pas proposé et la politique que je propose c'est une politique de salut public, qui donne un choix à l'Allemagne, parce que je pense qu'il faut discuter avec les Allemands. Je pense qu'il faut aller plus loin dans la conception de ce que peut être l'Europe de demain.

Sur le "mariage pour tous":

  • Je ne me suis pas abstenu. J'ai annoncé dans un entretien au Monde en décembre que je ne voterai pas ce projet de loi, parce qu'il brouillait en effet la filiation. Je pense qu'un enfant doit avoir sinon un père et une mère, mais l'idée d'un père et l'idée d'une mère. S'agissant des droits des homosexuels, j'ai été à l'origine du PACS, en déposant un projet de loi dès 1992 pour une union civile avec Jean-Pierre Michel et Georges Sarre. J'ai refusé de participer au vote car je ne veux pas être instrumenté par des groupes homophobes ou par des chefs de parti qui donnent des consignes de vote. Dans mon parti, le MRC, c'est la liberté de conscience qui a prévalu.

A la question "ce ne serait pas mieux Jean-Pierre Chevènement à Matignon?" :

  • J'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. Il agit dans le cadre des institutions. Il n'appartient pas au Premier ministre de fixer les orientations stratégiques. Il fait ce qu'il peut dans les limites étroites qui sont les siennes. Je ferais certainement une autre politique, mais je n'accepterais pas de venir à Matignon pour continuer dans cette orientation, car même si elle va dans le bon sens, elle est quand même insuffisante.
  • Vous posez le problème de François Hollande. Effectivement, il vient d'un autre horizon que le mien. Il était deloriste. Mais il est maintenant en face des problèmes et il voit bien ce que vaut ce discours. Et ce discours ne vaut pas grand-chose. François Hollande est intelligent. Personne ne peut le suspecter de ne pas être un patriote. Je pense que quelque chose chemine dans sa tête. J'essaye moi-même de l'y aider au maximum. Maintenant, je ne suis pas au gouvernement. Il faut lui donner du temps, mais il n'a pas tout le temps, car la France non plus n'a pas tout le temps!

En fait, l’essentiel était écrit par Jean-Pierre Chevènement dans Le livre "La France est-elle finie?". Le cœur du problème posé à la France est sa relation avec l’Allemagne, qui conditionne l’avenir de l’Europe.

« Du pari perdu de Mitterrand au destin commun avec l’Allemagne », c’est ainsi que j’avais résumé la présentation du livre par Marie-Françoise Bechtel dans cet article : Marie-Françoise Bechtel présente le livre de Jean-Pierre Chevènement - 4 janvier 2011.

Rappel : Jean-Pierre Chevènement (2011) : la France malade de ses élites - 5 avril 2013 et JP Chevènement : un projet alternatif, pour sortir la France de l'impasse - 3 avril 2013 

 

Cet article est le 167ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Par Michel SORIN - Publié dans : CHEVENEMENT - Communauté : Les blogs républicains
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Vendredi 5 avril 2013 5 05 /04 /Avr /2013 19:14

France, les élites t’ont trahie, le peuple te sauvera

 

L’affaire Cahuzac est le symptôme du mal qui mine notre démocratie. Après Strauss-Kahn, qui a failli être son candidat à l’élection présidentielle, le PS va traîner un autre boulet et, là, c’est encore plus grave : le ministre socialiste du Budget de la Nation, donc des impôts, était depuis plus de 20 ans un champion de l’évasion fiscale (voir Cahuzac, un succès pour Mediapart, un boulet pour le gouvernement - 3 avril 2013). 

 

Le PS finira-t-il par comprendre qu’en se laissant aller à l’accompagnement du néolibéralisme et en s’éloignant toujours plus depuis 1983 de ses idéaux socialistes et des intérêts du peuple français, cela l’entraînait sur une pente glissante ? 

Au lieu de rompre avec son ministre de l’intérieur en 2000, en se mettant dans le sillage idéologique libéral de Strauss-Kahn, Lionel Jospin aurait été mieux inspiré d’écouter les propos républicains de Jean-Pierre Chevènement. Cela lui aurait peut-être évité le naufrage du 21 avril 2002, au second tour de l’élection présidentielle.

 

Onze mois après avoir été élu président de la République, François Hollande, qui fut de 1997 à 2008 à la tête du PS, va-t-il finir par comprendre que la voie néolibérale est une impasse pour la gauche et pour la France ?  

 

Afin de l’y aider, voici un retour sur le livre Sortir la France de l'impasse (Fayard, 2011) dont l’auteur est Jean-Pierre Chevènement.

 

Extraits de la deuxième partie du livre Remettre debout le peuple français

 

Rendre au peuple français sa fierté en combattant l’antipopulisme de ses élites

 

L’imbécile campagne « antipopuliste » des élites vise au discrédit du peuple et, à travers lui, de la démocratie. Aux yeux des élites bourgeoises qui s’arrogent le monopole de l’intelligence et plus encore de la morale, les couches populaires seraient, par définition, vouées à des perceptions grossières et à des préjugés infamants. Ces gens oublient complètement que « le Peuple », dans la conception républicaine, est un peuple de citoyens instruits par l’Ecole. Il est vrai qu’ils ont depuis longtemps renoncé à instruire le peuple de ses véritables intérêts.

 

L’intelligentsia post-républicaine (je devrais dire antirépublicaine) n’a de cesse de saper tous les jours le patriotisme républicain, c’est-à-dire la nécessaire estime de soi sans laquelle un peuple ne peut poursuivre son Histoire. Consciemment ou non, et depuis longtemps, nos élites bourgeoises organisent la « sortie de l’Histoire » de la France. Leur médiocrité y est pour beaucoup. Les intérêts font le reste.

 

1940 et le discrédit de la Nation

 

Elles y ont puissamment contribué dans la période de l’entre-deux-guerres et, en 1940, par antibolchevisme primaire et absence de patriotisme véritable. Elles ne voulaient pas faire la guerre à Hitler. Dès les années 1920, elles n’ont pas pris les moyens de faire respecter le traité de Versailles en dotant la France d’un corps blindé et mécanisé. Selon la doctrine officielle, il était préférable que l’armée française s’abritât derrière la ligne Maginot, en contradiction avec tous les engagements pris vis-à-vis de nos alliés de la « Petite Entente » L’armée française, bras armé de la Société des Nations, se voyait ainsi privée de sa seule ressource : la mobilité. Nos élites n’avaient pas non plus la volonté de faire face à Hitler. Elles l’ont attendue de nos alliés anglo-saxons, hélas eux aussi défaillants (remilitarisation de la rive gauche du Rhin sans réaction militaire de la France, compte tenu de l’opposition des Etats-Unis ; non-intervention en Espagne ; acceptation de « l’Anschluss » de l’Autriche et des accords de Munich ouvrant la voie au démantèlement de la Tchécoslovaquie ; invasion de la Pologne, sans autre réponse que la « drôle de guerre »).

 

La France, avant 1940, s’est ainsi mise à la remorque de la politique « d’appeasement » des Anglo-Saxons. Elle avait, certes, des circonstances atténuantes : les terribles blessures subies de 1914 à 1918, à l’origine du pacifisme d’une grande partie de l’opinion, et, surtout, son isolement diplomatique et militaire en Europe. Mais aucun peuple, fût-il seul, n’a le droit de s’abandonner, au risque d’encourir les pires catastrophes. Ce fut 1940. La demande d’armistice du 17 juin ne solda pas seulement deux décennies d’impéritie. Elle ouvrit une période encore plus noire, à laquelle nos élites bourgeoises ont collaboré. Celles d’aujourd’hui, dans leur majorité ralliées à la mondialisation libérale, ne cessent de vouloir ramener la France à cette période sombre pour déconsidérer à jamais la nation. La voie héroïque proposée par de Gaulle le 18 juin 1940 était pourtant la bonne : le réaliste, c’était lui, car la guerre n’était pas une guerre européenne, mais mondiale, ce que Pétain et les hommes de Vichy n’avaient pas compris.

 

Dans son discours du 22 juin 1940, de Gaulle évoque non seulement l’honneur, mais l’intérêt de la France : « Si la cause de la Liberté devait l’emporter, que resterait-il d’une France qui aurait abandonné le combat ? » Si la France avait poursuivi la lutte en 1940, Hitler n’aurait pas occupé l’Afrique du Nord : car il y avait le détroit de Gibraltar, fossé antichars, aussi efficace que le fut la Manche pour la Grande-Bretagne et la marine française, sans parler de la marine britannique. La France eût-elle souffert davantage ? La souillure de Vichy, dont ses adversaires encore aujourd’hui font leurs choux gras, lui eût été épargnée. Jacques Chirac aurait sans doute évité sa malheureuse déclaration de juillet 1995 selon laquelle « en avril 1942 la France [et non l’Etat français] a commis l’irréparable ».

 

L’européisme et la diabolisation des nations

 

Les élites françaises ont rallié de Gaulle en 1944, mais, au fond d’elles-mêmes, elles n’ont jamais repris confiance en la France. Leur prétendue « vocation européenne » et le succès de Jean Monnet après la Seconde Guerre mondiale viennent de là.

 

Nos élites ont adhéré à l’idée de reconstruire la France dans un cadre européen, en fait dominé par les Etats-Unis, où les souverainetés nationales seraient tenues en lisière. Ce fut, en 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca) ; on voit ce qu’il en reste aujourd’hui : ArcelorMittal, une multinationale de droit néerlandais dont le patron est un Indien vivant à Londres. Triomphe du capitalisme multinational !

 

Ce serait ne rien comprendre à la construction européenne que de ne pas voir qu’elle procède tout entière, dans l’esprit de Jean Monnet et de ses émules, d’une démonisation des nations (à l’exception des Etats-Unis), comme si le nationalisme allait de pair avec la Nation alors qu’il n’en est que la maladie. Mais cette diabolisation offrait un avantage pour les élites : elle discréditait encore une fois la démocratie, laquelle vit d’abord et avant tout dans le cadre national. Et elle les délivrait du contrôle populaire.

 

La globalisation contre la démocratie

 

Avec l’avènement du capitalisme financier globalisé, au tournant des années 1980-1990, nos élites ont cru pouvoir s’affranchir définitivement de la Nation et de l’Etat. La fuite en avant dans un fédéralisme européen utopique leur servit de couverture. Puis vint la crise de 2008-2009. Momentanément, elles se raccrochèrent aux Etats sur lesquels, aujourd’hui, elles entendent reprendre la main. Les marchés financiers qui avaient conduit à la faillite affirment à nouveau avec arrogance leur suprématie sur les Etats (pas seulement sur la Grèce, mais aussi sur les Etats-Unis !).

 

Depuis la mutation du capitalisme engagée à la fin des années 1970, les élites françaises ont accepté la suzeraineté du dollar (accords de la Jamaïque de 1976), la renonciation par étapes à notre indépendance monétaire (création du SME en 1979, de la monnaie unique en 1992 par le traité de Maastricht), la dérégulation généralisée à travers l’Acte unique (1985-1987), le démantèlement de l’Etat national, au nom du mythe de la concurrence au profit d’une bureaucratie bruxelloise proliférante, le transfert vers les pays à bas coûts de main-d’œuvre d’une bonne part de notre appareil de production et, corollairement, l’installation d’un chômage de masse permanent de 10 % de la population active, frappant d’abord la jeunesse (23 %).

 

Le désarroi de la jeunesse

 

Non contentes d’afficher un pareil bilan, nos élites ont tout fait pour saper le roman national, déculturer la jeunesse livrée aux « petits boulots », détruire les repères auxquels elle aurait pu s’accrocher. Abandonnés à l’hyperindividualisme libéral, les jeunes peinent à penser une situation concrète dans un contexte plus large et à la resituer dans une histoire qui lui donnerait figure humaine.

 

La crise de la démocratie

 

Nous vivons une spectaculaire crise de la démocratie depuis qu’au prétexte de l’Europe ou de la mondialisation, le peuple a été, dans les faits, dessaisi de sa souveraineté et réduit à choisir entre le pareil et le même. Le ralliement, explicite ou non, de la droite et du Parti socialiste au néolibéralisme a abouti à un profond rejet, qu’il prenne la forme de l’abstentionnisme électoral ou du vote pour les extrêmes. De son côté, confronté à la crise, le capitalisme financier n’entend pas lâcher les rênes. Il ne voit d’issue à ses contradictions que dans un recul encore plus prononcé de la démocratie.

 

Ce recul constant se manifeste de plusieurs manières :

 

-          L’Ecole ne met plus au cœur de ses missions la transmission des savoirs et des valeurs, mais l’élève, censé construire par lui-même ce qu’on ne lui enseigne plus. En résulte largement la panne de l’Ecole, observable à travers les statistiques depuis 1995 : la proportion d’élèves poursuivant des études longues jusqu’au niveau du bac a cessé d’augmenter depuis seize ans (68 à 69 %). Mais bien d’autres signes le manifestent : l’augmentation constante de la part des élèves « décrocheurs » (25 % d’une classe d’âge), la diminution du pourcentage des « bons élèves », le recul constant de la France dans les classements internationaux en français, en mathématiques et en sciences (enquêtes Pisa menées par l’OCDE), l’effondrement de l’expression écrite et orale, le déclin des humanités classiques, l’effacement de l’Histoire de France, enfin la stagnation de nos effectifs d’étudiants, et même le déclin de l’université au bénéfice de l’enseignement supérieur privé.

 

-          Les médias imposent leurs grilles de lecture. Les problématiques raciales et communautaires se sont substituées, dans leur décryptage de la réalité, à la traditionnelle analyse en termes de classes sociales. Une nouvelle bien-pensance s’est installée, dont les « chiens de garde » traquent la liberté d’expression dès lors qu’elle mord sur les lignes jaunes du « politiquement correct ». Paradoxalement, les campagnes anti-racistes, malgré sans doute leurs meilleures intentions initiales, peuvent aboutir, comme l’avait relevé Claude Lévi-Strauss aux résultats inverses de ceux qu’elles prétendaient rechercher. Elles installent la race comme critère discriminant essentiel dans la société française. Elles ethnicisent les problèmes sociaux et opposent ainsi les classes favorisées bien-pensantes aux couches populaires. Un ministre de gauche devant lequel je déplorais, en 1984, le vote d’une partie de l’électorat ouvrier en faveur du Front national me répondit : « Ces gens-là ne font rien d’autre que de révéler ce qu’ils sont vraiment ». C’était là passer par profits et pertes l’immense effort des républicains et du mouvement ouvrier pour relever le peuple et la classe ouvrière, les sortir de l’obscurantisme et en faire des citoyens responsables et les militants d’une société plus juste.

 

-          L’abandon des valeurs républicaines. A la perspective de la transformation sociale par l’acquisition de droits collectifs, la gauche sociale-libérale a substitué des revendications individuelles ou minoritaires fondées sur la différence ou la « diversité » (minorités « visibles » ou non, régionalismes de divers types, etc.). Comme l’a analysé justement Laurent Bouvet : « C’est désormais l’individu dans ses identités multiples qui doit être émancipé, et non plus le travailleur ou le salarié dans son rapport à la production… Les socialistes ont ainsi littéralement abandonné le terrain de la lutte pour l’égalité au profit d’une promotion de la diversité qu’ils ont érigée en valeur ». Ces « luttes » peuvent certes partir d’un bon sentiment. Elles n’en renversent pas moins la hiérarchie des valeurs et des priorités qui définissaient historiquement la gauche républicaine et socialiste.

 

La reconquête républicaine

 

Les républicains doivent repartir à la conquête des couches populaires. Celles-ci n’ont pas disparu. Mais c’est l’idée même de « peuple », au sens de Rousseau aussi bien que de Marx, qui est tombée en déshérence. Il faut donc à la fois relever l’idée d’un « peuple de citoyens » et le respect dû à ceux qui travaillent. Bien entendu, il faut pour cela mettre en œuvre des politiques au contenu social avancé, rompant avec la logique des marchés financiers et capables de rencontrer directement les aspirations des couches populaires (salaire, emploi, éducation et formation, sécurité, logement, santé). Le rejet explicite du néolibéralisme permettra seul le retour au bercail républicain des brebis égarées. Cette rupture doit être franche. C’est une « autre politique », dont le contenu a été largement développé par ailleurs*, qui doit être mise en œuvre. Il s’agit de « sécuriser » à tous égards les couches populaires, et d’abord par rapport à l’avenir, le leur et celui de leurs enfants. Elles pourront alors porter une plus juste idée de la France, à travers ce que j’appelle le « regard républicain ». Là est la priorité. C’est ainsi que pourra également être résolue la question de l’intégration.

 

* Programme de salut public du Mouvement républicain et citoyen.

 

Autres extraits du livre « Sortir la France de l’impasse » :

JP Chevènement : un projet alternatif, pour sortir la France de l'impasse - 3 avril 2013 

JP Chevènement explique en quoi consiste le vice constitutif de l'euro - 29 mars 2013 

Sortir la France de l'impasse dans laquelle elle s'est mise il y a 20 ans - 26 mars 2013

 

Conseil national MRC 240313 013 TPour information, voir aussi l’autre livre de Jean-Pierre Chevènement publié en 2011, celui pour lequel il a reçu le prix du livre politique de l’année : "La France est-elle finie?" de Jean-Pierre Chevènement - Résumé du livre (Fayard, janvier 2011) en 10 pages.

 

Cet article est le 166ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Par Michel SORIN - Publié dans : CHEVENEMENT - Communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 21:50

La République n’est rien sans un projet porté par les citoyens

 

Chevènement Le Mans 280111 002 TLa France s’est mise dans une redoutable impasse* dans les années 1980-1990 en faisant des choix politiques erronés (dérégulation, monnaie unique). Comment en sortir ? C’était la question posée par Jean-Pierre Chevènement dans son livre (Fayard, octobre 2011) : 

 

Sortir la France de l'impasse

 

Les choix politiques (dérégulation, monnaie unique) effectués dans les années 1980-1990 ont mis la France dans une redoutable impasse. Peut-on faire confiance, pour nous en sortir, aux idéologues qui nous ont fourvoyés ?

La crise de l’euro résulte de son vice initial de conception. Elle est devant nous. L’Allemagne détient la clé, mais sait-elle ce qu’elle veut ? Et la France, là-dedans, que veut-elle ?

 

Jean-Pierre Chevènement montre comment remettre le peuple français debout. Il propose ensuite à la France deux scénarios de sortie de crise pour construire une « Europe européenne », maîtresse de son destin dans le siècle qui vient.

 

Jean-Pierre Chevènement a été l’un des refondateurs du Parti socialiste d’Epinay (1971) et un artisan de l’union de la gauche. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, il est aujourd’hui sénateur du Territoire de Belfort et président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

 

Introduction

 

Pour la France, l’heure des temps difficiles est venue. Elle ne sait plus où elle va. Elle a abandonné son marché, sa monnaie, son droit, c’est-à-dire son Etat, sa défense, à l’exception encore notable de sa dissuasion, et jusqu’à l’idée que, pendant des siècles, elle s’était faite d’elle-même : un pays libre, « franc » - c’est sa définition - capable de s’assumer lui-même. Le roi était « empereur en son royaume » et la souveraineté était l’attribut essentiel de la République. Or, qui ne ressent aujourd’hui, même confusément, la tragique impasse dans laquelle la crise du capitalisme financier mondialisé et la crise de l’euro nous enferment ?

 

L’avenir de la France est en déshérence. Le symptôme le plus frappant est le chômage où se morfond depuis bientôt trois décennies un cinquième de sa jeunesse. Elle n’a plus de projet, sinon de conserver le « triple A » que lui attribuent encore les agences de notation. Or, qu’est-ce que la République française sans un projet dans lequel puissent se reconnaître ses citoyens ?

 

Ce diagnostic reste vrai, bientôt un an après l’élection présidentielle. Nous ressentons le besoin d’une autre politique, dans laquelle les citoyens se reconnaîtront.

 

* Rappel : Sortir la France de l'impasse dans laquelle elle s'est mise il y a 20 ans - 26 mars 2013

JP Chevènement explique en quoi consiste le vice constitutif de l'euro - 29 mars 2013 

 

Pour information, voir l’autre livre de Jean-Pierre Chevènement publié en 2011, celui pour lequel il a reçu le prix du livre politique de l’année : "La France est-elle finie?" de Jean-Pierre Chevènement - Résumé du livre (Fayard, janvier 2011) en 10 pages.

 

Cet article est le 165ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

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