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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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AGRICULTURE et PAC

Lundi 17 juillet 2006 1 17 07 2006 16:56

 

Extraits (II-2 D) du projet MRC, adopté en avril 2006,

traitant de l’agriculture. 

Les paysans doivent pouvoir vivre de leur travail

Revaloriser le travail des paysans face à l'offensive libérale menée par l'OMC est un combat exemplaire pour toute résistance au libéralisme. La réforme de la PAC imposée en 2003 a instauré un " découplage " entre la production et le revenu des paysans.

Désormais l'agriculteur ou l'éleveur, au lieu de vivre de ses produits -dont le prix sera progressivement aligné sur le cours de braderie du marché mondial- vivra d'allocations.

C'est un abandon complet des principes de la PAC, qui était, faut-il le rappeler, la seule politique commune mise en place.

Désormais, l'Union européenne n'a qu'un objectif : aligner l'Europe sur le marché mondial, comme l'y presse l'OMC, laquelle peut compter sur le soutien actif de Tony Blair.

 Contre cette liquidation, il faut réinventer la PAC et les principes qui l'avaient fondée : préférence communautaire, prix rémunérateurs encourageant la qualité, souveraineté alimentaire.

En servant de nouveaux objectifs : agriculture paysanne, sécurité et qualité alimentaires, rejet du dumping vis à vis des agricultures des pays du Sud.

Le refus du découplage des aides va de pair, pour nous, avec la fixation de prix intérieurs européens, en référence aux coûts de production réels et à des codes de bonne pratique.

Le respect de la préférence communautaire garantit ces prix. Dès lors, la limitation par quota de production des restitutions aux exportations est acceptable.

 L'objectif d'autosuffisance alimentaire de l'Europe ne doit pas être perdu de vue. Dans cet équilibre, pourront être menés à bien le passage de la production de masse à la qualité, l'encouragement aux productions agricoles non alimentaires, au respect de l'environnement, le développement des contrats territoriaux d'exploitation, non seulement pour les exploitants bien installés mais pour tous les autres.

 

Des aides directes sont possibles dès lors qu'elles visent à préserver l'environnement et développer les bonnes pratiques. Mais cette réinvention de la PAC doit permettre à l'Europe de se nourrir par elle-même et aux paysans de vivre de leur travail et non de subsides.

  

Par SORIN Michel - Publié dans : AGRICULTURE et PAC
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 07 2006 17:27

Résumé des propositions de Michel Sorin concernant la PAC (31 octobre 2005)

 La France est à l’origine de la PAC. Au début des années 1970, elle n’a pas su  la réformer à temps, avant qu’elle s’enlise dans la bureaucratie et l’impuissance, puis se soumette à la dérive néo-libérale des années 1990… jusqu’à échouer en 2003, défigurée et…découplée, sur les rives du Lac Léman, près du siège de l’OMC à Genève !

 Elle seule, la France, peut la remettre sur pied, en l’adaptant à notre temps et à notre monde, tout en lui insufflant une nouvelle légitimité avec des objectifs sociaux et territoriaux.

 Par sa fonction nourricière, l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Elle ne doit pas entrer dans les échanges commerciaux au même titre que les produits industriels.

 

 Par nature, la filière agroalimentaire touche à tout (la chaîne alimentaire et la santé publique, l’environnement et l’espace rural, l’énergie et l’industrie) et oblige à penser mondial (le commerce, les taxes et protections aux frontières, le développement des pays pauvres, l’aide alimentaire).

 En fait, depuis longtemps, diverses critiques convergent vers l’agriculture et la PAC, provenant :

 v      des paysans eux-mêmes, face aux concentrations et à l’agrandissement des exploitations.

 v      des consommateurs, face aux productions industrielles et aux risques pour la santé.

 v      de la société, face aux effets négatifs du productivisme sur l’environnement.

 v      des pays du Sud, opposés aux exportations subventionnées qui perturbent leurs marchés.

 Certes, nous devons prendre la PAC telle qu’elle est, avec ses lacunes, sa complexité, sa bureaucratie envahissante, ses inégalités flagrantes, ses aides découplées de la production (futurs droits de paiement unique, à partir de 2006), sa soumission aux marchés mondiaux…

 

   … Mais nous voulons la transformer avec l’assentiment des autres pays européens, dans le cadre des nouvelles orientations que nous préconisons pour la France et pour l’Europe.  

Notre approche, radicalement nouvelle, nécessitera une mise en œuvre échelonnée sur dix ans. Elle associera les citoyens et les élus politiques à son fonctionnement par le biais de nouvelles aides publiques, socio-territoriales, qui se substitueront progressivement aux droits à paiement unique. 

      

Afin de relier le revenu agricole au travail effectué et à la production réalisée, et de légitimer les aides publiques attribuées aux paysans en contre-partie de services qu’ils rendent à la collectivité, la PAC réorientée séparera les deux grandes fonctions des agriculteurs-paysans :

Ø       la fonction productive agricole, rémunérée par les ventes de leurs produits,

Ø       la fonction socio-territoriale, financée sur fonds publics, principalement européens.

  

La future PAC réhabilitera les trois principes fondateurs de 1962 et appliquera, en outre, le principe de souveraineté alimentaire, par lequel les pouvoirs publics d’une nation (ou de nations rassemblées) veillent à assurer les conditions optimales d’alimentation (quantité, qualité, sécurité) à leur population. Ce principe est valable autant pour les pays pauvres et en déficit alimentaire que pour l’Europe, à la fois excédentaire et gros importateur de produits agricoles.

 

De nouvelle règles seront établies en ce qui concerne l’importation et l’exportation. Des prix-seuils à l’entrée du territoire européen pour les produits agricoles de base serviront de référence au marché intérieur. Les subventions à l’exportation n’existeront qu’à titre tempora

Les pouvoirs publics français interviendront dans l’organisation et la maîtrise des productions, la garantie de revenus et la répartition de la valeur ajoutée au sein de chaque filière.

En remplacement des offices actuels (sans fonction de régulation), sera créé un office public avec des sections par filière afin de prendre en compte les interactions entre productions.

Par SORIN Michel - Publié dans : AGRICULTURE et PAC
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 07 2006 17:14

 

Colloque à Paris de la fondation Res Publica

sur l'évolution de la Politique Agricole Commune

 

 Deux fois par mois, cette fondation présidée par Jean-Pierre Chevènement et animée par Jean-Yves Autexier organise un colloque sur un thème d’intérêt public. Le 26 juin, c’était la PAC et son évolution.

 Cinq intervenants de haut niveau : Lucien Bourgeois, responsable du service économie de l’APCA (Chambres d’agriculture) ; David King, secrétaire général de la FIPA (fédération internationale des producteurs agricoles) ; Guy Paillotin, ancien président de l’INRA, secrétaire perpétuel de l’Académie de l’agriculture ; Pierre Cuypers, président de la Chambre d’agriculture de Seine-et Marne, spécialiste des biocarburants ; André Thévennot, président national des SAFER.

 Dans son introduction, Jean-Pierre Chevènement a rappelé que la diminution des exploitations agricoles est trop rapide (il n’en reste que 450 000 en France) et que les aides publiques représentent 93% du revenu net des agriculteurs. La PAC est mise en cause et critiquée de tous côtés. Une vraie réforme est un défi. Crise budgétaire européenne imputée à la PAC, poids excessif des lobbies libre-échangistes, agriculture monnaie d’échange dans les négociations de l’OMC (baisse de la protection douanière des produits agricoles contre baisse de la protection douanière des produits industriels et des services). L’agriculture ne fait pas bon ménage avec le libéralisme.

 

  Dans sa conclusion, il a réaffirmé la nécessité de freiner la diminution d’exploitations agricoles et d’agir sur la politique foncière (conserver le territoire cultivé, ainsi que les prairies et forêts). L’Etat ne joue pas son rôle dans la réduction des inégalités (répartition des aides, suprématie des IAA et priorité aux prix à la consommation). Avec l’entrée des pays de l’est dans l’Europe et les disparités dans les structures d’exploitations, il considère inéluctable la baisse des aides directes aux agriculteurs.

 

 Sa crainte est de voir l’agriculture prise en otage dans les négociations de l’OMC (influence des marchés financiers qui font la loi sur le commerce mondial des services, la France étant bien placée sur ce point). La sécurité des approvisionnements et la sécurité sanitaire (avantage aux circuits courts) sont prioritaires. Les prélèvements douaniers doivent être maintenus (revoir leur répartition entre produits).

 Jean-Pierre Chevènement a tenu, avant la fin du débat qui a suivi les cinq exposés, à donner la parole à Michel Sorin, ce qui a permis au délégué national à l’agriculture du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter ses réflexions sur la PAC.

 

Par SORIN Michel - Publié dans : AGRICULTURE et PAC
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 07 2006 18:30

 

Intervention de Michel SORIN (MRC 53)

délégué national à l’agriculture

  

Je vais vous apporter un éclairage sur la Politique Commune Agricole (PAC), dont il a été beaucoup question lors du Conseil européen il y a 8 jours à Bruxelles et ce n’est pas fini.

 Deux agriculteurs sur trois ont voté non le 29 mai.

 Ils se sont « tiré une balle dans le pied »… C’est l’expression employée par Chirac au Salon de l’Agriculture en s’adressant à ceux qui voulaient voter non. Comment voter non quand on dépend des aides publiques européennes en moyenne pour 30 % de son revenu (et, en fait, 50 à 100 % du revenu pour la moitié des paysans français) ?… Et pourtant, ils l’ont fait !

Les paysans… l’Europe, ils connaissent ! S’ils ont dit non, c’est qu’ils désapprouvent la PAC telle qu’elle est devenue, telle qu’elle leur est imposée depuis quelques années.

 Et surtout, cette réforme imposée à la France en 2003, directement inspirée par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), préparée par la Commission européenne et décidée par les 15 ministres de l’agriculture, ils n’en veulent pas ! Pourtant, elle va entrer en application début 2006.

Dans le document que j’ai rédigé sur la PAC, je pose la question : « 2003 : la réforme qui tue ? » tant cette réforme risque de tuer la PAC elle-même, en confiant aux marchés la régulation du système, ce qui l’éloigne toujours plus de ses principes fondateurs. C’est un abandon politique que le monde paysan n’a pas digéré.  D’autant plus qu’en découplant les aides publiques de l’acte de production, c’est la dignité du producteur agricole qui a été touchée.

 Depuis 1962, la PAC est la seule vraie politique commune européenne.

C’est pourquoi elle compte autant dans le budget, actuellement entre 42 et 43 % (33 % en 2013). Mais il faut replacer ces chiffres dans leur contexte. Le budget de l’Union européenne, c’est 1 % des PIB des 25 pays membres. Dans ce budget, l’agriculture et le développement rural prennent environ 45 milliards €, dont 23 % pour la France, ce qui correspond à peu près à sa part (21 %) dans la production agricole des 25 pays. Mais ces 45 milliards ne font que 1 % de l’ensemble des budgets (nationaux + UE) !

 Car ce qu’il faut expliquer à Blair, c’est que les budgets nationaux ne subventionnent l’agriculture qu’à hauteur de 15 %, le reste (85 %) étant financé par l’UE. La recherche, c’est l’inverse : dans ce cas, comme pour toutes les autres politiques, ce sont les Etats membres qui financent l’essentiel.

 Au total, la recherche en Europe reçoit près du double de l’agriculture (Etats + UE).

 Que Blair soit de mauvaise foi, c’est évident ! Que Blair soit intelligent, c’est aussi évident !  Il a jugé le moment favorable pour remettre en cause le leadership franco-allemand, et notamment français, sur l’Europe. Il a jaugé le rapport des forces en présence :  

 

    Le Parlement européen est largement en phase avec ses idées. On l’a constaté jeudi : les parlementaires à Strasbourg ont été séduits par son discours, Cohn-Bendit en tête.  

 

 La Commission européenne lui est acquise dans sa grande majorité, le président en tête.  Et il dispose de la sympathie réelle de la majorité des chefs d’Etats et de gouvernements, les dix nouveaux en tête.                                                                                                             

 La France et l’Allemagne sont affaiblies pour des raisons économiques et sociales d’abord, et en conséquence pour des raisons électorales et politiques.

 Chirac est arc-bouté sur la défense de son modèle social et de son agriculture : Son modèle social n’est pas reluisant, avec 10 % de chômeurs. Ses agriculteurs sont en déprime, accusés à la fois d’être les principaux bénéficiaires de la PAC et d’avoir trahi en votant non le 29 mai. Certes, Chirac n’est pas le meilleur combattant mais son combat est un bon combat, pour la France et pour l’Europe, pour le modèle social et pour l’agriculture.

 Blair a choisi ce moment, juste avant la présidence britannique, en pensant obtenir du renfort à l’occasion des prochaines élections allemandes et françaises.

 Qui peut empêcher Blair de gagner ?

 Il n’y a que la France et les français, avec l’aide d’autres européens.  Le combat est à mener sur le terrain économique et social (relance économique de la zone euro) d’une part  et sur le terrain de l’agriculture (PAC) d’autre part. Nous devons être capables de faire des propositions concrètes et stratégiques. Il nous faut convaincre la gauche de se concentrer, de se recentrer et se réorganiser sur la base d’un projet qui intègre ces propositions. Sur la PAC, nous avons une bonne carte à jouer. Nous pouvons avoir le soutien des paysans de base, mais aussi de leurs syndicats, sur le thème du retour aux fondamentaux de la PAC :

 Préférence communautaire, prix rémunérateurs, agriculture paysanne, développement durable, sécurité alimentaire, souveraineté alimentaire sans dumping vis-à-vis des autres pays.

 C’est sur ces bases que nous trouverons de larges appuis. Il faut réinventer la PAC comme il faut réinventer l’Europe.

 Je propose qu’un groupe de réflexion travaille sur le projet agricole et alimentaire de cette nouvelle PAC, à partir du document que j’ai rédigé en février dernier. Je lance un appel aux fédérations pour trouver des volontaires, militants ou sympathisants.

 Deux points, pour terminer. L’un pour la petite histoire, l’autre plus fondamental.

 Le premier concerne les Anglais, qui veulent nous faire la leçon. Ce sont eux qui, par leur laxisme, ont été à l’origine des principales crises sanitaires de ces dernières années : la « vache folle » et la fièvre aphteuse, venues de Grande-Bretagne. Elles ont coûté cher aux budgets européens et nationaux. Et ce sont les mêmes qui, depuis leur entrée en 1973 dans la CEE, n’ont cessé de mettre en cause la PAC par tous les moyens. Les mêmes qui oublient de dire tout ce que la PAC leur a apporté, notamment pour leurs exportations de céréales.

 Le second point porte sur l’OMC. Réorienter l’Europe et la PAC passe par un changement de politique de l’OMC. Je l’ai dit : ces dernières années, l’inspiration de la réforme de la PAC est venue de l’OMC et du Commissaire européen au commerce, le néo-libéral « socialiste » Pascal Lamy, qui va prendre la direction de l’OMC. Avec Blair, nous avons là notre plus redoutable adversaire.

 Le combat se jouera aussi et surtout à ce niveau.  

Par SORIN Michel - Publié dans : AGRICULTURE et PAC
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 07 2006 23:37

 

Mouvement Républicain et Citoyen 

 9 rue du Fbg Poissonnière – 75009 PARIS

 Objet : Agriculture et PAC                                                  

Paris le 1er juillet 2005

                                                       

Chers(e) Camarades,

 L’agriculture et la Politique Agricole Commune (PAC) sont sous les feux de l’actualité, à l’initiative du président en exercice de l’Union européenne. Elles vont le rester.

  La PAC est à réinventer. Il ne suffira pas de la réorienter.  C’est vrai aussi de l’Europe dans son ensemble.

 Cette question a été évoquée, lors de nos travaux du Conseil national le 25 juin, par plusieurs intervenants dont Michel Sorin (voir, ci-joint, le texte de son intervention) et Jean-Pierre Chevènement qui souhaite en faire un élément important du projet (dont le rédacteur est Jean-Yves Autexier).

 Nous en sommes tous d’accord : la PAC doit être au cœur de notre projet.

 L’agriculture est un élément constitutif de base de notre société. Elle s’est développée dans le cadre de la PAC à partir de 1962, mais l’Europe actuelle à 25, bientôt 27, est bien différente de ce qu’on appelait l’Europe des 6, ou encore le Marché commun, avant l’entrée de la Grande-Bretagne en 1973.

 La PAC est perçue aujourd’hui comme une charge qui pèse excessivement sur le budget européen et qui mécontente tout le monde. Elle est ringardisée par les Anglais qui l’ont toujours rejetée, car contraire à leurs intérêts (ils préféraient s’approvisionner en produits alimentaires à moins cher sur le marché mondial, notamment à partir des anciennes colonies britanniques).

En réalité, si nous le voulons, l’agriculture et la PAC seront l’élément novateur de différenciation et de proposition d’un autre modèle de développement, notamment vis-à-vis des pays du Sud.

 Pourquoi l’agriculture est-elle si importante ?

 D’abord en raison de sa fonction nourricière fondamentale (en liant chaîne alimentaire et santé publique). Mais aussi par le rôle qu’elle joue dans l’espace rural, le paysage, le territoire, l’environnement, l’emploi direct et induit (industrie agroalimentaire) et, de plus en plus, comme matière première non alimentaire (énergie, industrie).

 Ensuite, à travers les échanges commerciaux de denrées alimentaires, importations (avec ou sans taxes) et exportations (avec ou sans subventions publiques), les interventions d’aide humanitaire (lutte contre la faim), elle a des implications géopolitiques internationales.  Il faut ajouter l’impact des recherches agronomiques et médicales, comportant à la fois des progrès et des risques considérables.

 L’agriculture est le type même d’activité économique qui oblige à « penser mondial » tout en se préoccupant de ses liens directs et indirects localement avec l’organisation de la vie sociale.

C’est un bon exemple de ce qu’est l’action politique.  Fournir des denrées alimentaires n’est pas une activité comme les autres  C’est pourquoi l’intervention publique se justifie pleinement. Elle nécessite, dans chaque pays, un vrai débat politique sur la place et le rôle de l’agriculture dans la société.

 L’Europe, prolongement des nations, est le bon niveau pour avoir une approche globale et mondiale des problèmes de production agricole, d’alimentation, de population rurale et d’environnement.

 La PAC doit être réinventée sur la base de principes renouvelés, dont ceux-ci :

 Chaque nation est responsable de la sécurité alimentaire et de la sauvegarde de l’environnement sur son territoire. La politique alimentaire et environnementale n’est pas dissociable de la politique agricole. L’Europe doit présenter des propositions géopolitiques pertinentes, visant à assurer l’avenir agricole et alimentaire du monde.

 Dans ce cadre, la PAC aura vocation à définir des objectifs et des moyens conformes à l’intérêt général des paysans et de la société :

 Satisfaction quantitative et qualitative des besoins alimentaires, emploi et revenu des paysans, moindre dépendance en énergie et en protéines, réorientation des aides publiques en veillant à leur légitimité.

 Préférence communautaire, sécurité et souveraineté alimentaires, maîtrise des productions, prix rémunérateurs, exportations dans les conditions du marché, aides publiques ciblées et justifiées.

 Nous présentons ces orientations au nom de la direction du MRC. Ce sont celles proposées au Conseil national par le délégué à l’agriculture.

Faites en sorte de les diffuser auprès des militants. Elles seront sur notre site Internet.

Les avis, remarques et amendements seront les bienvenus et pris en compte dans la rédaction qui sera transmise à Jean-Yves Autexier le 20 juillet.

  

Nous demandons à chaque fédération de nous communiquer les noms et coordonnées des militants ou sympathisants, chargés dans les départements de mener les réflexions sur ce thème de l’agriculture et de la PAC.

 Si vous connaissez des personnes ayant des compétences sur ces questions, n’hésitez pas à les solliciter et leur demander de travailler avec nous. C’est ainsi que nous affirmerons  notre existence politique dans tous les départements.

Nous comptons sur vous et votre mobilisation… même si vous pensez aussi aux vacances !

 Amitiés et salutations républicaines et citoyennes.

 Le délégué national à l’agriculture                                            Le Premier Secrétaire

              Michel SORIN                                                           Georges SARRE   

Par SORIN Michel - Publié dans : AGRICULTURE et PAC
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