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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Rencontres CIVIQ

Lundi 17 juillet 2006 1 17 07 2006 18:08

Didier MINOT, l'un des deux conférenciers de la rencontre CIVIQ 

le 20 avril 2006 à Laval

Didier MINOT, ingénieur agronome de formation, a été chargé de mission à la DATAR de 1983 à 1996 et membre de plusieurs cabinets ministériels (agriculture, aménagement du territoire, collectivités locales) dans les années 80. Il a été responsable de l'équipe européenne de la DATAR, directeur du CRIDEL (centre de rencontres et d'initiatives pour le développement local), et de 1996 à 2003 de l'école des territoires (formation au développement local). Il est depuis 2002 président de RECIT, réseau des écoles de citoyens, membre du groupe national formation d'ATTAC et de nombreuses associations citoyennes (MRAP, GREP, etc..)  

RECit, un réseau d’acteurs et de lieux porteurs d’éducation citoyenne.

 RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d'une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement.

Une contre éducation permanente est développée par l'éducation, la publicité, la marchandisation de toutes choses. Celles-ci font l'apologie de l'intérêt individuel, de la violence et de la compétition et préparent de très graves problèmes pour l'avenir de la démocratie.

 

La question fondatrice de RECit a été : " Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d'un monde solidaire ? "

Après les deuxièmes rencontres de l'éducation citoyenne, en septembre dernier à Toulouse, RECit rassemble aujourd'hui 230 organisations et 150 expériences porteuses d'une démarche émancipatrice, avec une quinzaine de groupes locaux. Ces initiatives se révèlent largement convergentes dans l'esquisse d'une société plus solidaire.

RECit constitue un réseau d'échanges, de recherche et d'actions commune, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement et de se situer dans un mouvement d'ensemble.

Une réflexion transversale y est menée pour mieux mettre en accord les pratiques avec les principes d'actions et les valeurs communes.

 

Par SORIN Michel - Publié dans : Rencontres CIVIQ
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 07 2006 18:25

Bernard TEPER est l'un des deux conférenciers de la rencontre CIVIQ le 20 avril 2006 à Laval

Bernard TEPER, 58 ans, consultant en stratégie de communication, président national de l'UFAL.

Co-animateur des Etats généraux de la santé et de l'assurance-maladie (EGSAM), coordonnateur national d'ATTAC pour la santé et la sécurité sociale.

Ancien maire-adjoint d'une ville de 85000 habitants, chargé de l'Urbanisme et des travaux.

 L'UFAL : un mouvement d'éducation populaire laïque et familial, tourné vers l'action.

 

 

 :L’UFAL (Union des Familles Laïques) est une association qui rassemble dans toute la France tous ceux qui lient la nécessité du combat laïque et du combat social. Elle mène des campagnes thématiques dans différents domaines : laïcité, féminisme et laïcité, santé et protection sociale, services publics, solidarité, consommation, intégration dans la société du handicap, lutte contre les inégalités sociales, etc.

L’UFAL est membre du Collège des fondateurs d'ATTAC, adhérente à l'UNAF, travaille à engager des solidarités avec les mouvements laïques et féministes sur toute la planète.

est membre du Collège des fondateurs d'ATTAC, adhérente à l'UNAF, travaille à engager des solidarités avec les mouvements laïques et féministes sur toute la planète.

Elle est régulièrement auditionnée par les pouvoirs publics (Conférence de la famille, commissions parlementaires, etc...).

Elle est à l'initiative de la campagne pour la loi contre les signes religieux à l'école, du 15 mars 2004, lancée par une tribune dans Libération le 6 mai 2003 et d'une façon générale porte en elle dans ses actions des réponses laïques et républicaines aux questions posées par les mouvements sociaux.

 Son objectif est de constituer des équipes d'éducation populaire laïque dans toutes les sous-préfectures et préfectures de France dans les 100 départements français d'ici la fin de la décennie. C'est bien parti pour cela !

Par SORIN Michel - Publié dans : Rencontres CIVIQ
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 07 2006 18:36
L'intervention de Didier MINOT le 20 avril 2006, lors de la rencontre CIVIQ

Evoquant les manifestations contre le CPE, il a observé trois faits importants :

 ·         la maturité des participants et leur diversité (toutes les classes sociales et tous les âges, y compris les jeunes des banlieues),

 ·         la revendication de tous à  la dignité,

 ·         la quête d’un avenir (« dessine-moi un avenir »).

 Comment en est-on arrivé là ? Il retient quatre raisons principales :

 §         Un gouvernement au service direct du patronat.

 §         Une Europe libérale qui, depuis vingt ans, ne poursuit qu’un seul but : le libre-échange (sans développer les autres dimensions, sociale, culturelle, démocratique) avec le consentement des gouvernements en place (exemples : libéralisation des services publics et réforme des retraites, décidées par les Conseils européens de Lisbonne et de Barcelone). Les lobbies, représentation des forces économiques dominantes, sont plus puissants que le Parlement européen.

 §         Une mondialisation au service des marchés financiers, gouvernée par le droit du plus fort.

 §         Des évolutions technologiques mises au service de l’argent.

 Cela fonctionne avec l’appui de la télévision, de la publicité et des moyens de communication, qui modèlent les imaginaires et l’inconscient des gens, les préparant à accepter les atteintes aux libertés. Mais la résistance à cet asservissement est forte, comme en témoignent la multitude des actions porteuses de solidarité et d'humanité sur le terrain, et les désaveux infligés aux forces dominantes.

 Le NON du 29 mai et le retrait du CPE sont les premiers coups d’arrêt depuis dix ans à cette évolution.

Que pouvons-nous faire nous-mêmes ?

 RECit a réfléchi aux évènements de novembre 2005 - violences urbaines - dans les banlieues.

 Derrière la volonté du gouvernement de durcir l’action policière et de faire voter des lois répressives, il y a un risque grave de mise en cause des libertés publiques, voire d’un retour à la barbarie. L’observation historique des reculs démocratiques dans des pays comme l’Allemagne en 1932, l’Argentine des généraux, la Turquie du début du 20ème siècle vis-à-vis des Arméniens, le Rwanda contemporain, a conduit un auteur américain à mettre en évidence les caractéristiques communes s’appliquant à ces sociétés (Les racines du mal, Ervin Staub).

 12 critères de risque de glissement vers la barbarie, selon Staub :

 1 - des changements sociaux trop rapides, des changements dans les moeurs qui entraînaient une impression de chaos, de désordre et de désintégration d’un monde familier,

 2 - le rêve du retour à un passé plus glorieux ou plus sécurisant,

 3 - un nationalisme qui résulte d’une combinaison entre un sentiment de supériorité et un sentiment de doute sur soi-même,

 4 - une idéologie et des leaders qui répondent à un besoin de valoriser et de protéger le groupe d’appartenance traditionnel,

 5 - l’existence d’un groupe minoritaire à l’intérieur de la société, qui est dévalorisé et paraît menaçant,

 6 -  un contentieux avec le groupe minoritaire qui repose sur des bases historiques,

 7 - des divisions sociales trop importantes : richesse et pauvreté voyantes, difficultés économiques nouvelles,

 8 - une démocratie discréditée et un manque de confiance dans les institutions,

 9 - des personnes actives et militantes dans la haine et des spectateurs passifs et complices, prêts à laisser faire, 10 - un système social qui ne favorise pas l’expression et la coopération,                                                           

 11 - des événements traumatisants,

 12 - une organisation technique et administrative prête à fonctionner au service de la violence.                                       

 

    En France, le risque de basculer dans la barbarie ne peut pas être ignoré. Et nous savons que c’est au départ qu’il faut désamorcer ce type d’évolution, rendu possible par notre passivité. 

C'est pourquoi des initiatives comme CIVIQ sont importantes afin d’exercer une vigilance citoyenne, réfléchir à nos pratiques et nos aspirations, changer nos habitudes personnelles.

 Il faut mesurer la richesse davantage selon des critères de progrès humain, sachant qu’il y a des différences à la source des richesses et que des moyens doivent être pris pour favoriser les convergences au sein d’un pays ou d’un territoire.

Les valeurs communes, actuellement sous-développées, sont le long terme et l’épanouissement des personnes, la solidarité, la responsabilité et la réciprocité, la cohérence entre le dire et le faire.

 

Par SORIN Michel - Publié dans : Rencontres CIVIQ
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 07 2006 19:11
L'intervention de Bernard TEPER, lors de la rencontre CIVIQ, le 20 avril 2006 à Laval

Bernard Teper présente l’UFAL, mouvement d’éducation populaire laïque et féministe.

Lui-même est membre d’ATTAC (il y représente l’UFAL) et, au sein d’ATTAC, il est membre du Conseil scientifique et coordonnateur national de la commission santé et sécurité sociale.

  

S’adressant aux jeunes qui se sont exprimés auparavant, il considère que le mouvement anti-CPE a été le plus grand mouvement de jeunesse de l’histoire de France. C’est un début de dissidence culturelle. L’union syndicale n’a fonctionné qu’en raison de l’importance de ce mouvement, dans lequel étaient engagés les enfants des responsables syndicaux.

  Que faire ? D’abord, une bonne analyse de la situation, puis proposer des pistes alternatives.

 L’analyse de la situation :

 

Le gouvernement n’est pas isolé. Il met en œuvre la même politique que celle des autres pays, celle qui est préconisée au niveau planétaire. C’est conforme à ce qu’est le capitalisme actuellement, qui exige la suppression des droits sociaux et la « marchandisation » des activités humaines. C’est différent d’il y a vingt ans.

  

Depuis 1945, nous avons observé trois phases dans le capitalisme :

 Les trente glorieuses, jusqu’en 1975,

 

La mondialisation néo-libérale et le consensus de Washington, dans les années 1980 – 90.

Le turbo-capitalisme actuel, caractérisé par :

o       la marchandisation et la privatisation de toutes les activités humaines,

o       la baisse des droits sociaux afin de réduire le coût du travail pour les employeurs (extension du CPE et CNE à tous les salariés) et de résister à la concurrence de la Chine et de l’Inde,

o       la diminution de la part des salaires et cotisations sociales dans la richesse produite chaque année. Cette baisse est environ 10% depuis les années 1970 (155 milliards € par an en moins pour le travail et autant en plus pour les revenus du capital).

A noter que le déficit annuel de la sécurité sociale est évalué à 13 M² €.

 

Dans le même temps, les besoins sociaux ne cessent d’augmenter.

Les dirigeants du monde veulent remplacer le principe de solidarité à l’œuvre dans les services publics par la charité à l’œuvre dans les services rendus par les communautés ethniques et religieuses.

  Face à l’alliance entre le néo-libéralisme et le néo-communautarisme,

 nous préconisons l’articulation entre le combat social et le combat laïque,  comme, déjà, Jean Jaurès il y a cent ans.

3

 En dehors de cette réponse, il n’y a que deux modèles qui sont les deux pièces d’une même médaille : le modèle communiste soviétique et le modèle social-démocrate. L’un a failli et l’autre est entre les mains des partis social-libéraux.

 

  Pour ne pas céder au fatalisme, il reste le modèle républicain de Jaurès à actualiser,

 afin de répondre à la question : quel modèle alternatif au néo-libéralisme ?

 On nous dit : vous n’acceptez pas les délocalisations, mais que proposez-vous ?

 

 

  Avec ATTAC, nous faisons le lien entre la vie quotidienne, les délocalisations et les caractéristiques du capitalisme actuel. Nous préconisons de rompre avec le dogme du libre-échange. C’est le même problème qui s’est posé il y a cent ans pour l’éducation : il a fallu rompre avec l’Eglise.

 Il est évident qu’un même produit, s’il est fabriqué en Chine ou en Inde, coûtera beaucoup moins cher que s’il est fabriqué en France.

La seule solution, celle du sursaut, c’est de rompre avec les dogmes de l’adversaire : le néo-libéralisme et le libre-échange. C’est de construire l’Europe sur d’autres bases.

Est-il possible de combattre le néo-libéralisme et de maintenir l’Union européenne telle qu’elle est ? Non, il faut combattre les dogmes financiers qui sont dans les traités européens.

   

Comme dans la lutte contre le CPE, une alliance du plus grand nombre est nécessaire pour lutter contre tous les dogmes qu’on nous impose : néo-libéralisme et communautarisme d’une part, libre-échange d’autre part.

 Et proposer quoi ? La 6ème République ? Oui, c’est intéressant, en articulant luttes partielles et lutte contre les dogmes.

 

  Mais en ayant quels modèles en perspective ? Quelle organisation du service public ?

Pour re-nationaliser EDF-GDF comme avant ? Mais les bourses sont mondiales. En faire une entreprise capitaliste d’Etat ? Il faut innover.

    

Comment organiser la sécurité sociale ?

Elle a été mise en place par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 sur proposition du Conseil National de la Résistance. Elle a été gérée par les représentants élus des assurés sociaux de 1945 à 1967. C’est d’ailleurs de Gaulle qui a lancé le dispositif et qui y a mis fin. C’était une structure non étatisée, avec des avancées en matière de santé.

  

 Comment les citoyens peuvent peser sur la politique énergétique française ?

 

En 1981, les dirigeants d’EDF-GDF décidaient de la politique énergétique. Les citoyens devraient avoir leur mot à dire. Quel modèle alternatif ? Il ne suffit pas de critiquer. Critiquer, oui, mais en proposant des systèmes alternatifs.

    

L’enjeu est d’articuler les luttes thématiques et le modèle alternatif.

C’est là qu’est la difficulté. Exemple : le 29 mai, le NON de gauche était uni. Nous devons rester unis, mais nous nous divisons quand il s’agit de proposer des alternatives :

·         Croissance-décroissance,

·         Nucléaire- non au nucléaire,

·         Laïcité ou non…

 Ayons le courage de dire : voici ce que nous proposons, débattons-en.

 S’il le faut, la décision sera prise par le suffrage universel.  Il faut s’y mettre tous, notamment les jeunes.

 

Par SORIN Michel - Publié dans : Rencontres CIVIQ
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 10 2006 20:25

 

CIVIQ organise une soirée-débat le 26 octobre à Saint-Berthevin (53) sur le thème :                            

 Les enjeux climatiques et énergétiques en France et dans le monde.

L'association Réseau CIVIQ* s'est donné pour but de permettre aux citoyens de se faire leur propre idée sur les questions de société, afin d'exercer au mieux leurs responsabilités dans la vie publique démocratique.

* CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), association d’éducation citoyenne, n’est pas un mouvement politique. Elle ne prend pas de position politique, son rôle étant de favoriser la promotion de la citoyenneté.

  Notre prochaine rencontre aura lieu sur le thème du climat et des ressources énergétiques :

 Jeudi 26 octobre 2006 à 20h30

 Centre de Rencontres de St-Berthevin (salle Primevère), face à l'église.

 Avec deux intervenants de sensibilité différente : un universitaire bourguignon et un agriculteur mayennais. Leurs exposés seront suivis d'un débat.

 Monsieur Gérard Pierre est professeur émérite de physique à l'université de Bourgogne à Dijon. Il est membre du collectif "Sauvons le climat", spécialiste des questions liées à l'énergie, notamment l'énergie nucléaire.

 Monsieur Michel Lemosquet est agriculteur à Champgénéteux (Mayenne) et responsable du Coedra Maine, le collectif créé en opposition à l'enfouissement des déchets radioactifs, auteur de propositions alternatives à l'énergie nucléaire.

 La question du réchauffement climatique lié à l'effet de serre est au coeur de l'actualité. Nous avons besoin, en tant que citoyens, de disposer d'informations claires et fiables sur ce problème qui concerne l'avenir de notre planète.

 Par ailleurs, l'énergie nucléaire fait débat en Europe, en France, plus particulièrement en Mayenne, département concerné par le projet de ligne à très haute tension Cotentin-Maine dans le cadre du projet de réalisation par EDF d'un réacteur EPR à Flamanville (Manche).

 Cette réunion est, bien sûr, ouverte à tous. Il sera demandé une participation volontaire (1€) pour les frais d'organisation.

 Michel Sorin      

Par SORIN Michel - Publié dans : Rencontres CIVIQ
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